23
jan

Et après

Guillaume, Guillaume, mais dans quoi as-tu été te fourrer ?  Te fourvoyer ?

« Et après » c'est pour moi la big méga déception de la mort qui tue la vie qui disparaît (et cette expression colle parfaitement au thème du film, qué bonheur).

En grande fan de Guillaume Musso, je brûlais d'impatience de découvrir ce film, dans lequel évoluent Evangeline Lily et Romain Duris, sans oublier John Malkovich.

Ici aussi, comme dans Un cœur invaincu, je connaissais l'histoire et son dénouement.

Mais autant les romans de Guillaume Musso me captivent du premier au dernier mot, autant je me suis ennuyée (pour ne pas dire emmerdée) tout au long de ce film.  1h47 qui m'a semblé durer plusieurs longues heures soporifiques, qui n'en finissaient pas.  Autant certaines scènes, dans le livre, sont troublantes ou émouvantes, autant dans le film, les mêmes scènes sonnent creux et frisent le ridicule.  Autant le suspens est présent dans le livre, autant dans le film le seul suspens palpable est : mais quand eske ça finit ? 

Les acteurs ne sont pas crédibles, même le personnage joué par John Malkovitch est tellement caricatural qu'il en est risible.  Evangeline Lilly est jolie, c'est indéniable, et elle joue relativement bien son rôle somme toute très limité.  Quand à Romain Duris, je l'ai aimé dans ses précédents films, mais dans celui-ci, je trouve qu'il joue comme une savate à l'agonie.

Est-ce parce que j'ai lu le livre, parce que je me suis fait mon propre film, auquel le véritable film ne correspond absolument pas (même la première scène est totalement changée, de façon inutile et ridicule, Guillaume, qu'as-tu donc laissé faire là !), que je suis si déçue ? 

Peut-être.  Mais enfin, comment peut-on faire d'un si beau livre un monstrueux navet ?

Deux jolies choses dans le film toutefois : la scène finale avec Evangeline et un adorable bébé (d'ailleurs, je dois le reconnaître, certaines images sont superbes, même si elles ralentissent la maigre action), et cette phrase à méditer « l'essentiel n'est pas d'être vivant après la mort, mais d'être vivant avant la mort ».

Mais ces deux éléments ne valent pas le déplacement, ni la dépense, et je n'ai qu'une chose à vous dire :

Si vous avez lu le livre, restez-en là, ne gâchez pas la magie par ce film insipide.

Si vous n'avez pas lu le livre mais êtes tentés par le film, abstenez-vous.  Contentez-vous de vous offrir ce livre merveilleux, vous m'en direz des nouvelles.   

La morale de l'histoire c'est que je suis systématiquement déçue des adaptations de livres en films, si j'ai lu le livre au préalable.  Je me disais d'ailleurs, en m'endormant dans la salle, que seul « Mes amis mes amours » m'avait plu en version film (« Et si c'était vrai » en film m'a déçue, « Où es-tu » en minisérie m'a déçue...), lorsque j'ai réalisé que j'ai lu « Mes amis mes amours » APRES avoir vu le film.  Point d'exception pour confirmer ma règle donc.  Il me suffira juste, à l'avenir, de contenir ma curiosité (difficile), et de m'abstenir à tout jamais.

L'heure du concours a enfin sonné.

Pour les Françaises qui auraient envie de voir ce film, malgré mon compte rendu peu élogieux, j'ai deux places à offrir, valables dans toutes les salles de France.  Comment gagner ?  Laissez en commentaire le titre de l'ouvrage de Musso que vous avez préféré, adoré, vénéré par-dessus tout, et dites-moi pourquoi.  Un tirage au sort désignera le gagnant ou la gagnante, à qui j'enverrai les deux places.

etapres

12:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

Les noces rebelles

 

Bon alors mon avertissement sera vraiment avertissant : n'allez pas voir ce film si vous êtes un tantinet déprimés.  Ni si vous êtes très déprimés.  Ni si vous êtes en pleine forme, vous en ressortiriez déprimés.

La contradiction de ce film, c'est qu'il vaut la peine d'être vu, tant le jeu des acteurs est réussi, tant il est crédible et poignant, tant il fait réfléchir sur la vie dans les années 50... pas si éloignée de nos vies actuelles, par certains côtés, tant il donne des frissons en songeant à ces femmes parfois trop soumises.  C'est donc un film que je ne regrette pas d'avoir vu, parce que retrouver Kate et Léo, unis inexorablement par Titanic, dans un film beaucoup moins larmoyant, mais tout aussi émouvant, vaut le détour. 

Mais c'est un film que je ne verrai qu'une seule fois dans ma vie.  Passqu'une seule fois suffit, mazette (private joke pour celles qui m'accompagnaient à la séance) !  Déjà, même si on ne s'y ennuie pas, passqu'on veut savoir, on veut comprendre, on veut analyser, le film est tout de même relativement lent.  Lent mais pas ennuyant.  C'est en quelque sorte une tranche de vie d'un couple, une tranche de la vie trop banale d'un couple.  Une tranche durant laquelle il se passe peu de choses... et durant laquelle tout se passe.  Une tranche qui changera tout.

Ici point de romantisme exacerbé, d'amour et de colombes qui volent autour de la petite famille.  Juste des questions, des envies, des rêves non réalisés et de l'incompréhension.

A voir, sauf si vous avez vraiment trop le cafard en ce moment.

(le concours, c'est dans le prochain billet)

nocesrebelles

10:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

De l’autre côté du lit

Quand la Boum est sorti au cinéma, je n'avais pas l'âge.  Je me suis rattrapée depuis, et je connais autant de répliques cultes de la Boum que de Dirty Dancing (en vrac « on laisse pas bébé dans un coin », « si en vacances j'rencontre personne, j'rencontrerai jamais personne », « c'est un homme, il a une voix d'homme », « JOOOOhnny »).

Et moi j'aime Sophie Marceau.  Dans l'étudiante.  Dans Firelight.  Entre autres.

Donc j'avais envie de voir « De l'autre côté du lit », passque les lancements me faisaient rire.  Et passqu'il y avait Sophie Marceau, et que Sophie dans une comédie, c'est suffisamment rare pour devoir se voir.  Et puis y'avait Dany Boon, que je n'aime pas trop comme humoriste, mais qui me fait mourir de rire aux enfants de la télé.

Donc j'ai vu.

L'histoire : un homme et une femme, mariés ensemble, font le pari d'échanger leurs vies durant un an : elle deviendra femme d'affaires, il deviendra père au foyer créateur de bijoux.

Mon verdict : tout le comique du film est repris dans la bande-annonce.

Si j'aurais su, j'aurais maté juste la bande-annonce, ce qui aurait suffi, c'est clair. 

Bon j'exagère un tantinet, je sais.  C'est pas le navet du siècle.  Juste celui de janvier 2009 peut-être.  Je l'avoue, y'a de bons moments.  Mais trop peu à mon goût.  C'est trop cliché, trop exagéré.  A dessein, sans doute, au vu de la voiture de Sophie, du GSM de Sophie, de l'intérieur de Sophie.  Il fallait marquer clairement la différence homme / femme, pour que l'échange soit très flagrant.

Je trouve que ça aurait pu être fait avec bien plus de subtilités, qui auraient, d'après moi, encore accru le comique du film.

J'ai appris au générique que ce film était tiré d'un livre d'Alix Girod de l'Ain.  Le livre doit être mieux, j'en suis convaincue.

J'ai aussi appris au générique que ce film était dédié « à mes grand-parents » (siiiiiiiiiiiiiic).  Oserais-je envoyer « le savoir écrire » au réalisateur ?  Passque pour rappel, et je cite (extrait de mon livre publié avec l'autorisation de l'auteur) : Les mots composés commençant par "grand" (grand-mère, grand-rue, grand-place...) ne prennent pas la marque du féminin mais bien celle du pluriel : des grands-mères, des grands-tantes.

(pour le concours, c'est tout bientôt)

autrecotelit

09:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

The duchess

eldorado

 

J'adore les films en costumes d'époque.  J'adore les histoires d'amours impossibles.  J'adore Keira Knightley.

