28
mai

France VS States

Je connais quelqu'un qui ne jure que par le cinéma français.  Sous prétexte que les productions hollywoodiennes sont abrutissantes, bêtes et dénuées de messages profonds.

Je connais aussi quelqu'un (pas la même personne, vous vous en doutez) qui ne jure que par le cinéma américain.  Sous prétexte que les productions françaises sont fades, peu amusantes et soporifiques.

Et bien, entre nous (mais n'allez pas le répéter à ceusses dont je parle, je me ferais lyncher illico presto), je trouve ça hautement débile de porter de tels jugements.  Comme si tous les films français étaient faits dans le même moule et tous les films américains idem.  C'est bête non ?  D'autant qu'ils en oublient les productions anglaises... ou belges.  Et le cinéma belge, il existe aussi, une fois !  Non mais.

C'est un peu comme dire « j'aime le fromage » ou « j'aime la viande », ou même « j'aime les fruits », comme si on pouvait aimer TOUS les fromages, TOUS les types de viandes et TOUS les fruits sans exception, sans nuance, sans préférence...  Chuis pas d'accord. 

Et puis d'abord, moi y'a des films américains que je trouve nullissimes, comme ce film décrit comme un chef-d'œuvre, mais qui m'a fait dormir, «  Forrest Gump », et d'autres que je trouve superbes, comme « La liste de Schindler » ou « Philadelphia ».   Et puis toutes les comédies romantiques américaines gnangnans à souhait, j'adore, of course.  Enfin pas toutes, après réflexion (oui je sais réfléchir, qui a osé en douter ?), certaines m'ont semblé débiles et non crédibles, comme « Runaway bride » avec Julia Roberts.  Et dans ce domaine, la France tire bien son épingle du jeu : « Ensemble, c'est tout », « prête-moi ta main », « Hors de prix », « Ce soir je dors chez toi »...  Oui on peut le dire, en matière de comédies romantiques, la France peut maintenant rivaliser avec les States.  Par contre, certaines comédies françaises, comme les Asterix ou Les visiteurs, ben ça me fait pas rire.  J'ai beau me forcer, tirer mes zygomatiques, me chatouiller les dessous de bras, rien n'y fait.  Je ne ris pas.  Pas du tout. Pas moyen.

N'aimer que les films provenant d'un pays, c'est un peu comme n'aimer que les films d'un tel acteur ou d'une telle actrice : réducteur.  J'ai adoré Catherine Zeta Jones dans « Le goût de la vie », mais je l'ai trouvée ridicule dans « Intolérable cruauté ».  Il n'y a pas uniquement de bons ou de mauvais acteurs, y'a aussi de bons ou de mauvais films, de bons ou de mauvais scénaristes, de bons ou de mauvais réalisateurs... et un bon ou un mauvais public.

Et puis j'aime aussi des films que personne ne connaît comme « Firelight » avec Sophie Marceau par exemple.  Si quelqu'un passant sur ce blog connaît et aime ce film, qu'il ou elle me contacte, je m'engage à... je sais pas à quoi, mais je m'y engage.

Et vous, zen pensez quoi du cinéma de l'autre côté de la big flaque ?  Et de celui de l'hexagone ?

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
mar

En vrac…

Keske j'ai vu comme films récemment, qui ne méritent pas trop un billet entier, mais qui méritent un billet en vrac ?  Au ciné, ou en DVD.

L'étrange histoire de Benjamin Button, avec le superbe Brad Pitt dans un rôle étrange, mais qui ne m'a captivée qu'à moitié.  J'ai trouvé ce joli film ultra lent, malgré la jolie et originale histoire qu'il présente.  Je me serais contenté du début et de la fin, sans regarder tout le milieu du film.  Mais bon, Brad est beau, c'est indéniable.

Comme les autres.  Un chouette film sur le désir d'enfant au sein d'un couple homosexuel.  Avec le craquant Lambert Wilson et le tout aussi craquant Pascal Elbé.

Little Miss Sunshine, un très joli film sur une famille somme toute classique, qui s'embarque dans un concours de beauté et poursuit le rêve de la cadette.  La jeune actrice est formidable, le film est touchant, totalement touchant.  A voir.

La môme.  Impossible de me concentrer, je n'ai pas aimé.  Rien que la voix de Marion Cotillard m'exaspérait.  Seul moment touchant, quand Edith Piaf insiste sur la seule chose qui compte au monde : l'amour (ça m'a plongée dans une déprime fulgurante, d'ailleurs).

Mamma mia (vu il y a un petit temps déjà).   Rigolo et plein de chansons que j'aime.  Mais tellement cliché que je n'ai pas pu entrer dans l'histoire.

Le parfum, un thriller qui m'a captivée, jusqu'à la dernière demi heure où je n'ai absolument rien pigé.  Rien de rien.  Si quelqu'un a une explication, je suis preneuse.

Je ne m'attarderai pas sur Fightclub et Shopgirl, abandonnés après quelques minutes à peine, vraiment pas accroché.

Des DVD à me conseiller pour mes prochaines soirées ?

07:39 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
mar

Slumdog millionaire

J'ai enfin vu Slumdog millionaire.  Etonnamment, pour certains films, je tergiverse durant des semaines, « j'y vais ?  j'y vais pas ?  j'y vais ! j'y vais pas ! ».  Hésitation sans doute due au fait que j'ignorais si ce film était une comédie, un drame, un film d'auteur intellectuello-chiant ou un film sentimental.  Quand on ne sait rien, on hésite à en savoir plus, bêtement.  Pourquoi je dis « on » alors que je pense « je » ?

J'avais donc vaguement lu que c'était l'histoire d'un indien qui est accusé de tricherie à « qui veut gagner des millions ».  Point barre.  Puis j'ai entendu que le film avait choppé pas mal d'oscars, ce qui m'a enfin convaincue d'aller le voir. 

Donc chuis allée le voir.

Et j'ai a-do-ré.

Ce film est un conte de fées.  Un conte de fées qui débute dans les bidonvilles de Bombay, c'est vrai, mais un conte de fées tout de même.  On y trouve de tout : l'humour, la tendresse, l'amour, la mesquinerie, la jalousie, la violence folle et la mort.  Un film qui ne sombre jamais dans le mélodrame, mais qui, au contraire, présente des aspects difficiles ou atroces des bidonvilles l'air de rien, parfois même avec humour, toujours avec émotion. 

Petite touche par petite touche, le film touche (oh, chuis fière de ma phrase tiens).

Difficile, finalement, de parler de ce film, passque j'ai tout aimé.  Tout tout tout. 

Jusqu'à la musique qui le parsème.

Jusqu'aux images surprenantes et belles.  Un chien.  Une course poursuite.  Une fillette sous la pluie.

Jusqu'aux couleurs bien souvent vives.

Jusqu'à la scène du générique de fin, totalement géniale.

Jusqu'aux acteurs, trois par rôle principal.  Superbes.  Emouvants.  Beaux.

Jusqu'à l'histoire, étonnante, parfois manquant de crédibilité, mais belle, belle, belle comme le jour.  Un conte de fées je vous dis.  Enfin presque.

Jusqu'à l'affiche... oups non, j'aime pas l'affiche.

Bon, j'arrête les superlatifs et je conclus : allez voir ce film.

(seule chose étrange à l'Eldorado Namur : film en VF... sous-titré VF... j'ai donc lu ET écouté, impossible bien entendu d'éviter la lecture quand les sous-titres sont systématiquement présents).

slumdog

09:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
mar

Marley & moi

Après ma mésaventure cinématographique « Cyprien », j'avais fait le serment de ne plus aller voir de comédie.

En voyant le lancement de « Marley & moi », sorte de comédie autour d'un labrador et de Jennifer Aniston, je m'étais dit « très très peu pour moi ».  Moi j'aime les comédies romantiques.  Et cette bande-annonce laissait présager une accumulation de clichés sur un chien maladroit et ses maîtres, que je n'avais nullement envie de voir.  Point du tout.

Puis j'ai lu la critique dans Flair, qui disait, en substance, que « Marley & moi » n'était pas la comédie à laquelle on pouvait s'attendre au vu des lancements et du marketing, savoir une comédie à la Beethoven, que c'était bien plus que ça, et que ça valait le déplacement (enfin je résume et j'interprète, mais la critique était bonne).

J'ai donc suivi le conseil de Flair et je me suis déplacée à l'Eldorado pour voir ce film.

Flair l'avait dit « sortez les mouchoirs ».  Passque le film résume une vie de chien, et, tout le monde le sait, une vie de chien, c'est court.  Et ça finit un jour ou l'autre...

Etant donné que j'avais passé une matinée infernale et déjà parsemée de larmes, je me suis dit que ce film était parfait pour me distraire et me donner une vraie bonne raison de pleurer encore et encore et encore et encore.  Quoi de mieux qu'une matinée de larmes ?  Ben une journée entière de larmes, tiens.

C'est donc ce que j'ai fait, larmoyer, quasi dès le début du film, même au moment où c'était rigolo comme tout.  J'étais conditionnée à pleurer, c'est clair, passque le film n'est pas triste au début, pas du tout.  Mais on ne se refait pas, une baisse de moral, une nouvelle merdique, une salle obscure, et une Anaïs pleurnicharde... qui a bien sûr croisé un max de gens qu'elle connaissait en sortant de la salle, pour se prouver que le ridicule ne tue pas... même s'il ridiculise.

Et le film me direz-vous ?  Une très très jolie surprise.  Bon, pas de scénario extraordinaire, pas de retournement de situation, pas de drame dramatiquement dramatique.  Mais l'histoire d'un couple, d'une famille, durant une tranche de vie.  Une tranche de vie qui est celle de Marley, le labrador, vous l'aurez compris.  Un film à la fois rigolo, cocasse, émouvant et triste.  Un joli divertissement, pas con, pas trop larmoyant (enfin, dans un état d'esprit normal), même si j'ai entendu pas mal de mouchoirs froissés et de « snrllllgllllll » gluants sur la fin.  Et même si j'aime pas vraiment les chiens (ça bave, ça pue, ça colle au train de son maître et c'est bête), j'ai trouvé l'histoire de Marley et de sa famille vraiment attachante.

Limite si ça m'a pas donné envie d'un labrador.  J'ai bien dit « limite ».

PS : mon billet sur le Good Morning arrive, mais j'ai manqué de temps, d'énergie et de moral joyeux pour vous raconter tout ça en long, en large et en détails.  Navrée.

marley

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
mar

Cyprien

eldorado

Vous avez envie de gaspiller 1 heure 38 de votre existence ?

Allez donc voir « Cyprien ».

Etonnamment, moi qui n'aime pas trop les comédies, et pas trop non plus les comédies françaises, la bande-annonce de Cyprien m'avait donné une folle et irrépressible envie de voir le film dès sa sortie.  Je l'imaginais drôle mais également et surtout touchant.  Cette bande-annonce contient-elle des messages subliminaux illégaux qui incitent le spectateur à se rendre au cinéma sans aucun discernement et l'endoctrinent, telle une secte ?

Je l'ignore, mais dès les premières minutes de film, je me suis répété inlassablement « keske je suis venue faire dans cette galère » ?

Et bien sûr, j'avais choisi une après-midi de vacances scolaires pour aller squatter un siège de salle obscure à l'Eldorado, ce qui fait que j'étais entourée d'étudiants boutonneux (dont l'un d'eux n'a d'ailleurs eu de cesse de me filer des coups de coude douloureux dans les côtes, y'a plus de jeunesse).  Impossible de m'enfuir.  Condamnée à tout regarder, je fus.

1 heure 38 de bêtises, c'est long, croyez-moi...

Bon, je l'avoue, j'ai ri une fois au début du film.  Et j'ai été émue une fois un peu avant la fin.  Et j'aime bien la chanson de début et fin de film, dont j'ai oublié le titre (elle a l'avantage de réveiller). Point barre.

Le reste n'est qu'une accumulation de clichés débiles qui ne m'ont pas fait rire.  Mais qui ont fait rire la flopée d'ados qui étaient dans la salle, tout  n'est donc pas perdu pour Elie Semoun, du moins chez les moins de 15 ans (pourtant il me fait toujours mourir de rire chez Arthur, mais pourquoi il me fait pas rire au cinéma ?).  Par contre, l'actrice Léa Drucker joue extrêmement bien, ce qui relève du miracle dans ce film (à se demander ce qu'elle est venue faire là).   

Ce film est vraiment ma toute grosse déception, car le sujet était prometteur : un moche mal aimé devient miraculeusement beau.  Le film aurait pu être traité avec subtilité, humour léger et sensibilité.  Il a été traité en farce grotesque.

Allez, soyons fous... dès sa sortie... je tente Coco, et la boucle sera bouclée.

cyprien

14:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |