25
déc

La famille suricate

 

Je suis allée voir un thriller à l'Eldorado.  Oui.  Et aussi un drame familial.  Et une comédie romantique.  Et une comédie tout court.

Bref un tout en un.

Animalier.

J'étais partie pour voir Australia, mais j'avais pas bien regardé mon programme, ou plutôt j'avais oublié que les roses sont roses que les programmes changent une fois par semaine.

Donc, une fois sur place, point d'Australia, que des trucs qui font peur ou qui se passent dans le futur.  Beurk.

Mon regard tombe alors sur l'affiche « La famille suricate ».  Emotion.  Sauf erreur, le suricate, c'est la petite bestiole dont j'étais tombée raide dingue dans « Le roi Lion ».  Comment ki s'appelait ?  Timon ou Pumba ?  Chais plus, mais j'en étais folle.  Aussitôt vu, aussitôt décidé : j'irai voir « La famille suricate », n'en déplaise à la vendeuse de tickets qui me regarde avec un petit sourire, amusé ou moqueur, je l'ignore, mais elle sourit, c'est indéniable.  Tant pis, j'assume ma bébé-attitude.

Je suis seule dans la salle.  C'est sympa, je trouve, de la part de ce cinéma, de m'avoir réservé une salle rien que pour moi, chuis contente.  D'un autre côté, j'aime pas être seule, dans le noir, à la merci des tueurs en série qui passeraient pas là.  D'autant que la salle est isolée des autres, c'est la salle 5, celle oùsqu'on doit descendre pour y aller et qui est tout au bout du couloir, là-bas, tremble Anaïs.

La famille suricate commence, et je bénis le ciel d'être seule, car je me surprends à pousser de petits cris d'extase devant ces animaux aussi rigolos et mignons que Timon (j'ai vérifié sur le net, Pumba c'est bien l'énorme cochon sauvage, par contre Timon est une mangouste pas un suricate, je suis hyper déçue, passque j'étais persuadée que c'en était un, ô vie cruelle).  Puis des petits cris de terreur face aux mésaventures vécues par la famille.  Puis des petits cris de bonheur en les voyant si unis, si complices, si solidaires dans l'aversité (et l'aversité prend diverses formes : un aigle, un serpent, la sécheresse, la séparation, la mort).  Puis des petits cris de joie en les voyant s'endormir debout et tomber - paf - à cause de la chaleur qui règne, en les voyant jouer ensemble.  Et enfin des petits cris d'émotion en les voyant être tendres et câlins, voire protecteurs, les uns envers les autres.

C'est bel et bien d'une famille dont il s'agit.  D'un clan.  D'une histoire.  Une histoire racontée par Guillaume Canet, ce qui ne gâche nullement le plaisir.

Voilà donc un film tout en un : reportage animalier (découvrez la vie de ces bestioles pas comme les autres), comédie (riez de les voir surveiller sans cesse leur environnement, dressés sur leurs pattes arrières), comédie romantique (émotionnez-vous lorsque la mère du clan se dresse et laisse entrevoir son ventre rebondi, avenir du clan), thriller (tremblez lorsque le serpent pénètre dans le HML familial - hé plusieurs mètres de profondeur, c'est bien un HLM - afin de se nourrir des jeunes terrorisés), drame (pleurez lorsqu'un des membres de la famille subit un sort dramatique).

Je n'ai pas vu Australia, mais j'ai passé un moment inoubliable en compagnie de Kolo et de son clan.  

Et parce que du blabla ne remplacera jamais des images, je vous invite à découvrir ce film ici.  La bande annonce et les extraits vous donneront une bonne idée de ce qui vous attend.

PS : j'ai investigué encore et encore sur le net, le suricate est une espèce de mangouste, me voilà donc pleinement heureuse, Timon est un suricate.  Ô joie.

Photo copyright Wild Bunch Distribution - Dessin copyright Disney

suricate

suricate2

timon

13:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
déc

Vilaine

Séquence ciné il y a quelques jours déjà à l'Eldorado, pour ce film décrit comme un croisement entre Amélie Poulain et Tatie Danielle : Vilaine.

Avec la fille de Josiane Balasko, Marilou Berry (d'ailleurs à mon avis, ça doit la saouler grave de l'entendre décrite comme « la fille de Balasko », c'est dure d'être fille ou fils de, enfin soit).

En effet, cela commence comme un genre d'Amélie Poulain : l'héroïne est moche (contrairement à Amélie), a des rêves, a une vie relativement sordide et banale et est trop gentille.  Un jour, elle vit quelque chose de trèèèès trèèèès douloureux, et décide de devenir vilaine.  Et ce n'est pas facile.

Le début du film m'a rapidement convaincue : j'ai accroché, j'ai ri et j'ai aimé le jeu de Marilou.  Et puis le coup du chat, chuis peut-être sadique (ou biesse), mais ça m'a fait me tordre de rire sur mon fauteuil confortable.

C'est ensuite que cela s'est corsé.  Disons à la seconde moitié.  Ou au deuxième tiers.  Ou au troisième quart.  C'est complexe d'être précise, et j'ai jamais été copine avec les fractions, moi.  J'ignore comment, j'ignore si je suis la seule à avoir ressenti ça, mais j'ai trouvé que cette seconde moitié dégénérait dans l'humour lourd, l'absurde et entraînait inéluctablement le spectateur vers une fin insensée et trop loufoque pour être crédible.  Là, je ne riais plus.  Mais plus du tout.  Autant l'avouer, j'ai trouvé la seconde moiti (ou le deuxième tiers, ou le troisième quart) débile au possip', avec des grosses gaffes qui ne font rire personne (enfin si, dans la salle, y'en a de ceusses qui riaient, mais pas moi).

Dommage, car l'idée était bonne.  Un peu trop lourdement exploitée, sans doute.

vilaine

11:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
déc

Un, deux, trois… appelez-moi Lizzie

 

J'ai regardé Orgueil et Préjugés.

Encore.

Je vous parle ici du film, pas de la télésuite achetée récemment sur le net, sur vos conseils avisés.

Le film.

Mon moment de bonheur préféré.  Sans doute parmi mon top 10 des films mmmmmmmmmh, des films aaaaaaaaaaaaaaaargh, des films ooooooooooooooh, des films rhaaaaaaaaaaaaaaaaa.  Sans doute mon number 1.

Passque d'abord, y'a Lizzie, enfin Keira Knightley, dont je suis raide dingue, même que si j'étais un homme, ben je serais amoureux d'elle pour sûr.  Elle est belle sans être parfaite.  Elle est gracieuse.  Elle est intelligente (ah ben si, ça se voit).  Elle est naturelle.  Elle est... tout ce que j'aimerais être.

Passque ensuite, y'a Mister Darcy, enfin Matthew MacFadyen, dont je suis raide dingue, même que si j'étais une femme, ben je serais amoureuse de lui pour sûr.  Je suis une femme.  Tiens, indeed.  Je reprends : même que si j'étais une femme à la plastique de Keira Knightley, ben je serais amoureuse de lui pour sûr.  Il est beau et parfait.  Il a la classe.  Il est craquant au possip'.  Il est intelligent (ah ben si, ça se voit).  Il est brun et ténébreux. Il est... absolument tout ce dont je rêve chez un homme.  L'homme dont je tomberai amoureuse sera ainsi.  C'est clair.  Et même s'il ne l'est pas (sois réaliste, petite Anaïs), vu qu'il sera dans mon cœur, bien au chaud, il le sera (me demande si je suis claire sur ce coup-là).

Donc, Anaïs regarde, pour la Xème (7ème ? 9ème ?) fois, ce film sublimissime.

En VO, et ça je pense que c'était la première fois.  Depuis quelques mois, vous le savez, je ne jure plus que pour la VO.  La voix de Mister Darcy (à prononcer Mistewwww Dawwwwcy) est à tomber morte (s'il est possible de tomber encore plus).  Par contre, j'ai eu un peu de mal à suivre, les dialogues sont rapides, je trouve.

Une fois le film vu, me voilà, comme d'habitude, toute chose.  Et je m'offre les bonus... en bonus. 

Puis, soudaine envie d'écouter, à nouveau, les commentaires du réalisateur.  J'adore les versions commentées, on apprend plein de choses, on découvre plein de choses, on se concentre ensuite sur plein de nouvelles choses...

Ensuite ?

Et oui... passqu'ensuite, j'ai eu une soudaine envie irrépressible de regarder le film en VF.  Pour changer.  Pour comparer.  Pour apprécier les commentaires entendus juste avant.

Et découvrir les anecdotes contés par ledit réalisateur, les secrets de tournage, les petits détails passionnants.  Découvrir qu'en effet le chant du merle accompagne Lizzie si régulièrement.  Qu'en effet la maison est éclairée par deux soleils, fort étrangement.  Qu'en effet un chien passe et repasse par là, si naturellement.  Qu'en effet les chaussures de la mère Bennett sont crades, bien évidemment.  Qu'en effet ce vol d'oies sauvages ou ce soleil levant dus au hasard rendent le film encore plus beau, tellement beau... Qu'en effet ceci, qu'en effet cela.   Un bonheur.  Tellement fort qu'il fait mal, comme dirait l'autre.

Et je vais vous dire : plus je regarde ce film, plus je l'aime.  Je l'aime.  Passionnément.  Je redécouvre à chaque fois l'histoire.  Je redécouvre des images superbes.  Des demeures splendides.  Des sentiments captivants.  Des arbres grandioses.  Une musique envoûtante. Des robes étonnantes.  Des chapeaux encore plus étonnants.  Je redécouvre chaque personnage, ses petits travers, ses qualités émouvantes (enfin bon, certains personnages n'en disposent pas, même en cherchant beaucoup beaucoup, j'en conviens ...).  Et je découvre de nouvelles choses, de nouveaux regards qui en disent long et qui m'avaient parfois échappé, de nouvelles sensations, de nouvelles émotions.  Un petit sourire que je n'avais pas vu.  Un mot d'humour passé inaperçu.  Une réplique dont je n'avais pas saisi le sens.  Un ruban qui passe par là.  Un soupir.  Une envie.  Des yeux qui parlent.  Un amour naissant.  Des amours naissantes.  Et une scène finale à tomber en pamoison (quoique le bonus US est craquant également).

Rien ne se passe, pour ainsi dire, de charnel entre les protagonistes.  C'est l'époque qui veut ça.  Mais keske c'est palpable à tout instant.  Keske c'est sensuel.  Keske ça réveille les papillons de mon bide.  Keske je frémis.   Keske je frissonne.

A chaque seconde, à chaque minute, j'aime ce film.  De la première seconde, son du merle, à la dernière, soleil levant.  Il m'habite.  Je ne m'en lasse pas, même après l'avoir vu trois fois d'affilée ... 

Que dire encore ?  Rien.  Il faut le voir, tout simplement.  En VO, impérativement.

J'ai aimé la version téléfilm de la BBC, mais cette version film sera à tout jamais ma favorite que j'aime d'un amour fou pour les siècles des siècles, amen.

Maintenant, je me pose tout de même une toute toute petite question.  Une question toute toute petite, mais importante.

Docteur, soyez honnête, est-ce un toc de regarder Orgueil et Préjugés trois fois en une journée ? 

Non ?

Et quatre fois ?  

Merci Docteur.

Vous ne connaissez pas ce film ?  Achetez-le, c'est un ordre.

 

 

Et si vous avez plein de sousous (merci Papa Nowèl), offrez-vous le coffret Orgueil et Préjugés / Reviens-moi... aaaaaaaaaaargh.  C'est aussi un ordre.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
déc

L'échange

Je suis allée voir l'échange à l'Eldorado récemment.  De Clint Eastwood.

Lorsque j'avais vu la bande-annonce du film, il y a quelques semaines, j'en avais eu les poils frétillants, l'œil moite et la bouche tremblante.  Prometteur.

Angelina Jolie y apparait superbe.  Comme toujours.  Non seulement elle est belle.  Non seulement elle est mariée à aaaaaaaaargh.  Mais en plus elle joue bien.  La garce.  C'est trop injuste (dit la Calimerette que je suis).

J'avais pas trop bien compris l'histoire, à part qu'un enfant disparu revenait... mais que ce n'était pas lui.  Dans la file, derrière moi, des dizaines d'étudiants ayant fini leurs examens, qui n'ont pas mieux compris que moi, puisque j'entends « c'est l'histoire d'Angelina Jolie qui a vendu son enfant ».  C'est cela ouiiii.

Je crains le pire au vu de tous étudiants (je hais les étudiants qui gloussent et s'empiffrent au cinéma), mais ils se ruent tous sur L'emmerdeur (moi je préfère la version avec Brel) ou Madagascar 2 (moi j'ai pas encore vu le 1).

Je me retrouve donc seule dans la salle.

Pour quelques instants.

Jusqu'à ce qu'un olibrius débarque, s'installe juste derrière moi, et pose ses pieds sur l'arrière de mon siège.

Il le fait exprès non ?  C'est nin possip, y'a des dizaines de rangées.  Et dans chaque rangée une dizaine de sièges.  Et il squatte celui qui se trouve derrière le mien.  Manquerait plus qu'il sorte du popcorn pour que je le trucide par ingestion de maïs explosé, non mais.

Le film commence.  2h31, qu'il dure, paraît.  2h31 qu'on ne sent pas passer, tellement l'histoire est prenante et étonnante.  Elle scotche à son siège (d'ailleurs, le môssieur derrière moi doit être scotché, car il bouge plus ses pieds, merci my god).  D'autant que c'est une histoire vraie, du temps où ADN ne signifiait rien et où la police ne signifiait rien non plus.  Je ne peux rien vous raconter, sinon vous sauriez tout... mais croyez-moi, ça vaut le déplacement.

Un film incroyable... mais vrai, si je puis me permettre cette expression bateau.

J'ai adoré.  Angelina y est superbe.  Souvent dur, souvent émouvant.  Mais à voir.  Absolument.

echange

12:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

Entre ses mains

dvdpost
Voilà encore un film que j'avais envie de voir au ciné, puis, faute de temps, d'amis disponibles, d'envie, je sais plus, je ne l'ai pas vu.  Donc je l'ai emprunté chez DVDpost.

Passque voir Benoît Poelvoorde, notre acteur namurois à nous rien qu'à nous, qui habituellement se fait plus remarquer dans ses rôles comiques (ou ses accidents de voiture, mais qu'importe), en tueur en série... c'est tout de même quelque chose d'exceptionnel.

Et puis j'adooore Isabelle Carré, qui sait tout jouer.  Tout.  Enfin je trouve.

Que vous dire de ce film ?  Ben rien.  Il faut le voir.  Ce n'est pas un thriller lourd, genre film d'auteur soporifique.  Ce n'est pas un thriller haletant, genre courses poursuites incessantes.  C'est un bon thriller.  Un très bon.  L'ambiance n'est même pas glauque.  Enfin pas tout le temps.  Passque c'est la vie normale.  Une vie normale dans laquelle surgit un personnage anormal, qui chamboule tout, définitivement.  Avec un point de non retour.

J'ai adoré, et Poelvoorde y est incroyable.  Je n'aimerais pas le croiser dans ma rue, tiens, tout bien réfléchi.

En bonus, quelques images de la lionne du film (belle, mais belle) et le making of d'une scène de crime, passionnant, où l'on découvre la complexité d'une scène de quelques secondes à peine.  Et puis les commentaires de la réalisatrice et d'Isabelle Carré, captivants, qui confirment la difficulté que fut ce rôle pour Benoît Poelvoorde.  Je lui tire mon chapeau.

Pour changer de sujet (film) tout en restant dans le sujet (tueurs en série), il semble que je fasse une fixette sur ces derniers actuellement - enfin depuis une vingtaine d'années (je préférerais faire une fixette sur les films, mais soit, c'est mon destin).  J'en parlais récemment sur MSN à quelqu'un que je devais rencontrer pour la première fois et que j'accusais d'en être un (pour rire hein, pour rire, juste pour rire, quoique...).  Il m'a alors répondu que si tel était le cas, je serais sa première victime potentielle.  Vous le savez tous, dans les films, la première victime n'est jamais sauvée.  Jamais.  JAMAIS.  C'est pour la seconde victime, voire la troisième, que le flic héroïque surgit. 

Ensuite, le hasard hasardeux a fait que nous avons réalisé que nous avions une connaissance commune.  Enfin une connaissance à lui seulement.  Passque moi je la connais juste passqu'elle a le même prénom et le même nom que moi, qu'on a été dans la même école elle et moi, et qu'on la recherche partout : on me contacte sur facebook, on me téléphone pour lui parler, on la recherche dans ma ville, on note mes achats sur SA carte de fidélité.  Bref, c'est mon homonyme.  (ça va vous suivez ?)  Le hasard hasardeux m'a fait réaliser que cet homme était peut-être un tueur en série, mais uniquement de personnes portant mon nom et mon prénom (qui a dit qu'il fallait m'envoyer un psy d'urgence, que je lui envoie un tueur en série illico).  Mais là aussi, le problème reste entier, passque ni moi ni elle n'avons encore été dépecées, étranglées, empoisonnées ou tranchagedegorgées.  Donc je serais la première.  Donc celle qu'est pas sauvée.

Alors, quand je lui (au tueur en série potentiel) ai parlé de ce film, qui expliquait peut-être mon obsession récente pour les tueurs en série, il m'a répondu « c'est sans doute passque c'est arrivé près de chez toi » (comprendront ceusses qui connaissent Poelvoorde et sa filmographie, pour les autres, tant pis).  Tueur en série, peut-être.  Mais humoriste, c'est indéniable. 

Question du jour : rencontrer ou pas rencontrer ce tueur en série potentiel ?

entre ses mains

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |