6
mar

Mes dernières séances… : Tricheuse, A l'autre bout du fil, Les citronniers, Le dernier pour la route, Mademoiselle Chambon

Soirées DVD en perspective ?  Alooooors, keske je peux vous conseiller ? Keske j'ai vu récemment via DVDpost ?

Tricheuse

Une comédie romantique toute fraîche, à regarder en amoureux ou entre copines, très dynamique et joyeux, même si parfois pas super super crédible, comme beaucoup de comédies romantiques.  L'héroïne a fait croire qu'elle était mariée à son proprio, pour avoir l'appartement.  Lorsqu'un amoureux fou (dans le vrai sens du mot fou) lui fait livrer un piano à queue (purée, ça fait rêver...) et que son proprio débarque, elle supplie le livreur, totalement son opposé, de se faire passer pour son époux... Sauf qu'il a deux gamines, et que la cohabitation risque d'être complexe.  Parfois un peu caricatural, je le disais, mais franchement, j'ai passé un très bon moment.

A l'autre bout du fil

Encore de la comédie romantique, mais américaine cette fois.  Notre héroïne est cette fois une jeune indienne qui bosse dans un call center obligeant ses employés à se faire passer pour des Américains.  Lorsqu'elle a plusieurs fois en ligne le même brun ténébreux (moi, ça m'arriverait, ce serait un petit poilu sans rien de ténébreux), elle s'en amourache et décide de braver les traditions indienne pour le rencontrer.  Ici aussi, parfois de l'humour caricatural un peu poussé, mais un bon moment en perspective.

Les citronniers

Je pense que c'est une lectrice ou un lecteur du blog qui me l'avait conseillé.  Et bien je vais vous dire : il ou elle a super bien fait.  Magnifique film que « Les citronniers » (bonus à dévorer également, comme un citron bien sucré - kwa, ça n'existe pas des citrons sucrés ?, bon ben à dévorer comme un citron bien acidulé alors).  L'héroïne (toujours des héroïnes, jamais de héros, na) vit à la frontière de la Cisjordanie et d'Israël.  Son nouveau voisin, un ministre israélien, ordonne que sa plantation de citronniers soit coupée, question de sécurité.  Mais cette plantation, c'est le seul héritage que son père lui a laissé.  C'est sa vie, toute sa vie. Elle ne va pas se laisser faire.  Un film poignant qui pose la question de l'absurdité de tout cela.  Je ne maîtrise absolument pas le sujet des territoires occupés, je ne sais qui a tort et qui a raison, et il est sans doute logique que tout le monde pense avoir raison, d'un côté comme de l'autre.  Mais nul besoin d'avoir étudié le sujet pour entrer dans le film et comprendre le drame qui se joue, métaphorisé (ça se dit ça ?) par quelques citronniers qui comptent tant.  Superbe film, à voir impérativement.

Le dernier pour la route

Lors de la sortie de ce film, j'avais pu voir à la TV un débat sur le sujet, savoir l'alcoolisme, la descente aux enfers mais surtout la lutte pour s'en sortir.  Etaient présents l'auteur du livre éponyme et François Cluzet, acteur, tous deux touchés par cette maladie.  Passionnante émission.  Et passionnant film.  Dur.  Touchant.  Criant de vérité.  A ne pas voir un jour de déprime... mais à voir !

Mademoiselle Chambon

Je ne suis sans doute pas objective quand je parle des films dans lesquels a joué Vincent Lindon, passque Vincent Lindon, je l'adore.  Dans L'étudiante, dans Mes amours mes amis, dans Ceux qui restent (diffusé à la TV la semaine dernière, film émouvant et hyper bien joué), dans Welcome... Je l'adore.  Sa petite bouille me fait craquer, c'est ainsi.  Et donc, je l'ai adoré dans Mademoiselle Chambon.  Cette histoire de rencontre improbable entre une institutrice très BCBG et un ouvrier très taiseux... c'est beau.  Peu de mots, mais une atmosphère incroyable.  Pas spécialement lourde.  Pas légère non plus.  Une atmosphère de désir permanent.  Une histoire somme toute banale, une rencontre, des sentiments, une attente.  Mais une histoire qui transpire la vérité.  Un film authentique.  Avec un soupçon de violon qui n'est pas pour me déplaire.

Et vous, de bons films à me conseiller pour mes prochaines soirées DVD ?

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12:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
mar

J’ai testé le cinéma muet (Métropolis)

Dans le Vif (oui, je reçois le Vif, Je sais, c'est étonnant, mais j'ai pas dit que je lisais le Vif), enfin dans son guide TV, je découvre un article vantant les qualités d'un film : Trucmachinpolis.  Un film qui avait été tronqué à sa sortie, et dont les bandes coupées ont été retrouvées, et tout et tout et tout.  Bon, je me dis que je dois voir ça, d'autant que c'est suivi d'un documentaire qui explique tout sur ces fameuses bandes coupées puis rattachées.  Bref passionnant.

Tellement passionnant que je ne parviens plus à me souvenir du titre : ...polis.  Métropolis ?  Non.  Cosmopolis ? Non.  Monopolis ?  Non ça c'est Starmania...

Donc j'enregistre la soirée spéciale ...polis.

Et le lendemain, je regarde.  Ce film enregistré sur Arte, j'oubliais de le préciser.

J'ai pu constater, en regardant quelques vieux films d'Arte (Cléopâtre, Comment épouser un millionnaire - je n'ai su finir aucun des deux, pas moyen d'accrocher), que les génériques du début sont soporifiques au possible.  Celui de Comment épouser un millionnaire (à moins que ce ne soit un milliardaire), sauf erreur, consiste en la vue d'un orchestre durant près de dix minutes.  Long.  Décourageant.  Pour ...polis, même topo, un orchestre.  Je joue de la télécommande pour que le film commence plus vite.

Et ça commence.

Mauvaise nouvelle.  Le film est en noir et blanc.  Vous me direz, logique pour un film des années 30.  J'ai aucune culture de la couleur et du noir et blanc.  On a d'ailleurs eu un débat sur l'arrivée de la TV couleur l'autre jour (l'autre jour, pour le débat, pas pour l'arrivée de la TV hein).  Je pensais qu'en 1970 c'était encore le noir et blanc.  Et bien non.  Par contre, donc, en 1930, les films étaient bien en noir et blanc.  Bon, je m'y ferai.  C'est pas dramatique, hein le noir et blanc.

Bonne nouvelle. Le film (Cosmopolis ?) est en version originale.  Et pour cause : il est muet.  Oui, vous lisez bien.  Un film muet.  Ce genre de film que, selon moi, on diffusant en 1899, avec un pianiste à côté, pour mettre l'ambiance.  Un film où alternent scènes filmées et textes blancs sur fond noir, qui donnent des détails ou font « parler » les acteurs.  J'en reviens pas.

Un film en noir et blanc, muet.  Un film muet en noir et blanc.  Bon, tous les films muets sont sans doute en noir et blanc.  Mais tous les films en noir et blanc ne sont pas muets.  Petite leçon de math : les ensembles.  A droite, les muets.  A gauche les noir et blanc.  Dans l'intersection, les muets ET noir et blanc.  Donc Trucmachinpolis.

Ça ne me donne pas plus envie de le voir, ce film, cette histoire d'ensembles.

Mais je vais le regarder, je l'ai dit.

C'est ma punition.  Une pénitence.  « Article 1 du code de la télévision : tout qui s'adonnera au visionnage d'une émission de télé réalité débile - pléonasme - genre ferme ex-célébrités devra par la suite redorer le blason de ses neurones en regardant un film culte, muet et en noir et blanc ».

Pénitence.  Qui commence.

Et je suis sciée. 

C'est pas un film, ce truc.  Les acteurs, ils jouent pas comme ceusses d'aujourd'hui.  Ils exagèrent leurs expressions d'une façon ridicule.  Comme ils ne parlent pas, ben ils singent les expressions : colère, amour, étonnement...  A grands coups de rides bien marquées, de bouches bien ouvertes et d'yeux bien écarquillés.  Tout me semble ridicule. 

Ridicul(t)e...

Je m'accroche.  Je décroche.  Je m'accroche.  Je décroche.

Je tente de faire autre chose en même temps, pour qu'il passe vite, le temps.  Mais regarder un film muet en vaquant à d'autres occupations, c'est comme avoir sa TV éteinte, banane d'Anaïs.

L'histoire est finalement encore d'actualité : à la surface de la terre, les nantis, qui vivent dans l'opulence et le luxe ; sous la terre, le peuple, ouvriers exploités et miséreux.  Ça me rappelle le Bois du Cazier...  Ce pourrait être passionnant.  Ce doit l'être pour certains, ça a dû l'être à l'époque.

Mais rien à faire, je n'y parviens pas.

Pourtant, je vous jure que j'ai essayé.  Pourtant, je vous jure que je sais m'intéresser à plein de choses diverses et variées.  Tiens, je viens de regarder une émission passionnante d'Arte sur Chopin, qui m'a permis de découvrir sa vie, son œuvre, et de réaliser que « Lemon incest », ben c'est sur du Chopin.  Qui m'a permis de voir des mains pianoter d'une façon magistrale.  J'ai aussi regardé le théma d'Arte sur la prostitution, passionnant également.  

Mais Métropolis (c'est finalement ce nom-là, sauf erreur), j'arrive pas.

Alors, après 38 minutes, j'abandonne lamentablement, pour rester fidèle à mon principe : la vie est trop courte pour se la pourrir avec des trucs que j'aime pas, si du moins c'est possible (bosser, j'aime pas, voter j'aime pas, nettoyer j'aime pas, pleurer j'aime pas, mais bien souvent pas le choix, donc je bosse, je vote, je nettoie à l'occasion et je pleure pour vider les vannes, mais mater Métropolis, j'aime pas, alors je coupe le magnéto et j'enregistre la ferme ex-célébrités dessus, pour enfoncer le clou de mon inculture télévisuelle).

Ici s'arrête donc mon expérience.  No regrets.  La prochaine fois, promis, je tente « Les temps modernes »...

metropolis

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
fév

La princesse et la grenouille

Je l'ai donc vu... et chuis ravie.  Ça ressemble aux Disney de ma jeunesse : la belle au bois dormant, la Belle et la bête, Cendrillon...  Humour, amour, méchants pas beaux et aventure.  Et des chansons.  A ce niveau, petite déception, pas de véritable coup de cœur.  Mais sinon, une jolie réussite.  La princesse, super jolie.  Et noire, paraît que c'est l'événement du siècle, la première princesse Disney noire.  Enfin black, car il semblerait qu'actuellement le mot "noir" soit une insulte.  Etrange.  Bref elle est noire.  Et pauvre.  Et dotée d'une amie riche et blanche.  Ça sent tout de même énormément le cliché : noirs = pauvres au service des blancs, blancs = richissimes.  Fort heureusement, son amie est une véritable amie, pas de coup foireux de la blanche riche et pas gentille de surcroit.

Cela dit, j'ai passé un super agréable moment. (à part l'entracte, qui m'a saoulée et qui coupe le fil de l'histoire - vous me direz c'est pour les enfants l'entracte, m'en fous, ai pas d'enfant souvenez-vous)

J'ai ri.  Y'a des scènes mémorables.  La scène des bisous répétés au crapaud plein de rouge à lèvres notamment.  J'adore. 

Y'a de la romance.  Des clairs de lune.  Des regards qui en disent long, même entre deux grenouilles pleines de baves, enfin non, de mucus.

Y'a une luciole (et pas un cafard, hein Moustique ?) amoureuse d'une étoile.  C'est tout beau et tout triste, l'histoire de la luciole amoureuse (enfin amoureux, c'est un petit mec) d'une étoile.

Et puis bien sûr y'a un prince charmant vraiment charmant.  Et une jeune fille noire (mais comment s'appelle-t-elle, sale manie que j'ai de ne retenir aucun prénom) pas princesse mais tout aussi charmante.

Et voilà, c'était tout charmant (décidément, j'aime cet adjectif).

Question du jour, histoire que vous ayez soudainement une irrésistible envie de commenter : quel est votre Disney préféré parmi tous les Disney du monde et alentours ?  Moi c'est la Belle et la bête, qui m'émeut et me fait rêver au plus haut point.  Que du bonheur.  Et vous ?

 

princessegrenouille

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princesse3

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18:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
fév

Penelope

(à prononcer, en VO : Pénélopiiiii)

Je voulais de la magie... Je ne l'ai pas eue avec Magique.  Mais bien avec Penelope.  Et que de magie.

Ça commence un peu étrangement.  En fait c'est tout le temps étrange.  Décors étranges.  Surréalistes.  Personnages étranges.  Surréalistes.  Histoire étrange.  Surréaliste.  Un conte de fées moderne, je dirais.  Oui, un conte de fées.  Et comme tous les contes de fées, magique.  CQFD.

En regardant ce film, j'avais une envie folle d'écrire l'histoire.  Bizarre, je sais.  Une envie comme ça.  Ecrire une histoire qui existe déjà, c'est con, c'est vrai.  Mais j'avais envie.  Tellement ça m'a plu.  Papillons dans le ventre, malgré les scènes parfois caricaturales.  Sourire aux lèvres en permanence.  Envie d'une happy end.  Que du bonheur quoi.  Un vrai joli conte sur la différence.

Petit résumé.  Penelope subit un sort jeté sur sa famille depuis des générations, mais dont elle est la première victime, car première fille née depuis lors.  Durant des années, sa famille l'a coupée du monde pour lui éviter de souffrir, mais il faut la marier avec un noble pour rompre le sort.  Et ça ne bouscule pas au portillon... jusqu'à ce que... 

(Marrant, ça me rappelle cette histoire que j'avais écrite, vous vous souvenez ?  "La belle et le crapaud", aussi un conte sur la différence, aussi un mauvais sort... c'était au temps où les grenouilles n'étaient pas encore à la mode, remises au goût du jour via Disney).

Vraiment un film mimi comme tout.  Rien d'intellectuel.  Rien de plus qu'un bon moment à rêver et à vibrer de bonheur, et ça c'est ce qu'on demande à un film, non ?  Et puis y'a un zeste de morale, donc tant qu'à faire. 

A voir, du moins si vous avez encore en vous ce tout petit bout d'âme d'enfant qui ne demande qu'à ressurgir.

En plus, l'acteur principal il est mmmhhhhhhhh et re-mmmhhhhhhhhhhhh.  J'en parlais à ma filleule, précisant qu'il était super jeune, genre mineur.  Vérification faite, point du tout, il a 31 ans et c'est James MacAvoy, un nom qui me dit quelque chose... et pour cause, il a joué dans Becoming Jane et dans Reviens-moi.  Comment n'avais-je pas remarqué son charme incommensurable, irrésistible et ses yeux, rhaaaa, ses yeux.  31 ans, finalement, c'est pas si jeune.  J'ai l'âme romantique en ce moment, besoin cruel d'être amoureuse.

penelope

09:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
fév

Magique

dvdpost

Quand, lors du FIFF (chais plus en quelle année, mais on s'en fout), j'ai eu la chance d'assister au tournage d'une émission de la RTBF sur Marie Gilain et de découvrir la bande-annonce de son film Magique, j'ai décidé de le voir.

« Parce que sur mes bras les poils se hérissent » (comme le chante Cali), rien qu'en voyant la bande-annonce.

Mais le film n'est jamais sorti à Namur.

J'ai donc dû attendre sa sortie en DVD.  Et n'ai pu le voir sur grand écran, gros regret.

Et aujourd'hui, je l'ai vu.

J'aurais aimé dire que Magique a rendu ma journée magique, mais ce serait tellement exagérer/é.  D'une façon inexplicable, j'ai eu bien du mal à entrer dans ce film. J'en attendais peut-être trop.  Sans doute, oui.

L'histoire est mignonne.  Une mère et son fils qui vivent seuls.  Un endroit perdu.  Une solitude et un vague-à-l'âme palpables.  L'enfant veut rendre le sourire à sa mère.  Il invite alors un cirque à s'installer sur leur propriété.  Un cirque qui devrait rendre leur vie un peu plus... magique.

Le lancement me donnait la chair de poule, mais le film m'a procuré peu d'émotions.  Sans doute car il était trop « surnaturel ».  Des acteurs qui chantent, paf, comme ça, ça me fait toujours un effet bizarre.  Comme si le charme était rompu, alors qu'il devrait être intensifié par la musique et la mélodie.  Pourtant, Marie Gilain est parfaite.  Le jeune acteur également.  Et Cali, en prince charmant sans cheval blanc, de même.

Mais il m'a manqué ce petit quelque chose...

Ne boudons pas notre plaisir, Magique fait passer un chouette moment, la musique est jolie, l'histoire aussi.

Je dirais juste que cela manquait d'un tout petit peu de ... magie, ce qui est un comble.

Les poils dressés, je les ai cependant quand j'écoute ce morceau... logique, me direz-vous, puisque les paroles commencent par « parce qu'aujourd'hui il pleut, et que sur mes bras les poils se hérissent »...

magique

 


Cali - Je me sens belle
envoyé par chris38. - Regardez plus de clips, en HD !

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |