4
oct

FIFF – Le sens de l’humour

Et le voilà, le film de Maryline Canto. Après avoir adoré La tendresse, je mourais d’envie de le découvrir, et je n’ai pas été déçue.

Non seulement elle en est la réalisatrice, mais également l’actrice principale, tant qu’à faire. Elle y incarne Elise, qui vit seule avec son fils, depuis le décès de son mari. Elle entretient une relation distante avec Paul, qu’elle résume à « tu me baises bien, point ».

Petit à petit, les liens vont se renforcer, au fur et à mesure que Paul fait la connaissance de Léo, le fiston.

Ce film aurait pu s’appeler La tendresse aussi, ou plutôt Le sens de la tendresse, à réapprendre, voire Le sens de l’amour, joli aussi.

Malgré son titre, il faut avouer que Le sens de l’humour n’est pas toujours très drôle. Autant Maryline Canto était lumineuse, solaire, dans La tendresse, autant on la sent éteinte dans Le sens de l’humour, mais petit à petit, elle va se réveiller… Le talent d’une grande actrice, deux films différents, deux attitudes opposées, avec toutefois ce petit sourire au coin de l’œil, que je lui aime tant.

Ce que j’aimerais aussi, c’est découvrir ce musée qui expose les Nymphéas, dans lequel Monet voulait que le visiteur se sente « au milieu de l’eau ». Je n’ai jamais vu les Nymphéas, je veux les voir, merci Le sens de l’humour, de m’avoir donné cette envie.

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4
oct

FIFF – Gare du Nord

J’ai voulu voir Gare du Nord par curiosité, car j’aime bien cette gare parisienne, synonyme pour moi de bons moments à venir. Paraît qu’elle a une sale réputation, qu’elle est dangereuse. Ce film est mi-documentaire, mi-fiction, d’après les notes reçues, mais j’ai eu du mal à percevoir la nuance (et je me demande si la partie documentaire n’est pas présentée séparément, va savoir – et non, j’ai pas dormi).

J’hésitais, sachant que Nicole Garcia y tenait un des rôles principaux. Nicole Garcia, pour moi, c’est comme Isabelle Huppert : de très bonnes actrices, mais souvent dans des films qui pour moi sont soporifiques.

Mais j’ai tenté le coup, et j’ai pas été déçue. Comme dans Tokyo anyway, il ne se passe pas grand-chose, sinon des tranches de vies, mais qui ont toute leur importance. Et je ne me suis pas ennuyée, prise par l’histoire d’amour qui est la trame de fond de l’histoire, avec, je l’ignorais, la présence de François Damiens en cadeau bonus, qui incarne un personnage inquiet, mais avec quelques moments bien drôles.

L’histoire d’amour donc, entre Mathilde et Ismaël, elle est belle, malgré la mocheté relative des lieux, elle prend aux tripes, elle remue. Elle m’a remuée, en tout cas. Et je ne regarderai plus la Gare du Nord du même œil, désormais… (ça tombe bien, dans huit jours, j’y suis).

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4
oct

FIFF – Tokyo anyway

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Ils sont quatre. Amis. Bruxellois. La même journée, tout va basculer : deuil, nouveau job à Tokyo, grossesse inattendue et soucis professionnels.

Quelle incidence ces événements vont-ils avoir sur ces quatre amis ?

Une chronique douce amère qui passe sans que l’on ne s’en rende compte.  Quasiment rien ne se passe, mais tout se passe.  Vraiment bien mené, avec des moments drôles, des moments doux, des moments d’angoisse et même des bouts de sexe inside.

La fin m’a cependant laissée sur ma faim… j’en redemande. Peut-être une suite : Tokyo on the way, puis back from Tokyo, par exemple ? Parce que c’est bien beau de présenter les personnages, de montrer leurs failles, leurs doutes, puis paf, c’est la fin, et quoi, on peut savoir comment ils vont évoluer ? C’est la magie du cinéma, de nous plonger dans des tranches de vie, et puis fini, mais là, trop vite fini…

Anecdote qui m’a amusée, au tout début, un casting : « we don’t want another Brad Pitt ». Mais my god, c’est vrai, dingue comme cet acteur, on dirait Brad Pitt jeune. Stupéfiant.

 

Et le bogosse à la Brad Pitt jeune, il s'appelle Benjamin Ramon, pas moche hein (et dans le film, il est bien foutu, je vous le dis, ouais, passqu'on le voit tout nu, mais pas tout bronzé)

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4
oct

FIFF – Puppylove

Puppylove, d’après sa réalisatrice, est une expression anglaise résumant le sentiment absolu et charnel du premier amour adolescent. Elle a voulu un film qui replonge les adultes dans ces sensations et qui donne aux adolescents un miroir de ce qu’ils peuvent vivre.

Et c’est là que ça me dérange, car, si l’histoire est belle, si les acteurs sont parfaits, si la complicité entre les deux adolescentes, l’une timorée, l’autre dégourdie, qui va l’entraîner dans son sillage, est visible à l’écran, et pour cause, elles se connaissent à la vie, j’ai du mal à croire que ce genre d’histoire est celle que vivent tous les adolescents : les plans à trois, le cul pour le cul, la séduction du père, par la meilleure amie, la frontière de l’inceste non franchie, mais limite, très limite, du moins l’ai-je ressenti ainsi...

Je dois être une vieille ringarde, je sais, mais il y a dans ce film un arrière-goût malsain dont j’ai du mal à me défaire.

Dommage, car à part ça, c’est un très joli film, dynamique, sans temps mort, avec de belles images, un Vincent Perez parfait en père de famille un peu paumé, deux jeunes actrices formidables de naturel, des rires à profusion, et un passage à l’âge adulte pas mal résumé, même si, pour ma part, quand même dans l’excès.

Et je reste sur mon idée que pour donner aux ados une image de Puppylove, La Boum ou LOL, ben c'est plus réaliste... (mais je sais, je suis une vieille ringarde, on l'a déjà dit).

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4
oct

FIFF – Lulu femme nue

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Lulu est femme au foyer, mariée depuis des années à un homme qui semble la rabaisser constamment, trois enfants. Après un entretien d’embauche foireux, elle pète un câble et ne rentre pas chez elle.

Tout simplement.

Et commence un road movie en solitaire, en bord de mer (et ça rime), où les rencontres vont s’enchaîner et transformer sa vie.

Les road movies semblent à la mode au cinéma ces dernières années, et ça tombe bien, j’adore les road movies.

Karin Viard y est excellente en Lulu un peu paumée, sa rencontre avec Bouli Lanners touchante.  Plusieurs rencontres vont transformer Lulu et lui permettre d’enfin se rencontrer elle-même.

Je n’aurais pas dû abuser de giant avant la projection, car j’ai dû m’assoupir un instant : le résumé parle d’une troisième rencontre, avec une employée harcelée. Et ça, j’ai pas vu. Maudit coup de pompe.

Mais un très joli film, un bilan de vie intéressant, joué avec délicatesse. Et j’ai aimé découvrir Bouli Lanners en homme sensible et tendre.

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