Alors vous pensez, aller voir un film en costumes avec Keira dans une histoire d'amour impossible, c'était limite nirvanesque.  Et Ralph Fiennes en vilain mari pas gentil.  Sans oublier un brun ténébreux en guise d'amant.  Si Keira n'avait pas les lèvres refaites à la perfection, ce qui gâche selon moi son charme naturel d'antan, tout serait parfait (paraît qu'elle nie, mais je ne me trompe pas, elle avait une lèvre supérieure toute fine toute mignonne, pas ce gros boudin pulpeux, diable).

Donc, pour vous résumer, Georgina est l'ancêtre de Lady Di (apparemment c'est l'info du siècle en matière de promo, mais comme l'a dit Keira, la vie de Georgina se suffit à elle-même, sans que celle de Lady Di vienne s'y intégrer comme une réplique).  A l'époque, les femmes ont juste le droit de se taire (celui qui ose dire « c'était le bon temps » peut sortir) et d'épouser celui que l'on choisissait pour elle.  La voilà donc devenue épouse d'un Duc qui n'a qu'une ambition : avoir un héritier.  Pas de bol, elle lui donne des filles... pas content le Duc, je vous le dis.  L'ambiance à la maison n'est pas folichonne, je vous le dis.  Mais des événements vont transformer leur vie...

Je n'en dis pas plus, histoire que vous ne me haïssiez pas si vous n'avez ni vu le film ni lu quoi que ce soit à son sujet.

Je dirai juste que Keira est sublime.  Divine, comme d'habitude.  Que Ralph Fiennes joue vachement bien le vilain pas beau quand-même beau.  Que c'est une histoire captivante qui m'a fait me dire, minute après minute « merci mon dieu de m'avoir fait naître actuellement et pas à cette époque ».  Même si les robes de l'époque me font baver d'envie.  D'envie juste, car ballonneuse comme je suis, j'étoufferais vite dans ces corsets-instruments-de-torture.  Bref, les femmes étaient juste des poules pondeuses.  Pondeuses de mâles, si possible.  Dure réalité.  Le film est dur, et, comme c'est une histoire vraie, on s'attache sans doute plus encore aux personnages et à leurs vies parfois peu enviables. 

J'en ai encore eu confirmation : j'adoooore Keira Knightley (même si je l'ai préférée dans Orgueil et Préjugés, bien plus fraîche, espiègle et à la lèvre supérieure fine). 

A voir !

(pour le concours, c'est bientôt...)

duchess

07:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

Un cœur invaincu

dvdpost

Encore un film dont j'ai beaucoup entendu parler, via les interviews d'Angelina Jolie, parlant de son expérience : jouer le rôle une personne qui existe, Mariane Pearl, qui a traversé cette épreuve abominable d'avoir eu son journaliste de mari, Daniel, kidnappé, puis assassiné, décapité, au Pakistan, alors qu'elle était enceinte.  Un bonheur foudroyé.

Mais un cœur invaincu, car non atteint par la haine ou l'envie de revanche.  Que du contraire.  Elle semble portée par le drame, en état de choc, cela va de soi, mais invaincue.

J'ai été un chouia déçue du film, que j'ai trouvé relativement lent, même si Angelina Jolie joue très bien, même si l'histoire est abominablement poignante.  C'est peut-être parce que j'en connaissais le dénouement inéluctable que toute l'enquête, qui plus est complexe, n'est pas parvenue à me captiver.  Peut-être parce que je savais que tout espoir était perdu.  Pourtant, comme les personnages du film, jusqu'au bout, j'ai espéré.  

Rien à reprocher à ce film, il est bien mené, bien joué, prenant par moments.  Et il ne tombe pas dans la larme facile.  Même la scène de la découverte de la mort de Daniel et de l'annonce à Mariane est sobre et poignante.  Mais j'ai difficilement accroché.  J'ignore pourquoi.  La dernière scène, Mariane, continuant son chemin, avec Adam, m'a cependant bouleversée.

A noter que j'ai trouvé que l'accent anglais d'Angelina Jolie était vraiment mauvais... étrange pour une anglophone, mais peut-être fait exprès, puisque Mariane Pearl, ce que j'ignorais avant d'avoir vu le film, est française.

(Pour le concours, faut revenir plus tard...)

coeurinvaincu

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |