9
fév

LOL

eldorado noir pt

Pour la première fois, enfin pour une des premières fois, de ma vie, j'ai eu le sentiment, en voyant LOL, d'avoir pris un sacré coup de vieux. 

Sensation de ne pas être à ma place.

D'être dépassée.

Lol, c'est un peu « La boum » version 2009, avec Sophie Marceau dans le rôle de Brigitte Fossey à l'époque de « La boum ».  Et avec des jeunes de 2009, et c'est là que je suis dépassée.  Par leur vocabulaire.  Des « putain » à chaque phrase, des « c'est une tepu » à chaque phrase, des « trop » à chaque phrase.  Bref, du vocabulaire de djeunes.  Et puis ça fume de la drogue sans cesse les djeunes, chais pas si c'est super.  Et puis ça couche très vite, de nos jours, les djeunes.  Pas comme à l'époque de « La boum », où Sophie s'était refusée à Pierre Cosso, trop intimidée qu'elle était, quéééé romantisme ma bonne Dame.

Je suis vieille, c'est clair et net.  Je trouve les djeunes pas comme moi j'étais à leur âge.  C'est ça, vieillir, non ?

Mais à part ça, Lol est un très chouette film.  Pas un chef d'œuvre de film d'auteur, d'ailleurs ce n'est pas ce qu'on lui demande.  Mais un chouette film pour ados... et pour ados attardés comme moi.  Sophie Marceau y est bien mieux que dans « De l'autre côté du lit », dont j'ai parlé récemment.  Les jeunes sont très jeunes et très cons parfois, très émouvants parfois aussi, c'est parfait pour l'histoire.  Et y'a un beau blond ténébreux dans un rôle du flic qui tombe amoureux de Sophie Marceau, un blond dont j'aurais bien fait mon casse-croûte, pour changer des bruns ténébreux.

Passque oui, je me suis surprise à être plus passionnée par l'histoire d'amour de la mère que par celle de la fille.  Normal, j'ai l'âge de la mère, argh. Argh argh argh.

Faut te rendre à l'évidence, ma petite Anaïs, il est temps de penser à regarder des films pour adultes, dorénavant...

Nan, je rigole, même à mon âge je continuerai à aimer les trucs pour djeunes.  Et à l'assumer.

Un joli divertissement, que je vous conseille vivement si vous avez encore, au fond de vous, une âme de midinette.

lol

10:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
fév

Sept vies

Je ne m'intéresse jamais de prime abord aux films avec Will Smith, partant du principe qu'il s'agit soit de comédies déjantées, soit de films d'action.  Erreur, grosse erreur, parce que j'ai vu récemment « A la poursuite du bonheur », révélant un Will Smith très attachant.  Donc je devrais faire plus attention...

C'est heureusement grâce à Rodolphe, le blogueur-renne qui a partagé mon réveillon de Noël que je me suis intéressée à « Sept vies », l'histoire d'un homme, que l'on devine meurtri par quelque chose et qui décide de sauver sept vies.  Mais l'amour vient changer la donne. 

Le mot « amour » étant un stimulateur hyper puissant pour bibi, j'ai foncé au cinéma découvrir ce très très très beau film.  Ce très très très larmoyant film (oui, bon, je sais, larmoyant doit venir après film, mais tant pis).

Ça faisait bien longtemps que j'avais plus tant pleuré, recroquevillée dans mon siège moelleux du cinoche.  Vraiment pleuré, à gros sanglots retenus.  Si j'avais été chez moi, ça aurait été pire.  Mais j'étais au ciné, donc j'ai tenté de sauver les apparences.

Beaucoup critiqueront ce film sans doute trop poussé, et je n'ai qu'un conseil à donner : se laisser bercer, sans tenter d'analyser quoi que ce soit.  Sans réfléchir trop.  Juste profiter.  Profiter.  Profiter.  Profiter.  C'est beau, c'est parfois drôle, c'est toujours touchant. 

Même si c'est souvent peu crédible.  Surtout la dernière image de la dernière scène, qui a, je l'avoue, totalement gâché le charme du film en me donnant l'envie d'avoir l'avis d'un professionnel, là, de suite (je ne donnerai pas de détails, pour ne pas faire de spoiling - c'est bien comme ça qu'on dit ?).   Et pour l'avant-dernière scène, idem.  Mais faut-il que tous les films soient crédibles ?  C'est préférable... mais ça ne m'empêche pas d'avoir énormément aimé ce film.

Les images sont belles, Will Smith vieillit super bien, sans trop vieillir mais en ayant juste ce petit charme supplémentaire.  Il joue magnifiquement bien, de même que sa partenaire dont j'ignore le nom (j'ai la flemme d'aller voir sur le net).

Et les méduses (jellyfish, ce qui m'a rappelé celles que je prenais pour des pizzas dans Bubble town - que personne ne rie) sont superbes... et superbement dangereuses.

Pour un très bon moment, beau et triste à souhait, je ne peux que vous conseiller « Sept vies ».   Mais préparez vos mouchoirs.  Je vous aurai préviendus.

PS : n'allez pas lire les critiques sur Allociné, y'a un enfoiré de kermesse (et je pèse mes mots) qui raconte la fin.  Faut-il être con et déneuroné pour agir de la sorte, ça me saoule grave de chez grave, même si je la connais, la fin, quel irrespect bordel de dieu (ouh ça soulage).

septvies

 

09:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
fév

Nos souvenirs brûlés (things we lost in fire)

dvdpost

J'ai mis le DVD un dimanche matin.

En VF, étonnamment.

Parce que pour la VO, il faut être concentrée, ne pas quitter l'écran des yeux.

Comme j'étais fébrile et que je voulais « chipoter » sur l'ordinateur, j'ai mis la VF.

Et j'ai regardé le film, ou plutôt je l'ai vu.  Et je l'ai écouté, ou plutôt entendu.  Tout ça en bossant, en surfant, en lisant des mails et en y répondant, en jouant à Bubble town aussi.

Je me suis uniquement concentrée lors des cinq dernières minutes.

Cinq dernières minutes magnifiques.

Cinq dernières minutes qui m'ont fait réaliser que je n'avais rien compris du film, tant j'étais distraite ailleurs.

Les bonus me l'ont confirmé, je n'avais rien vu, car les scènes qui défilaient sous mes yeux n'évoquaient rien.

Il eût été dommage de renvoyer le DVD immédiatement.

Alors, j'ai regardé le film, à nouveau.  En VF.  Et cette fois, je l'ai regardé, et écouté, vraiment.

Et keske ça en valait la peine !

Ce film a une bande annonce qui ne le met pas en valeur et qui ne m'avait d'ailleurs donné envie qu'à moitié de le voir.  A moitié seulement, mais fort heureusement tout de même, car cette moitié m'a convaincue de le louer.

C'est l'histoire d'une petite famille hyper heureuse : Audrey et Brian, leurs deux adorables enfants.  Ça sent le bonheur tranquille et parfait.  Puis tout s'effondre : Brian est assassiné.  Audrey rencontre alors le meilleur ami de Brian, Jerry, drogué et paumé, qu'elle avait toujours refusé de connaître.  Dans leur détresse, ils s'épaulent, elle en deuil de l'amour, lui en deuil de la drogue.

Point de guimauve dans ce film superbe qui traite magnifiquement du deuil et de la détresse.  De la solitude face à la mort, face à la drogue.  Halle Berry et Benicio Del Torro sont magnifiques (et Benicio a un sacré charme malgré ses cernes de drogué grandes comme la Belgique).  Ils jouent divinement, tout en subtilité et en regards.  Tout est touchant, sans être larmoyant.  Tout est parfait, tout simplement.  David Duchovny, moins présent, y est néanmoins parfait et émouvant.

Une vraie jolie histoire, avec de vraies jolies personnes, pleine de défauts et de souffrances, mais jolies malgré tout.  C'est rare, au cinéma.  Alors autant en profiter.  D'autant que la musique est superbe, en plus.

Vous hésitez encore ?  Allons allons... Pour l'avoir vu deux fois la même journée, dont une sans vraiment le voir, il est vrai, je peux vous dire que cette histoire mérite largement un succès qu'elle n'a, je pense, pas vraiment rencontré.

nossouvenirs

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

Et après

Guillaume, Guillaume, mais dans quoi as-tu été te fourrer ?  Te fourvoyer ?

« Et après » c'est pour moi la big méga déception de la mort qui tue la vie qui disparaît (et cette expression colle parfaitement au thème du film, qué bonheur).

En grande fan de Guillaume Musso, je brûlais d'impatience de découvrir ce film, dans lequel évoluent Evangeline Lily et Romain Duris, sans oublier John Malkovich.

Ici aussi, comme dans Un cœur invaincu, je connaissais l'histoire et son dénouement.

Mais autant les romans de Guillaume Musso me captivent du premier au dernier mot, autant je me suis ennuyée (pour ne pas dire emmerdée) tout au long de ce film.  1h47 qui m'a semblé durer plusieurs longues heures soporifiques, qui n'en finissaient pas.  Autant certaines scènes, dans le livre, sont troublantes ou émouvantes, autant dans le film, les mêmes scènes sonnent creux et frisent le ridicule.  Autant le suspens est présent dans le livre, autant dans le film le seul suspens palpable est : mais quand eske ça finit ? 

Les acteurs ne sont pas crédibles, même le personnage joué par John Malkovitch est tellement caricatural qu'il en est risible.  Evangeline Lilly est jolie, c'est indéniable, et elle joue relativement bien son rôle somme toute très limité.  Quand à Romain Duris, je l'ai aimé dans ses précédents films, mais dans celui-ci, je trouve qu'il joue comme une savate à l'agonie.

Est-ce parce que j'ai lu le livre, parce que je me suis fait mon propre film, auquel le véritable film ne correspond absolument pas (même la première scène est totalement changée, de façon inutile et ridicule, Guillaume, qu'as-tu donc laissé faire là !), que je suis si déçue ? 

Peut-être.  Mais enfin, comment peut-on faire d'un si beau livre un monstrueux navet ?

Deux jolies choses dans le film toutefois : la scène finale avec Evangeline et un adorable bébé (d'ailleurs, je dois le reconnaître, certaines images sont superbes, même si elles ralentissent la maigre action), et cette phrase à méditer « l'essentiel n'est pas d'être vivant après la mort, mais d'être vivant avant la mort ».

Mais ces deux éléments ne valent pas le déplacement, ni la dépense, et je n'ai qu'une chose à vous dire :

Si vous avez lu le livre, restez-en là, ne gâchez pas la magie par ce film insipide.

Si vous n'avez pas lu le livre mais êtes tentés par le film, abstenez-vous.  Contentez-vous de vous offrir ce livre merveilleux, vous m'en direz des nouvelles.   

La morale de l'histoire c'est que je suis systématiquement déçue des adaptations de livres en films, si j'ai lu le livre au préalable.  Je me disais d'ailleurs, en m'endormant dans la salle, que seul « Mes amis mes amours » m'avait plu en version film (« Et si c'était vrai » en film m'a déçue, « Où es-tu » en minisérie m'a déçue...), lorsque j'ai réalisé que j'ai lu « Mes amis mes amours » APRES avoir vu le film.  Point d'exception pour confirmer ma règle donc.  Il me suffira juste, à l'avenir, de contenir ma curiosité (difficile), et de m'abstenir à tout jamais.

L'heure du concours a enfin sonné.

Pour les Françaises qui auraient envie de voir ce film, malgré mon compte rendu peu élogieux, j'ai deux places à offrir, valables dans toutes les salles de France.  Comment gagner ?  Laissez en commentaire le titre de l'ouvrage de Musso que vous avez préféré, adoré, vénéré par-dessus tout, et dites-moi pourquoi.  Un tirage au sort désignera le gagnant ou la gagnante, à qui j'enverrai les deux places.

etapres

12:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jan

Les noces rebelles

 

Bon alors mon avertissement sera vraiment avertissant : n'allez pas voir ce film si vous êtes un tantinet déprimés.  Ni si vous êtes très déprimés.  Ni si vous êtes en pleine forme, vous en ressortiriez déprimés.

La contradiction de ce film, c'est qu'il vaut la peine d'être vu, tant le jeu des acteurs est réussi, tant il est crédible et poignant, tant il fait réfléchir sur la vie dans les années 50... pas si éloignée de nos vies actuelles, par certains côtés, tant il donne des frissons en songeant à ces femmes parfois trop soumises.  C'est donc un film que je ne regrette pas d'avoir vu, parce que retrouver Kate et Léo, unis inexorablement par Titanic, dans un film beaucoup moins larmoyant, mais tout aussi émouvant, vaut le détour. 

Mais c'est un film que je ne verrai qu'une seule fois dans ma vie.  Passqu'une seule fois suffit, mazette (private joke pour celles qui m'accompagnaient à la séance) !  Déjà, même si on ne s'y ennuie pas, passqu'on veut savoir, on veut comprendre, on veut analyser, le film est tout de même relativement lent.  Lent mais pas ennuyant.  C'est en quelque sorte une tranche de vie d'un couple, une tranche de la vie trop banale d'un couple.  Une tranche durant laquelle il se passe peu de choses... et durant laquelle tout se passe.  Une tranche qui changera tout.

Ici point de romantisme exacerbé, d'amour et de colombes qui volent autour de la petite famille.  Juste des questions, des envies, des rêves non réalisés et de l'incompréhension.

A voir, sauf si vous avez vraiment trop le cafard en ce moment.

(le concours, c'est dans le prochain billet)

nocesrebelles

10:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |