17
mai

Fragile(s)

dvdpost

Hé hé hé, je l'ai vu, Fragile(s), ce film de Martin Valente (mon futur époux, rappelez-vous).  Je l'ai vu vu vu.  Et j'ai aimé aimé aimé.

Fragile(s), c'est l'histoire de destins qui s'entrecroisent.  De vies qui n'ont rien à faire ensemble et qui, merci le hasard, finissent par se rejoindre.  Un hasard parfois tiré par les cheveux, mais c'est tellement bon qu'on s'en moque.

Tous ces destins sont fragiles, cela va de soi.  Il entre dans la vie.  Elle a préféré la drogue à son fils.  Il tente de rester fidèle à sa femme dans le coma.  Elle ne l'aime plus.  Il ne réalise que des films qui ne marchent pas.  Elle a oublié qu'elle avait un père.  Il le suit partout. Elle s'évade pour quelques jours. Il crève de solitude.  Elle a un accident et s'en veut.  Il est fidèle envers et contre tout.

Des bouts de vie.  Des bouts de rien.  Des bouts de tout.  Des bouts, collés bout à bout, comme sur l'affiche.

Evidemment, j'ai adoré.  C'est tendre.  C'est touchant.  Et c'est drôle.  Que demander de plus ?

Ben rien... 

My God, comme le destin a été cool avec moi en m'amenant, ce jour de juin 2007, face à ce nom, Martin Valente.  Il aurait pu être réalisateur de films d'horreur plein sd'hémoglobine.  De films d'auteur soporifiques.  Des films documentaires sur la vie des crevettes (quoique ça, ça aurait été le signe suprême - comprendront uniquement "ceusses" qui ont lu la célib'attitude des paresseuses).  Mais non, il a fait Fragile(s).  Merci destin.

Et ça, c'est le blog de Martin, mon petit alterego masculin, il vaut la peine. Le blog, et l'homme. Bien sûr, il date déjà, le blog, pas l'homme, mais il vaut la peine.

fragiles affiche film

17:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
mai

Rapt

dvdpost
Moi, j'aime bien Yvan Attal.  Chais pas pourquoi, mais il dégage une impression de bonté.  Si ça tombe, je suis à côté de la plaque, il est immonde avec tout le monde, égocentrique, narcissique, mauvais mari et mauvais père.  Je ne pense pas.  Je ne veux pas le penser.  Et j'aime bien l'acteur qu'il est, c'est l'essentiel.

Rapt est un film librement inspirée de l'enlèvement du Baron Empain.  C'est un fait divers qui m'évoquait vaguement quelque chose, « l'enlèvement du Baron Empain ».  J'ai peut-être vu « Faites entrer l'accusé » qui y était consacré.  Je savais qu'il avait été séquestré.  Qu'on lui avait coupé le doigt, mais ma culture Baron Empainesque s'arrêtait là.

Le lancement que j'avais vu de Rapt me tentait, je l'ai donc loué sur DVDpost.

Et j'ai ensuite découvert le nom du réalisateur, Lucas Belvaux.  Puis, ô surprise, j'ai découvert (merci Wikipédia), que Lucas Belvaux était namuroise, ô.  Et qu'il était le frère du réalisateur de C'est arrivé près de chez vous, re-ô. 

Puis j'ai regardé Rapt.

Si vous ne l'avez pas vu, et qu'il entre dans vos intentions de le voir, ne lisez pas ce qui suit.  Je n'ai pas pour habitude de lancer des spoilers sans réfléchir, mais pour parler de Rapt, il le faudra.

Rapt, au-delà d'un fait divers dramatique, raconte aussi, et surtout, l'après.  Et la sensation que l'enfermement qui suit la libération est presque pire que l'enfermement durant l'enlèvement lui-même.  La froideur familiale au moment du retour.  Le dédain de tous, même de l'entreprise, qui ne veut plus de son président, devenu d'un coup persona non grata.  La solitude, seulement rompue par la présence d'un chien aimant.  Le seul qui semble encore aimer le personnage centrale, finalement.  La presse a révélé les frasques, les dettes de jeu, les maîtresses, mais cela justifie-t-il tout cela ?  J'ai lu (merci encore Wikipédia) que « Quittant une prison pour une autre, le baron déclare qu'il préférait la première, et de loin ».  Le film exprime bien ce ressenti, tellement bien.

Le baron a déclaré qu'il n'a plus jamais été pareil ensuite.  C'est tellement compréhensible.

Voilà un film réussi, merci Lucas Belvaux.  Et merci Yvan Attal, pour cette performance.

Rapt

16:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
mai

Le film préféré de la stagiaire

Dorénavant nous l'appellerons "la galoupe", passque le 1er juillet, elle est plus stagiaire, mais elle devient collèèèèèèk, que du bonheur en perspective (et je ne suis pas sarcastique sur ce coup-là).

Donc, son film préféré, c'est ceci.  Et le pire, c'est que je l'ai mis sur mon pc en version muette... et bien elle connaît toutes les répliques par coeur, un peu comme moi avec Dirty Dancing quoi.

Diiiiiiiiiiink, hein.

10:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
avr

Journée thrillers

Etonnamment, alors que j'adooooore Esprits Criminels, qui va tout de même, intelligemment je trouve, mais tout de même, au fond du fond de la perversité des êtres, je ne regarde quasi plus jamais de thrillers.  Les films, je veux dire.

Quand j'étais ado, c'était la grande mode, à commencer par celui avec Michaël Douglas qui trompe sa femme, là, et le coup du lapin dans la casserole.  Comment ça s'appelait déjà ?  Plus aucune idée.  Ah oui, Liaison dangereuse, ça m'est revenu.  Ça m'est revenu sans que je doive aller zieuter sur Google, miracle (à se demander comment je faisais il y a quelques années, sans internet pour venir à ma rescousse quand je cherchais « le nom de cette actrice brune là, ex femme d'un super bel acteur blond qui a joué dans un film hyper connu, allez, un truc romantique, il jouait l'amoureux d'une jolie blonde qui n'était pas connue à l'époque, mais maintenant elle a fait plein de films, dont... on a été le voir ensemble d'ailleurs, tu te souviens ?  Pfffff, tu fais vraiment rien pour m'aider à retrouver...).  Puis y'a eu le truc du pic à glace avec Sharon Stone, aussi.  Là aussi, le nom du film m'échappe...  Euh... ça va me reviendre.

Bref, je regarde peu de thrillers, et si ça m'arrive, c'est toujours en journée quand il fait bien clair, sinon j'entends plein de bruits bizarres dans l'appartement ensuite, c'est horrible.

Et là, je me suis fait la totale : quatre thrillers d'affilée.

Dingue, je sais, mais on m'avait prêté un disque avec tout ça en stock dessus, alors tant qu'à faire...  Donc, y'avait quatre films, mais j'ignorais tout, à part les titres.  Et j'ai regardé au hasard, sans rien savoir de ce qui m'attendait...

Beyond a reasonable doubt : c'est l'histoire d'un journaliste brun et ténébreux qui est persuadé qu'un procureur, joué par Michael Douglas, falsifie des preuves lors de procès criminels.  Pour le prouver, il va se laisser accuser d'un meurtre qu'il n'a pas commis...  L'idée est sympa, mais assez peu crédible, je trouve.  Passque, sauf erreur, entre l'arrestation du suspect et son procès aux assises, ça prend quand même des plombes... donc je vois mal comment, dans la vraie vie, un journaliste se laisserait mettre en prison des années.  Mais à part ce petit détail, très bon film, je trouve.  Quelques absurdités scénaristiques, mais on parvient à y croire.  A ne pas regarder, par contre, en compagnie d'un homme que vous viendriez à peine de rencontrer, sinon, regards suspicieux assurés, quelle que soit sa profession.

A perfect getaway : là, ça commence comme un joli film romantique avec des scènes de mariage, mais on réalise vite que la lune de miel va tourner au vinaigre.  Ça se passe à Hawaï (j'ai toujours cru qu'on prononçait Hawaaaaaï, comme aïe, mais dans le film, ils prononcent Hawa-i, comme Haï(ti).  Bizarre bizarre.  A part le fait que ce soit hyper mal joué, enfin en tout cas hyper mal doublé (vu que, pas de bol, ce sont des VF) et que la violence inutile est vraiment ... ben inutile, c'est très très moyen, plutôt moyen nul que moyen pas mal.  Et à ne pas regarder si vous vous mariez prochainement, tant qu'à faire.  Surtout si vous envisagez un voyage de noces à Hawaï.

The stepfather : et voilà un beau-père terrifiant, à la recherche de la famille idéale.  Et quand il réalise qu'elle ne l'est pas, idéale, il l'élimine.  Tant qu'à faire.  Puis il se trouve une nouvelle famille, qu'il espère à nouveau idéale.  Ça commence en conte de fées... ça commence, seulement.  Un bon thriller, un peu à l'ancienne, enfin genre ce que j'ai connu dans le temps quoi, avec un vrai méchant et personne qui ne réalise qu'il est méchant, sauf une seule personne... joué par le beau gosse de Gossip girl (pas le super beau gosse vilain qui devient chou, alias Chuck, non l'autre, moins beau gosse, mais beau gosse quand même, dont j'ai, bien sûr, oublié le prénom, le seul « pauvre » de la série quoi, qui sort avec Serena au début, puis plus, puis avec une actrice, puis avec sa meilleure amie, vous voyez ?).

Vertige : à ce stade, après trois thrillers, j'angoisse comme une dingue.  Mais je continue.  Avec Vertige.  Déjà, le thème ne me tente pas : des amis partent en randonnée en Croatie, de la grimpette quoi.  Moi, j'ai le vertige, alors un titre pareil, vous imaginez, je stresse avant même que ça ne commence.  Ça commence tout joyeux, une bande de potes, garçons et filles, couples et ex.  Et ils chantent « we are young... », font des photos, s'amusent...  Mais après quelques minutes de film, ça se corse, et ça n'ira ensuite que crescendo.  Et moi je suis terrée sous ma couette, mon cœur bat à cent à l'heure je sursaute sans cesse et j'ai pris le rat sur moi, pour qu'il me protège.  Je le caresse hystériquement.  En vain.  Un film qui ne dure que 1h21, mais je vous prie de croire que ça suffit amplement.  Ça commence en thriller, ça dégénère ensuite en film d'horreur.  Hémoglobine en sus.  Et moi de me dire « c'est tout de même tiré par les cheveux ».  Et moi de lire à la fin que c'est inspiré d'une histoire vrai.  Librement inspiré à mon avis, ça ne peut être que ça quand on connaît l'histoire, mais je peux difficilement vous dire pourquoi sans bousiller l'intrigue.  Ça donne quand même encore plus de frissons...

Voilà, je suis dans un de ces états.

Et même pas un brun ténébreux pour me prendre dans ses bras et me rassurer.

Chienne de vie.

PS : Liaison fatale, pas dangereuse, pfffffffffff...

beyond

aperfect

thestepfather

vertige

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
avr

La preuve par l’absurde que tout est absurde à l’Acinapolis

Par un bel après-midi pluvieux, me vient l'envie de voir « Remember me », le nouveau film avec Robeeeeeeeeeert Pattinsooooooooon.  Nan, c'est pas pour sa belle gueule que je trouve plutôt pas très hyper craquante (je dois être trop âgée pour craquer), mais pour le film, qui me tente.

Je me souviens avoir vu il y a quelques jours sur le site du méga complexe Acina qu'il était en avant-première quatre jours à 14h30.

Je me souviens avoir vu il y a quelques jours au sein du méga complexe Acina qu'il était en avant-première quatre jours à 20h.

Y'a un stuuuuuuuuut.

Je décide donc de contacter le cinéma pour connaître l'heure exacte.

Une voix suave masculine me répond après beaucoup beaucoup de sonneries.

Je prends ma voix la plus suave, moi aussi, pour demander « bonjour, excusez-moi de vous déranger je souhaite connaître l'heure de l'avant-première Remember me... »

Pourkwaaaaaaaaaaaaaaaaaa ne me suis-je pas contentée de clore ma question là ?  Pourkwaaaaaaaaaaaaaa ai-je ajouté « passque sur votre site il est marqué 14h30 mais au ciné j'ai cru voir 20 h ».

Je sens illico l'exaspération dans la voix de mon interlocuteur, exaspération hyper contagieuse dès l'instant où il me dit « ben sur quel site vous avez vu ça ? »

« Ben sur www.jevérifielesprogrammesdemoncinéma ou sur www.etsionallaitaucine.be ou www.unepetitetoile.be ou encore www.jaienviedalleraucine.be », banane...  (ça c'est ce que je pense).  « Ben sur acina.be » (ça c'est ce que je dis).

Il me fait ensuite attendre un moment fou, à grands coups de clics, car il veut vérifier je sais pas quoi.  En fait, il veut me prouver que j'ai tort, que je suis sur un mauvais site, que je dis vraiment n'importe quoi.

Mais moi, je veux juste savoir l'heure exacte hein, je suis pas assistante technique de site web, je me fous de l'erreur, même si je trouve cordial de la signaler, tant qu'à faire.

Après cette longue attente, j'ai droit à un « sur quel site êtes-vous, passque moi je suis sur notre site et tout est ok ». Je répète à nouveau  « sur w w w point acina point be » (purée, j'ai l'air si blonde que ça au téléphone ou quoi, pour avoir l'air totalement incapable de me rendre sur le site web d'un cinéma ?)

« Ben c'est bon Madame, vous êtes sur le site, allez, dites-moi, vous avez quels onglets sous les yeux ? » 

Moi, je veux connaître l'heure, pas faire une analyse commune du site, ni apprendre à surfer, juste connaître l'heure, l'heure, l'heure.  Je deviens de plus en plus désagréable, je l'avoue, lui disant que j'ai bien les mêmes onglets que lui, et que quand je clique sur une affiche de film au hasard, ça m'ouvre tout le programme et là, paf, je vois Remember me à 14h30, donc c'est bien 14h30 ou 20h ?????????

Il me rétorque que j'ai qu'à pas cliquer sur n'importe quelle image de film au hasard, que déjà lui il ne voit pas Remember me dans les images et que donc patati et patata. 

J'ai pour habitude depuis que ce site existe de lire les résumés en cliquant sur les petites affiches, j'imagine que si c'est prévu, c'est dans ce but, et que si les heures sont indiquées, c'est pour informer l'internaute...  Sinon, à quoi bon ?

De plus en plus exaspérée par le ton hautain du personnage, je lui assène, en guise de conclusion « écoutez, je voulais juste savoir l'heure, je vous signale une erreur en passant, je peux vous envoyer un printscreen, mais apparemment vous vous en foutez ».    Jusqu'à ce jour, j'avoue que j'ignorais que s'en foutre était un gros mot.  Bon, c'est pas très français, c'est clair, c'est pas très prout ma chère non plus, mais finalement, je ne dis que la vérité : il s'en fout.  Je voulais connaître une heure de diffusion d'un film, pas me faire sermonner car de une je ne serais pas sur le bon site, de deux je suis incapable de lire un site web et de trois j'ai la bêtise de regarder le programme via la première page et non via l'onglet programmation, alors que tout le monde sait que la première page, même si elle existe, ne doit pas être lue, ni visitée, ni crue.

Donc, s'en foutre est un gros mot, car il me dit « Madame, restez polie ».  Oups.  Et afin que je comprenne bien la façon dont fonctionne le site, il me confirme « pour les horaires, regardez via l'onglet programmation et non via la première page et les affiches cliquables ».  Je n'ose demander « alors, pourquoi avoir créé des affiches cliquables qui mènent vers des horaires, si c'est pas pour cliquer dessus et lire les horaires ? » mais je préfère oser, d'une voix pleine d'humour bien moqueur « aaaaaaaaaaah, mais il fallait le dire si y'a un endroit avec des infos correctes et un autre avec des infos incorrectes, ah ah ah ah ah » (sous-entendu « c'est fait exprès, c'est pour rire quoi, oh oh oh, petits filous que vous êtes à l'Acina, faire des blagounettes aux clients, trop chou »).

Il n'apprécie pas mon humour fou et me raccroche au nez d'un « au revoir Madame ».

C'est ça que j'adore dans les grands complexes cinématographiques, la sympathique relation clientèle.  On a déjà été chassées d'une salle car on avait envie de regarder le générique jusqu'au bout et ça plaisait pas au Monsieur qui attendait qu'on sorte.  On a déjà osé demander en quoi une soirée « spéciale VIP » était VIP vu que rien n'était prévu, sans recevoir la moindre réponse.  Donc je savais que le client n'est pas roi à l'Acina.  J'en ai confirmation.

Et avec tout ça, j'ai toujours pas l'heure de diffusion... !  Je l'ai devinée, mais à aucun moment il n'a accepté de me la communiquer.

Je sors de chez moi et rejoins Fanfan, avec qui ce ciné est prévu dans les prochains jours.  Elle me dit « bizarre, faut que j'appelle l'Acina, ils indiquent deux heures différentes sur leur site, très étrange ».

Bien envie de lui dire « ben c'est normal, Fanfan, t'as qu'à pas cliquer là où on peut cliquer mais où faut pas cliquer, m'enfin, voyons, tout le monde sait ça ».

Si vous aussi, vous ne savez pas à quelle heure Remember me sera diffusé en avant-première, car deux heures différentes sont indiquées, n'hésitez pas à appeler l'Acina pour en savoir plus (081/320 440), vous verrez, l'accueil est ultra charmant (et ça leur fera les pieds si cent personnes appellent pour poser la question, et ça prouvera que je suis pas débile, non mais).  Ouh ouh ouh, j'en ris d'avance.

 

18:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |