16
fév

Valentine’s day

Après tout, c'est pas passqu'on n'a rien à fêter qu'on ne va pas fêter la Saint-Glinglin hein.  Voyons.  Donc, j'ai fêté ça.

En allant voir Valentine's day.

Déjà, moi, j'imaginais que tous les couples-heureux-tout-plein n'iraient pas au cinéma ce soir-là.  Je les pensais dans des restaurants romantiques avec menu sept services, ou chez eux à boire du champagne, ou au lit à faire... enfin pas besoin de détails sur le sujet, sinon je pleure.

Que nenni.

Y'avait un paquet de couples au cinéma.  Et tous avaient apparemment envie de voir Valentine's day, ce qui fait qu'on s'est retrouvées au premier rang.  Pô grave.

Au premier rang à côté d'un couple étrange.  Plus grave.

Un couple qui n'a cessé, durant tout le film, d'émettre des petits cris de chiots, ou de bébé phoque, enfin je sais pas trop, mais c'était des cris assez longs, qui survenaient à chaque événement du film : une blague, ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh aigu, une chute, ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh, une déclaration ouuuuuuuuuuuuuuuuuh.  Sidérant.  Stupéfiant.  Exaspérant.  A un moment je me suis demandé si Madame ne faisait pas des choses à Monsieur, pour susciter de tels cris.  A force de les regarder en biais, je me suis fait remarquer, me demande si Madame n'a pas cru que j'envisageais de lui piquer Monsieur.  Que nenni.

Un couple qui n'a cessé de manger aussi, puis de parler, puis de bouger, et vas-y que je te prends la main, et vas-y que je t'embrasse pour sceller notre union, et vas-y que je te prends l'autre main, et vas-y que je caresse ma jambe droite avec ma jambe gauche.  Un vrai show.  Deux heures de show.

Durant tout le film.

Et le film, me direz-vous, passque bon, vous êtes ici pour en savoir plus sur le film, pas pour apprendre qu'un couple étrange a agi étrangement durant le film.

Oh, ça va hein, je parle de ce que je veux ici, c'est clair ?

Bon, le film.

Un film du réalisateur de Pretty Woman.

Un film plein de gens connus de chez connus : Julia Roberts, Patrick Demsey, alias docteur Mamour, docteur Glamour dont j'ai oublié le nom, Jennifer Garner, et plein d'acteurs mâles craquants au possible (celui de l'avion, rha, je fonds, et ça rime).

Un film sur l'amour.  Le neuf, le vieux, le périmé, le fini, le faux, le vrai.

Ça promettait un beau moment.

Bon, je l'avoue, y'avait de bons moments, même un peu d'émotion.  De jolies histoires.  Des pas crédibles mais jolies tout de même.  De beaux bisous.  Des déclarations. 

Mais comparativement à Love Actually, autre chronique sur l'amour, via des personnages disparates, y'a pas photos, c'est la déception cruelle et irrévocable.

Et comparativement à Pretty Woman, c'est idem. Déception cruelle et irrévocable.

Ce qui a cassé l'effet, du moins pour moi, c'est l'humour.  Le genre d'humour que j'aime pas.  De l'humour gras.  De l'humour loufoque et burlesque, à l'américaine.  De l'humour lourd.  Les enfants qui chahutent en classe, c'est drôle.  S'ils lancent des tartes à la crème sur le prof ou deviennent hystériques, c'est plus drôle.  Un jeune homme qui joue de la guitare à poil, c'est drôle.  S'il s'enfuit en courant en rue, c'est plus drôle.  Et dans Valentine's day, c'était trop exagérément drôle pour être réellement drôle.  Vous suivre ?

Au vu, cependant, des rires hystériques dans la salle, ce que je n'ai pas trouvé drôle le fut pour de nombreux spectateurs.  Ça doit être moi qui suis pas drôle, tout bien réfléchi.  Tant pis.

Donc, un film qui ne m'a pas déplu, mais qui ne m'a pas extrêmement plu.  Mon baromètre à ce niveau : l'achèterai-je en DVD (signe que j'ai adoooooré et que je meurs d'impatience de le revoir) ?  Ici, la réponse est non.

Finalement, ce qui m'a vraiment fait rire, c'est le bêtisier du générique de fin.  A mourir de rire.  Et ceux qui sont partis avant la fin ne l'ont pas vu.  Tant mieux.  Partir avant la fin, c'est caca-boudin.  Donc le bêtisier, super chouette.  Surtout la dernière scène, avec Julia Roberts qui se la joue Pretty Woman en souvenir du film éponyme.  Trop drôle, j'ai adoré.

Et puis, le mérite de ce film est de m'avoir fait me rencontre compte qu'ici, en Gelbique, la Saint-Valentin, c'est rien à côté des States.  Je ne devrais pas me plaindre.  Passque là-bas, ben c'est ici puissance un milliard de milliards.  Envahissant et écœurant à souhait.

Par contre, là-bas, la Saint-Valentin, c'est la fête de l'amour.  L'amour dans tous les sens du terme.  Pas la fête des amoureux.  La fête de l'amour.  Donc pas besoin d'avoir un amoureux pour fêter l'amour.  Et ça, ce principe, j'adore j'adhère...

L'an prochain, je vais aux States pour la Saint-Valentin.

valentine

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
fév

A voir ce soir

Le goût de la vie.  Un film que j'adoooore totalement, on pleure un peu, on rit beaucoup, on vibre pasionnément, on rêve à la folie...  Je l'ai déjà vu plein plein de fois.  A voir si vous aimez les comédies romantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiques.

goutdesautres

20:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
fév

J’ai vu Avatar en 3D (et j’ai pas gerbé)

Je l'ai donc vu.

Enfin, je l'avais vu (en 2D).

Et je l'ai revu (en 3D).

Avatar.

Quéééén aventure.

D'abord, la 3D de 2010, c'est plus celle de mon enfance.  On n'a plus des lunettes en carton verte et rouge.  Ou bleue et rouge.  Enfin bicolores quoi.  Dommage, j'aimais bien les lunettes bicolores en carton.

Maintenant, c'est des lunettes à verres foncés, qui pèsent trois tonnes et demi sur les pauvres nez fragiles.  Et qui tiennent mal, surtout quand on a une vraie paire de lunettes déjà sur le pif.  Ça tient pas bien, ça glisse sans cesse, ça provoque quasiment des esquarres du nez.  L'enfer.  Surtout quand le film dure 2 heures 40.

Mais bon, c'est déjà si difficile de les avoir, ces fameuses lunettes, qu'on se plaint pas, et qu'on souffre en silence.

Flash-back.

Dès 18h30, nous réservons nos billets et nos lunettes, lesquelles nous seront distribuées en début de séance.

Ensuite, un repas bien lourd bien gras.  Surtout ne pas penser à la possibilité de vomir ce repas avec la 3D.  Si, c'est vrai, on peut vomir.  C'est une collègue qui l'a entendu dans le bus : « j'ai vu Avatar en 3D, puis j'ai vomi ».  Donc je n'y pense pas je n'y pense pas je n'y pense pas je n'y pense pas.

Départ, après le repas, vers la salle de cinéma.

Je me sens barbouillée, évidemment.  Stress + savoir que quelqu'un a vomi + souvenirs des frites de la sauce de la viande du gras du gras du gras.

Heureusement, la course aux lunettes, une fois les portes de la salle ouverte, me détourne de mes pensées nauséeuses.

Car c'est pas facile d'avoir sa paire de lunettes.  Tandis que la moitié des spectateurs se ruent pour réserver les meilleurs sièges, l'autre moitié se rue sur l'ouvreuse bien namuroise de chez namuroise, car lente comme un escargot dépressif, afin d'obtenir les fameuses lunettes.

Une fois les deux précieuses paires en mains, nous sommes parées.  Avec les paires, nous avons reçu une lingette.  Une lingette pour deux paires, cherchez l'erreur.  Lingette qui sert à enlever le gras de nez des précédents utilisateurs.  C'est frais.  Lingette qui ne fait finalement qu'étaler le gras de nez.  Encore plus frais.

Je chausse mes lunettes, et me retourne (car on est au 5e rang, c'était ça ou le premier, ou le dernier, mais moi être myope, moi pas supporter le dernier rang, et le premier ça fait vomir, on en revient toujours à ça).  Spectacle à mourir de rire que tous ces gens qui essaient leurs lunettes.  Une bande de fous à lunettes, quoi.

Ah, ça commence.

Présentation de la 3D via un petit dessin animé. 

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, une folle abeille me fonce dessus.  Je pousse un petit cri et me protège le visage de cet infâme animal.  Mon taux d'adrénaline grimpe en flèche.  Je veux sortir de cette salle.  J'ai peur.  J'ai (déjà), mal au nez.  Je ne tiens pas sur mon siège, cette 3D n'est décidément pas faite pour moi. 

Je me retourne à nouveau.  Tout le monde semble calme.  Suis-je la seule à avoir eu si peur de cette abeille tueuse ?

Bon, je me calme aussi.  Il le faut.  Je me scotche sur mon siège, et me concentre.

Tout le monde est concentré, concentre-toi aussi, petite Anaïs.

Le film, le vrai, Avatar, commence.

Au début, la tentation est grande de faire un « avec », « sans », « avec », « sans », pour comparer.  Ce que je fais.  Seule.  Les autres spectateurs, ils sont concentrés comme jamais.  Chuis la seule pas concentrée, totalement déconnectée du film à cause de mes lunettes.  Une sensation qui passe heureusement rapidement, et j'entre dans l'histoire.

Enfin.

Et je dois dire que voir Avatar en 3D, ben c'est encore mieux qu'en 2D. 

Une fois la sensation de léger vertige passée, je réalise à quel point c'est incroyable.

A quel point certains détails m'avaient échappé, notamment tous les petits insectes volants de la forêt, dont je n'avais pas conscience en 2D.  Et puis la hauteur de l'arbre-maison.  Et le vertige lors de l'apprivoisement de l'oiseau géant.  La beauté des paysages.  La splendeur des végétaux. 

Bien sûr, tout cela, je l'avais déjà apprécié en 2D.  Mais la 3D apporte une dimension supplémentaire (logique me direz-vous, de 2D à 3D, y'a bien une dimension en plus, bête Anaïs).  Un film superbe rendu encore plus superbe.

 En fait, c'est surtout la sensation d'être encore plus dans l'action.  De faire partie de l'histoire.  Voilà ce que j'ai ressenti.

Et puis, j'ai même pas eu peur.

Enfin si, une fois.

Bon, j'avoue, deux fois.

Quand le héros, dans son avatar, redécouvre la marche, et envoie, en courant, de petits graviers bruns vers ...  moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.  J'ai eu peur.

Et puis quand une vilaine bébête charge, à fond la caisse, vers... moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, j'ai aussi eu peur.

Sinon, même pas peur !

La 3D, c'est ma nouvelle tasse de thé !

avatar-wallpaper-1.1261394081

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jan

Keske j’ai vu et (pas) aimé récemment ?

 

 

Un petit melting pot de films, à la TV, en DVD achetés, ou reçus via DVDpost, ça vous tente ? 

Attention, y'a de la matière...

Twilight

Ah ah ah, est-il encore besoin de vous en parler ?  J'en ai déjà tant parlé ici.  Le premier volet, of course.  En VO of course, ce qui m'a permis d'échapper à la version canadienne et son lot de bals de finissants...  J'ai redécouvert la musique, et depuis, je me fais de temps en temps un petit délire Twilight, et je danse je danse je danse, chez moi.  Je danse aussi sur Marie Espinosa et sur l'opéra rock Mozart, soit dit en passant.

Silk

Un film qui me tentait énormément, passque Keira Knightley, ma petite chérie, y joue, de même que Michael Pitt, cet acteur au visage juvénile pour l'éternité (qui m'a traumatisée en tueur immonde dans Calculs Meurtriers, même que je pensais qu'il avait joué dans Peur primale, mais non c'était Edward Norton... pour la petite histoire je vous dis pas le temps mis pour retrouver ces deux titres : Calculs Meurtriers et Peur Primale, sans me souvenir des acteurs... enfin ça m'aura juste pris vingt minutes quoi).

Tout ça pour dire que j'ai pas aimé.  Je trouve que Keira est un peu éteinte.  L'histoire (un homme part en Asie à la recherche de vers à soie, et y est séduit par une jeune femme, alors que son épouse l'attend au pays) traîne horriblement en longueur.  En plus, comble de l'abomination, j'ai dû regarder le film en version française, le DVD ne proposant que la VO sous-titrée en ... néerlandais.  Le héros narre sa propre histoire, d'une voix monocorde et soporifique.  Bref, je vous le déconseille.  Dommage, car ça aurait pu être un chouette film.  Dans le genre histoire d'amour exotique, je vous conseillerais plutôt, justement, ce film avec Edward Norton... dont j'ai oublié le titre, sur fond de choléra... ça va me revenir, attendez j'interroge google : Le voile des illusions.  Je l'ai en DVD.  Superbe.

Young Victoria

Je mets le titre anglais, car la traduction en « Victoria, les jeunes années d'une reine », me fait penser aux anciens Sissi (non que je ne regarde pas les Sissi avec plaisir, mais ils sont un chouia démodés, faut le reconnaître) et ce titre francisé me semble plus cucul la praline qu'un bisounours.  Rien à faire, Young Victoria, ça colle mieux à ce film qui m'a captivée.  C'est toujours intéressant de découvrir la vie d'une reine, quand on n'y connaît rien dans ce domaine, d'autant plus si sa vie est liée à celle de la famille royale belge.

J'ai aimé découvrir en Victoria une rebelle, qui a tenté de changer la face de son pays, qui s'est mariée par amour et non par devoir, qui est devenue reine à 18 ans.  J'ai aimé les costumes.  J'ai aimé la musique.  J'ai aimé l'ambiance.  J'ai aimé les rires sous la pluie.  J'ai aimé le film, tout simplement.

Pour l'anecdote, j'ai cru y voir Keira Knightley, donc j'ai attendu, attendu, attendu qu'elle apparaisse à l'écran, en vain.  J'avais confondu avec Silk, grosse biesse.  Rien n'est parfait... certainement pas ma mémoire.

A vif

Autant Monster m'avait touchée et fait ressentir de l'empathie vis-à-vis de cette femme ordinaire qui, par hasard, se transforme en tueuse en série, autant A vif m'a énormément dérangée.

Jodie Foster y incarne une jeune femme, Erica, à la vie ordinaire, qui bascule le jour où elle est laissée pour morte, tandis que son compagnon est assassiné.  Terrorisée, elle s'achète une arme, et sa vie bascule.

Je ne vais pas révéler l'intrigue, mais ce film est dérangeant.  Pourtant, je peux comprendre l'angoisse d'Erica à l'idée de simplement sortir de chez elle.  Je comprends, mais je suis dérangée, va comprendre pourquoi... La fin du film s'avère encore plus dérangeante.  Malsaine.  Immorale, peut-être.

Un film à voir, cependant, car Jodie Foster joue superbement bien, et car il montre à quel point, en l'espace de quelques instants, une vie bascule. 

Voilà le point commun entre A Vif et Monster.

Hancock

Histoire étrange d'un super héros pas comme les autres.  Sa maladresse lui fait commettre des dégâts faramineux à chaque sauvetage, au point que la population le hait.  Un conseiller en image va l'aider à redorer son blason.  Franchement sympa.  Surprenant, mais agréable à voir.  Pas de prise de tête, un divertissement rigolo.

Celle que j'aime

Un titre qui sonnait pour mon comme un bon présage, pour un film que je n'avais pas eu l'occasion de voir au cinéma.  Avec Barbara Schultz, que j'aime assez, de par son dynamisme, sa petite gueule d'amour et son air d'arsouille, et Marc Lavoine, que j'aime assez aussi, passque c'est Marc Lavoine tiens

Et voilà une déception totale.  L'histoire : une mère célibataire révèle sa relation à son fils, qui décide de tout faire pour gâcher son histoire d'amour.  Banal, mais ça aurait pu être cocasse, drôle, sympa.  Que nenni.  Barbara Schultz se balade à poil sans raison particulière sinon montrer sa plastique parfaite (demain, je commence un régime).  Je n'ai rien contre la nudité, quand elle a un sens.  En fait, ce film n'a aucun sens.  Passque forcer Marc Lavoine à bouffer des fraises alors qu'il y est allergique et risque un œdème de Quincke, c'est ridiculement ridicule.  Pourquoi elle fait ça, me direz-vous.  Pffff, même pas l'énergie de vous l'expliquer, ça n'a aucun sens.  Quelques scènes mignonnes, mais franchement, à ne regarder qu'une fois, et même, ça fait une fois de trop.

Je l'aimais

Encore un titre « bon présage », pour un film que, là aussi, je voulais voir au ciné mais pas le temps.  Un film de Zabou, donc je m'attendais à un chouette film (j'ai adoooooré Se souvenir des belles choses).  Encore une déception totale.  Le début est d'une lenteur qui ferait même peur à un escargot.  Ensuite, la sauce prend un peu.  Mais vraiment un tout petit peu.  Daniel Auteuil y campe un personnage qui raconte une très ancienne histoire d'amour à sa belle-fille, qui vient d'être larguée.  Le film est lent et déprimant à souhait.  Et j'ai dû m'endormir, car j'ai cru voir Daniel Auteuil coucher avec sa belle-fille, ça me semble improbable...  Bref, à éviter.

Mères et filles

J'espérais une saga familiale passionnante.  J'ai regardé l'histoire déprimante d'une femme enceinte qui renoue avec son passé en rendant visite à ses parents.  Elle découvre alors le secret de sa grand-mère, qui a quitté sa famille sans jamais revenir, dans les années 50.  Bon, je me suis ennuyée ferme, au point que je ne me souviens même plus du secret de la fameuse grand-mère, c'est dire.

Audrey entretient des rapports difficiles avec sa mère, Martine, et vit au Canada. Enceinte, elle rend visite à ses parents qui habitent toujours la petite ville de son enfance, dans le sud-ouest de la France. Au sein de sa famille, un lourd secret entoure la disparition de Louise, sa grand-mère : on dit qu'elle a abandonné son foyer et ses enfants dans les années 50, et depuis on ne l'a jamais revue. Durant son séjour, Audrey découvre que la vérité est tout autre.

Last chance for love

Dustin Hoffman joue le rôle d'un américain de passage à Londres pour le mariage de sa fille, avec laquelle les relations sont très épisodiques.  Au moment où il renonce à aller à la soirée suivant la cérémonie, il se laisse convaincre par une londonienne solitaire (Emma Thompson).  Et arrive ce qui doit arriver... Une romance pas très originale, mais super sympa à regarder, surtout quand on a été à Londres récemment (tiens, je me referais bien Notting Hill, maintenant que j'y pense).  Les acteurs jouent bien, et ces deux personnages un peu paumés et solitaires qui se rapprochent ont un côté super touchant.  A regarder durant une soirée romantique, en solo ou à deux.

Blood & Chocolate

Dans la fièvre vampiresque, j'ai loué ce film, qui raconte l'histoire de loups-garous.  C'est très spécial mais j'ai adoré.  Ambiance glauque mais néanmoins romantique, loups-garous bien plus crédibles que ceux de Twilight II.  Une loup-garou (dit-on louve-garoue ?) tombe amoureuse d'un humain, mais son clan ne l'accepte pas.  Rien de super original, mais à conseiller à celles en manque de vampires, qui ont tout vu, tout lu, tout dévoré déjà...  Moi, j'ai aimé.

Une semaine sur deux

Mathilde Seigner (mmmmh) et Bernard Campan (re-mmmmmh) sont divorcés (dans le film, hein), au grand dam de leur fille de douze ans.  Ça m'a rappelé des souvenirs.  C'est frais, rigolo et touchant parfois.  Une jolie histoire, avec un zeste d'amour, et pas mal d'humour.  A voir.  Vraiment mignon, et crédible en plus.

The reader

J'avais voulu le voir, puis je l'ai pas vu.  J'ignorais tout de l'histoire, sachant juste qu'elle avait un lien avec la seconde guerre mondiale.  Je pensais d'ailleurs que Kate Winslet était celle qui lisait...  C'est en fait Michaël, un adolescent, qui fait la lecture à Hanna, une femme plus âgée.  Leur relation s'intensifie.  Mais Michaël va découvrir un secret, qui risque bien de bouleverser sa vie.

Que dire sans en dire trop ?  Ben rien.  Un film qui trouble et fait réfléchir.  Superbe, que dire de plus ?  De toute façon, toute le monde sait que ce film est superbe, je ne suis pas la seule à le dire.  Je le confirme juste.

La vie des autres

Ce film m'a été conseillé par un lecteur (ou une lectrice, je sais plus trop) de ce blog.  Je n'ai qu'un mot à lui dire : merci.  Bon, je l'avoue, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, assez lente de prime abord.  L'histoire, donc, celle d'un couple d'Allemands de l'Est suspectés d'être ennemis du parti, et mis sous surveillance par la Stasi.  L'histoire, surtout, de l'agent secret chargé de les observer.  De les dénoncer, le cas échéant.  A force de partager leur quotidien, il finira par s'identifier à eux

Très beau film qui démontre l'enfer qu'ont vécu les Allemands de l'Est avant 1989.  Si près de la Gelbique et pourtant si différente.  Instructif et passionnant.

Faubourg 36

L'histoire se passe en 196 (qui l'eut cru) lorsque, après que le théâtre dans lequel ils bossaient ait été fermé, plusieurs ouvriers (Gérard Jugnot, Kad Merad...) décident d'occuper de force ledit théâtre et d'y monter leur propre spectacle. 

Un très bon film, distrayant, drôle, touchant.  Jugnot et Merad y sont super, comme d'hab dans ce genre de rôles doux-amers.  Joli divertissement.  Pour une chouette soirée familiale (enfin moi, ma soirée familiale, c'était moi avec moi, en compagnie de moi, mais la soirée fut tout de même sympa).

The visitor

C'est l'histoire d'un homme, Walter, qui a perdu la femme qu'il aimait, célèbre pianiste.  Il voyage entre sa maison, où il apprend le piano, et Manhattan, où il se rend pour une conférence.  Là, il découvre qu'un jeune couple de sans papiers habitent chez lui, croyant avoir légalement loué les lieux.  D'abord irrité, Walter va les laisser partager son appartement et peu à peu s'attacher à eux.  Mais ils sont sans papiers...

Rho quel beau film.  Me demande si je l'ai pas loué juste à cause du côté « piano » qui m'avait interpelée.  Mais keske c'était beau.  Une histoire d'amitié, d'entraide.  Une solitude qui est chamboulée par une rencontre.  Une belle rencontre.  Une difficile rencontre.  A voir impérativement.

Joueuse

Sandrine Bonnaire (j'adore) est Hélène, une femme de chambre tout ce qu'il y a de plus classique.  Mariée, une fille.  Un matin, lors de sa tournée « ménage », elle surprend un couple de joueurs d'échec.  Fascinée, elle n'a plus qu'un rêve : apprendre à jouer.  Elle fera tout pour y parvenir, malgré l'avis de son mari et de sa fille, effrayés par cette nouvelle passion.

Un film qui m'a fait comprendre qu'il faut aller au bout de ses rêves.  Rien que pour ça, ça en valait la peine.  Et pour Sandrine Bonnaire aussi, et cette histoire vraiment superbement interprétée.   Très beau film.

Partir

L'histoire d'une passion.  Suzanne a une vie bien rangée : mariée à un médecin, elle mène une vie aisée de petite bourgeoise bien comme il faut.  Jusqu'au jour où elle tombe folle amoureuse d'Ivan, un ouvrier ex taulard.  Comme toute passion, cela n'est pas sans danger...

Kristin Scott Thomas joue superbement ce rôle de femme dévorée par la passion qu'elle éprouve pour Sergi Lopez.  Face à eux, l'époux, Yvan Attal, d'abord perdu, puis animé par un désir de vengeance, tant son amour pour sa femme est présent.  Trois beaux rôles.  Un film qui fait frissonner et ne peut laisser indifférent.  J'ai adoré, vous adorerez.  A ne pas voir si vous êtes un tantinet déprimé (ou si vous envisagez de tromper votre conjoint...).

Les regrets

Hasard des diffusions en salle, revoici Yvan Attal, mais cette fois plus en mari trompé, mais en mari qui trompe.  La passion, encore elle, vient frapper à sa porte le jour où il tombe par hasard sur son amour de jeunesse.  Passion destructrice, là encore.  A un point que je n'imaginais pas en entrant dans cette salle obscure...  Très bon film, même s'il fait froid dans le dos, tout comme Partir.

J'ai vu les deux films quasi en même temps.  Intéressant de découvrir Yvan Attal dans les deux rôles...

Voilà, avec tout ça, vous avez du choix...

Et vous, des films à me conseiller pour mes prochaines soirées ?

twilightbfrsilkbfrvictoriaavif

hancockbfrcellequejaimebfrjelaimaisbfrmeresetfillesbfrlastchanceharveybloodandchocolatebfrthereaderbfr
unesemainesurdeuxbfrdaslebenderanderenbfrfaubourg36bfrthevisitorbfrjoueusebfrpartirbfrlesregretsbfr

19:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jan

La vague

dvdpost

Il paraît que ce qui favorise l'éclosion d'une dictature, c'est notamment le sentiment d'injustice, les inégalités sociales, la crise, le chômage... tiens, ça me rappelle un peu ces dernières années dans le monde, ça non ?  Ajoutez à cela des jeunes ou des « déboussolés » à la recherche d'une identité, et la sauce prendra à coup sûr...

A coup sûr ?

Un peu comme la sauce d'Hitler alors ? 

C'est de là qu'est née cette expérience, dans les années 60, puis ce film, plus récemment, qui s'en inspire largement.

Au départ, c'était un prof américain donnant un cours sur le nazisme.  Face à des élèves ne comprenant pas que la population allemande n'ait jamais réagi à ces horreurs, il a proposé à sa classe de fonder un mouvement « la Troisième Vague », prônant l'intérêt de la discipline et de l'esprit de corps, ainsi que la destruction de la démocratie, vue comme mauvaise car privilégiant l'individu et non le groupe.

Au fil des jours, dans cette école, mais également et plus particulièrement dans le film « La vague », le spectateur voit naître devant lui un nouveau groupe, mu par des intérêts communs allant parfois à l'encontre de ceux d'autrui, s'en moquant... ou pire.

Ce film est stupéfiant, car il est totalement crédible, et c'est cela qui fait si peur.  Crédible quand on voit un ado perdu se raccrocher à « La vague » comme à une bouée de secours, tombant immédiatement dans l'extrémisme le plus dangereux.  Crédible quand on voit la seule réfractaire s'opposer à tous, à ses risques et périls.  Crédible quand on voit le prof dépassé par sa propre expérience, au point d'en faire les frais... ou d'engendrer des drames.

Tellement crédible qu'on en arrive à comprendre ce qui s'est préparé en Allemagne dès la crise de 29, puis à l'arrivée de Hitler au pouvoir en 33... 

Tellement crédible qu'on en arrive à craindre ce qui va arriver dans les prochaines années, car la situation est actuellement propice à l'éclosion de ce type de mouvements : crises économique et financière, chômage en recrudescence, recherche de boucs émissaires, inégalités et injustices.

Tellement crédible qu'il est bon de se demander comment, nous, nous réagirions si un leader nous promettait monts et merveilles pour l'avenir en échange de l'extermination de tel type de population (les blondes, les personnes dotées de lunettes, ceux dont la taille est inférieure à 1m60... que sais-je encore), qui serait décrit comme la pire racaille du monde, responsable de tous nos maux, dotés d'une méchanceté telle que nous ne devrions avoir aucuns scrupules à nous en débarrasser. 

Y croirions-nous ?

Validerions-nous cette idéologie ?

Agirions-nous en ce sens ?

Serions-nous contre, tout en nous voilant la face, incapables de nous opposer à ce régime d'extermination ?

Voilà les questions que soulève cette « Vague ». 

Un film réussi, qui fait froid dans le dos tout en étant tellement, mais tellement dramatiquement réaliste.

vague

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |