6
avr

Journée thrillers

Etonnamment, alors que j'adooooore Esprits Criminels, qui va tout de même, intelligemment je trouve, mais tout de même, au fond du fond de la perversité des êtres, je ne regarde quasi plus jamais de thrillers.  Les films, je veux dire.

Quand j'étais ado, c'était la grande mode, à commencer par celui avec Michaël Douglas qui trompe sa femme, là, et le coup du lapin dans la casserole.  Comment ça s'appelait déjà ?  Plus aucune idée.  Ah oui, Liaison dangereuse, ça m'est revenu.  Ça m'est revenu sans que je doive aller zieuter sur Google, miracle (à se demander comment je faisais il y a quelques années, sans internet pour venir à ma rescousse quand je cherchais « le nom de cette actrice brune là, ex femme d'un super bel acteur blond qui a joué dans un film hyper connu, allez, un truc romantique, il jouait l'amoureux d'une jolie blonde qui n'était pas connue à l'époque, mais maintenant elle a fait plein de films, dont... on a été le voir ensemble d'ailleurs, tu te souviens ?  Pfffff, tu fais vraiment rien pour m'aider à retrouver...).  Puis y'a eu le truc du pic à glace avec Sharon Stone, aussi.  Là aussi, le nom du film m'échappe...  Euh... ça va me reviendre.

Bref, je regarde peu de thrillers, et si ça m'arrive, c'est toujours en journée quand il fait bien clair, sinon j'entends plein de bruits bizarres dans l'appartement ensuite, c'est horrible.

Et là, je me suis fait la totale : quatre thrillers d'affilée.

Dingue, je sais, mais on m'avait prêté un disque avec tout ça en stock dessus, alors tant qu'à faire...  Donc, y'avait quatre films, mais j'ignorais tout, à part les titres.  Et j'ai regardé au hasard, sans rien savoir de ce qui m'attendait...

Beyond a reasonable doubt : c'est l'histoire d'un journaliste brun et ténébreux qui est persuadé qu'un procureur, joué par Michael Douglas, falsifie des preuves lors de procès criminels.  Pour le prouver, il va se laisser accuser d'un meurtre qu'il n'a pas commis...  L'idée est sympa, mais assez peu crédible, je trouve.  Passque, sauf erreur, entre l'arrestation du suspect et son procès aux assises, ça prend quand même des plombes... donc je vois mal comment, dans la vraie vie, un journaliste se laisserait mettre en prison des années.  Mais à part ce petit détail, très bon film, je trouve.  Quelques absurdités scénaristiques, mais on parvient à y croire.  A ne pas regarder, par contre, en compagnie d'un homme que vous viendriez à peine de rencontrer, sinon, regards suspicieux assurés, quelle que soit sa profession.

A perfect getaway : là, ça commence comme un joli film romantique avec des scènes de mariage, mais on réalise vite que la lune de miel va tourner au vinaigre.  Ça se passe à Hawaï (j'ai toujours cru qu'on prononçait Hawaaaaaï, comme aïe, mais dans le film, ils prononcent Hawa-i, comme Haï(ti).  Bizarre bizarre.  A part le fait que ce soit hyper mal joué, enfin en tout cas hyper mal doublé (vu que, pas de bol, ce sont des VF) et que la violence inutile est vraiment ... ben inutile, c'est très très moyen, plutôt moyen nul que moyen pas mal.  Et à ne pas regarder si vous vous mariez prochainement, tant qu'à faire.  Surtout si vous envisagez un voyage de noces à Hawaï.

The stepfather : et voilà un beau-père terrifiant, à la recherche de la famille idéale.  Et quand il réalise qu'elle ne l'est pas, idéale, il l'élimine.  Tant qu'à faire.  Puis il se trouve une nouvelle famille, qu'il espère à nouveau idéale.  Ça commence en conte de fées... ça commence, seulement.  Un bon thriller, un peu à l'ancienne, enfin genre ce que j'ai connu dans le temps quoi, avec un vrai méchant et personne qui ne réalise qu'il est méchant, sauf une seule personne... joué par le beau gosse de Gossip girl (pas le super beau gosse vilain qui devient chou, alias Chuck, non l'autre, moins beau gosse, mais beau gosse quand même, dont j'ai, bien sûr, oublié le prénom, le seul « pauvre » de la série quoi, qui sort avec Serena au début, puis plus, puis avec une actrice, puis avec sa meilleure amie, vous voyez ?).

Vertige : à ce stade, après trois thrillers, j'angoisse comme une dingue.  Mais je continue.  Avec Vertige.  Déjà, le thème ne me tente pas : des amis partent en randonnée en Croatie, de la grimpette quoi.  Moi, j'ai le vertige, alors un titre pareil, vous imaginez, je stresse avant même que ça ne commence.  Ça commence tout joyeux, une bande de potes, garçons et filles, couples et ex.  Et ils chantent « we are young... », font des photos, s'amusent...  Mais après quelques minutes de film, ça se corse, et ça n'ira ensuite que crescendo.  Et moi je suis terrée sous ma couette, mon cœur bat à cent à l'heure je sursaute sans cesse et j'ai pris le rat sur moi, pour qu'il me protège.  Je le caresse hystériquement.  En vain.  Un film qui ne dure que 1h21, mais je vous prie de croire que ça suffit amplement.  Ça commence en thriller, ça dégénère ensuite en film d'horreur.  Hémoglobine en sus.  Et moi de me dire « c'est tout de même tiré par les cheveux ».  Et moi de lire à la fin que c'est inspiré d'une histoire vrai.  Librement inspiré à mon avis, ça ne peut être que ça quand on connaît l'histoire, mais je peux difficilement vous dire pourquoi sans bousiller l'intrigue.  Ça donne quand même encore plus de frissons...

Voilà, je suis dans un de ces états.

Et même pas un brun ténébreux pour me prendre dans ses bras et me rassurer.

Chienne de vie.

PS : Liaison fatale, pas dangereuse, pfffffffffff...

beyond

aperfect

thestepfather

vertige

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
avr

La preuve par l’absurde que tout est absurde à l’Acinapolis

Par un bel après-midi pluvieux, me vient l'envie de voir « Remember me », le nouveau film avec Robeeeeeeeeeert Pattinsooooooooon.  Nan, c'est pas pour sa belle gueule que je trouve plutôt pas très hyper craquante (je dois être trop âgée pour craquer), mais pour le film, qui me tente.

Je me souviens avoir vu il y a quelques jours sur le site du méga complexe Acina qu'il était en avant-première quatre jours à 14h30.

Je me souviens avoir vu il y a quelques jours au sein du méga complexe Acina qu'il était en avant-première quatre jours à 20h.

Y'a un stuuuuuuuuut.

Je décide donc de contacter le cinéma pour connaître l'heure exacte.

Une voix suave masculine me répond après beaucoup beaucoup de sonneries.

Je prends ma voix la plus suave, moi aussi, pour demander « bonjour, excusez-moi de vous déranger je souhaite connaître l'heure de l'avant-première Remember me... »

Pourkwaaaaaaaaaaaaaaaaaa ne me suis-je pas contentée de clore ma question là ?  Pourkwaaaaaaaaaaaaaa ai-je ajouté « passque sur votre site il est marqué 14h30 mais au ciné j'ai cru voir 20 h ».

Je sens illico l'exaspération dans la voix de mon interlocuteur, exaspération hyper contagieuse dès l'instant où il me dit « ben sur quel site vous avez vu ça ? »

« Ben sur www.jevérifielesprogrammesdemoncinéma ou sur www.etsionallaitaucine.be ou www.unepetitetoile.be ou encore www.jaienviedalleraucine.be », banane...  (ça c'est ce que je pense).  « Ben sur acina.be » (ça c'est ce que je dis).

Il me fait ensuite attendre un moment fou, à grands coups de clics, car il veut vérifier je sais pas quoi.  En fait, il veut me prouver que j'ai tort, que je suis sur un mauvais site, que je dis vraiment n'importe quoi.

Mais moi, je veux juste savoir l'heure exacte hein, je suis pas assistante technique de site web, je me fous de l'erreur, même si je trouve cordial de la signaler, tant qu'à faire.

Après cette longue attente, j'ai droit à un « sur quel site êtes-vous, passque moi je suis sur notre site et tout est ok ». Je répète à nouveau  « sur w w w point acina point be » (purée, j'ai l'air si blonde que ça au téléphone ou quoi, pour avoir l'air totalement incapable de me rendre sur le site web d'un cinéma ?)

« Ben c'est bon Madame, vous êtes sur le site, allez, dites-moi, vous avez quels onglets sous les yeux ? » 

Moi, je veux connaître l'heure, pas faire une analyse commune du site, ni apprendre à surfer, juste connaître l'heure, l'heure, l'heure.  Je deviens de plus en plus désagréable, je l'avoue, lui disant que j'ai bien les mêmes onglets que lui, et que quand je clique sur une affiche de film au hasard, ça m'ouvre tout le programme et là, paf, je vois Remember me à 14h30, donc c'est bien 14h30 ou 20h ?????????

Il me rétorque que j'ai qu'à pas cliquer sur n'importe quelle image de film au hasard, que déjà lui il ne voit pas Remember me dans les images et que donc patati et patata. 

J'ai pour habitude depuis que ce site existe de lire les résumés en cliquant sur les petites affiches, j'imagine que si c'est prévu, c'est dans ce but, et que si les heures sont indiquées, c'est pour informer l'internaute...  Sinon, à quoi bon ?

De plus en plus exaspérée par le ton hautain du personnage, je lui assène, en guise de conclusion « écoutez, je voulais juste savoir l'heure, je vous signale une erreur en passant, je peux vous envoyer un printscreen, mais apparemment vous vous en foutez ».    Jusqu'à ce jour, j'avoue que j'ignorais que s'en foutre était un gros mot.  Bon, c'est pas très français, c'est clair, c'est pas très prout ma chère non plus, mais finalement, je ne dis que la vérité : il s'en fout.  Je voulais connaître une heure de diffusion d'un film, pas me faire sermonner car de une je ne serais pas sur le bon site, de deux je suis incapable de lire un site web et de trois j'ai la bêtise de regarder le programme via la première page et non via l'onglet programmation, alors que tout le monde sait que la première page, même si elle existe, ne doit pas être lue, ni visitée, ni crue.

Donc, s'en foutre est un gros mot, car il me dit « Madame, restez polie ».  Oups.  Et afin que je comprenne bien la façon dont fonctionne le site, il me confirme « pour les horaires, regardez via l'onglet programmation et non via la première page et les affiches cliquables ».  Je n'ose demander « alors, pourquoi avoir créé des affiches cliquables qui mènent vers des horaires, si c'est pas pour cliquer dessus et lire les horaires ? » mais je préfère oser, d'une voix pleine d'humour bien moqueur « aaaaaaaaaaah, mais il fallait le dire si y'a un endroit avec des infos correctes et un autre avec des infos incorrectes, ah ah ah ah ah » (sous-entendu « c'est fait exprès, c'est pour rire quoi, oh oh oh, petits filous que vous êtes à l'Acina, faire des blagounettes aux clients, trop chou »).

Il n'apprécie pas mon humour fou et me raccroche au nez d'un « au revoir Madame ».

C'est ça que j'adore dans les grands complexes cinématographiques, la sympathique relation clientèle.  On a déjà été chassées d'une salle car on avait envie de regarder le générique jusqu'au bout et ça plaisait pas au Monsieur qui attendait qu'on sorte.  On a déjà osé demander en quoi une soirée « spéciale VIP » était VIP vu que rien n'était prévu, sans recevoir la moindre réponse.  Donc je savais que le client n'est pas roi à l'Acina.  J'en ai confirmation.

Et avec tout ça, j'ai toujours pas l'heure de diffusion... !  Je l'ai devinée, mais à aucun moment il n'a accepté de me la communiquer.

Je sors de chez moi et rejoins Fanfan, avec qui ce ciné est prévu dans les prochains jours.  Elle me dit « bizarre, faut que j'appelle l'Acina, ils indiquent deux heures différentes sur leur site, très étrange ».

Bien envie de lui dire « ben c'est normal, Fanfan, t'as qu'à pas cliquer là où on peut cliquer mais où faut pas cliquer, m'enfin, voyons, tout le monde sait ça ».

Si vous aussi, vous ne savez pas à quelle heure Remember me sera diffusé en avant-première, car deux heures différentes sont indiquées, n'hésitez pas à appeler l'Acina pour en savoir plus (081/320 440), vous verrez, l'accueil est ultra charmant (et ça leur fera les pieds si cent personnes appellent pour poser la question, et ça prouvera que je suis pas débile, non mais).  Ouh ouh ouh, j'en ris d'avance.

 

18:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
mar

Mes dernières séances… : Tricheuse, A l'autre bout du fil, Les citronniers, Le dernier pour la route, Mademoiselle Chambon

Soirées DVD en perspective ?  Alooooors, keske je peux vous conseiller ? Keske j'ai vu récemment via DVDpost ?

Tricheuse

Une comédie romantique toute fraîche, à regarder en amoureux ou entre copines, très dynamique et joyeux, même si parfois pas super super crédible, comme beaucoup de comédies romantiques.  L'héroïne a fait croire qu'elle était mariée à son proprio, pour avoir l'appartement.  Lorsqu'un amoureux fou (dans le vrai sens du mot fou) lui fait livrer un piano à queue (purée, ça fait rêver...) et que son proprio débarque, elle supplie le livreur, totalement son opposé, de se faire passer pour son époux... Sauf qu'il a deux gamines, et que la cohabitation risque d'être complexe.  Parfois un peu caricatural, je le disais, mais franchement, j'ai passé un très bon moment.

A l'autre bout du fil

Encore de la comédie romantique, mais américaine cette fois.  Notre héroïne est cette fois une jeune indienne qui bosse dans un call center obligeant ses employés à se faire passer pour des Américains.  Lorsqu'elle a plusieurs fois en ligne le même brun ténébreux (moi, ça m'arriverait, ce serait un petit poilu sans rien de ténébreux), elle s'en amourache et décide de braver les traditions indienne pour le rencontrer.  Ici aussi, parfois de l'humour caricatural un peu poussé, mais un bon moment en perspective.

Les citronniers

Je pense que c'est une lectrice ou un lecteur du blog qui me l'avait conseillé.  Et bien je vais vous dire : il ou elle a super bien fait.  Magnifique film que « Les citronniers » (bonus à dévorer également, comme un citron bien sucré - kwa, ça n'existe pas des citrons sucrés ?, bon ben à dévorer comme un citron bien acidulé alors).  L'héroïne (toujours des héroïnes, jamais de héros, na) vit à la frontière de la Cisjordanie et d'Israël.  Son nouveau voisin, un ministre israélien, ordonne que sa plantation de citronniers soit coupée, question de sécurité.  Mais cette plantation, c'est le seul héritage que son père lui a laissé.  C'est sa vie, toute sa vie. Elle ne va pas se laisser faire.  Un film poignant qui pose la question de l'absurdité de tout cela.  Je ne maîtrise absolument pas le sujet des territoires occupés, je ne sais qui a tort et qui a raison, et il est sans doute logique que tout le monde pense avoir raison, d'un côté comme de l'autre.  Mais nul besoin d'avoir étudié le sujet pour entrer dans le film et comprendre le drame qui se joue, métaphorisé (ça se dit ça ?) par quelques citronniers qui comptent tant.  Superbe film, à voir impérativement.

Le dernier pour la route

Lors de la sortie de ce film, j'avais pu voir à la TV un débat sur le sujet, savoir l'alcoolisme, la descente aux enfers mais surtout la lutte pour s'en sortir.  Etaient présents l'auteur du livre éponyme et François Cluzet, acteur, tous deux touchés par cette maladie.  Passionnante émission.  Et passionnant film.  Dur.  Touchant.  Criant de vérité.  A ne pas voir un jour de déprime... mais à voir !

Mademoiselle Chambon

Je ne suis sans doute pas objective quand je parle des films dans lesquels a joué Vincent Lindon, passque Vincent Lindon, je l'adore.  Dans L'étudiante, dans Mes amours mes amis, dans Ceux qui restent (diffusé à la TV la semaine dernière, film émouvant et hyper bien joué), dans Welcome... Je l'adore.  Sa petite bouille me fait craquer, c'est ainsi.  Et donc, je l'ai adoré dans Mademoiselle Chambon.  Cette histoire de rencontre improbable entre une institutrice très BCBG et un ouvrier très taiseux... c'est beau.  Peu de mots, mais une atmosphère incroyable.  Pas spécialement lourde.  Pas légère non plus.  Une atmosphère de désir permanent.  Une histoire somme toute banale, une rencontre, des sentiments, une attente.  Mais une histoire qui transpire la vérité.  Un film authentique.  Avec un soupçon de violon qui n'est pas pour me déplaire.

Et vous, de bons films à me conseiller pour mes prochaines soirées DVD ?

tricheusebfr alautrebout

mademoisellechambonbfr lescitronniersbfr

ledernierpourlaroutebfr

12:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
mar

J’ai testé le cinéma muet (Métropolis)

Dans le Vif (oui, je reçois le Vif, Je sais, c'est étonnant, mais j'ai pas dit que je lisais le Vif), enfin dans son guide TV, je découvre un article vantant les qualités d'un film : Trucmachinpolis.  Un film qui avait été tronqué à sa sortie, et dont les bandes coupées ont été retrouvées, et tout et tout et tout.  Bon, je me dis que je dois voir ça, d'autant que c'est suivi d'un documentaire qui explique tout sur ces fameuses bandes coupées puis rattachées.  Bref passionnant.

Tellement passionnant que je ne parviens plus à me souvenir du titre : ...polis.  Métropolis ?  Non.  Cosmopolis ? Non.  Monopolis ?  Non ça c'est Starmania...

Donc j'enregistre la soirée spéciale ...polis.

Et le lendemain, je regarde.  Ce film enregistré sur Arte, j'oubliais de le préciser.

J'ai pu constater, en regardant quelques vieux films d'Arte (Cléopâtre, Comment épouser un millionnaire - je n'ai su finir aucun des deux, pas moyen d'accrocher), que les génériques du début sont soporifiques au possible.  Celui de Comment épouser un millionnaire (à moins que ce ne soit un milliardaire), sauf erreur, consiste en la vue d'un orchestre durant près de dix minutes.  Long.  Décourageant.  Pour ...polis, même topo, un orchestre.  Je joue de la télécommande pour que le film commence plus vite.

Et ça commence.

Mauvaise nouvelle.  Le film est en noir et blanc.  Vous me direz, logique pour un film des années 30.  J'ai aucune culture de la couleur et du noir et blanc.  On a d'ailleurs eu un débat sur l'arrivée de la TV couleur l'autre jour (l'autre jour, pour le débat, pas pour l'arrivée de la TV hein).  Je pensais qu'en 1970 c'était encore le noir et blanc.  Et bien non.  Par contre, donc, en 1930, les films étaient bien en noir et blanc.  Bon, je m'y ferai.  C'est pas dramatique, hein le noir et blanc.

Bonne nouvelle. Le film (Cosmopolis ?) est en version originale.  Et pour cause : il est muet.  Oui, vous lisez bien.  Un film muet.  Ce genre de film que, selon moi, on diffusant en 1899, avec un pianiste à côté, pour mettre l'ambiance.  Un film où alternent scènes filmées et textes blancs sur fond noir, qui donnent des détails ou font « parler » les acteurs.  J'en reviens pas.

Un film en noir et blanc, muet.  Un film muet en noir et blanc.  Bon, tous les films muets sont sans doute en noir et blanc.  Mais tous les films en noir et blanc ne sont pas muets.  Petite leçon de math : les ensembles.  A droite, les muets.  A gauche les noir et blanc.  Dans l'intersection, les muets ET noir et blanc.  Donc Trucmachinpolis.

Ça ne me donne pas plus envie de le voir, ce film, cette histoire d'ensembles.

Mais je vais le regarder, je l'ai dit.

C'est ma punition.  Une pénitence.  « Article 1 du code de la télévision : tout qui s'adonnera au visionnage d'une émission de télé réalité débile - pléonasme - genre ferme ex-célébrités devra par la suite redorer le blason de ses neurones en regardant un film culte, muet et en noir et blanc ».

Pénitence.  Qui commence.

Et je suis sciée. 

C'est pas un film, ce truc.  Les acteurs, ils jouent pas comme ceusses d'aujourd'hui.  Ils exagèrent leurs expressions d'une façon ridicule.  Comme ils ne parlent pas, ben ils singent les expressions : colère, amour, étonnement...  A grands coups de rides bien marquées, de bouches bien ouvertes et d'yeux bien écarquillés.  Tout me semble ridicule. 

Ridicul(t)e...

Je m'accroche.  Je décroche.  Je m'accroche.  Je décroche.

Je tente de faire autre chose en même temps, pour qu'il passe vite, le temps.  Mais regarder un film muet en vaquant à d'autres occupations, c'est comme avoir sa TV éteinte, banane d'Anaïs.

L'histoire est finalement encore d'actualité : à la surface de la terre, les nantis, qui vivent dans l'opulence et le luxe ; sous la terre, le peuple, ouvriers exploités et miséreux.  Ça me rappelle le Bois du Cazier...  Ce pourrait être passionnant.  Ce doit l'être pour certains, ça a dû l'être à l'époque.

Mais rien à faire, je n'y parviens pas.

Pourtant, je vous jure que j'ai essayé.  Pourtant, je vous jure que je sais m'intéresser à plein de choses diverses et variées.  Tiens, je viens de regarder une émission passionnante d'Arte sur Chopin, qui m'a permis de découvrir sa vie, son œuvre, et de réaliser que « Lemon incest », ben c'est sur du Chopin.  Qui m'a permis de voir des mains pianoter d'une façon magistrale.  J'ai aussi regardé le théma d'Arte sur la prostitution, passionnant également.  

Mais Métropolis (c'est finalement ce nom-là, sauf erreur), j'arrive pas.

Alors, après 38 minutes, j'abandonne lamentablement, pour rester fidèle à mon principe : la vie est trop courte pour se la pourrir avec des trucs que j'aime pas, si du moins c'est possible (bosser, j'aime pas, voter j'aime pas, nettoyer j'aime pas, pleurer j'aime pas, mais bien souvent pas le choix, donc je bosse, je vote, je nettoie à l'occasion et je pleure pour vider les vannes, mais mater Métropolis, j'aime pas, alors je coupe le magnéto et j'enregistre la ferme ex-célébrités dessus, pour enfoncer le clou de mon inculture télévisuelle).

Ici s'arrête donc mon expérience.  No regrets.  La prochaine fois, promis, je tente « Les temps modernes »...

metropolis

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
fév

La princesse et la grenouille

Je l'ai donc vu... et chuis ravie.  Ça ressemble aux Disney de ma jeunesse : la belle au bois dormant, la Belle et la bête, Cendrillon...  Humour, amour, méchants pas beaux et aventure.  Et des chansons.  A ce niveau, petite déception, pas de véritable coup de cœur.  Mais sinon, une jolie réussite.  La princesse, super jolie.  Et noire, paraît que c'est l'événement du siècle, la première princesse Disney noire.  Enfin black, car il semblerait qu'actuellement le mot "noir" soit une insulte.  Etrange.  Bref elle est noire.  Et pauvre.  Et dotée d'une amie riche et blanche.  Ça sent tout de même énormément le cliché : noirs = pauvres au service des blancs, blancs = richissimes.  Fort heureusement, son amie est une véritable amie, pas de coup foireux de la blanche riche et pas gentille de surcroit.

Cela dit, j'ai passé un super agréable moment. (à part l'entracte, qui m'a saoulée et qui coupe le fil de l'histoire - vous me direz c'est pour les enfants l'entracte, m'en fous, ai pas d'enfant souvenez-vous)

J'ai ri.  Y'a des scènes mémorables.  La scène des bisous répétés au crapaud plein de rouge à lèvres notamment.  J'adore. 

Y'a de la romance.  Des clairs de lune.  Des regards qui en disent long, même entre deux grenouilles pleines de baves, enfin non, de mucus.

Y'a une luciole (et pas un cafard, hein Moustique ?) amoureuse d'une étoile.  C'est tout beau et tout triste, l'histoire de la luciole amoureuse (enfin amoureux, c'est un petit mec) d'une étoile.

Et puis bien sûr y'a un prince charmant vraiment charmant.  Et une jeune fille noire (mais comment s'appelle-t-elle, sale manie que j'ai de ne retenir aucun prénom) pas princesse mais tout aussi charmante.

Et voilà, c'était tout charmant (décidément, j'aime cet adjectif).

Question du jour, histoire que vous ayez soudainement une irrésistible envie de commenter : quel est votre Disney préféré parmi tous les Disney du monde et alentours ?  Moi c'est la Belle et la bête, qui m'émeut et me fait rêver au plus haut point.  Que du bonheur.  Et vous ?

 

princessegrenouille

princesse2

princesse3

princesse4

18:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |