30
jan

Keske j’ai vu et (pas) aimé récemment ?

 

 

Un petit melting pot de films, à la TV, en DVD achetés, ou reçus via DVDpost, ça vous tente ? 

Attention, y'a de la matière...

Twilight

Ah ah ah, est-il encore besoin de vous en parler ?  J'en ai déjà tant parlé ici.  Le premier volet, of course.  En VO of course, ce qui m'a permis d'échapper à la version canadienne et son lot de bals de finissants...  J'ai redécouvert la musique, et depuis, je me fais de temps en temps un petit délire Twilight, et je danse je danse je danse, chez moi.  Je danse aussi sur Marie Espinosa et sur l'opéra rock Mozart, soit dit en passant.

Silk

Un film qui me tentait énormément, passque Keira Knightley, ma petite chérie, y joue, de même que Michael Pitt, cet acteur au visage juvénile pour l'éternité (qui m'a traumatisée en tueur immonde dans Calculs Meurtriers, même que je pensais qu'il avait joué dans Peur primale, mais non c'était Edward Norton... pour la petite histoire je vous dis pas le temps mis pour retrouver ces deux titres : Calculs Meurtriers et Peur Primale, sans me souvenir des acteurs... enfin ça m'aura juste pris vingt minutes quoi).

Tout ça pour dire que j'ai pas aimé.  Je trouve que Keira est un peu éteinte.  L'histoire (un homme part en Asie à la recherche de vers à soie, et y est séduit par une jeune femme, alors que son épouse l'attend au pays) traîne horriblement en longueur.  En plus, comble de l'abomination, j'ai dû regarder le film en version française, le DVD ne proposant que la VO sous-titrée en ... néerlandais.  Le héros narre sa propre histoire, d'une voix monocorde et soporifique.  Bref, je vous le déconseille.  Dommage, car ça aurait pu être un chouette film.  Dans le genre histoire d'amour exotique, je vous conseillerais plutôt, justement, ce film avec Edward Norton... dont j'ai oublié le titre, sur fond de choléra... ça va me revenir, attendez j'interroge google : Le voile des illusions.  Je l'ai en DVD.  Superbe.

Young Victoria

Je mets le titre anglais, car la traduction en « Victoria, les jeunes années d'une reine », me fait penser aux anciens Sissi (non que je ne regarde pas les Sissi avec plaisir, mais ils sont un chouia démodés, faut le reconnaître) et ce titre francisé me semble plus cucul la praline qu'un bisounours.  Rien à faire, Young Victoria, ça colle mieux à ce film qui m'a captivée.  C'est toujours intéressant de découvrir la vie d'une reine, quand on n'y connaît rien dans ce domaine, d'autant plus si sa vie est liée à celle de la famille royale belge.

J'ai aimé découvrir en Victoria une rebelle, qui a tenté de changer la face de son pays, qui s'est mariée par amour et non par devoir, qui est devenue reine à 18 ans.  J'ai aimé les costumes.  J'ai aimé la musique.  J'ai aimé l'ambiance.  J'ai aimé les rires sous la pluie.  J'ai aimé le film, tout simplement.

Pour l'anecdote, j'ai cru y voir Keira Knightley, donc j'ai attendu, attendu, attendu qu'elle apparaisse à l'écran, en vain.  J'avais confondu avec Silk, grosse biesse.  Rien n'est parfait... certainement pas ma mémoire.

A vif

Autant Monster m'avait touchée et fait ressentir de l'empathie vis-à-vis de cette femme ordinaire qui, par hasard, se transforme en tueuse en série, autant A vif m'a énormément dérangée.

Jodie Foster y incarne une jeune femme, Erica, à la vie ordinaire, qui bascule le jour où elle est laissée pour morte, tandis que son compagnon est assassiné.  Terrorisée, elle s'achète une arme, et sa vie bascule.

Je ne vais pas révéler l'intrigue, mais ce film est dérangeant.  Pourtant, je peux comprendre l'angoisse d'Erica à l'idée de simplement sortir de chez elle.  Je comprends, mais je suis dérangée, va comprendre pourquoi... La fin du film s'avère encore plus dérangeante.  Malsaine.  Immorale, peut-être.

Un film à voir, cependant, car Jodie Foster joue superbement bien, et car il montre à quel point, en l'espace de quelques instants, une vie bascule. 

Voilà le point commun entre A Vif et Monster.

Hancock

Histoire étrange d'un super héros pas comme les autres.  Sa maladresse lui fait commettre des dégâts faramineux à chaque sauvetage, au point que la population le hait.  Un conseiller en image va l'aider à redorer son blason.  Franchement sympa.  Surprenant, mais agréable à voir.  Pas de prise de tête, un divertissement rigolo.

Celle que j'aime

Un titre qui sonnait pour mon comme un bon présage, pour un film que je n'avais pas eu l'occasion de voir au cinéma.  Avec Barbara Schultz, que j'aime assez, de par son dynamisme, sa petite gueule d'amour et son air d'arsouille, et Marc Lavoine, que j'aime assez aussi, passque c'est Marc Lavoine tiens

Et voilà une déception totale.  L'histoire : une mère célibataire révèle sa relation à son fils, qui décide de tout faire pour gâcher son histoire d'amour.  Banal, mais ça aurait pu être cocasse, drôle, sympa.  Que nenni.  Barbara Schultz se balade à poil sans raison particulière sinon montrer sa plastique parfaite (demain, je commence un régime).  Je n'ai rien contre la nudité, quand elle a un sens.  En fait, ce film n'a aucun sens.  Passque forcer Marc Lavoine à bouffer des fraises alors qu'il y est allergique et risque un œdème de Quincke, c'est ridiculement ridicule.  Pourquoi elle fait ça, me direz-vous.  Pffff, même pas l'énergie de vous l'expliquer, ça n'a aucun sens.  Quelques scènes mignonnes, mais franchement, à ne regarder qu'une fois, et même, ça fait une fois de trop.

Je l'aimais

Encore un titre « bon présage », pour un film que, là aussi, je voulais voir au ciné mais pas le temps.  Un film de Zabou, donc je m'attendais à un chouette film (j'ai adoooooré Se souvenir des belles choses).  Encore une déception totale.  Le début est d'une lenteur qui ferait même peur à un escargot.  Ensuite, la sauce prend un peu.  Mais vraiment un tout petit peu.  Daniel Auteuil y campe un personnage qui raconte une très ancienne histoire d'amour à sa belle-fille, qui vient d'être larguée.  Le film est lent et déprimant à souhait.  Et j'ai dû m'endormir, car j'ai cru voir Daniel Auteuil coucher avec sa belle-fille, ça me semble improbable...  Bref, à éviter.

Mères et filles

J'espérais une saga familiale passionnante.  J'ai regardé l'histoire déprimante d'une femme enceinte qui renoue avec son passé en rendant visite à ses parents.  Elle découvre alors le secret de sa grand-mère, qui a quitté sa famille sans jamais revenir, dans les années 50.  Bon, je me suis ennuyée ferme, au point que je ne me souviens même plus du secret de la fameuse grand-mère, c'est dire.

Audrey entretient des rapports difficiles avec sa mère, Martine, et vit au Canada. Enceinte, elle rend visite à ses parents qui habitent toujours la petite ville de son enfance, dans le sud-ouest de la France. Au sein de sa famille, un lourd secret entoure la disparition de Louise, sa grand-mère : on dit qu'elle a abandonné son foyer et ses enfants dans les années 50, et depuis on ne l'a jamais revue. Durant son séjour, Audrey découvre que la vérité est tout autre.

Last chance for love

Dustin Hoffman joue le rôle d'un américain de passage à Londres pour le mariage de sa fille, avec laquelle les relations sont très épisodiques.  Au moment où il renonce à aller à la soirée suivant la cérémonie, il se laisse convaincre par une londonienne solitaire (Emma Thompson).  Et arrive ce qui doit arriver... Une romance pas très originale, mais super sympa à regarder, surtout quand on a été à Londres récemment (tiens, je me referais bien Notting Hill, maintenant que j'y pense).  Les acteurs jouent bien, et ces deux personnages un peu paumés et solitaires qui se rapprochent ont un côté super touchant.  A regarder durant une soirée romantique, en solo ou à deux.

Blood & Chocolate

Dans la fièvre vampiresque, j'ai loué ce film, qui raconte l'histoire de loups-garous.  C'est très spécial mais j'ai adoré.  Ambiance glauque mais néanmoins romantique, loups-garous bien plus crédibles que ceux de Twilight II.  Une loup-garou (dit-on louve-garoue ?) tombe amoureuse d'un humain, mais son clan ne l'accepte pas.  Rien de super original, mais à conseiller à celles en manque de vampires, qui ont tout vu, tout lu, tout dévoré déjà...  Moi, j'ai aimé.

Une semaine sur deux

Mathilde Seigner (mmmmh) et Bernard Campan (re-mmmmmh) sont divorcés (dans le film, hein), au grand dam de leur fille de douze ans.  Ça m'a rappelé des souvenirs.  C'est frais, rigolo et touchant parfois.  Une jolie histoire, avec un zeste d'amour, et pas mal d'humour.  A voir.  Vraiment mignon, et crédible en plus.

The reader

J'avais voulu le voir, puis je l'ai pas vu.  J'ignorais tout de l'histoire, sachant juste qu'elle avait un lien avec la seconde guerre mondiale.  Je pensais d'ailleurs que Kate Winslet était celle qui lisait...  C'est en fait Michaël, un adolescent, qui fait la lecture à Hanna, une femme plus âgée.  Leur relation s'intensifie.  Mais Michaël va découvrir un secret, qui risque bien de bouleverser sa vie.

Que dire sans en dire trop ?  Ben rien.  Un film qui trouble et fait réfléchir.  Superbe, que dire de plus ?  De toute façon, toute le monde sait que ce film est superbe, je ne suis pas la seule à le dire.  Je le confirme juste.

La vie des autres

Ce film m'a été conseillé par un lecteur (ou une lectrice, je sais plus trop) de ce blog.  Je n'ai qu'un mot à lui dire : merci.  Bon, je l'avoue, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, assez lente de prime abord.  L'histoire, donc, celle d'un couple d'Allemands de l'Est suspectés d'être ennemis du parti, et mis sous surveillance par la Stasi.  L'histoire, surtout, de l'agent secret chargé de les observer.  De les dénoncer, le cas échéant.  A force de partager leur quotidien, il finira par s'identifier à eux

Très beau film qui démontre l'enfer qu'ont vécu les Allemands de l'Est avant 1989.  Si près de la Gelbique et pourtant si différente.  Instructif et passionnant.

Faubourg 36

L'histoire se passe en 196 (qui l'eut cru) lorsque, après que le théâtre dans lequel ils bossaient ait été fermé, plusieurs ouvriers (Gérard Jugnot, Kad Merad...) décident d'occuper de force ledit théâtre et d'y monter leur propre spectacle. 

Un très bon film, distrayant, drôle, touchant.  Jugnot et Merad y sont super, comme d'hab dans ce genre de rôles doux-amers.  Joli divertissement.  Pour une chouette soirée familiale (enfin moi, ma soirée familiale, c'était moi avec moi, en compagnie de moi, mais la soirée fut tout de même sympa).

The visitor

C'est l'histoire d'un homme, Walter, qui a perdu la femme qu'il aimait, célèbre pianiste.  Il voyage entre sa maison, où il apprend le piano, et Manhattan, où il se rend pour une conférence.  Là, il découvre qu'un jeune couple de sans papiers habitent chez lui, croyant avoir légalement loué les lieux.  D'abord irrité, Walter va les laisser partager son appartement et peu à peu s'attacher à eux.  Mais ils sont sans papiers...

Rho quel beau film.  Me demande si je l'ai pas loué juste à cause du côté « piano » qui m'avait interpelée.  Mais keske c'était beau.  Une histoire d'amitié, d'entraide.  Une solitude qui est chamboulée par une rencontre.  Une belle rencontre.  Une difficile rencontre.  A voir impérativement.

Joueuse

Sandrine Bonnaire (j'adore) est Hélène, une femme de chambre tout ce qu'il y a de plus classique.  Mariée, une fille.  Un matin, lors de sa tournée « ménage », elle surprend un couple de joueurs d'échec.  Fascinée, elle n'a plus qu'un rêve : apprendre à jouer.  Elle fera tout pour y parvenir, malgré l'avis de son mari et de sa fille, effrayés par cette nouvelle passion.

Un film qui m'a fait comprendre qu'il faut aller au bout de ses rêves.  Rien que pour ça, ça en valait la peine.  Et pour Sandrine Bonnaire aussi, et cette histoire vraiment superbement interprétée.   Très beau film.

Partir

L'histoire d'une passion.  Suzanne a une vie bien rangée : mariée à un médecin, elle mène une vie aisée de petite bourgeoise bien comme il faut.  Jusqu'au jour où elle tombe folle amoureuse d'Ivan, un ouvrier ex taulard.  Comme toute passion, cela n'est pas sans danger...

Kristin Scott Thomas joue superbement ce rôle de femme dévorée par la passion qu'elle éprouve pour Sergi Lopez.  Face à eux, l'époux, Yvan Attal, d'abord perdu, puis animé par un désir de vengeance, tant son amour pour sa femme est présent.  Trois beaux rôles.  Un film qui fait frissonner et ne peut laisser indifférent.  J'ai adoré, vous adorerez.  A ne pas voir si vous êtes un tantinet déprimé (ou si vous envisagez de tromper votre conjoint...).

Les regrets

Hasard des diffusions en salle, revoici Yvan Attal, mais cette fois plus en mari trompé, mais en mari qui trompe.  La passion, encore elle, vient frapper à sa porte le jour où il tombe par hasard sur son amour de jeunesse.  Passion destructrice, là encore.  A un point que je n'imaginais pas en entrant dans cette salle obscure...  Très bon film, même s'il fait froid dans le dos, tout comme Partir.

J'ai vu les deux films quasi en même temps.  Intéressant de découvrir Yvan Attal dans les deux rôles...

Voilà, avec tout ça, vous avez du choix...

Et vous, des films à me conseiller pour mes prochaines soirées ?

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19:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jan

La vague

dvdpost

Il paraît que ce qui favorise l'éclosion d'une dictature, c'est notamment le sentiment d'injustice, les inégalités sociales, la crise, le chômage... tiens, ça me rappelle un peu ces dernières années dans le monde, ça non ?  Ajoutez à cela des jeunes ou des « déboussolés » à la recherche d'une identité, et la sauce prendra à coup sûr...

A coup sûr ?

Un peu comme la sauce d'Hitler alors ? 

C'est de là qu'est née cette expérience, dans les années 60, puis ce film, plus récemment, qui s'en inspire largement.

Au départ, c'était un prof américain donnant un cours sur le nazisme.  Face à des élèves ne comprenant pas que la population allemande n'ait jamais réagi à ces horreurs, il a proposé à sa classe de fonder un mouvement « la Troisième Vague », prônant l'intérêt de la discipline et de l'esprit de corps, ainsi que la destruction de la démocratie, vue comme mauvaise car privilégiant l'individu et non le groupe.

Au fil des jours, dans cette école, mais également et plus particulièrement dans le film « La vague », le spectateur voit naître devant lui un nouveau groupe, mu par des intérêts communs allant parfois à l'encontre de ceux d'autrui, s'en moquant... ou pire.

Ce film est stupéfiant, car il est totalement crédible, et c'est cela qui fait si peur.  Crédible quand on voit un ado perdu se raccrocher à « La vague » comme à une bouée de secours, tombant immédiatement dans l'extrémisme le plus dangereux.  Crédible quand on voit la seule réfractaire s'opposer à tous, à ses risques et périls.  Crédible quand on voit le prof dépassé par sa propre expérience, au point d'en faire les frais... ou d'engendrer des drames.

Tellement crédible qu'on en arrive à comprendre ce qui s'est préparé en Allemagne dès la crise de 29, puis à l'arrivée de Hitler au pouvoir en 33... 

Tellement crédible qu'on en arrive à craindre ce qui va arriver dans les prochaines années, car la situation est actuellement propice à l'éclosion de ce type de mouvements : crises économique et financière, chômage en recrudescence, recherche de boucs émissaires, inégalités et injustices.

Tellement crédible qu'il est bon de se demander comment, nous, nous réagirions si un leader nous promettait monts et merveilles pour l'avenir en échange de l'extermination de tel type de population (les blondes, les personnes dotées de lunettes, ceux dont la taille est inférieure à 1m60... que sais-je encore), qui serait décrit comme la pire racaille du monde, responsable de tous nos maux, dotés d'une méchanceté telle que nous ne devrions avoir aucuns scrupules à nous en débarrasser. 

Y croirions-nous ?

Validerions-nous cette idéologie ?

Agirions-nous en ce sens ?

Serions-nous contre, tout en nous voilant la face, incapables de nous opposer à ce régime d'extermination ?

Voilà les questions que soulève cette « Vague ». 

Un film réussi, qui fait froid dans le dos tout en étant tellement, mais tellement dramatiquement réaliste.

vague

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
jan

Avatar, c'est moua

Keskon se marre hein sur internet, on peut tout faire et tout trouver... et même devenir un personnage d'Avatar.  J'adore j'adhère.

avatar2

20:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
jan

Avatar

 

eldorado

Je n'avais absolument pas envie de voir Avatar.

Y'a des films comme ça, on ne sait rien d'eux, ou presque, mais on sait qu'on ne veut pas les voir.  Pour des raisons qui n'en sont pas.  Dans le cas d'Avatar, j'avais vu quelques images fixes d'oiseaux colorés étranges, dans un monde encore plus étrange.  Ça m'avait suffi : j'aime pas la science fiction.  Du tout. 

Et puis le titre.  Pffff, le titre, il ne m'inspirait pas.  Avatar, ça fait penser à ce fameux jeu où l'on se crée une seconde vie (le nom ne me revenait pas, mais en tapant « seconde vie », ça m'est reviendu : « Second Life », logique), que l'on vit comme la vie réelle.  Je vous assure, certains prennent ça pour la vraie vie, j'ai même vu, dans un reportage, une adepte parler du drame de son divorce sur Second Life, non mais franchement, hein, faut l'entendre pour le croire. 

Moi, j'aime pas les jeux genre « Second Life », donc Avatar, j'aimais pas, sans l'avoir vu, sans avoir vu la bande-annonce, sans savoir l'histoire, sans rien.

Puis, quelqu'un m'a dit (Moustique, pour ne pas la citer) qu'elle allait aller voir Avatar.  J'en revenais pas, Moustique, voir Avatar ?  ça a fini par titiller ma curiosité, vous me connaissez.  A peine rentrée chez moi, je me suis précipitée pour voir la bande-annonce.

Et, étonnamment, j'ai aimé la bande annonce.

Alors, dès le lendemain, car autant battre le fer tant qu'il est chaud hein, je suis allée voir Avatar.

En version normale, pas en 3D.  La 3D, ça me fait peur.  Super peur.  Quand j'étais gosse, on a eu notre premier film en 3D, avec les lunettes offertes et tout, c'était l'événement sur la RTBF (seuls les vieux de mon genre s'en souviendront).  C'était une histoire de dinosaures (enfin je crois, ou alors de monstres sous-marins ?  de dragons ?)  et c'était pas transcendant.

Puis, j'ai vraiment découvert la 3D à Eurodisney, avec l'expérience « Chérie j'ai rétréci le public », son hélico qui te fonce dessus, son héros qui t'éternue dessus, ses rats qui te frôlent et son serpent qui tente de t'avaler.  Tout ça en 3D et bien je vous prie de croire que j'ai vachement trouillé !  On y croit.  Vraiment.  Alors je pousse des cris et je mets mes petites menottes devant mes yeux, tellement j'ai peur.

C'est dire si la 3D, c'est pas mon dada, même pour Avatar.

J'ai donc vu Avatar.

Et j'ai A-DO-RE Avatar.

Au-delà du conte pourvu d'une morale « l'écologie, c'est du génie », d'une morale « le respect c'est le pied » et d'une morale « l'appât du gain, c'est vilain », les images sont sublimes.  Un paysage féérique où vivent des créatures pas toujours gentilles, c'est le moins qu'on puisse dire.  Mais féérique tout de même.  Au début, on est du côté des humains.  Puis ils s'intègrent, via leurs avatars (c'est compliqué à raconter... le mieux est que je vous copie le synopsis : « Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake... »
), donc, ils s'intègrent parmi les autochtones, et on apprend à les connaître, à les comprendre, et à les apprécier... en même temps que le héros finalement... en se demandant qui on préfère de lui : l'être humain ou l'avatar ?  Bon, je n'en dirai pas plus, allez le voir quoi !

Avatar, finalement, c'est un conte pour adultes.  Avec tout ce qu'un conte doit contenir : des vilains pas beaux prêts à tout pour le pognon, une jolie princesse courageuse, un sauveur qui prend conscience de la vilaineté de l'homme, de l'amoooooouuuuuur, du rêve, des batailles, de la tristesse et de la joie.  Des animaux féériques.  Et, comme tous les contes, Avatar captive, sidère et stupéfie.  De par la beauté des images totalement magiques, la réalisation incroyable, les effets spéciaux dingues, les personnages attachants et l'histoire, même si elle est très très « classique » tout bien réfléchi.  Ça aurait pu être le bide du siècle, passqu'il n'est pas si facile que ça de réussir ce genre d'histoire abracadabrantesque.  Mais c'est la réussite du siècle.  Enfin je trouve.  

Une réussite.  Moi qui ne voulais pas de la science fiction et des bébêtes inconnues sur la planète bleue, j'ai totalement adoré, j'ai tremblé, j'ai angoissé et j'ai même pleuré.  Jamais je n'aurais pensé que de la science fiction (même s'il ne s'agit pas que ce cela, mais « science fiction » dans le sens « monde irréel ») pourrait me retourner à ce point.

Et puis, rien que pour la dernière image, enfin l'avant-dernière, mais la dernière (ceux qui l'ont vu me comprendront), ça valait le coup.

Et se dire que James Cameron avait tout ça dans sa tête, en détails, et qu'il a attendu que la technologie soit capable de le rendre au cinéma.  Se dire qu'il a maintenant son histoire en film, que ça doit être l'accomplissement d'un tel rêve pour lui.  Se dire ça, c'est un peu rêver aussi...

Depuis lors, je n'ai qu'une envie : découvrir Avatar en 3D.  Et j'y cours j'y vole... j'espère ne pas périr d'une crise cardiaque sur place, avec ces bestiaux et ces engins qui voleront autour de moi. 

PS : en plus, le nom de la planète, Pandora (envie inavouée : aller vivre là-bas, James, please), c'est un signe, car Pandora, c'est ma nouvelle lubie... billet suivra un jour...

Bonne résolution de ce 6 janvier : aller voir Avatar en 3D (j'y cours j'y vole).

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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
déc

Monster

En lisant les critiques sur DVDpost, qui m'a livré ce DVD, Monster, j'ai eu peur :  « ennuyant », « brutal », « d'une cruauté incroyable », « vraiment pas à recommander »,  « d'un mauvais goût certain », « violent », « à ne pas voir avec des enfants ».

Pour « à ne pas voir avec des enfants », faut pas être un génie pour le savoir, rien que le film le laisse supposer... Sauf peut-être ceux qui pensent regarder ou louer Monster et Cie de Disney, mais soit.

Mais pour le reste, j'ai pris peur.

Puis j'ai regardé Monster.  Un film dont j'avais beaucoup entendu parler, pour la performance de Charlize Theron, pour son maquillage la rendant méconnaissable, pour son Oscar.  Un film, donc, que j'avais envie de voir depuis sa sortie.

Et j'ai regardé.

Puis je me suis demandé si j'avais bien regardé ce film dont on disait qu'il était « ennuyant », « brutal », « d'une cruauté incroyable », « vraiment pas à recommander »,  « d'un mauvais goût certain ».

C'était nin, possible, j'avais pas vu le même film !

Bien sûr, Monster est un film dur, très dur, nul ne l'ignore en décidant de le regarder.  Au-delà de ces meurtres, au-delà de la violence froide et rapide (mais franchement, j'ai vu bien plus violent au cinéma), pour moi, cette femme n'est pas un monstre.  Enfin pas totalement.  On pourrait le croire.  Pour les familles de ces victimes, elle l'a été, c'est clair.  Tout qui tue peut être qualifié de monstre.  Rien n'excuse le fait d'ôter la vie.  Elle est devenue un monstre, petit à petit.  Et, au-delà de toutes ces morts, le message est autre.  Il parle d'une femme dont la vie n'est que souffrance, dont la vie n'est qu'une solitude intégrale, d'une femme en quête d'un amour absolu, en quête de bonheur, qu'elle recherche depuis l'enfance, en vain.  Il parle d'une femme dont la vie bascule lorsqu'un autre la met en danger de façon ignoble, et qui pête alors un câble.  Et qui au lieu de réagir « comme il se doit », comme quelqu'un de « normal » le ferait, continue à pêter, encore et encore, des câbles, des câbles, et encore des câbles, sans cesse, au point de s'approcher du statut monstre, voire de l'être.  Oui.

Rien n'excuse d'ôter la vie.  Mais parfois, une vie entière peut expliquer comment on en arrive à ôter la vie.  Une vie gâchée qui gâche d'autres vies.  Cela n'excuse rien.  Mais cela explique.  Et c'est ce que j'aime dans ce film.  Il tente de comprendre.  Il tente de démontrer le pourquoi du comment.  De montrer qui elle était.  Qui elle est devenue, années de souffrance après années de souffrance.

Ajoutez à cela une Charlize Theron métamorphosée, tant physiquement que dans son attitude et son regarde, et vous obtenez un film à voir.  Pas un film amusant.  Pas un film tendre.  Un film qui dérange.  Pas à cause de sa violence.  A cause de l'éclairage nouveau qu'il propose sur cette histoire vraie.  A cause de ce sentiment, parfois, que l'on peut avoir, par rapport à ce « monstre ».  Ce sentiment qu'on ne voudrait pas avoir vis-à-vis d'un « monstre ».  Mais ce sentiment qui est là, indéniablement.  Un sentiment de pitié.  D'empathie.  De sympathie.  Mêlé à l'horreur.  Drôles de sentiments.  Qui font se demander si l'on est un « monstre » de ressentir ça...

monster

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |