2
oct

Le FIFF – J 2 – Le cœur d’Auschwitz

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(Attention, petit spoiler à l’avant-dernier paragraphe…)

Après Americano, je me rends, groggy, au Caméo 5, pour Le cœur d’Auschwitz.  Un documentaire.  Même si tout ce qui touche de près ou de loin à l’holocauste retient systématiquement mon attention, je sens qu’un documentaire, à 21h30, après un film qui m’a à moitié endormie, ça va pas le faire.  D’autant que le Caméo 5 est inconfortable à souhait et me rappelle des souvenirs abominables (si vous avez déjà lu votre 7mag ce matin, vous saurez de quoi je parle… sinon, faudra attendre que je vous publie ma chronique et mon horoscope décalé… un jour).

Je m’installe donc sur mon siège qui bouge dans tous les sens, dans une chaleur suffocante, avec des crampes intestinales, et je rêve de rejoindre mon petit lit.

Puis Le cœur d’Auschwitz commence, et m’entraîne dans son histoire plus palpilante que le plus thrillant des thrillers. 

Tout commence lorsque son réalisateur Carl Leblanc, attendant un rendez-vous au Centre commémoratif de l’holocauste de Montréal découvre par hasard ce tout petit objet dont il ignorait tout (et moi aussi, jusqu’à ce soir) : le cœur d’Auschwitz.  Il décide alors d’en savoir plus sur son histoire, et de nous la faire découvrir.

Le cœur d’Auschwitz, c’est une « carte d’anniversaire » réalisée et offerte le 12 décembre 1944 à Fania, une déportée travaillant à l’Usine de fabrication d’armes d’Auschwitz.  Ce jour-là, elle a eu 20 ans et a reçu un cadeau inestimable, car fabriqué dans le plus grand secret, au péril de leur vie, par ses codétenues et amies qui ont, par un tour de passe-passe incroyable, vu l’époque et leur situation dramatique, réussi à subtiliser papier, tissu, colle, crayons, et à réaliser ce cœur devenu symbole de leur résistance.  Un cœur que Fania a réussi à préserver, par un autre miracle.  Un cœur qui recèle des messages à la fois simples et émouvants.

Au moment où il découvre ce cœur dans le Centre commémoratif, Carl Leblanc en ignore encore tout.  C’est donc l’intégralité de son enquête, de ses recherches et de ses rencontres qui est filmée et qui nous est offerte sur un plateau.  Une enquête complexe, car menée plus de septante ans après la libération des camps.  Qui, parmi les 18 signataires du cœur, a survécu à l’enfer ?  Laquelle est encore vivante en ce début de nouveau millénaire ?  Comment retrouver les protagonistes, tant d’années plus tard, avec comme seul indice leurs prénoms ? 

Outre cette investigation captivante, l’émotion est bien sûr au rendez-vous.  Pas une émotion larmoyante, non, une émotion pleine de joie, d’espoir et d’amour.  Parce que, à travers le temps, ce tout petit cœur si bien préservé est la preuve concrète que non, Hitler n’a pas réussi.

Le miracle du Cœur d’Auschwitz c’est que, alors que 6 millions de juifs ont péri, alors qu’un faible pourcentage des déportés ont survécu, alors que si peu parmi ces survivants sont encore en vie de nos jours, alors qu’elles étaient moins de 20 à être concernées par ce cœur, Carl soit parvenu à en retrouver quatre.  Preuve que, pour elles, la force de vie, la résistance, le désir de s’en sortir, était plus fort que tout.  Preuve que c’est cette force qui leur a fait réussir cet exploit de fabriquer ce cœur et puis de survivre, pour témoigner, tant d’années plus tard.  Preuve qu’elles étaient exceptionnelles de volonté de revenir de cet enfer.

Le second miracle du Cœur d’Auschwitz, c’est qu’il est parvenu à faire taire la langue de vipère qui nous a dit, hier, lorsque nous annoncions notre choix de film « ça finit bien au moins ? »  Parce que oui, ça finit bien.

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2
oct

Le FIFF – J 2 – Americano

On ne change pas une tradition FIFFale si facilement, ma bonne Dame.  Pour ce second film, j’ai le plaisir de vous annoncer que Mostek a renoué avec la tradition : elle a dormi.

Mais j’avoue que j’ai failli, moi aussi, plonger dans les bras du seul homme qui veuille encore de moi : Morphée.

J’ai lutté lutté lutté, et suis parvenue à ne fermer les yeux que quelques instants, et à suivre l’intrigue du film, trop lente à mon goût.

Pourtant, l’histoire est intéressante : un français dont la mère vient de mourir retourne aux Etats-Unis, où elle vivait, pour un road movie qui va l’aider à accomplir son travail de deuil.  Les acteurs sont intéressants aussi : Chiara Mastroianni et Salma Hayek pour les rôles féminins, pour ne citer qu’elles.  Et Mathieu Demy dans le double rôle de l’acteur principal et du réalisateur.

Mais j’ai vraiment eu du mal à accrocher totalement à cette histoire et à ses personnages, malgré un joli jeu d’acteurs et une introspection réussie.

A noter que le film est émaillé d’extraits du film Documenteur, réalisé par Agnès Varda, mère de Mathieu Demy, dans lequel il apparaît, enfant.

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11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiff, americano |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
oct

Le FIFF – J 1 - Les géants

Et voilà les petits amis, nous y sommes.  Vu le soleil qui règne, vu que ma cervelle était perdue dans mes travaux ces derniers jours, j’avais oublié qu’il arrivait à grands pas et allait m’engloutir dans le noir absolu de ses soirées.

Bon, en écrivant le paragraphe qui précède, ça me donne l’impression de parler de l’automne, vous trouvez pas ?

Surtout qu’on est le 1er octobre et que, comme vous le savez, j’aime pas octobre ni novembre ni décembre ni janvier ni février mais soit.

Là, je vous parle du FIFF, du 26e FIFF, qui a ouvert ses portes hier soir, avec un film de Bouli Lanners : Les géants.

(Tchu, deux fois que je tente d’écrire « géant » et que j’écris « gérant », bureau, sors de mon corps).

Question piège, Bouli, c’est votre vrai prénom ?  Je sais, on s’en fout.

Une fois mon pass en poche, jeudi soir, je réalise enfin que oui, le FIFF arrive.  Souci majeur : trouver un cordon pour l’y attacher, because y zoffrent jamais de cordon, c’est tout de même pas cool, ça se perd si vite, un pass FIFF.

Et vu que j’ai récemment rangé/dérangé, retrouver un cordon dans mon bordel équivaut à… chercher un cordon dans mon bordel.

Je cherche donc dans le tiroir de ma table de nuit, dans le tiroir de mon petit meuble, dans le tiroir de mon bureau, dans le tiroir de mon meuble en rotin (dingue ce que j’ai comme tiroirs) et enfin, victoire, dans le tiroir à tout, où je stocke tournevis, marteau, piles et brols divers, dont mon cordon Covadis, du temps oùsque j’avais été au Tempo festival, yessss.

Le soir venu, direction le cinéma pour Les géants, dont j’ignore tout.  A peine si j’ai vu le début d’un lancement qui m’a semblé soporifique.  Ça tombe bien, je suis épuisée, une petite sieste me fera le plus grand bien.  En plus, je loupe Koh Lanta et l’élimination de cette *$¨¨ùùù%%$ !!!!!!! de Juliette de Secret Story, bigre, où va ma culture ce soir ?

La foule en délire est déjà là, mais nous trouvons des places à la troisième rangée, argh, ça va tourner.  Petite présentation, avec un Olivier Gourmet qui semble avoir découvert les bières belges ce soir et un Bouli Lanners en super forme et plein d’humour.

Le film commence, dans une chaleur étouffante, connaissent pas l’air co dans ce cinéma ou quoi ?

Et j’aime de suite.  J’avais peur d’un film empreint de trop de sinistrose à la belge, que du contraire.  Au milieu de cette détresse à peine voilée, l’humour tient une place de choix, qui aide à dédramatiser et à prendre les événements du bon côté.  Et pourtant, ils vont mal, les événements.  L’attachement aux personnages est absolu et immédiat.  Les acteurs sont formidables.  Ils nous entraînent dans une petite tranche de leur vie, qu’ils nous font ensuite quitter à grand regret, avides que nous sommes d’en savoir plus sur leur avenir, que nous ne pourrons qu’imaginer…  Le tout baigné d'une musique magnifique et d'images captivantes.

Et, en quittant les lieux, preuve que le film a laissé des traces, nous nous racontons à tour de rôle les voitures immobilisées de notre enfance à nous rien qu’à nous.  La mienne était chez des cousins, dans un jardin.  Une Citroën, dans mes souvenirs, je la vois beige, mais ma mémoire étant du gruyère, je me trompe sans doute.  J’avais totalement oublié cet épisode de ma vie, merci aux Géants de l’avoir fait ressurgir.

En cadeau bonus, la présence de Marthe Keller…

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18
sep

Et si je faisais un peu mon cinéma ?

Pour une fois, ce dimanche, on ne lira pas au lit.  Pas que je sois en train de cuver mon peket, rendant toute lecture impossible, juste que j’ai un retard de dingue dans mes lectures en ce moment, tant j’ai une vie sociale trépidante (aller acheter un pain, nettoyer mes carreaux en causant au voisinage, aller acheter une bouteille de coca, aller chercher un recommandé à la poste, réclamer une facture erronée…).

Alors, je vais vous parler un peu cinéma, passque j’ai vu quelques jolis films ces derniers temps.

Y’a quelques jours, je suis allée voir « Un jour », dont la bande-annonce m’avait séduire, car en ce moment je trouve que les States nous abreuvent de comédies plus comique gras et dégoulinant que romantiques, et moi j’aime pas ça, l’humour gras.

Un jour est une romance tout en sensibilité et émotion, avec une Anne Athaway excellente et touchante. 

Durant plus de vingt ans, au travers d’une seule journée, le 15 juillet, on suit son personnage ainsi que celui joué par Jim Sturgess, amitié amoureuse… ou romance amicale, c’est selon.  Les voir évoluer, année après année, se débattre dans les problèmes, se vautrer dans le bonheur, plonger dans la tristesse, en fonction des moments, est absolument touchant et fait qu’en fin de compte, l’attachement est total, jusqu’à un final en apothéose, dont je ne dirai rien, of course.

Bon, je déplore le cliché de l’étudiante à lunettes genre chenille qui se transforme en papillon en les ôtant, c’est plus très vrai de nos jours, mais soit.

Petit conseil : ne pas se maquiller avant d’y aller.

Petit bonus : durant les bande-annonce, j’ai découvert qu’un remake de « Footlose » allait sortir… Rho, qué souvenir que Footlose, ma bonne dame, ça me donnerait bien envie de le revoir…

 

un jour, anne athaway,

Ensuite j’ai ressorti mes DVD achetés et jamais regardé, de même que ceux empruntés, et je me suis fait une orgie de films, ces dernières semaines, dont :

« Coup de foudre à Rhode Island », un titre débile et cliché, alors que le titre original est Dan il real life, du nom de l’émission présentée par notre personnage, Dan, vous l’aurez compris.  Plus logique.  Je ne comprendrai jamais pourquoi on nous met du « coup de foudre » à toutes les sauces, dans les titres francophones : à Rhode Island, à Manhattan, à Notting Hill, à Bollywood...

Coup de foudre à Rhodes Island, donc, raconte l’histoire d’un coup de foudre (ben voyons) entre Dan, veuf avec trois filles, et Marie, pétillante brunette incarnée par Juliette Binoche.  Sauf qu’elle n’est pas vraiment célibataire, et que cette rencontre va engendrer une suite d’événements inattendus.

C’est drôle sans être débile, c’est touchant sans être guimauve, c’est frais comme un matin d’été (surtout cette année).  Un film adorable, dont on a peu parlé, mais qui constitue, pour moi, un super divertissement, qui met la banane, à s’offrir lors d’une soirée pizza-coca entre filles.

 

un jour, anne athaway,

« Nights in Rodhante » constitue la seconde jolie surprise de ma dvdthèque.  Diane Lane y interprète une femme partie se ressourcer en bord de mer (pas de palmiers et de ciel bleu, que du beau paysage avec un côté triste et sauvage), dans la maison d’hôte d’une amie… avec un seul hôte, vu la météo merdique, incarné par Richard Gere.  Les éléments vont se déchaîner, en même temps que la passion.  Waw, c’est beau ce que je viens d’écrire non ?  Un film prenant, même si romantico-neuneu, m’en fous, j’aime le romantico-neuneu, moi…

 

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Ensuite, j’ai vu « Le temps d’un été », avec notamment Claire Danes.  J’imaginais une bonne comédie romantique, mais que nenni.  Voilà l’histoire d’une femme en fin de vie, qui se retourne sur son passé et livre les secrets de sa plus grande histoire d’amour à ses filles.  Malgré des actrices sublimes et une histoire très bien ficelée, j’avoue m’être ennuyée durant ce film qui m’a déprimée de bout en bout.  Est-ce moi qui étais dans un état d’esprit peu réceptif à des drames ou ce film est-il une succession de scènes d’une tristesse infinie ?  Je ne sais pas.  Avec le recul, il semble que la morale de l’histoire soit qu’une fois au crépuscule de sa vie, il faut pouvoir se retourner sur son passé et ne rien regretter.  Une conclusion somme toute positive, mais je n’ai pas su m’y glisser allègrement.   

 

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Un soir, tard, j’ai vu la bande-annonce de « Never let me go » à la TV.  J’ai cru que c’était une future sortie, puis j’ai découvert sur internet que le film était sorti en mars 2011, presqu’anonymement.  Alors j’ai maté en streaming cette histoire étrange sur fond d’images et de bande son superbes.  Un film de science-fiction… dans le passé.  Très étrange, mais captivant.  Pas de la science-fiction nerveuse, où tout bouge, avec effets spéciaux et tout et tout, non, un film plutôt intimiste, lent sans être soporifique, qui fait se poser plein de questions sur la vie et la mort.  Difficile d’en dire plus sans en dire trop, et vu que je déteste le spoiling, je me contenterai de ces quelques mots pour vous dire que ça vaut vraiment la peine de revoir Keira Knightley dans un rôle un peu secondaire et Andrew Garfield dans un rôle émouvant, ainsi que de découvrir la magnifique Carey Mulligan que je ne connaissais pas.  Bon, parfois une envie de secouer les personnages en leur hurlant « et si tu bougeais un peu ton cul, non ? », mais c’est bel et bien la caractéristique du film, ces personnages qui sont là dans un et un seul but.

Je regrette une bande-annonce qui en dit véritablement trop, ainsi qu’un début de film qui en dit également trop, gâchant tout le plaisir de la découverte.  Je regrette aussi une affiche trop rouge, alors que cette couleur est totalement absente du film.  Un détail me direz-vous ?  Sans doute, mais ça dénote, voilà.

Petit bonus : en lisant quelques critiques, j’ai découvert qu’un remake de « L’âge de cristal » allait sortir, zavez vu, vous, l’âge de cristal ?  Cette série m’a traumatisée, je dois dire, keske c’était captivant… mais effrayant.

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En parlant d'Andrew Garfield, je découvre que c'était lui qui jouait magistralement dans "Boy A", ce superbe film dramatique que j'ai vu il y a quelques temps déjà et dont, je pense, je n'ai jamais parlé, l'histoire d'une réhabilitation d'un jeune homme, sortant de prison après des années de séjour... pour meurtre.  Un film absolument extraordinaire, à découvrir impérativement si vous n'en avez jamais entendu parler.   A l'époque, j'ignorais qui était Andrew Garfield, ben il est divin je vous le dis.  Un film sur la tolérance... ou sur l'intolérance, au choix, qui ne peut laisser de marbre.

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8
aoû

J’ai vu Eternal sunshine of the spotless mind

J’ai acheté ce DVD à sa sortie, ou dans les environs quoi, qui doit dater déjà, vu que le film est sorti en 2004, je l’ai stocké dans ma dvdthèque, et je ne l’avais jamais regardé, va comprendre.

Et l’autre jour, vu que les chaînes, tant belges que françaises, ne proposaient absolument rien à me mettre sous la canine, j’ai fouillé ma dvdthèque et le miracle s’est produit : je suis tombée sur Eternal sunshine of the spotless mind.

Quel titre !

Et quel film !

Je l’ai regardé en ignorant tout de l’histoire, hormis son maigre résumé, et c’est tant mieux.

Parce que finalement, cela n’arrive qu’une seule et une seule fois, la découverte de l’inconnu.  Des personnages.  De l’histoire.  Les moments d’incompréhension.  Ceux où la pièce tombe enfin.  Ceux où elle ne tombe pas.  L’émotion.  Le dégoût.  Le rire.  La larme.  l'empathie pour Joel.  L'antipathie, parfois, pour Clementine.  La première vision d’un film, cela n’arrive qu’une seule et une seule fois. Une fois qu'il faut savourer.

Alors, j'ai savouré.

Et j’ai adoré ce moment.  J’aimais Jim Carrey dans Truman Show, je l’adore dans Eternal sunshine of the spotless mind (bon, là, je fais des copier coller car c’est plus possible).  En personnage déjanté, il ne me fait ni chaud ni froid.  Dans l’émotion, il me touche au plus haut point.  J’ai également adoré Kate Winslet dans un rôle à l’inverse de ce qu’elle est d’habitude, là aussi.  Choix parfait de ces deux acteurs pour incarner des personnages aux antipodes de ce qu’on connaît d’eux.

Et puis l’histoire.  Tellement universelle.  Tellement belle et moche à la fois.  Tellement réelle. 

Et les images, ces scènes sur la plage envahie de neige, keske c’est beau.  Sans oublier la musique, aussi.  Etonnant, le réalisateur précise que la chanson du générique, personne ne la connaissait quand il en parlait.  Ben moi si !

Sans oublier, et c’est ça qui, pour moi, fait la force d’un film, les dizaines de questions que l’on se pose ensuite : eske j’aimerais moi aussi occulter certains souvenirs, ne font-ils pas de moi ce que je suis, si j’avais le choix d’en effacer un seul, lequel choisirais-je…  et des tas d’autres questions.

Bien sûr, je ne veux rien vous révéler du film, des fois que vous ne l’auriez pas encore vu, histoire de ne pas gâcher votre première fois.

Je peux juste vous conseiller de le regarder.

Ensuite, après les bonus, comme d’hab, j’ai regardé à nouveau le film avec les commentaires, et j’ai compris que… je n’avais pas tout compris.  Cela m’a permis de comprendre.  Puis de m’offrir une troisième vision, cette fois en comprenant tout, de par la première vision, de par les explications des commentaires.  Un regard tout neuf sur un film à peine découvert.

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