23
jan

De l’autre côté du lit

Quand la Boum est sorti au cinéma, je n'avais pas l'âge.  Je me suis rattrapée depuis, et je connais autant de répliques cultes de la Boum que de Dirty Dancing (en vrac « on laisse pas bébé dans un coin », « si en vacances j'rencontre personne, j'rencontrerai jamais personne », « c'est un homme, il a une voix d'homme », « JOOOOhnny »).

Et moi j'aime Sophie Marceau.  Dans l'étudiante.  Dans Firelight.  Entre autres.

Donc j'avais envie de voir « De l'autre côté du lit », passque les lancements me faisaient rire.  Et passqu'il y avait Sophie Marceau, et que Sophie dans une comédie, c'est suffisamment rare pour devoir se voir.  Et puis y'avait Dany Boon, que je n'aime pas trop comme humoriste, mais qui me fait mourir de rire aux enfants de la télé.

Donc j'ai vu.

L'histoire : un homme et une femme, mariés ensemble, font le pari d'échanger leurs vies durant un an : elle deviendra femme d'affaires, il deviendra père au foyer créateur de bijoux.

Mon verdict : tout le comique du film est repris dans la bande-annonce.

Si j'aurais su, j'aurais maté juste la bande-annonce, ce qui aurait suffi, c'est clair. 

Bon j'exagère un tantinet, je sais.  C'est pas le navet du siècle.  Juste celui de janvier 2009 peut-être.  Je l'avoue, y'a de bons moments.  Mais trop peu à mon goût.  C'est trop cliché, trop exagéré.  A dessein, sans doute, au vu de la voiture de Sophie, du GSM de Sophie, de l'intérieur de Sophie.  Il fallait marquer clairement la différence homme / femme, pour que l'échange soit très flagrant.

Je trouve que ça aurait pu être fait avec bien plus de subtilités, qui auraient, d'après moi, encore accru le comique du film.

J'ai appris au générique que ce film était tiré d'un livre d'Alix Girod de l'Ain.  Le livre doit être mieux, j'en suis convaincue.

J'ai aussi appris au générique que ce film était dédié « à mes grand-parents » (siiiiiiiiiiiiiic).  Oserais-je envoyer « le savoir écrire » au réalisateur ?  Passque pour rappel, et je cite (extrait de mon livre publié avec l'autorisation de l'auteur) : Les mots composés commençant par "grand" (grand-mère, grand-rue, grand-place...) ne prennent pas la marque du féminin mais bien celle du pluriel : des grands-mères, des grands-tantes.

(pour le concours, c'est tout bientôt)

autrecotelit

09:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

The duchess

eldorado

 

J'adore les films en costumes d'époque.  J'adore les histoires d'amours impossibles.  J'adore Keira Knightley.

Alors vous pensez, aller voir un film en costumes avec Keira dans une histoire d'amour impossible, c'était limite nirvanesque.  Et Ralph Fiennes en vilain mari pas gentil.  Sans oublier un brun ténébreux en guise d'amant.  Si Keira n'avait pas les lèvres refaites à la perfection, ce qui gâche selon moi son charme naturel d'antan, tout serait parfait (paraît qu'elle nie, mais je ne me trompe pas, elle avait une lèvre supérieure toute fine toute mignonne, pas ce gros boudin pulpeux, diable).

Donc, pour vous résumer, Georgina est l'ancêtre de Lady Di (apparemment c'est l'info du siècle en matière de promo, mais comme l'a dit Keira, la vie de Georgina se suffit à elle-même, sans que celle de Lady Di vienne s'y intégrer comme une réplique).  A l'époque, les femmes ont juste le droit de se taire (celui qui ose dire « c'était le bon temps » peut sortir) et d'épouser celui que l'on choisissait pour elle.  La voilà donc devenue épouse d'un Duc qui n'a qu'une ambition : avoir un héritier.  Pas de bol, elle lui donne des filles... pas content le Duc, je vous le dis.  L'ambiance à la maison n'est pas folichonne, je vous le dis.  Mais des événements vont transformer leur vie...

Je n'en dis pas plus, histoire que vous ne me haïssiez pas si vous n'avez ni vu le film ni lu quoi que ce soit à son sujet.

Je dirai juste que Keira est sublime.  Divine, comme d'habitude.  Que Ralph Fiennes joue vachement bien le vilain pas beau quand-même beau.  Que c'est une histoire captivante qui m'a fait me dire, minute après minute « merci mon dieu de m'avoir fait naître actuellement et pas à cette époque ».  Même si les robes de l'époque me font baver d'envie.  D'envie juste, car ballonneuse comme je suis, j'étoufferais vite dans ces corsets-instruments-de-torture.  Bref, les femmes étaient juste des poules pondeuses.  Pondeuses de mâles, si possible.  Dure réalité.  Le film est dur, et, comme c'est une histoire vraie, on s'attache sans doute plus encore aux personnages et à leurs vies parfois peu enviables. 

J'en ai encore eu confirmation : j'adoooore Keira Knightley (même si je l'ai préférée dans Orgueil et Préjugés, bien plus fraîche, espiègle et à la lèvre supérieure fine). 

A voir !

(pour le concours, c'est bientôt...)

duchess

07:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

Un cœur invaincu

dvdpost

Encore un film dont j'ai beaucoup entendu parler, via les interviews d'Angelina Jolie, parlant de son expérience : jouer le rôle une personne qui existe, Mariane Pearl, qui a traversé cette épreuve abominable d'avoir eu son journaliste de mari, Daniel, kidnappé, puis assassiné, décapité, au Pakistan, alors qu'elle était enceinte.  Un bonheur foudroyé.

Mais un cœur invaincu, car non atteint par la haine ou l'envie de revanche.  Que du contraire.  Elle semble portée par le drame, en état de choc, cela va de soi, mais invaincue.

J'ai été un chouia déçue du film, que j'ai trouvé relativement lent, même si Angelina Jolie joue très bien, même si l'histoire est abominablement poignante.  C'est peut-être parce que j'en connaissais le dénouement inéluctable que toute l'enquête, qui plus est complexe, n'est pas parvenue à me captiver.  Peut-être parce que je savais que tout espoir était perdu.  Pourtant, comme les personnages du film, jusqu'au bout, j'ai espéré.  

Rien à reprocher à ce film, il est bien mené, bien joué, prenant par moments.  Et il ne tombe pas dans la larme facile.  Même la scène de la découverte de la mort de Daniel et de l'annonce à Mariane est sobre et poignante.  Mais j'ai difficilement accroché.  J'ignore pourquoi.  La dernière scène, Mariane, continuant son chemin, avec Adam, m'a cependant bouleversée.

A noter que j'ai trouvé que l'accent anglais d'Angelina Jolie était vraiment mauvais... étrange pour une anglophone, mais peut-être fait exprès, puisque Mariane Pearl, ce que j'ignorais avant d'avoir vu le film, est française.

(Pour le concours, faut revenir plus tard...)

coeurinvaincu

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
jan

Le doublage, c’est caca boudin

 

(Pitié, faites que ce titre ne m'attire pas tous les fans de pratiques scatologiques).

Vous le savez, et si vous ne le savez pas, je suis heureuse de vous l'apprendre : plus les années passent (plus je vieillis, je sais) et plus je déteste le doublage en français.  Je veux de la VO, que de la VO, rien que de la VO.

Alors, lorsqu'une lectrice du blog m'a parlé de cette pétition qui a pour but de promouvoir le sous-titrage (et non le doublage) pour les émissions d'information diffusées par nos chaînes belges, j'ai sauté de joie.

Passque s'il y a une chose aussi sciante que les doublages avec voix gnangnans au possible des séries et films en anglais, c'est cette pratique, dans les émissions d'information, de laisser entendre vaguement la voix d'origine tout en la doublant en français, de sorte qu'on n'entende plus les intonations anglaises.  Certaines émissions alternent doublage et sous-titrage, sans que la raison soit compréhensible (si quelqu'un comprend, I need an explanation).

Enfin bref, je vous invite à signer cette pétition, passqu'on a beau parler français, on aime aussi entendre l'anglais.  D'ailleurs mois, depuis que je regarde les séries en VO sous-titrée sur le net, je me parle anglais à moi-même.  Je sais, c'est pathologique.  Mais keski est pathologique, me parler quand je suis seule, ou me parler en anglais ?  Docteur psy, un avis...

 

Pour le sous-titrage des interventions en langue étrangère lors des émissions d'informations

08:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
jan

Australia

Je n'oublierai jamais ce fou-rire mémorable au moment le plus crucial d'Australia.  Au moment de la fin dramatiquement dramatique.  Tellement dramatique qu'elle en devient risible.  Keskon a ri.  Mais keskon a ri !  Et keske c'était bon.

Heureusement, y'avait pas trop de monde à l'Eldo, juste nous et quatre autres personnes, un peu dérangées par nos rires, je le reconnais.

Mais keske c'est dommage de gâcher un film par un tel excès de niaiseries hollywoodiennes, ma parole.

Australia, c'est ma big méga déception de ce début d'année.  Dès le début, baignée dans un humour gras qui fera vite place à un romantisme-mélo-débile, j'ai compris que je n'accrocherais pas.  Je m'attendais à une saga romantique à la Autant en emporte le vent, version 2009, j'ai eu une saga romantico-débile à la Autant en emporte le vent, version 1950.  Même les prises de vues m'ont semblées ringardes à souhait.  Et que dire des courses à cheval avec un fond en carton comme décor (si, je suis sûre que c'est du carton).  Et Nicole Kidmann, figée par le botox, elle a toujours la même tête, qu'elle pleure, qu'elle rie ou qu'elle ait peur.  Limite si les vaches ne sont pas plus expressives, c'est dire.

Dommage, car l'histoire était sympa : une anglaise coincée débarque dans l'Australie des années 30 et prend en main une exploitation de bovins, avec l'aide d'un brun ténébreux au look savamment sauvage à tomber par terre (seule grande réussite du film), dont elle tombe bien évidemment folle amoureuse.  Puis la guerre survient.  La vilaine.

Ajoutez à cela un gentil garçon tout gentil tout mignon et un méchant pas beau vraiment méchant, et vous aurez tout compris.

Y'a le bien d'un côté.  Le mal de l'autre.  Et le bien triomphe, tandis que le mal perd la bataille.  Mais tout m'a semblé tellement caricatural, que je n'ai jamais été émue, chose tout de même rare puisque même une araignée constipée parvient à me faire verser une larme, en général.

Bon, y'a des bons moments hein, y'a même un peu de sexe (vraiment un peu), un peu d'humour, un peu de tendresse et un peu de tristesse.

Mais ils auraient pu nous épargner ces tirades niaises à la « je meeeeeeeeeeeeeurs, mais je l'ai bien mérité car je suis un vilain pas beau » ou à la « aaaaaaaah, tu es vivant, je te croyais mort, quelle surprise, je t'aimeeeeeeeeeeeeeeuh ».  Dieu sait pourtant que j'aime les trucs cucul la praline, mais trop c'est trop.

Ça m'a vraiment fait penser aux grandes sagas d'autrefois.  Je pense que c'était le but.  Mais je n'ai pas accroché.

Déçue, moi y'en a être.

(seul côté positif, je sais enfin d'où vient cette chanson que j'ai eue en tête durant tout mon voyage à Londres en novembre dernier, « Somewhere over the rainbow » - ça vient du magicien d'Oz).

PS, sur Allociné, où je me fournis en affiches, j'ai lu cette critique, que je vous recopie car elle résume bien, et confirme que nous ne sommes pas les seules à avoir ri d'un tel film : « Le summum du film ? Hum, j'hésite... Peut-être quand le gamin arrive à stopper un troupeau de 1500 vaches en chantant ? Ou bien quand Hugh Jackman se ramène dans la petite sauterie bourgeoise et nous gratifie d'une pose à la Bond, James Bond ? Non, je crois que le summum a été atteint quand, après qu'ils aient réussi à faire ce qu'ils avaient à faire, on sent la fin arriver, plein de bonheur, on regarde sa montre : il reste 1h et demi. Dans la salle, on était même pas une quinzaine. Au début, on se retenait de faire des commentaires pour ne pas gêner les autres spectateurs. A la fin, on se marrait tous ensemble, même si on ne connaissait personne avant d'entrer dans la salle. Au final, j'ai passé un moment unique dans cette salle de cinéma, c'était la première fois que j'ai passé 2h35 à critiquer un film avec des inconnus... »

australia

11:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |