30
nov

Avant après...

Vous la reconnaissez ?

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Non ?

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Allez, concentrez-vous...

 

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Là, vous avez trouvé ?

 

Et oui, c'est elle, Jenifer Grey, de Dirty Dancing, plus de vingt ans plus tard... et sans doute plus de vingts coups de bistouri plus tard aussi.  Quel dommage d'avoir gommé ce qui faisait son charme, notamment son nez...

Merci Patricia d'avoir évoqué cette transformation dans ton commentaire, ce qui m'a donné l'envie d'en savoir plus.

ça se confirme, comme pour la chanson, la version de 87 était bien plus agréable, plus naturelle, plus pétillante, plus charmante...

 

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10:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : jenifer grey |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
nov

Le silence de Lorna - A voir ce soir sur Arte !

Très beau film (même si très dur) à découvrir absolument ce soir sur Arte, Le silence de Lorna, des frères Dardenne, avec le belge Jérémie Renier, notamment.

Un drame difficile, mais un film poignant.  Je vous en avais parlé ici il y a deux ans.

Je vous le conseille.

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27
nov

Hatchi

 

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(A ne pas confondre avec Atchikatchikatchik aïe aïe aïe ou avec atchoum, le nain de Blanche-Neige).

Je n’ai pas souvenance que ce film soit sorti en salles à Namur, mais j’ai peut-être zappé…

C’est donc suite à de bons conseils, et à un copier coller sur mon super disque dur externe de la mort qui tue la vie, que j’ai, en ce samedi soir (enfin, en ce samedi fin d’après-midi), décidé de regarder Hatchi.

On m’avait dit de préparer mes mouchoirs, mais j’ai pas suivi le conseil.  Après tout, des films sur les chiens, sur la mort, voire sur les deux, ben ça existe depuis des lustres, je suis blasée.  Et les chiens, ça me fait pas vraiment pleurer. 

Et puis y’a Richard Gere, le seul, l’unique, alors j’allais plus baver comme un chiot que pleurnicher, non ?

Vous connaissez l’histoire d’Hatchi ?

Si vous préférez ne pas la connaître, ne lisez pas ce qui suit.

Hatchi est un chien qui a vécu au Japon.  Tous les jours, il allait attendre son maître à la gare.  Jusqu’au jour du décès de ce dernier, en 1925.  Le lien entre eux était si fort qu’Hatchi a passé les neuf années suivantes, jusqu’à sa mort en 1934, à continuer à l’attendre à la gare.  Il n’a fait que ça, attendre.  Et ça l’a rendu célèbre.  Maintenant, y’a même une statue de lui à l’endroit où il attendait.

Oui, bon, en soi, c’est clair que c’est une histoire émouvante comme tout : le chien qui attend en vain, la statue...  Comme toutes les histoires de fidélité : les chiens qui font cent mille bornes pour revenir chez leur maîtres, les chats qui s’usent les coussinets pour rejoindre leur domicile, les iguanes qui arrachent un doigt à leur maître… oups non, ça c’est pas émouvant, c’est sanglant.

Donc, ça allait être émouvant.

Ben j’ai pas pleurniché.

Pas pleuré.

J’ai sangloté.  A gros bouillons, comme dans la chanson de Brel (Orly).

Mais sangloté !

Et sans mouchoir.

J’en ai même chopé une migraine à droite, fait rare, d’habitude je les ai à gauche, mes migraines.

Et des yeux gonflés comme ceux d’un merlan frit… avant qu’il soit frit.

Et des larmes qui me dégoulinent dans le cou.  Et entre les nénés.  Nan, j’étais pas en déshabillé de soie, j’étais en pyjama pilou (hé, ça caille), mais ça a coulé du cou aux nénés, voilà tout.

Ce film, il est d’un triiiiiiiste.

Les images sont superbes.

Richard aussi, tant qu’à faire.

Et que dire du chien.  Ses petits yeux émouvants.  Son amour fou. Sa fidélité. Son poil qui ternit au fil des ans, de l’attente, alors que sa loyauté ne ternit pas, elle, ben ça m’a fait brailler comme un veau qui vient de naître.

Bon, clair que tout est fait pour susciter l’émotion.  Zont même mis de la neige sur ce pauvre chien qui attend.  On l’imagine frigorifié, affamé et tutti quanti, avec de la neige glaciale plein le poil.  Quand je vous dis que c’est hyper triste...

Vraiment une magnifique histoire, à voir en famille.  Ça sera peut-être moins éprouvant.  Passque moi, là, en ce samedi soir, me vlà atteinte de sinistrose.

Et l'histoire d'Hatchi, le vrai, en fait appelé Hachiko, c'est ici.

 

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21:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : hatchi, richard gere |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
oct

Le FIFF – day 6 – Le nom des gens

Et voilà, déjà le dernier jour, soirée de clôture.  Keske ça passe vite. Keske ça fatigue.  Mais keske c’est bon, le FIFF.  Après la classique liste des films primés, sans remise de Bayards, of course, puisque nous sommes dans la salle sans VIP, la seule qui accepte les vassaux, un dernier film, last but not least.

Avec Le nom des gens, revoilà Jacques Gamblin, qui tombe amoureux de la pétillante Sara Forestier, dans une comédie bourrée d’humour (oups, logique pour une comédie), mais vachement touchante aussi. 

Le pitch : Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l'engagement politique puisqu'elle n'hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause - ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu'en gros, tous les gens de droite sont ses ennemis. En règle générale, elle obtient de bons résultats. Jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin - comme celui des cuisines - quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu'avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses...

J’ai adoré l’analyse faite des noms, un jeu auquel je me livre sans cesse au bureau, j’ai d’ailleurs un billet en préparation sur le sujet (mais j’ai des billets en préparation sur tout, je sais).  J’ai adoré la complicité entre les personnages.  J’ai adoré cette référence à la politique, faut le faire, savoir me faire rire avec de la politique.  Bref, ben j’ai adoré.  Un film qui fait du bien au moral.

Et puis c’est fini, oooooooooooh, mais on revient l’an prochain, aaaaaaaaaah (sans aucune référence à la fin de Secret Story, of course, vous savez combien je suis trop culturée pour m’abaisser à regarder ce genre de choses – mais bon, chuis déçue pour Stéphanie, tout de même).

Conclusion de cette sixième et dernière journée :

- j’ai pas réveillé Mostek, qui s’était préparé un petit lit d’appoint sur son siège de cinéma, avec manteau en guise d’oreiller, pas eu le cœur d’interrompre une si jolie sieste

- bien eu peur, à un moment, de revivre l’aventure intestinale de la veille (mais à quoi bon vous en parler, je sens bien que vous vous en fichez, comme vous vous fichez de ce FIFF, alors je boude, na).

 

Conclusions générales de ce FIFF :

- Mostek a vraiment bien dormi

- y’en a marre des VIP qui squattent les bonnes places, sans payer, alors que la populace, dont je fais partie, se farcit l’achat d’un PASS pour être reléguée aux pires endroits de la salle

- y’en a marre que les VIP puissent entrer avant tous les pigeons qui font la file depuis une heure

- y’en a marre que ceux qui paient leur pass ne soient pas sûrs de pouvoir entrer dans les salles

- après trois FIFF, je continue à me demander pourquoi ce Festival International du Film FRANCOPHONE propose des films en langue étrangère… quelqu’un sait ?

- au bout de huit jours, les pubs répétitives et toujours identiques deviennent insupportables, malgré l’humour fou qui nous fait délirer « Fiff-froid hein ce soir ? Rho oui, FIFF-frisquet », « Keskon met sur sa tartine ?  Ben du Berhin (du beurre hein) » - ça ne fait rire que nous et c’est pas grave

- j’adoooore toujours autant le FIFF et son ambiance toute particulière, même si j’ai râlé avant

- mon top 3 : Incendies, Elle s’appelait Sarah, No et moi et La reine des pommes… bon ça fait un top 4, tant pis.  Mon top du top reste bien sûr Incendies.

- mon regret, ne pas avoir vu Les petits mouchoirs, et accessoirement, ne pas avoir bavé devant la belle gueule d’amour de son réalisateur…

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15:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
oct

Le FIFF – day 5 – Nous trois – Ensemble c’est trop – Elle s’appelait Sarah

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Après une journée de relâche because Calogero en concert acoustique, trop beau, trop près, trop formidable, nous revoilà au FIFF.  Calogero parvient à nous faire un concert acoustique tour à tour rock, puis romantique, puis rock, puis à nouveau calme.  Que du bonheur, que du bonheur, que du bonheur total et infini.  Rhaaaaaaaaaaaaaaa, Caloooooooooooooooo. (Photo de Mostek)

Le lendemain donc, des étoiles encore plein les mirettes et des mélodies calogeriennes (à ne pas confondre avec carolorégiennes), il est temps de reprendre nos bonnes habitudes de cinéphiles.

Mais vu la météo particulièrement estivale, nous commençons par un délicieux repas en terrasse de chez Exki. Le soleil est fabuleux, j’ai même un peu trop chaud, c’est dire.

Ensuite, petits shoppings dans quelques magasins.

Et c’est là que j’ai la pire idée de toute ma vie.  Mostek m’entraine vers un nouvel endroit, un bar à smoothies, jus, milkshakes et cafés, dans la galerie en face de l’Eldo, comment s’appelle ce passage déjà ?  Et tandis qu’elle s’offre un café, j’opte pour un milkshake au spéculoos.  Délicieux.

Mais à peine l’ai-je terminé, je réalise mon erreur : il me reste sur l’estomac, et sur les intestins.  C’est vrai que je ne bois plus jamais de lait, et je dois avoir mon système digestif détraqué par ces diables d’antibiotiques que j’ai ingurgités.  Bref, j’ai mal au bide avant même la dernière gorgée.  Je profite néanmoins du film, Nous trois, une histoire pas joyeuse joyeuse, avec Emmanuelle Béart.  L’histoire se passe en 1972, fabuleuse année, et raconte les tentatives d’un enfant pour rendre sa mère plus heureuse, en la poussant dans les bras de leur nouveau voisin.  Un choix qui ne sera pas sans conséquences.  Un film dur malgré quelques pointes d’humour bien placées. Et puis y’a les décors, et les fringues, qui à eux seuls méritent le détour.  Sans oublier Jacques Gamblin.

Ensuite, nous voilà reparties à l’étage, dans cette salle étriquée que je déteste tant.  Pour visionner Ensemble c’est trop, une comédie avec Nathalie Baye (après la mère, la fille, euh, non après la fille, la mère) en épouse trompée par Pierre Arditi, qui se réfugie chez son fils et devient un tantinet… envahissante.  Après dix minutes, je réalise combien le temps va me sembler long.  Passque mes intestins font la java, because le milkshake.  Mais je me concentre pour pas y penser.  Après quinze minutes, je ne pense plus qu’à ça.  J’ai l’impression d’être en phase pré-accouchement, tellement j’ai des « contractions », sauf qu’en fin de compte, je vais pas accoucher d’un joli bébé, si vous voyez ce que je veux dire.  Je tiens le coup plus d’une heure, mais le supplice est atroce et j’ai des sueurs froides à force de tenter de paraître dans un état normal.  Quand soudain, c’est la révolte intestinale et en deux minutes, j’expédie mon écharpe Strelli et ma bouteille d’eau au sol, j’avertis Mostek que ma vessie n’en peut plus (passque dire « mes intestins se rebellent », ça la fout mal), elle me rétorque qu’il reste que dix minutes, mais je sais que j’ai plus dix minutes, je le sais je le sais je le sais, alors je fais lever toute la rangée, avec une honte incommensurable, et je me précipite aux toilettes, manquant au passage de marcher sur un pauvre chien guide d’aveugle tout noir qui dort au traves de l’escalier.  Ah ben oui, préoccupée par mes ennuis intestinaux, j’oublie de vous préciser qu’il s’agit d’une séance « amis des aveugles », soit un film auxquels s’ajoutent des commentaires utiles aux non-voyants, qui situent l’action, indique qui entre ou sort et donnent des détails importants.  Passionnante expérience.  J’ai fermé les yeux à plusieurs reprises pour me mettre en situation (et pour faire des injonctions intestinales du genre « pitiéééééééé, épargnez-moi, calmez-vous, relaxez-vous »).  Bon, retour à mes moutons, enfin à mes boyaux.  Je me précipite donc aux toilettes et je ne vous dirai qu’une chose : il était moins une.  Après une bonne dizaine de minutes, je rejoins la salle, mais pas ma place, trop honte de déranger à nouveau les gens, et je visionne la fin du film, enfin totalement zen et extrêmement heureuse d’avoir recouvré la maîtrise de mon organisme.

Il est 20 h et des poussières, et tandis que Mostek va se chercher un plat de nouilles asiatiques, je m’installe dans la file pour Elle s’appelait Sarah, fort attendu par bibi.  Moi, je mange rien, j’ai eu ma dose, mon estomac aussi, mes intestins aussi.  Tout ce que je veux, c’est que mon organisme tienne le coup durant l’heure, au bas mot, de file qui nous attend.  Alors on attend.  En mangeant (Mostek).  En parlant.  En râlant (Mostek, moi et d’autres) sur ceux qui sont pas foutus de passer une heure sans fumer, et enfumer ceux qui les entourent.  En râlant sur les VIP qui sortent ou entrent, sur le retard qu’ils causent et sur les barrières qui s’ouvrent pas.  Derrière nous, une foule en délire.  Mostek pense qu’on n’entrera pas, mais je suis optimiste.  On entrera !  Et on entre, mais certains resteront sur le carreau, c’est nul.  On choisit des places en bout de rangée, histoire que je puisse me précipiter aux toilettes au cas zou, sait-on jamais, on n’est jamais trop prudent, mieux vaut prévenir que guérir… enfin vous voyez le topo quoi.

Avant le film, le court métrage le plus poignant que j’aie pu voir.  Et le plus engagé aussi.  Mon frère.  Très controversé en Algérie, car il ose parler de la pression masculine sur les femmes dans certaines familles.  De la violence aussi.  Des mariages forcés.  Des crimes d’honneur.  Superbe court métrage, aussi touchant qu’un long métrage, ce qui n’est pas toujours aisé en si peu de temps.

Et puis, enfin, Elle s’appelait Sarah.  Etonnant, ce hasard qui fait que deux films traitent, bien différemment, du Vel d’hiv, cette année (La rafle et Elle s’appelait Sarah).  Et un troisième film du FIFF l’a évoqué, mais j’ai oublié son nom, titchu.  Elle s’appelait Sarah aborde le sujet d’une tout autre manière, en proposant deux histoires en parallèle : celle de Julia (Kristin Scott Thomas), journaliste qui décide d’enquêter sur la rafle du Vel d’Hiv, et qui découvre que Sarah, fillette qui, en 1942, en a fait les frais.  Le mystère qui entoure la famille de Sarah va captiver Julia au point qu’elle en oubliera qu’au présent, une vie l’attend.  En découvrant le secret de Sarah, Julia va bouleverser sa propre existence. 

Rhaaaaaaaaaa, quel film !!  Que vous dire.  Que mes intestins m’ont fichu la paix, mais que mes glandes lacrymales ont pris la relève, à plusieurs moments.  J’avais adoré La rafle, mais Elle s’appelait Sarah traite le sujet avec bien plus de subtilité, nous entraînant tour à tour en 1942 puis de nos jours, au Vel d’hiv puis dans l’appartement de Sarah…  Un va et vient en permanence chargé en émotion.  Un film que vous devez voir, je vous l’assure, les petits amis.

Conclusions de cette cinquième journée :

- Mon corps a parlé, tant qu’il a pu, le vilain

- beaucoup d’émotions, en tout cas pour le premier et le dernier film

- pas mal de rires aussi, durant le second film, malgré les spasmes qui m’agitaient

- la première vraie file du FIFF, avant Elle s’appelait Sarah, enfin, du monde du monde du monde

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06:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |