9
jan

Avatar, c'est moua

Keskon se marre hein sur internet, on peut tout faire et tout trouver... et même devenir un personnage d'Avatar.  J'adore j'adhère.

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20:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
jan

Avatar

 

eldorado

Je n'avais absolument pas envie de voir Avatar.

Y'a des films comme ça, on ne sait rien d'eux, ou presque, mais on sait qu'on ne veut pas les voir.  Pour des raisons qui n'en sont pas.  Dans le cas d'Avatar, j'avais vu quelques images fixes d'oiseaux colorés étranges, dans un monde encore plus étrange.  Ça m'avait suffi : j'aime pas la science fiction.  Du tout. 

Et puis le titre.  Pffff, le titre, il ne m'inspirait pas.  Avatar, ça fait penser à ce fameux jeu où l'on se crée une seconde vie (le nom ne me revenait pas, mais en tapant « seconde vie », ça m'est reviendu : « Second Life », logique), que l'on vit comme la vie réelle.  Je vous assure, certains prennent ça pour la vraie vie, j'ai même vu, dans un reportage, une adepte parler du drame de son divorce sur Second Life, non mais franchement, hein, faut l'entendre pour le croire. 

Moi, j'aime pas les jeux genre « Second Life », donc Avatar, j'aimais pas, sans l'avoir vu, sans avoir vu la bande-annonce, sans savoir l'histoire, sans rien.

Puis, quelqu'un m'a dit (Moustique, pour ne pas la citer) qu'elle allait aller voir Avatar.  J'en revenais pas, Moustique, voir Avatar ?  ça a fini par titiller ma curiosité, vous me connaissez.  A peine rentrée chez moi, je me suis précipitée pour voir la bande-annonce.

Et, étonnamment, j'ai aimé la bande annonce.

Alors, dès le lendemain, car autant battre le fer tant qu'il est chaud hein, je suis allée voir Avatar.

En version normale, pas en 3D.  La 3D, ça me fait peur.  Super peur.  Quand j'étais gosse, on a eu notre premier film en 3D, avec les lunettes offertes et tout, c'était l'événement sur la RTBF (seuls les vieux de mon genre s'en souviendront).  C'était une histoire de dinosaures (enfin je crois, ou alors de monstres sous-marins ?  de dragons ?)  et c'était pas transcendant.

Puis, j'ai vraiment découvert la 3D à Eurodisney, avec l'expérience « Chérie j'ai rétréci le public », son hélico qui te fonce dessus, son héros qui t'éternue dessus, ses rats qui te frôlent et son serpent qui tente de t'avaler.  Tout ça en 3D et bien je vous prie de croire que j'ai vachement trouillé !  On y croit.  Vraiment.  Alors je pousse des cris et je mets mes petites menottes devant mes yeux, tellement j'ai peur.

C'est dire si la 3D, c'est pas mon dada, même pour Avatar.

J'ai donc vu Avatar.

Et j'ai A-DO-RE Avatar.

Au-delà du conte pourvu d'une morale « l'écologie, c'est du génie », d'une morale « le respect c'est le pied » et d'une morale « l'appât du gain, c'est vilain », les images sont sublimes.  Un paysage féérique où vivent des créatures pas toujours gentilles, c'est le moins qu'on puisse dire.  Mais féérique tout de même.  Au début, on est du côté des humains.  Puis ils s'intègrent, via leurs avatars (c'est compliqué à raconter... le mieux est que je vous copie le synopsis : « Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake... »
), donc, ils s'intègrent parmi les autochtones, et on apprend à les connaître, à les comprendre, et à les apprécier... en même temps que le héros finalement... en se demandant qui on préfère de lui : l'être humain ou l'avatar ?  Bon, je n'en dirai pas plus, allez le voir quoi !

Avatar, finalement, c'est un conte pour adultes.  Avec tout ce qu'un conte doit contenir : des vilains pas beaux prêts à tout pour le pognon, une jolie princesse courageuse, un sauveur qui prend conscience de la vilaineté de l'homme, de l'amoooooouuuuuur, du rêve, des batailles, de la tristesse et de la joie.  Des animaux féériques.  Et, comme tous les contes, Avatar captive, sidère et stupéfie.  De par la beauté des images totalement magiques, la réalisation incroyable, les effets spéciaux dingues, les personnages attachants et l'histoire, même si elle est très très « classique » tout bien réfléchi.  Ça aurait pu être le bide du siècle, passqu'il n'est pas si facile que ça de réussir ce genre d'histoire abracadabrantesque.  Mais c'est la réussite du siècle.  Enfin je trouve.  

Une réussite.  Moi qui ne voulais pas de la science fiction et des bébêtes inconnues sur la planète bleue, j'ai totalement adoré, j'ai tremblé, j'ai angoissé et j'ai même pleuré.  Jamais je n'aurais pensé que de la science fiction (même s'il ne s'agit pas que ce cela, mais « science fiction » dans le sens « monde irréel ») pourrait me retourner à ce point.

Et puis, rien que pour la dernière image, enfin l'avant-dernière, mais la dernière (ceux qui l'ont vu me comprendront), ça valait le coup.

Et se dire que James Cameron avait tout ça dans sa tête, en détails, et qu'il a attendu que la technologie soit capable de le rendre au cinéma.  Se dire qu'il a maintenant son histoire en film, que ça doit être l'accomplissement d'un tel rêve pour lui.  Se dire ça, c'est un peu rêver aussi...

Depuis lors, je n'ai qu'une envie : découvrir Avatar en 3D.  Et j'y cours j'y vole... j'espère ne pas périr d'une crise cardiaque sur place, avec ces bestiaux et ces engins qui voleront autour de moi. 

PS : en plus, le nom de la planète, Pandora (envie inavouée : aller vivre là-bas, James, please), c'est un signe, car Pandora, c'est ma nouvelle lubie... billet suivra un jour...

Bonne résolution de ce 6 janvier : aller voir Avatar en 3D (j'y cours j'y vole).

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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
déc

Monster

En lisant les critiques sur DVDpost, qui m'a livré ce DVD, Monster, j'ai eu peur :  « ennuyant », « brutal », « d'une cruauté incroyable », « vraiment pas à recommander »,  « d'un mauvais goût certain », « violent », « à ne pas voir avec des enfants ».

Pour « à ne pas voir avec des enfants », faut pas être un génie pour le savoir, rien que le film le laisse supposer... Sauf peut-être ceux qui pensent regarder ou louer Monster et Cie de Disney, mais soit.

Mais pour le reste, j'ai pris peur.

Puis j'ai regardé Monster.  Un film dont j'avais beaucoup entendu parler, pour la performance de Charlize Theron, pour son maquillage la rendant méconnaissable, pour son Oscar.  Un film, donc, que j'avais envie de voir depuis sa sortie.

Et j'ai regardé.

Puis je me suis demandé si j'avais bien regardé ce film dont on disait qu'il était « ennuyant », « brutal », « d'une cruauté incroyable », « vraiment pas à recommander »,  « d'un mauvais goût certain ».

C'était nin, possible, j'avais pas vu le même film !

Bien sûr, Monster est un film dur, très dur, nul ne l'ignore en décidant de le regarder.  Au-delà de ces meurtres, au-delà de la violence froide et rapide (mais franchement, j'ai vu bien plus violent au cinéma), pour moi, cette femme n'est pas un monstre.  Enfin pas totalement.  On pourrait le croire.  Pour les familles de ces victimes, elle l'a été, c'est clair.  Tout qui tue peut être qualifié de monstre.  Rien n'excuse le fait d'ôter la vie.  Elle est devenue un monstre, petit à petit.  Et, au-delà de toutes ces morts, le message est autre.  Il parle d'une femme dont la vie n'est que souffrance, dont la vie n'est qu'une solitude intégrale, d'une femme en quête d'un amour absolu, en quête de bonheur, qu'elle recherche depuis l'enfance, en vain.  Il parle d'une femme dont la vie bascule lorsqu'un autre la met en danger de façon ignoble, et qui pête alors un câble.  Et qui au lieu de réagir « comme il se doit », comme quelqu'un de « normal » le ferait, continue à pêter, encore et encore, des câbles, des câbles, et encore des câbles, sans cesse, au point de s'approcher du statut monstre, voire de l'être.  Oui.

Rien n'excuse d'ôter la vie.  Mais parfois, une vie entière peut expliquer comment on en arrive à ôter la vie.  Une vie gâchée qui gâche d'autres vies.  Cela n'excuse rien.  Mais cela explique.  Et c'est ce que j'aime dans ce film.  Il tente de comprendre.  Il tente de démontrer le pourquoi du comment.  De montrer qui elle était.  Qui elle est devenue, années de souffrance après années de souffrance.

Ajoutez à cela une Charlize Theron métamorphosée, tant physiquement que dans son attitude et son regarde, et vous obtenez un film à voir.  Pas un film amusant.  Pas un film tendre.  Un film qui dérange.  Pas à cause de sa violence.  A cause de l'éclairage nouveau qu'il propose sur cette histoire vraie.  A cause de ce sentiment, parfois, que l'on peut avoir, par rapport à ce « monstre ».  Ce sentiment qu'on ne voudrait pas avoir vis-à-vis d'un « monstre ».  Mais ce sentiment qui est là, indéniablement.  Un sentiment de pitié.  D'empathie.  De sympathie.  Mêlé à l'horreur.  Drôles de sentiments.  Qui font se demander si l'on est un « monstre » de ressentir ça...

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06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
nov

Une critique Twilight qui colle tip top à mon opinion

A découvrir ici.  Bien écrit, et bien compris.  Moi aussi, je regrette de n'avoir pas aimé, de savoir déjà que je n'achèterai pas le DVD.  C'est dommage d'avoir aimé le premier et de rester sur sa faim ensuite.  Paraît que le 3e sort en juin, pas trop à attendre pour voir s'il sauvera l'honneur.  Profitez-en pour lire les commentaires des fans en délire qui ne supportent pas qu'on critique leur saga adorée, ça vaut le détour. Et l'Anaïs qui commente, c'est nin moi hein...

22:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
nov

The night Twilight

Me voici enfin pour le compte rendu de ma nuit Twilight.  Ben oui quoi, c'est plus de mon âge d'aller au cinéma à minuit une minute et d'aller au dodo à 3 heures du mat, me faut toute la journée pour m'en remettre, je vous dis pas.

Bref, j'imagine que, vous pauvres humains qui n'avez pas eu le plaisir intense de côtoyer des vampires cette nuit, vous attendez mon verdict avec une impatience aussi forte qu'un bonhomme Michelin gonflé à bloc ?

Dégonflez-vous, le voici, mon verdict.

Si Twilight fascination, le premier volet de la saga, m'a... fascinée (je sais, elle est facile, mais bon), Twilight tentation, qui me tentait énormément (toujours aussi facile, mais re-bon), m'a déçue. 

Vous lisez bien.

Déçue.

Peut-être est-ce parce que j'avais déjà lu le livre et que la version film ne m'a pas convaincue.  Peut-être est-ce parce que, lors de Twilight fascination, l'effet de surprise avait été total, vu que j'avais été traînée devant le grand écran pour voir ce film de vampires dont j'ignorais tout par ma filleule bien informée, pensant assister à un monstrueux film d'horreur, puis découvrant avec bonheur une histoire toute mimi, du mystère bien entretenu, des ralentis réussis et une musique envoûtante.  Voilà, Twilight fascination m'a envoûtée.  Et m'envoûte encore, puisque, hier soir, à 21h30, c'était la rediffusion, avant la projection du second volet prévue à 0h01.  Et j'aime toujours autant.  Certaines scènes font dresser mes poils de bras. Me filent la larme à l'œil.  Les regards et les rares contacts physiques entre Edward et Bella,me filent des papillons dans le bedon.

Bon, j'avoue qu'on a beaucoup ri durant cette version du film, apparemment canadienne (mais la seule que je connaisse et aime, même si le DVD propose la version française), vu les erreurs de langage et la façon hilarante de prononcer « Edward » (èdwooooord).  Super fou-rire bien agréable et nécessaire, vu l'ambiance très calme de cette nuit Twilight.  Trop calme.  Pas de présentation des films, pas de décor un peu rigolo, juste la sécurité qui contrôle nos tickets comme cela devait se passer à Berlin est avant le 9 novembre 1989.  Y'avait foule, c'est clair, d'ailleurs jamais vu autant de monde aux toilettes, même chez les hommes où nous nous étions réfugiées (j'ai commis l'erreur de boire un demi-litre de Coca zéro chez pizza-hut avant notre soirée, grossière erreur).  Bref, un peu calme, même si j'aurais pas aimé devoir subir des ados hystériques qui hurlent à chaque apparition du trop blanc Robert Pattinson, c'est clair.

A 0h01, donc, après une délicieuse tartelette pomme-spéculoos, tadaaaaaaaaaaam.  Le film commence.  Ce film tant attendu.  Trop attendu, peut-être.  Il commence bien, je retrouve l'ambiance du livre, la scène de l'anniversaire, la scène dans le bois (je ne donne pas de détails, j'aime pas les spoilers alors je les inflige pas aux autres).  Puis après, ça s'affadit énormément.  Bella est d'une fadeur extrême.  Comme je l'ai souvent entendu dans les X versions de la Star Ac, elle est « mono-expressive ».  Edward lui déclare sa flamme, Edward est vilain pas beau, un ennemi l'attaque... elle tire toujours la même tronche, Bella, en fin de compte.  Et Edward aussi, d'ailleurs, mais lui, bon, on lui pardonne un peu plus, sans doute, car il est surnaturel et doté d'un regard de braise (mais son nez et sa bouche, des fois, j'aime pas).  Le film traîne ensuite en longueur durant une bonne heure, malgré quelques rebondissements et beaucoup de muscles (dommage aussi que la raison de tous ces torses nus ne soit pas expliquée comme dans le livre, ça frise un peu le ridicule lorsqu'on n'a pas la justification).  La dernière demi-heure relance l'action et propose enfin un peu plus d'émotion.  Avec un joli final, qui sauve l'honneur.  Mais bon.  Je m'attendais à mieux.  Peut-être avais-je justement trop d'attentes.  Peut-être ai-je trop rêvé à cette suite, trop fantasmé.  Peut-être n'y avait-il plus l'effet de surprise, vu que je connaissais toute l'histoire, et m'attendais dès lors à chaque événement, l'anticipant en somnolant un tantinet.  Peut-être... Mais j'ai trouvé Bella peu convaincante, c'est clair et net.  Je n'ai pas ressenti sa souffrance.  Ni son amour infini.  Ni la fascination qui l'habitait au premier opus.  Et certaines scènes m'ont parues totalement caricaturales, sans crédibilité aucune.  Et puis la musique... que dire de la musique ?  Déçue aussi, sauf à la fin, qui m'a touchée au niveau musical.  Mais pas de Clair de lune (d'ailleurs écrit Claire de lune au générique de Fascination, faut oser, Debussy doit s'en retourner dans sa tombe).  Et pas de Bella's Lullaby.  Rien qui s'en approche.  Déçue moi y'en a être.

Bref, me faudrait une seconde projection, à une heure décente, pour parfaire mon jugement.  Mais la première impression est mitigée.  Pas de fascination pour bibi cette fois-ci, ou moins, en tout cas.

Nous étions quatre à aller à cette soirée.  Deux ont été déçues.  Deux ont été ravies.  Tout espoir est dès lors encore permis...

Twilight-Tentation-3

19:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : twilight, new moon, tentation |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |