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jui

Deux films sinon rien… et d’un extrême à l’autre !

Me suis fait deux séances de ciné, et je vous prie de croire que c'était vraiment d'un extrême à l'autre, de la soirée délire et fun à la soirée déprime et réflexion profonde...

D'abord, « L'âge de glace 3 ».  Moi j'ai vu les 1 et 2.  Mais pas au ciné.  C'était donc ma « première fois Scratt en format géant ».  Et dès son apparition, j'ai craqué.  Est-ce normal d'être amoureuse d'un écureuil virtuel ?  Chais pas mais c'est ainsi.  Même que je l'ai mis en fond d'écran pour l'avoir tout le temps avec moi.  A la première seconde du générique, on voit son petit nez fureter par tout, et j'ai commencé mon concert de « ooooooooooh », de « aaaaaaaaaaah », de « qu'il est booooooooooooo », de « il est à mouaaaaaaaaaaaaaaa ».  Puis y'a eu Scratina et ça m'a fait deux écureuils pour le prix d'un.  Bon, bien sûr, y'a plus l'effet de surprise du début, avec le gland et tout et tout (oui c'est un gland, et non une noisette, qu'on se le dise, le gland a un chapeau, et c'est beau), mais c'est toujours aussi mimi et rigolo, même que j'ai failli faire une crise d'asthme tellement je me marrais.

Alors pour ma part, je trouve que ce troisième volet rassemble tout ce qu'il faut d'humour, de scènes attendrissantes et d'aventure pour passer un bon moment.  Je vous conseille la scène ou le paresseux dont j'ai oublié le nom (à part Scratt et Scratina, je connais aucun nom) nous fait une crise de solitude extrême de l'animal célibataire sans enfant tout malheureux (on dirait moi, d'ailleurs cet animal est ma réincarnation, c'est dingue).  Puis la scène de la plaine de jeux.  Et la scène du gland.  Bref beaucoup de chouettes scènes.  Seul bémol : j'ai trouvé que sur la fin ça traînait en longueur.  Mais à part ça, un super chouette moment.

Ensuite, on passe aux choses sérieuses : « L'enfant au pyjama rayé. »  Un film à l'affiche superbe, dont je n'avais pas entendu parler.  Fort heureusement, il m'a été conseillé et je n'ai aucun regret.  Quel film !  Accrochez-vous et préparez vos mouchoirs.  Même si le film ne tombe jamais dans le larmoyant inutile, il prend aux tripes quasiment dès la première seconde, pour finir en apothéose, au point que j'étais incapable de parler, de bouger un orteil, de me lever.  Juste capable de fixer le générique qui défilait, comme hypnotisée, dans un silence incroyable.  Personne ne bougeait dans la salle, à croire que l'effet était similaire chez tous.  J'ai même quasi été incapable de pleurer (moi qui d'habitude fonds en larme pour tout et n'importe quoi), tellement j'étais tétanisée.  Ce film est uniquement diffusé en VOST, et c'est tant mieux.  Il est tiré d'un best seller, et raconte l'histoire d'un gamin allemand qui se retrouve voisin d'un camp de concentration, ayant suivi sa famille et surtout son père, militaire à hautes responsabilités dans ce camp.  Intrigué par la « ferme » qui jouxte la villa qu'il occupe avec sa sœur et ses parents, il se lie d'amitié avec un enfant juif, séparés qu'ils sont par les barbelés.  Il ne comprend néanmoins rien de ce qui se trame... 

Outre les performances des deux jeunes acteurs, j'ai été époustouflée par l'actrice jouant la mère, dont le rôle évolue fortement au fil du film : elle est extraordinaire.  Totalement extraordinaire.  Enfin de toute façon, c'est le film qui est extraordinaire, et je vous le conseille fortement, tout en insistant pour que vous y alliez un jour où vous n'êtes pas trop déprimé (donc pour les filles, à éviter durant le syndrome prémenstruel, je veux pas être responsable de dépressions subites moi hein une fois).  Il ne doit pas être diffusé dans beaucoup de salles, mais ce film DOIT être vu.  Les critiques le conseillent aussi aux enfants, mais soyez prudents, c'est pas du facile, même si en effet, je pense que les enfants doivent savoir, car tout ça doit se perpétuer.

Après ce film, incapacité totale à parler d'autre chose ou à prendre un verre de façon légère.  Juste capable de disserter sur la connaissance qu'avaient les Allemands de ce qui se passait dans les camps à l'époque, de la responsabilité ou non des militaires qui suivaient les ordres, de la conscience qu'ils avaient ou pas de la gravité de leurs actes, des populations européennes qui n'ont pas bougé ou si peu, mais savaient-elles vraiment, et de ce que j'aurais fait si j'avais, moi, vécu à cette époque, si j'avais su, si j'avais compris... aurais-je agi ou fait l'autruche ?  Bref du lourd, du très lourd.

Maintenant, à vous de choisir...

ageglace3

enfantpyjama


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19:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
jui

Coraline

 

Suis allée au ciné voir Coraline.  Ça fait un bien fou de voir Coraline.  En plus, comme c'était un film d'animation (paraît qu'on dit plus dessin animé, car c'est plus du dessin animé mais de l'animation), j'ai eu droit au lancement de l'Age de glace 3, avec le petit bestiau que j'adore, toujours à la poursuite de son gland, et scooooooop (enfin pour moi, vu que le monde entier est sans doute déjà au courant), y'a maintenant une bestiole (femelle du bestiau, pour sûr), à tomber dingue tellement elle est adorable.  Je veux voir ça rapido presto.  Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Bon.  Revenons à nos moutons : Coraline. 

C'est l'histoire d'une gamine en ciré jaune qui emménage avec ses parents, auteurs overbookés de guides sur les plantes, mais incapables de planter une graine.  Ils s'installent dans une étrange maison.  Par une petite porte, chaque nuit, Coraline plonge dans un autre monde... ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre : une étrange maison identique, des parents identiques, des voisins identiques, un potentiel meilleur ami identique, un chat identique, mais dans leur version « best of the best ».  Ses parents lui font manger ce qu'elle aime et s'intéressent enfin à elle, son potentiel meilleur ami se tait et c'est bien mieux, son jardin est plein de fleurs plantées par papa et le chat devient son protecteur.  Bref le bonheur... mais ne s'agit-il pas d'un leurre ?

Alors j'ai adoré, même si j'ai eu peur.  Oui, ça fait très peur par moments et je le déconseillerais aux toutes petites têtes blondes (quoique les Walt Disney ont eux aussi toujours une scène angoissante, c'est le principe des contes).  Mais c'est drôle, touchant, captivant.  Tout cela à la fois.  Et puis c'est plein d'un message vachement intéressant pour les petits nenfants.  Et aussi pour les grands nenfants d'ailleurs.

Le générique de début est absolument stupéfiant... au point que les brins de laine ressemblent à de vrais brins de laine.  Et pour cause, ce sont des vrais.  Car il ne s'agit finalement ni d'un dessin animé ni d'un film d'animation : le film Coraline est réalisé à partir de marionnettes.  Dingue je sais.  Alors il faut le voir.  D'autant que la Gelbique est privilégiée, puisqu'il ne sort en France qu'en octobre.  Qu'attendez-vous ?

Des infos sur le making of.  Le premier film vaut vraiment le coup.  Le second aussi, même s'il n'est pas sous-titré, car il montre la réalisatrice des vêtements miniatures, en train de tricoter !

Et les trois affiches... la première est celle de mon cinéma, mais la seconde, je la trouve tout simplement superbe.

coraline3

coraline

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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
jui

home

Home, c'est une touche de PC.

Mais Home, c'est aussi et surtout le titre de ce film de Yann Arthus Bertrand dont tout le monde parle.  Et que j'ai enregistré vendredi (passque j'étais au cinéma pour voir Incognito, une magnifique surprise avec le tout joli et tout bon acteur Benabar et le tout rigolo et tout yeux bleus craquants Franck Dubosc - que j'ai d'ailleurs vu en chair et en os lors de mon passage à Radio Contact, souviendez-vous, même qu'il avait alors parlé de ce film à venir - bref j'ai adoré ce film).

Ce film dont tout le monde parle, qui a été, est ou sera diffusé dans plus de 120 pays, et offert gratuitement au monde entier.  A toutes les écoles.  Ce film que les cinémas français ont reçu gratuitement, et diffuseront, au tarif qu'ils choisiront, et si possible gratuitement.  Ce film que je regarderai très bientôt.

Ce film que l'Acinapolis, cinéma namurois, diffuse également.  Une bonne idée de le voir sur grand écran non ?  Encore mieux qu'à la TV, à mon avis.  Donc l'envie de le voir au cinéma s'est scotchée à ma cervelle.

Alors, hier, en allant voir Incognito, j'ai immédiatement demandé au personnel de l'Acina si la séance était gratuite, ou à moindre coût.

Et bien que nenni.

C'est 6 euros, comme les autres films.

Cherchez l'erreur...

Si le film est offert aux cinémas, comment est-il possible qu'ils facturent le même prix aux cinéphiles, puisqu'ils ne redistribuent rien ensuite ? 

Que l'Acinapolis réclame une « participation aux frais » (genre frais de fonctionnement, d'électricité ou de personnel), je pourrais le comprendre.

Mais faire ainsi du bénéfice sur le dos des pigeons namurois, moi je trouve ça totalement scandaleux.

Car c'est aussi faire du bénéfice sur le travail de Yann Arthus Bertrand, qui a voulu que ce film soit gratuit pour une diffusion maximale. 

Ben moi je trouve ça dégueulasse de la part de l'Acina, et je pèse mes mots...  Me demande si y'a pas moyen de raccuser auprès de Yann, afin qu'il sache combien certains cinémas sont avides de profit.

Et chez vous, dans vos salles obscures, gratuit ou pas ce film ?  ça m'intéresse, histoire de voir si certaines directions sont plus honnêtes et moins cupides.  Dites-moi...

http://www.home-2009.com/fr/index.html

home

23:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mai

France VS States

Je connais quelqu'un qui ne jure que par le cinéma français.  Sous prétexte que les productions hollywoodiennes sont abrutissantes, bêtes et dénuées de messages profonds.

Je connais aussi quelqu'un (pas la même personne, vous vous en doutez) qui ne jure que par le cinéma américain.  Sous prétexte que les productions françaises sont fades, peu amusantes et soporifiques.

Et bien, entre nous (mais n'allez pas le répéter à ceusses dont je parle, je me ferais lyncher illico presto), je trouve ça hautement débile de porter de tels jugements.  Comme si tous les films français étaient faits dans le même moule et tous les films américains idem.  C'est bête non ?  D'autant qu'ils en oublient les productions anglaises... ou belges.  Et le cinéma belge, il existe aussi, une fois !  Non mais.

C'est un peu comme dire « j'aime le fromage » ou « j'aime la viande », ou même « j'aime les fruits », comme si on pouvait aimer TOUS les fromages, TOUS les types de viandes et TOUS les fruits sans exception, sans nuance, sans préférence...  Chuis pas d'accord. 

Et puis d'abord, moi y'a des films américains que je trouve nullissimes, comme ce film décrit comme un chef-d'œuvre, mais qui m'a fait dormir, «  Forrest Gump », et d'autres que je trouve superbes, comme « La liste de Schindler » ou « Philadelphia ».   Et puis toutes les comédies romantiques américaines gnangnans à souhait, j'adore, of course.  Enfin pas toutes, après réflexion (oui je sais réfléchir, qui a osé en douter ?), certaines m'ont semblé débiles et non crédibles, comme « Runaway bride » avec Julia Roberts.  Et dans ce domaine, la France tire bien son épingle du jeu : « Ensemble, c'est tout », « prête-moi ta main », « Hors de prix », « Ce soir je dors chez toi »...  Oui on peut le dire, en matière de comédies romantiques, la France peut maintenant rivaliser avec les States.  Par contre, certaines comédies françaises, comme les Asterix ou Les visiteurs, ben ça me fait pas rire.  J'ai beau me forcer, tirer mes zygomatiques, me chatouiller les dessous de bras, rien n'y fait.  Je ne ris pas.  Pas du tout. Pas moyen.

N'aimer que les films provenant d'un pays, c'est un peu comme n'aimer que les films d'un tel acteur ou d'une telle actrice : réducteur.  J'ai adoré Catherine Zeta Jones dans « Le goût de la vie », mais je l'ai trouvée ridicule dans « Intolérable cruauté ».  Il n'y a pas uniquement de bons ou de mauvais acteurs, y'a aussi de bons ou de mauvais films, de bons ou de mauvais scénaristes, de bons ou de mauvais réalisateurs... et un bon ou un mauvais public.

Et puis j'aime aussi des films que personne ne connaît comme « Firelight » avec Sophie Marceau par exemple.  Si quelqu'un passant sur ce blog connaît et aime ce film, qu'il ou elle me contacte, je m'engage à... je sais pas à quoi, mais je m'y engage.

Et vous, zen pensez quoi du cinéma de l'autre côté de la big flaque ?  Et de celui de l'hexagone ?

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
mar

En vrac…

Keske j'ai vu comme films récemment, qui ne méritent pas trop un billet entier, mais qui méritent un billet en vrac ?  Au ciné, ou en DVD.

L'étrange histoire de Benjamin Button, avec le superbe Brad Pitt dans un rôle étrange, mais qui ne m'a captivée qu'à moitié.  J'ai trouvé ce joli film ultra lent, malgré la jolie et originale histoire qu'il présente.  Je me serais contenté du début et de la fin, sans regarder tout le milieu du film.  Mais bon, Brad est beau, c'est indéniable.

Comme les autres.  Un chouette film sur le désir d'enfant au sein d'un couple homosexuel.  Avec le craquant Lambert Wilson et le tout aussi craquant Pascal Elbé.

Little Miss Sunshine, un très joli film sur une famille somme toute classique, qui s'embarque dans un concours de beauté et poursuit le rêve de la cadette.  La jeune actrice est formidable, le film est touchant, totalement touchant.  A voir.

La môme.  Impossible de me concentrer, je n'ai pas aimé.  Rien que la voix de Marion Cotillard m'exaspérait.  Seul moment touchant, quand Edith Piaf insiste sur la seule chose qui compte au monde : l'amour (ça m'a plongée dans une déprime fulgurante, d'ailleurs).

Mamma mia (vu il y a un petit temps déjà).   Rigolo et plein de chansons que j'aime.  Mais tellement cliché que je n'ai pas pu entrer dans l'histoire.

Le parfum, un thriller qui m'a captivée, jusqu'à la dernière demi heure où je n'ai absolument rien pigé.  Rien de rien.  Si quelqu'un a une explication, je suis preneuse.

Je ne m'attarderai pas sur Fightclub et Shopgirl, abandonnés après quelques minutes à peine, vraiment pas accroché.

Des DVD à me conseiller pour mes prochaines soirées ?

07:39 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |