9
oct

Le Fiff – jour 4 – Décharge

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Et je continue cette quatrième journée par un film Québecois très dur mais très très beau, qui me plonge dans la vie de Pierre, ex-toxicomane qui a perdu sa sœur because le came et s’en est sorti because l’amour de Madeleine, avec qui il a eu quatre bambins pour qui il invente des histoires chaque soir.  Un conte de fées, ou presque, qui bascule lorsque Pierre croise la route d’Eve, junkie totalement paumée.  Poussé par sa culpabilité latente, il va tout faire pour tenter de l’aider à s’en sortir, au risque de perdre tout ce qu’il a difficilement construit.

 Comme toujours, le cinéma québecois ne me déçoit jamais.  Et ce fut encore le cas avec ce film où la jolie gueule de l’acteur contraste avec ce qui l’attend.  Tous les acteurs y sont parfaits et l’histoire, difficile, prête à réflexion.

La rencontre qui suivra avec le réalisateur apportera un complément à ce moment.

Seul regret : pas de sous-titres, ni en français ni en anglais, ce qui rendait la compréhension parfois difficile et m’a fait réaliser que même si on a beau parler la même langue, ce n’est pas pour autant que j’ai tout capté, avec cet accent adorable mais ô combien difficile à cerner.

 

12:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fiff, décharge |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

Le Fiff – jour 4 – Toutes nos envies

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Un film de Philippe Lioret, qui a déjà réalisé Je vais bien ne t’en fais pas et Welcome, que j’avais aimés d’amour, je dis oui.

Un film avec Vincent Lindon, que j’aime d’amour, je dis oui oui.

Un film avec Marie Gillain, que j’aime aussi d’amour, je dis oui oui oui.

Un film avec Yannick Renier, je dis oui oui oui oui (et vive la Belgique, une fois).

Et le cocktail est réussi, même si un tantinet larmoyant.  Je pensais voir un film sur le surendettement, je découvre un film sur l’urgence, l’envie de vivre, le désir de faire changer les choses et surtout l’amour, envers et contre tout, un amour absolu et à la limite de la crédibilité, mais sait-on jamais...  Marie Gillain y incarne une jeune juge qui, rencontrant une maman surendettée et un juge chevronné mais blasé de sa lutte inutile contre les sociétés de crédit, va voir sa vie bouleversée.

Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas révéler l’intrigue, et je vous déconseille d’ailleurs de regarder la bande-annonce si, comme moi, vous détestez en savoir trop sur l’intrigue, car elle en dit justement trop à mon goût, cette bande-annonce (dans ce cas, regardez juste vingt secondes, comme moi, ça suffira à vous donner l’envie de voir le film).  Mais je la mets tout de même, pour ceusses qui aiment ça, en savoir trop. 

Le plus joli moment du film est sans doute cette phrase de Marie Gillain à Vincent Lindon, de sa voix si douce et aussi fragile que son joli minois : « j’ai adoré ça, vous rencontrer… »

 

9
oct

Fiff – jour 3 – Au cul du loup

Au cul du loup est un film qui nous mène aux antipodes de l’existence d’une petite belge dont le décès de la grand-mère va chambouler la vie : d’une Charleroi froide et grise, encombrée par sa population et ses maisons de rangée à un petit village Corse quasi désert, où se trouve une petite maison délabrée dont Christina ignorait tout, mais dont elle hérite.  Sur un coup de tête, Christina se rend donc « Au cul du loup » (savoir au milieu de nulle part, dans un bled perdu, à Outsyplou les bains de pied, au choix) pour découvrir cet endroit que sa grand-mère a aimé. Pour découvrir des choses qu’elle ne soupçonnait pas à son sujet.  Et puis pour se découvrir elle-même. Une épopée qui va chambouler sa vie.

Voilà un film belge qui mérite grandement d’être connu et que je vous conseille à tous, Belges ou Français, de découvrir dès sa sortie, car il est plein de sensibilité et de drôlerie.  Jamais chiant, en plus.  Je le précise car parfois, les à priori vont bon train quant aux films belges, surtout lorsqu’ils se passent dans la région de Charleroi.  Non, ce film ne parle pas de chômage, de violence ou de drames.  Il parle d’amour : de l’amour familial, de l’amour de soi, aussi.  Et puis de l’amour tout court, avec le si orgasmique François Vincentelli, en cerise sur le gâteau de ce joli film dont on sort sourire aux lèvres et qui se doit d’avoir plein plein plein de spectateurs.

Allez, zou, il sort en janvier prochain.

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10:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fiff, namur, au cul du loup |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
oct

Le FIFF – J 3 – Un monstre à Paris

J’aime Paris… sans doute car la ville lumière est à un saut de puce de chez moi…  Ah ah ah, un saut de puce, s’amuseront ceusses qui ont déjà vu ce film, dont c’était la première européenne en ce dimanche ensoleillé.  Qué bonheur de le découvrir, en première européenne, avec son réalisateur, Eric Bergeron, en bonus.

Un monstre à Paris, c’est un zeste de charme supplémentaire offert à la capitale française, car l’action se situe en 1910, époque d’une inondation géante.  Avec les costumes qui vont avec, les voitures qui vont avec, les pavés qui vont avec, les devantures qui vont avec.  Un charme fou, sublimé par des images lumineuses et des personnages hauts en couleurs.

Je craque pour Raoul et son costume en hérisson.  Paraît que c’est en foin, mais pour moi, clair que c’est du hérisson.

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Je craque pour le serveur du cabaret (mais comment ski s’appelle ?), qui me rappelle étrangement Benoît, de Secret Story 4, non ?

Je craque bien sûr pour Lucille, à qui la voix de Vanessa Paradis donne tout son charme.

un monstre à paris

Je craque pour Francoeur, dont la voix, empruntée à M, est en totale adéquation.  M comme Monstre, sans doute.

Et je craque pour les mélodies, l’histoire, les rires, les subtils traits d’humour comme le chapeau typique de M qui fait un bref passage ou comme l’apparition soudaine de « Bourvil », juste pour une phrase.  Toutes ces petites choses font de ce film une réussite.

Un film français à l’origine, même si les personnages « parlent » anglais, financement oblige.  Ils causent français hein, mais les mouvements de lèvres sont english.

A voir, parce que dans la vie, y’a pas que Disney, Pixar et tutti quanti, parfois.

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10:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : un monstre à paris |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
oct

Le FIFF – J 3 – Monsieur Lazhar

Chaque année, au FIFF, y’a un film qui me fait brailler comme un veau.  Pendant le film, pendant le générique de fin, et même après.  Genre, durant les questions réponses, le réalisateur raconte une anecdote, je braille.  Quelqu’un le félicite, je braille.  On l’applaudit à la fin, je braille.  Trop d’émotion, dont je ne parviens pas à me défaire.

L’an dernier, c’était durant Incendies.

Cette année, c’est Monsieur Lazhar qui récolte la palme de ma braille-attitude.

Monsieur Lazhar est un réfugié algérien qui tombe du ciel, presque comme un ange, pour prendre la relève au sein d’une classe dont l’institutrice est décédée.  Malgré ses méthodes un peu vieillottes, l’attachement sera quasi immédiat, entre lui et ses élèves, encore traumatisés par le drame qui les a touchés.  Mais les traumatisés ne sont peut-être pas ceux que l’on croit…

L’interprétation de Fellag, alias Monsieur Lazhar, mais également celles de Sophie Nélisse et Émilien Néron, qui interprètent les deux rôles enfantins principaux, sont magistrales de justesse et de finesse.  

Et en plus, malgré l’émotion et la culpabilité latente, y’a plein plein d’humour.

Du top bon cinéma canadien, cinéma qui, à chaque FIFF, ne me déçoit jamais jamais jamais.

Et puis la musique, elle est top émouvante.

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19:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |