3
oct

FIFF – Amazonia

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Amazonia a tout pour être un film qui plaira à tous : de jolies images, un décor naturel sublime, la 3D, une histoire d’animaux, mais scénarisée, afin de créer l’empathie, et un casting de rêve : 40 singes capucins, des jaguars, un anaconda, un kinkajou (kekseksa ?), une loutre, un aigle, des dauphins roses, des crocodiles et une taira (kekseksa bis). Et j’ajouterais, deux paresseux, important les paresseux, zont oublié de mentionner les paresseux.

C’est donc un film réussi, mais j’ai eu du mal à accrocher. La faute au singe capucin, héros du film. J’aime pas les singes, c’est pas ma faute. Et encore moins les capucins, depuis que j’ai vu ce film où un capucin élevé pour venir en aide à une personne paralysée pète un câble et devient un assassin en puissance. 

Donc le scénario pour susciter l’empathie, il a pas marché sur moi.  Attention, il est adorable, ce petit singe, surtout au début, quand il a peur, et puis quand il découvre un monde inconnu, lui qui a toujours vécu en présence d’humains.  Mais rien à faire, j’ai pas d’empathie pour les capucins, ils m’énervent, avec leurs cris stridents et leurs mimiques pas drôles.  C’est mon avis et il est subjectif, je sais.

Moi j’aime les paresseux, leur petite bouille qu’on a envie d’embrasser, leurs poils à l’air bien sale, leurs longues pattes avant et leurs griffes sorties de l’âge de glace, je les aime. Amazonia avec un bébé paresseux en héros, j’aurais préféré. Bon ça aurait été moins dynamique, car le paresseux est un peu larve, il faut le reconnaître.  Donc, pour le bien des spectateurs, un capucin, c’est mieux.

Et ce film va plaire à la majorité, il est superbement réalisé, avec des moments cocasses, des moments émouvants, des moments angoissants. Avec plein de bêtes genre grenouilles de toutes les couleurs, avec des insectes que même l’imagination la plus fertile ne peut inventer, des trucs stupéfiants, j’en suis toujours pas remise. Avec des paysages à couper le souffle, mis en valeur par la 3D.

Donc ce film va plaire à tous, notamment aux enfants. A voir ! Pour peu qu’on aime les singes un peu plus que moi… J'ai aimé, mais j'ai eu du mal avec le capucin, je l'admets.

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2
oct

FIFF – La tendresse

Comme il porte bien son nom, ce film !

Tout y est tendresse. Et si ce n’est pas tendre, c’est drôle, mais d’un humour empreint de tendresse. Pari gagné, Madame Hänsel, votre film transpire la tendresse à chaque image, dans le regard d’Olivier Gourmet, dans l’espièglerie de Marylin Canto, qu’est-ce que je les aime, ces acteurs. Et dans l’attitude des enfants aussi. Et dans l’apparition de Sergi Lopez, tant qu’à faire. Tendresse d’amour à venir, ou tendresse d’amour passé.

Tout cela sans « gnangnanterie » hein, fort heureusement, la frontière est fine entre tendresse et « mieleuserie », mais elle n’est pas franchie.

Bon, l’histoire maintenant : un couple séparé depuis quinze ans se retrouve, le temps d’un voyage en voiture, pour aller rechercher leur fils blessé dans une station de ski. Et voilà, aussi simple que cela… mais ce pût être compliqué.

Enfin une histoire de couple séparé qui ne se déchire pas, ne se hait pas. Comme ça fait du bien.

Voilà, La tendresse, c’est un film qui fait du bien.

(tiens, il existe plein d'affiches pour ce film, perso, ma préférée est la première, totalement à l'image du film, je vous laisse faire votre choix)

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21:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
oct

FIFF – Les conquérants

Les conquérants, ce sont Galaad et Noé, qui n’ont rien de bien conquérant, il faut l’avouer : l’un est entraîneur de foot presque viré, l’autre est acteur presque nul. Ils sont demi-frères mais se connaissent très peu, n’ayant jamais vécu ensemble. La force des choses, savoir le décès de leur père, va les réunir. Persuadés qu’ils sont victimes d’une malédiction poissarde que leur peur leur a transmis, car il a, il y a des années, volé le Graal, ils décident d’aller le remettre à sa place, qu’il n’aurait jamais dû quitter, au fin fond d’une grotte au fin fond d’un bled perdu au fin fond de la France.

Et les voilà partis à l’aventure.  Mais n’est pas Indiana Jones qui veut, et nos pseudo-héros vont vite l’apprendre à leurs dépens.

Les conquérants, c’est avant tout une comédie, et on rit beaucoup.  J’ai beaucoup ri, même si parfois, trop is te veel.  Comment dire, trop d’ours tue l’ours quoi…

Mais au-delà de la comédie, c’est un film plein d’affection naissante entre ces deux presque frères qui vont apprendre à se connaître, et sans doute à s’aimer enfin.  Ils sont drôles, mais pas que. Ils sont émouvants aussi parfois.  Besoin d’une preuve ?  La preuve : « le plus dur c’est de se dire que tu fais peut-être quelque chose pour la dernière fois. Tu ne t’en rends compte que quand tu es malade.  Le plus dure c’est que le monde va continuer sans toi, la vie va continuer sans toi » (sorry, j’ai perdu mon bic magique avec lumière inside, qui me permettait d’écrire durant la séance, donc là je cite de mémoire, très défaillante, ma mémoire).

Bref, bref, bref, un superbe film, à découvrir, parce qu’on rit beaucoup, et parce qu’on y voit de très jolies choses.

Et puis, perso, parce qu’entendre jouer à la guitare « qui peut faire de la voile sans vent, qui peut ramer sans rame… », c’est du bonheur ; j’avais oublié jusqu’à l’existence de cette chanson.

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10:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
oct

FIFF – Le démantèlement

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Changement de continent et de registre pour le film suivant : Le démantèlement.

Direction le Québec, à la rencontre de Gaby, qui a dédié sa vie à sa ferme, la ferme Gagnon & fils, et à son élevage de moutons.  Mais Gaby n’a pas de fils, il a deux filles : Marie et Frédérique.

Lorsque Marie vient lui demander de l’argent, qu’il n’a pas, il décide de tout sacrifier, de démanteler sa ferme, et de la vendre petit bout par petit bout, un procédé relativement classique, mais qui fait mal, très mal.

Il abandonne ainsi tout ce qui a fait sa vie, pour ses filles, jusqu’à sa maison, jusqu’à son chien, avec pour seul avenir une fin de vie dans un petit appartement de location, en pleine ville.

Ce film m’a complètement tourneboulée.  Il est douloureux, malgré la beauté des images, de la musique. Cette douleur est permanente, omniprésente, elle remue, elle réveille des choses, elle fait pleurer, elle donne envie de lui dire « mais non, arrête, pense à toi, un peu ». L’amour justifie-t-il un tel sacrifice ?  Est-ce finalement ça, aimer, tout donner pour le bonheur de ses enfants ? Quelles sont les limites à l’amour ?

J’ai beaucoup pleuré durant ce film, faut dire qu’il y a des moutons, et j’ignore pourquoi, les moutons, ça me fait pleurer. Leur côté grosse masse un peu bête, qui suit sans réfléchir, toute « moutonneuse », toute douce, avec cette petite tête et ce museau en Y, ben je pleure, faut pas chercher à comprendre ; j’ai pleuré durant Hiver Nomade l’an dernier, où ils tenaient le premier rôle, j’ai pleuré dans Le démantèlement, où leur rôle est secondaire, mais si important pour Gaby.

Gabriel Arcand, qui interprète Gaby, est formidable. Il parle peu, mais tout se lit dans son regard. C’est du cinéma québecois aussi, avec de longs silences, qui portent la réflexion. Tout cela sur un fond de musique country. Ses filles sont si belles, si gentilles malgré tout, qu’on pourrait presque leur pardonner…

Anecdote amusante, la reprise de cette expression que j’utilise souvent « quoi de neuf ? rien, que du vieux… », j’ignorais qu’elle existait par delà les mers…

Autre anecdote amusante, le film est sous-titré en anglais, et c’est tant mieux, car j’ai souvent dû lire les sous-titres anglais pour comprendre… le français des dialogues. On a beau dire, un accent québecois, ça vous change une langue.

 

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1
oct

FIFF – Vandal

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Des tags, enfin des graffitis, j’ignore tout.  Je sais juste que ça salit les murs, que ça dégrade les bâtiments…

Avec Vandal, je vais découvrir que c’est de l’art. Interdit, mais de l’art. Avec des groupes qui se disputent les territoires et les pans de mur, et les autorités qui les traquent sans relâche.

Vandal, c’est tout d’abord l’histoire d’un gosse paumé, Chérif, que sa mère envoie chez son oncle et sa tante, à Strasbourg, ne sachant plus que faire de lui. Son cousin, faussement BCBG, va rapidement l’intégrer à son groupe de graffeurs et lui faire découvrir le monde de la nuit et de l’art, pendant que, en parallèle, il découvre le monde de l’amour.

Etonnante chronique adolescente que Vandal, qui nous entraîne dans un milieu méconnu, par le biais de personnages attachants, pour qui le passage à l’âge adulte risque d’être brutal.

Aucun temps mort durant ce film très dynamique, qui m’a donné une envie : tenter un tableau avec un graffiti inside. Reste à trouver en moi le talent de faire un graffiti, et ça c’est pas gagné...

Mais pari gagné donc… puisque ce film m’a interpelée, et fait que je ne regarderai plus les graffitis du même œil désormais.

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