18
mar

Slumdog millionaire

J'ai enfin vu Slumdog millionaire.  Etonnamment, pour certains films, je tergiverse durant des semaines, « j'y vais ?  j'y vais pas ?  j'y vais ! j'y vais pas ! ».  Hésitation sans doute due au fait que j'ignorais si ce film était une comédie, un drame, un film d'auteur intellectuello-chiant ou un film sentimental.  Quand on ne sait rien, on hésite à en savoir plus, bêtement.  Pourquoi je dis « on » alors que je pense « je » ?

J'avais donc vaguement lu que c'était l'histoire d'un indien qui est accusé de tricherie à « qui veut gagner des millions ».  Point barre.  Puis j'ai entendu que le film avait choppé pas mal d'oscars, ce qui m'a enfin convaincue d'aller le voir. 

Donc chuis allée le voir.

Et j'ai a-do-ré.

Ce film est un conte de fées.  Un conte de fées qui débute dans les bidonvilles de Bombay, c'est vrai, mais un conte de fées tout de même.  On y trouve de tout : l'humour, la tendresse, l'amour, la mesquinerie, la jalousie, la violence folle et la mort.  Un film qui ne sombre jamais dans le mélodrame, mais qui, au contraire, présente des aspects difficiles ou atroces des bidonvilles l'air de rien, parfois même avec humour, toujours avec émotion. 

Petite touche par petite touche, le film touche (oh, chuis fière de ma phrase tiens).

Difficile, finalement, de parler de ce film, passque j'ai tout aimé.  Tout tout tout. 

Jusqu'à la musique qui le parsème.

Jusqu'aux images surprenantes et belles.  Un chien.  Une course poursuite.  Une fillette sous la pluie.

Jusqu'aux couleurs bien souvent vives.

Jusqu'à la scène du générique de fin, totalement géniale.

Jusqu'aux acteurs, trois par rôle principal.  Superbes.  Emouvants.  Beaux.

Jusqu'à l'histoire, étonnante, parfois manquant de crédibilité, mais belle, belle, belle comme le jour.  Un conte de fées je vous dis.  Enfin presque.

Jusqu'à l'affiche... oups non, j'aime pas l'affiche.

Bon, j'arrête les superlatifs et je conclus : allez voir ce film.

(seule chose étrange à l'Eldorado Namur : film en VF... sous-titré VF... j'ai donc lu ET écouté, impossible bien entendu d'éviter la lecture quand les sous-titres sont systématiquement présents).

slumdog

09:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
mar

Marley & moi

Après ma mésaventure cinématographique « Cyprien », j'avais fait le serment de ne plus aller voir de comédie.

En voyant le lancement de « Marley & moi », sorte de comédie autour d'un labrador et de Jennifer Aniston, je m'étais dit « très très peu pour moi ».  Moi j'aime les comédies romantiques.  Et cette bande-annonce laissait présager une accumulation de clichés sur un chien maladroit et ses maîtres, que je n'avais nullement envie de voir.  Point du tout.

Puis j'ai lu la critique dans Flair, qui disait, en substance, que « Marley & moi » n'était pas la comédie à laquelle on pouvait s'attendre au vu des lancements et du marketing, savoir une comédie à la Beethoven, que c'était bien plus que ça, et que ça valait le déplacement (enfin je résume et j'interprète, mais la critique était bonne).

J'ai donc suivi le conseil de Flair et je me suis déplacée à l'Eldorado pour voir ce film.

Flair l'avait dit « sortez les mouchoirs ».  Passque le film résume une vie de chien, et, tout le monde le sait, une vie de chien, c'est court.  Et ça finit un jour ou l'autre...

Etant donné que j'avais passé une matinée infernale et déjà parsemée de larmes, je me suis dit que ce film était parfait pour me distraire et me donner une vraie bonne raison de pleurer encore et encore et encore et encore.  Quoi de mieux qu'une matinée de larmes ?  Ben une journée entière de larmes, tiens.

C'est donc ce que j'ai fait, larmoyer, quasi dès le début du film, même au moment où c'était rigolo comme tout.  J'étais conditionnée à pleurer, c'est clair, passque le film n'est pas triste au début, pas du tout.  Mais on ne se refait pas, une baisse de moral, une nouvelle merdique, une salle obscure, et une Anaïs pleurnicharde... qui a bien sûr croisé un max de gens qu'elle connaissait en sortant de la salle, pour se prouver que le ridicule ne tue pas... même s'il ridiculise.

Et le film me direz-vous ?  Une très très jolie surprise.  Bon, pas de scénario extraordinaire, pas de retournement de situation, pas de drame dramatiquement dramatique.  Mais l'histoire d'un couple, d'une famille, durant une tranche de vie.  Une tranche de vie qui est celle de Marley, le labrador, vous l'aurez compris.  Un film à la fois rigolo, cocasse, émouvant et triste.  Un joli divertissement, pas con, pas trop larmoyant (enfin, dans un état d'esprit normal), même si j'ai entendu pas mal de mouchoirs froissés et de « snrllllgllllll » gluants sur la fin.  Et même si j'aime pas vraiment les chiens (ça bave, ça pue, ça colle au train de son maître et c'est bête), j'ai trouvé l'histoire de Marley et de sa famille vraiment attachante.

Limite si ça m'a pas donné envie d'un labrador.  J'ai bien dit « limite ».

PS : mon billet sur le Good Morning arrive, mais j'ai manqué de temps, d'énergie et de moral joyeux pour vous raconter tout ça en long, en large et en détails.  Navrée.

marley

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
mar

Cyprien

eldorado

Vous avez envie de gaspiller 1 heure 38 de votre existence ?

Allez donc voir « Cyprien ».

Etonnamment, moi qui n'aime pas trop les comédies, et pas trop non plus les comédies françaises, la bande-annonce de Cyprien m'avait donné une folle et irrépressible envie de voir le film dès sa sortie.  Je l'imaginais drôle mais également et surtout touchant.  Cette bande-annonce contient-elle des messages subliminaux illégaux qui incitent le spectateur à se rendre au cinéma sans aucun discernement et l'endoctrinent, telle une secte ?

Je l'ignore, mais dès les premières minutes de film, je me suis répété inlassablement « keske je suis venue faire dans cette galère » ?

Et bien sûr, j'avais choisi une après-midi de vacances scolaires pour aller squatter un siège de salle obscure à l'Eldorado, ce qui fait que j'étais entourée d'étudiants boutonneux (dont l'un d'eux n'a d'ailleurs eu de cesse de me filer des coups de coude douloureux dans les côtes, y'a plus de jeunesse).  Impossible de m'enfuir.  Condamnée à tout regarder, je fus.

1 heure 38 de bêtises, c'est long, croyez-moi...

Bon, je l'avoue, j'ai ri une fois au début du film.  Et j'ai été émue une fois un peu avant la fin.  Et j'aime bien la chanson de début et fin de film, dont j'ai oublié le titre (elle a l'avantage de réveiller). Point barre.

Le reste n'est qu'une accumulation de clichés débiles qui ne m'ont pas fait rire.  Mais qui ont fait rire la flopée d'ados qui étaient dans la salle, tout  n'est donc pas perdu pour Elie Semoun, du moins chez les moins de 15 ans (pourtant il me fait toujours mourir de rire chez Arthur, mais pourquoi il me fait pas rire au cinéma ?).  Par contre, l'actrice Léa Drucker joue extrêmement bien, ce qui relève du miracle dans ce film (à se demander ce qu'elle est venue faire là).   

Ce film est vraiment ma toute grosse déception, car le sujet était prometteur : un moche mal aimé devient miraculeusement beau.  Le film aurait pu être traité avec subtilité, humour léger et sensibilité.  Il a été traité en farce grotesque.

Allez, soyons fous... dès sa sortie... je tente Coco, et la boucle sera bouclée.

cyprien

14:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
mar

Aaaaaaaaaaaargh (West Side Story - part 2)

 

J'ai récemment été invitée à une soirée top chic classe de la mort qui tue (proute ma chère, quoi).  C'était une soirée black & white passqu'un film en black & white était diffusé (et donc c'était une soirée oùsqu'il fallait être habillée en black & white, ce qui est somme toute plus facile que d'être habillée en pink & red, et puis les films d'après guerre en pink & red, ça court pas les rues).

Bref, j'ai eu à cette occasion l'opportunité, outre les petits fours et le champagne, de découvrir «  les passagers de la nuit », un très chouette film de 1947, un peu démodé, mais ce fut passionnant de découvrir le cinéma de l'époque, les effets spéciaux foireux de l'époque et les amours torturées de l'époque.... Toute une époque !

Mais ce fut surtout l'occasion d'apprendre que ma petite ville que j'aimeuh d'amour organise régulièrement des séances de ciné « rétro », avec des vieux films à succès.  Que du bonheur.  En lisant le programme, j'ai fait des bonds de joie en découvrant la diffusion de « West Side Story », ce film que j'aimeuh d'amour comme ma petite ville depuis 25 ans déjà... et que je n'avais jamais vu sur grand écran of course. Rien que sur petite TV.  J'ai donc décidé d'y remédier illico : moi la salle obscure et West Side Story comme en 1961.

Le soir de la projection venu, je suis excitée comme une puce dans un magasin de félins.  Je ne tiens plus en place.  Ça compense un tantinet le spectacle parisien que je n'aurai jamais vu.  Ça fait des années que j'ai plus vu ce film, même si je l'ai en DVD, et je n'ai qu'un air en tête depuis le matin « Mariiiiiiiiiaaaaa (I just met a girl named Mariiiiaaaaa, and suddently that name, will never be the same to meeeeee »)... 

Hantée par l'idée d'une foule de fans en délire qui squatteraient tous les sièges, m'empêchant de pénétrer dans la salle, j'ai fait en sorte que nous arrivions presque une heure en avance.  Une heure durant laquelle nous nous promenons en ville, et durant laquelle je chante « Mariiiiia » à tue-tête, sous les regards médusés des passants.  Enfin sous le regard médusé de la passante unique que nous croisons, car la ville est déserte, fort heureusement pour moi.  « Mariaaaaaaaa... say it loud and it's there's music playing... say it's soft and it's almost like praying... Maria, I just can't stop singing Mariaaaaaaaaa ».

Il est 20 heures, West Side Story n'est plus qu'à quelques minutes de moi.  La salle est bien remplie, et pas que par des vieux nostalgiques ou des vieilles hystériques comme moi, nan, y'a même des ados et des groupes de jeunes qu'étaient même pas nés à la naissance du film (comme moi, d'ailleurs, hein, non mais).

Avant le film, une (trop) longue présentation m'apprend néanmoins plein de choses que j'ignorais et m'enjoint à me concentrer sur le générique, pourtant un peu soporifique.  Je me concentre comme demandé et je profite.  Je suis en 1961, dans une salle hollywoodienne.  Le film commence, l'écran est plein de parasites.  L'image est vieillotte.  J'adore j'adhère.

Rhaaaaaaaaaaa...

Que vous dire, ben rien.  Passque si vous ne connaissez pas ou n'aimez pas de film, c'est peine perdue.  Et passque si vous le connaissez et l'aimez, je prêche des convaincus.  C'est que du bonheur, de l'amour, de jolis chants et de la danse.  Romantique, drôle et dramatique.  Un Roméo et Juliette moderne, avec une Natalie Wood (Maria) craquante, un Georges Chakiris (Bernardo) moulé dans des pantalons seyants et un Richard Beymer (Tony) dont je ferais bien mon casse-croûte.

Depuis lors je me repasse en boucle le CD du film, et je hurle « Mariaaaaaaaaaaa » dans tout mon appartement (la cavalerie ou le syndic risquent de débarquer), je pleure sur « tonight », je claque des doigts sur « when you're a jet » et je fais des pas de danse sur « in America ».  Ne m'envoyez pas un psychiatre, je suis totalement saine d'esprit.  Juste grisée et envoutée.

Et à nouveau addict de chez addict.  S'il y a d'autres addicts namurois, qu'ils se fassent connaître, on pourra s'organiser des projections privées larmoyantes à souhait et des séances de karaoké délirantes.

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09:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
mar

Aaaaaaaaaaaargh (West Side Story - part 1)

Nota bene : ce billet, je l'ai écrit il y a plus d'un an, lorsque j'ai appris que le spectacle avait lieu à Paris.  Je l'ai écrit puis remisé dans un coin d'un document word... et oublié... vu les circonstances de ma vie très West Side Storienne actuellement, je vous le publie...

12 décembre 2007.

Si vous ne connaissez pas West Side Story, passez votre chemin (enfin passez au billet suivant, hein, ou plutôt au suivant le suivant, mais ne partez pas définitivement bon sang).

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh.

Je n'ai pas trouvé d'autre titre que ce cri d'horreur lorsque j'ai réalisé l'ampleur du désastre qui se préparait.

Je veux aller vivre à Paris.  Immédiatement.  J'embarque tout, le boss, les collègues, le rat, les meubles, les DVD et la TV, et je m'installe là-bas.

Ce soir, j'ai appris que West Side Story se jouait à Paris.  A Paris !  Où je ne vis pas. 

West Side Story !!!!!  Que je ne verrai pas.  A Paris.

West Side Story.  La comédie musicale de ma vie.  LA comédie musicale de mon jeune temps (ah ma bonne Dame, en ce temps là, c'était autre chose).  En fait, ma première découverte des comédies musicales.

Il date de quand ce film ?  Oh je n'ose l'imaginer.  J'en ai dernièrement parlé à une petite jeune, elle en ignorait jusqu'au titre.  Comment, on peut donc ignorer l'histoire d'amour si dramatique de Tony et Maria !!!   Comment peut-on vivre sans connaître West Side Story ?

Ok ok, ce film, il est un chouia démodé (vérification faite il date de 1961, j'étais même pô née).  Vieillot.  Mais intemporel.  L'amour est intemporel.  Les chansons sont intemporelles. 

Et ce répertoire, je l'adore.  D'ailleurs j'ai le CD.  Et le DVD, tant qu'à faire.  Et chaque fois que je le regarde, je finis en larmes, en vieille chose pleurnicharde et détrempée, déprimée, dépitée.  C'est si boooooooooo.  Et si triste.

Allez quoi, dites que vous me comprenez.  Qui me comprend, qui ?

(j'ai bien trouvé une fan de la pub carte Kiwi, elle se reconnaîtra, y'aura bien un ou une fan de West Side Story parmi vous quoi, pitié).

(part 2 à 9 heures)

westsidestory

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |