31
aoû

Cinq minutes

On dit qu'il ne faut que cinq minutes pour prendre la décision irrévocable de se suicider.  Et qu'il suffit qu'une toute petite chose se produise durant ces cinq fameuses minutes pour que la pulsion morbide soit interrompue.

***

Aujourd'hui, Nathalie a cinquante ans.  Enfin elle les aura ce soir, à 23h43 précises, si du moins son extrait d'acte de naissance est conforme à la réalité.  Ça fait un bail qu'elle appréhende ce cap, qui résonne en elle comme un couperet fatidique : cinquante ans, la fin de tout.  Surtout, la fin de l'espoir.  De l'espoir en un avenir plus rose, fait d'amour et de jolies choses.  Elle aime quand ça rime.  Quand ça rime, ça fait poésie, et ça la fait rêver.  Mais sa vie n'est pas rose.  Et elle n'est pas faite de jolies choses.  Sa vie est banale.  D'une banalité aussi affligeante que son corps rondouillard, ses yeux marronnasses, ses cheveux raides, sa voix sans charme, et même son prénom, tellement banal que dans sa classe, lorsqu'elle était adolescente, elles étaient quatre à le porter, ce prénom.  Elle est banale, Nathalie, comme sa vie, tout simplement.

 

...

Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

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06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
aoû

Mes séances ciné...

Un peu de ciné à l'Eldorado, pas mal de DVD sur Dvdpost.  Un résumé de tout ça, ça vous botte ?  Commençons par le cinéma.

Quelque chose à te dire.  Quelque chose à te dire c'est avant tout une histoire d'amour, ou plutôt l'histoire d'amours.  D'une mère pour ses enfants, pour un homme, d'une fille pour un homme, d'un père pour ses enfants, d'un frère pour un frère.  De l'amour en pagaille, parfois mal offert, parfois mal montré, mais de l'amour.  Et puis c'est l'histoire d'un secret.  Un énorme secret qui va exploser un beau jour, comme une brosse baudruche, au visage de cette famille.  C'est une histoire un peu incroyable, passqu'elle manque un tantinet de crédibilité, faut pas pousser.  Mais c'est tellement bien joué, qu'on y croit, même si c'est pas crédible, je me répète. C'est une belle histoire, qui fait rire et pleurer.  Et c'est finalement ce qu'on demande au cinéma, non, d'avoir de jolies émotions ? Mathilde Seigner est comme d'habitude : parfaite.  Pascal Eblé aussi : divin. 

Pari gagné !

Home.  Home, le fameux Home.  Soi-disant gratuit mais pour lequel j'ai payé le prix plein dans le cinéma-escroc du quartier.  Mais je voulais le voir sur grand écran.  Verdict ?  Comme l'a dit Yann Arthus-Bertrand, "il est trop tard pour être pessimiste".  J'aime cette citation, par son côté extrapolation.  Pour ma part je l'interprète en "il est trop tard pour être pessimiste, il est temps d'agir".  Et en effet, il est fichtrement temps.  Le film donne froid dans le dos, tant l'alliance de la beauté des images et du choc des paroles saute en plein visage.  Comme disait Paris-Match, le poids des mots, le choc des photos.  Un film à voir et revoir, à montrer dans les écoles et partout partout partout.  Passque, même si j'ai pas de môme, j'aime pas ce qu'on fait à notre boule bleue, et sa vengeance sera terrible je crois.  Sur le site dédié au film, on peut s'engager pour une action citoyenne.  Je l'ai fait.  Je me suis engagée à récolter l'eau de pluie, elle me sert à arroser mes quelques plantes en pot.  Un petit geste, mais si chacun fait un petit geste, l'action globale pourra être bien plus grande qu'on imagine.  Amen.  Ce film mériterait un billet à lui seul, mais comme je suis lancée dans une billet sur "tout ce que j'ai vu ces derniers temps", je reste sur ma lancée.

Pour le cinéma, c'est tout, emploi du temps bien chargé et soleil à gogo obligent...

Mais question DVD, j'ai fait une razzia ces dernières semaines :

Versailles.  Dernier film (ou un des derniers, chais pas) de Guillaume Depardieu.  Le lancement m'avait tentée.  J'ai pourtant pas aimé cette histoire d'un SDF qui se retrouve, bien malgré lui, à devoir prendre en charge un gamin.  Pas aimé.  Du tout.  Noir, trop noir, à l'image de sa tête d'affiche.  Dérangeant, mais pas dans le bon sens du terme.  J'ai tout regardé, en me répétant sans cesse que vraiment, je n'aimais pas, mais quand je commence un film, j'ai tendance à tout regarder, sauf cas graves, espérant une amélioration.  Elle n'est pas venue.  Le gamin, et même Guillaume, jouent bien, mais l'histoire est vraiment trop... trop tout.

Un air de famille.  Loué sur les conseils d'une lectrice.  Enfin je pense.  Une famille se réunit chaque vendredi, mais cette fois, les protagonistes vont s'exprimer.  Un tableau familial dans lequel on peut aisément se retrouver, pas mal d'humour malgré la détresse de certains.  Un joli film, mais sans plus.  Je n'ai pas été passionnée, je pense même m'être endormie.

Un jour peut-être.  Un truc romantic-guimauve qui me tentait.  Malheureusement, deux fois de suite, mon lecteur DVD, que dis-je mes trois lecteurs (oui, je fais toujours dans la démesure en matière de matos) ont refusé de le lire.  J'ai abandonné...

Tu peux garder un secret.  J'ai failli aller le voir au cinéma, puis il a tellement rapidement disparu de l'affiche que j'ai pas eu le temps.  Bien m'en a pris.  Ce film, je l'ai pas aimé.  Etonnant, car j'aime bien Pierre Arditi en général, mais là, l'histoire est tellement mal jouée que ça frise vite le ridicule.  L'histoire aurait pu être sympa : une jeune employée, harcelée par les commères de la boîte, s'invente une relation avec le big boss, pour faire mousser lesdites commères.  Les conséquences sont... dramatico-comiques.  Le film ne l'est pas, dramatico-comique, je le trouve juste ridiculo-pathétique.

High School Musical.  Nan, je ne suis pas tombée sur la tête.  Un beau jour, je me suis levée, et j'ai eu envie de regarder ce film que les ados s'arrachent et sur lequel ils bavent comme des escargots de Bourgogne.  J'ai donc loué l'épisode 1, histoire de rattraper mon méga retard.  Bon, clair, j'ai largement passé l'âge de ce genre de film, même si je suis adepte des séries télé pour ado.  J'ai cependant réalisé que j'accrochais moins qu'il y a quelques années.  Ça doit être ça, vieillir...  Mais bon, je n'ai pas boudé totalement mon plaisir, je me suis replongée dans mon âme d'ado, et j'ai profité des quelques musiques et de cette histoire formatée mais mignonne.  Ensuite, d'ailleurs, j'ai immédiatement regardé l'épisode 2 sur internet... pour le 3, je ne l'ai pas trouvé, faudra le louer...

A la rencontre de Forrester, ou l'histoire d'un ado d'un quartier défavorisé qui rencontre un écrivain célèbre vivant reclus chez lui.  Ce dernier va lui apprendre le B.A.-BA de l'écriture et lui transmettre sa passion.  Magnifique film, même si l'histoire est prévisible.  Dans le genre "Cercle des poètes disparus".  Vraiment touchant.

Home.  Nan, je radote pas.  Je parle de l'autre Home.  L'autre film.  Sans doute passé plus inaperçu, et c'est bien dommage, car ce film est génial.  Hors des sentiers battus.  Avec Isabelle Huppert, que j'avoue ne pas trop aimer, enfin ce sont plutôt ses films que j'aime pas.  Mais quel talent.  Ou plutôt quels talents.  L'histoire ?  Une famille vit au bord d'une autoroute désaffectée... mais plus pour longtemps.  Arrivent les camions, les ouvriers... puis les voitures, et l'enfer.  Un très beau film, et les bonus sont passionnants, on y apprend les secrets du tournage.  A voir.

Caramel.  La critique a encensé ce film.  Le public l'a adoré.  Etonnamment, il ne m'a pas touchée.  Pourtant les histoires sont émouvantes, les femmes y sont belles, toutes, à leur manière, extérieurement, intérieurement, ou les deux.  Les actrices sont fabuleuses.  Et plus j'y repense, plus je me dis que je devais être dans un mauvais jour, car il me semble étrange de ne pas avoir aimé...

Il y a longtemps que je t'aime.  Superbe film à voir impérativement.  Kristin Scott-Thomas et Elsa Zylberstein y sont tout bonnement fabuleuses.  Kristin y joue Juliette, qui sort de prison pour avoir assassiné son enfant.  Nous n'en saurons pas plus.  Recueillie par sa soeur, Léa, qu'elle n'a plus vue depuis l'événement dramatique, elle va tenter de se reconstruire.  Ni mélodramatique ni lent, ce film est poignant et captivant.  Petit à petit, le voile se lève sur le mystère de cet assassinat... Préparez juste vos mouchoirs.  A voir.

L'empreinte de l'ange.  Encore un film magnifique de femmes, avec Sandrine Bonnaire, que j'adore, et Catherine Frot que j'adore aussi.  Elsa, jouée par Catherine Frot, a perdu son enfant dans des circonstances dramatiques.  Plusieurs années plus tard, elle croit reconnaître ledit enfant dans une fillette présente lors d'un goûter d'anniversaire.  L'obsession devient envahissante et Elsa ne pense plus qu'à ça : cette enfant est sa fille.  De la normalité à la folie, les actrices nous plongent dans une belle réflexion.  Ici aussi, un film qui ne semble pas lent, à aucun moment.  Ici aussi, un voile qui se lève tout tout doucement.  A voir.

J'ouvre une parenthèse.  Pour la petite histoire, j'ai aussi vu récemment Les soeurs fâchées, à la TV, avec Catherine Frot et Isabelle Huppert, magnifiques toutes deux (ça me réconcilie avec Isabelle Huppert dis donc).  Et j'en profite pour présenter mes plates excuses à Mostek, à qui j'ai tenté de transmettre ma passion pour Il y a longtemps que je t'aime et L'empreinte de l'ange, mais en mélangeant tout tout tout : titres, actrices et histoires.  Mea culpa Mostek, mais comme dit, ces deux films sont à voir.  Et le troisième aussi, tant qu'à faire.  Fin de la parenthèse.

Taken.  Là, on change totalement de registre.  Taken c'est du thriller.  Du bon thriller.  Avec Liam Neeson.  Le pitch : " Que peut-on imaginer de pire pour un père que d'assister impuissant à l'enlèvement de sa fille via un téléphone portable ? C'est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n'a que quelques heures pour arracher Kim des mains d'un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes. Premier problème à résoudre : il est à Los Angeles, elle vient de se faire enlever à Paris."  Mon grand regret : cette avalanche de scènes violentes au possible, qui n'apportent absolument rien à l'intrigue et dont on aurait pu se passer.  Pourquoi tenter de retrouver sa fille en tuant un tas de bonshommes, méchants les bonshommes, ok, mais tout de même.  Malgré ce bémol, le film m'a plu.

Eldorado.  Un road movie à la belch' une fois, et avec l'accent une fois.  J'ai pas trop aimé, surtout la fin qui n'en est pas une.  J'aime pas les films sans fin, qui se termine à un moment où on ne s'y attend pas.  Paf.  J'ai trouvé le film lent et soporifique, d'ailleurs je me suis endormie et j'ai dû le regarder en plusieurs fois.  Nan, rien à faire.

Et chez moi, un DVD acheté pour toujours :

Ecrire pour exister.  Encore un genre "Cercle des poètes disparus".  Mais finalement, pourquoi pas ?  Et ici, l'histoire est vraie : une prof optimiste, catapultée dans une école "difficile", où les gangs s'affrontent et se tuent, décide que ces gosses ont aussi leur chance.  Petit à petit, via l'écriture et le dialogue, elle va les aider à se rapprocher et à comprendre que, finalement, ils partagent les mêmes souffrances et espoirs.  Une histoire vraie donc, avec une foule de détails passionnants dans les bonus.  J'ai adoré. Le film.  Et les bonus.  Voir Hillary Swank danser avec les jeunes acteurs, que du bonheur.  Et puis découvrir les coulisses de cette histoire, c'est captivant.  Ici aussi, pensez aux mouchoirs.  A voir.

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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
jui

Deux films sinon rien… et d’un extrême à l’autre !

Me suis fait deux séances de ciné, et je vous prie de croire que c'était vraiment d'un extrême à l'autre, de la soirée délire et fun à la soirée déprime et réflexion profonde...

D'abord, « L'âge de glace 3 ».  Moi j'ai vu les 1 et 2.  Mais pas au ciné.  C'était donc ma « première fois Scratt en format géant ».  Et dès son apparition, j'ai craqué.  Est-ce normal d'être amoureuse d'un écureuil virtuel ?  Chais pas mais c'est ainsi.  Même que je l'ai mis en fond d'écran pour l'avoir tout le temps avec moi.  A la première seconde du générique, on voit son petit nez fureter par tout, et j'ai commencé mon concert de « ooooooooooh », de « aaaaaaaaaaah », de « qu'il est booooooooooooo », de « il est à mouaaaaaaaaaaaaaaa ».  Puis y'a eu Scratina et ça m'a fait deux écureuils pour le prix d'un.  Bon, bien sûr, y'a plus l'effet de surprise du début, avec le gland et tout et tout (oui c'est un gland, et non une noisette, qu'on se le dise, le gland a un chapeau, et c'est beau), mais c'est toujours aussi mimi et rigolo, même que j'ai failli faire une crise d'asthme tellement je me marrais.

Alors pour ma part, je trouve que ce troisième volet rassemble tout ce qu'il faut d'humour, de scènes attendrissantes et d'aventure pour passer un bon moment.  Je vous conseille la scène ou le paresseux dont j'ai oublié le nom (à part Scratt et Scratina, je connais aucun nom) nous fait une crise de solitude extrême de l'animal célibataire sans enfant tout malheureux (on dirait moi, d'ailleurs cet animal est ma réincarnation, c'est dingue).  Puis la scène de la plaine de jeux.  Et la scène du gland.  Bref beaucoup de chouettes scènes.  Seul bémol : j'ai trouvé que sur la fin ça traînait en longueur.  Mais à part ça, un super chouette moment.

Ensuite, on passe aux choses sérieuses : « L'enfant au pyjama rayé. »  Un film à l'affiche superbe, dont je n'avais pas entendu parler.  Fort heureusement, il m'a été conseillé et je n'ai aucun regret.  Quel film !  Accrochez-vous et préparez vos mouchoirs.  Même si le film ne tombe jamais dans le larmoyant inutile, il prend aux tripes quasiment dès la première seconde, pour finir en apothéose, au point que j'étais incapable de parler, de bouger un orteil, de me lever.  Juste capable de fixer le générique qui défilait, comme hypnotisée, dans un silence incroyable.  Personne ne bougeait dans la salle, à croire que l'effet était similaire chez tous.  J'ai même quasi été incapable de pleurer (moi qui d'habitude fonds en larme pour tout et n'importe quoi), tellement j'étais tétanisée.  Ce film est uniquement diffusé en VOST, et c'est tant mieux.  Il est tiré d'un best seller, et raconte l'histoire d'un gamin allemand qui se retrouve voisin d'un camp de concentration, ayant suivi sa famille et surtout son père, militaire à hautes responsabilités dans ce camp.  Intrigué par la « ferme » qui jouxte la villa qu'il occupe avec sa sœur et ses parents, il se lie d'amitié avec un enfant juif, séparés qu'ils sont par les barbelés.  Il ne comprend néanmoins rien de ce qui se trame... 

Outre les performances des deux jeunes acteurs, j'ai été époustouflée par l'actrice jouant la mère, dont le rôle évolue fortement au fil du film : elle est extraordinaire.  Totalement extraordinaire.  Enfin de toute façon, c'est le film qui est extraordinaire, et je vous le conseille fortement, tout en insistant pour que vous y alliez un jour où vous n'êtes pas trop déprimé (donc pour les filles, à éviter durant le syndrome prémenstruel, je veux pas être responsable de dépressions subites moi hein une fois).  Il ne doit pas être diffusé dans beaucoup de salles, mais ce film DOIT être vu.  Les critiques le conseillent aussi aux enfants, mais soyez prudents, c'est pas du facile, même si en effet, je pense que les enfants doivent savoir, car tout ça doit se perpétuer.

Après ce film, incapacité totale à parler d'autre chose ou à prendre un verre de façon légère.  Juste capable de disserter sur la connaissance qu'avaient les Allemands de ce qui se passait dans les camps à l'époque, de la responsabilité ou non des militaires qui suivaient les ordres, de la conscience qu'ils avaient ou pas de la gravité de leurs actes, des populations européennes qui n'ont pas bougé ou si peu, mais savaient-elles vraiment, et de ce que j'aurais fait si j'avais, moi, vécu à cette époque, si j'avais su, si j'avais compris... aurais-je agi ou fait l'autruche ?  Bref du lourd, du très lourd.

Maintenant, à vous de choisir...

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enfantpyjama


More about this movie

19:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
jui

Coraline

 

Suis allée au ciné voir Coraline.  Ça fait un bien fou de voir Coraline.  En plus, comme c'était un film d'animation (paraît qu'on dit plus dessin animé, car c'est plus du dessin animé mais de l'animation), j'ai eu droit au lancement de l'Age de glace 3, avec le petit bestiau que j'adore, toujours à la poursuite de son gland, et scooooooop (enfin pour moi, vu que le monde entier est sans doute déjà au courant), y'a maintenant une bestiole (femelle du bestiau, pour sûr), à tomber dingue tellement elle est adorable.  Je veux voir ça rapido presto.  Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Bon.  Revenons à nos moutons : Coraline. 

C'est l'histoire d'une gamine en ciré jaune qui emménage avec ses parents, auteurs overbookés de guides sur les plantes, mais incapables de planter une graine.  Ils s'installent dans une étrange maison.  Par une petite porte, chaque nuit, Coraline plonge dans un autre monde... ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre : une étrange maison identique, des parents identiques, des voisins identiques, un potentiel meilleur ami identique, un chat identique, mais dans leur version « best of the best ».  Ses parents lui font manger ce qu'elle aime et s'intéressent enfin à elle, son potentiel meilleur ami se tait et c'est bien mieux, son jardin est plein de fleurs plantées par papa et le chat devient son protecteur.  Bref le bonheur... mais ne s'agit-il pas d'un leurre ?

Alors j'ai adoré, même si j'ai eu peur.  Oui, ça fait très peur par moments et je le déconseillerais aux toutes petites têtes blondes (quoique les Walt Disney ont eux aussi toujours une scène angoissante, c'est le principe des contes).  Mais c'est drôle, touchant, captivant.  Tout cela à la fois.  Et puis c'est plein d'un message vachement intéressant pour les petits nenfants.  Et aussi pour les grands nenfants d'ailleurs.

Le générique de début est absolument stupéfiant... au point que les brins de laine ressemblent à de vrais brins de laine.  Et pour cause, ce sont des vrais.  Car il ne s'agit finalement ni d'un dessin animé ni d'un film d'animation : le film Coraline est réalisé à partir de marionnettes.  Dingue je sais.  Alors il faut le voir.  D'autant que la Gelbique est privilégiée, puisqu'il ne sort en France qu'en octobre.  Qu'attendez-vous ?

Des infos sur le making of.  Le premier film vaut vraiment le coup.  Le second aussi, même s'il n'est pas sous-titré, car il montre la réalisatrice des vêtements miniatures, en train de tricoter !

Et les trois affiches... la première est celle de mon cinéma, mais la seconde, je la trouve tout simplement superbe.

coraline3

coraline

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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
jui

home

Home, c'est une touche de PC.

Mais Home, c'est aussi et surtout le titre de ce film de Yann Arthus Bertrand dont tout le monde parle.  Et que j'ai enregistré vendredi (passque j'étais au cinéma pour voir Incognito, une magnifique surprise avec le tout joli et tout bon acteur Benabar et le tout rigolo et tout yeux bleus craquants Franck Dubosc - que j'ai d'ailleurs vu en chair et en os lors de mon passage à Radio Contact, souviendez-vous, même qu'il avait alors parlé de ce film à venir - bref j'ai adoré ce film).

Ce film dont tout le monde parle, qui a été, est ou sera diffusé dans plus de 120 pays, et offert gratuitement au monde entier.  A toutes les écoles.  Ce film que les cinémas français ont reçu gratuitement, et diffuseront, au tarif qu'ils choisiront, et si possible gratuitement.  Ce film que je regarderai très bientôt.

Ce film que l'Acinapolis, cinéma namurois, diffuse également.  Une bonne idée de le voir sur grand écran non ?  Encore mieux qu'à la TV, à mon avis.  Donc l'envie de le voir au cinéma s'est scotchée à ma cervelle.

Alors, hier, en allant voir Incognito, j'ai immédiatement demandé au personnel de l'Acina si la séance était gratuite, ou à moindre coût.

Et bien que nenni.

C'est 6 euros, comme les autres films.

Cherchez l'erreur...

Si le film est offert aux cinémas, comment est-il possible qu'ils facturent le même prix aux cinéphiles, puisqu'ils ne redistribuent rien ensuite ? 

Que l'Acinapolis réclame une « participation aux frais » (genre frais de fonctionnement, d'électricité ou de personnel), je pourrais le comprendre.

Mais faire ainsi du bénéfice sur le dos des pigeons namurois, moi je trouve ça totalement scandaleux.

Car c'est aussi faire du bénéfice sur le travail de Yann Arthus Bertrand, qui a voulu que ce film soit gratuit pour une diffusion maximale. 

Ben moi je trouve ça dégueulasse de la part de l'Acina, et je pèse mes mots...  Me demande si y'a pas moyen de raccuser auprès de Yann, afin qu'il sache combien certains cinémas sont avides de profit.

Et chez vous, dans vos salles obscures, gratuit ou pas ce film ?  ça m'intéresse, histoire de voir si certaines directions sont plus honnêtes et moins cupides.  Dites-moi...

http://www.home-2009.com/fr/index.html

home

23:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |