1
jui

La citation du jour

"Quand les gens sont tristes au cinéma c'est parce que dans cette salle sombre ils peuvent toucher du doigt la magie, brièvement. Puis ils ressortent dans la lumière de la logique et de la raison et la magie s'évanouit.  Ils se sentent alors un peu tristes sans savoir pourquoi".

C'est exactement l'effet queme fait, pas vous ?

19:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
mai

Arlington Road

Très bon thriller ce soir sur RTl après la grande première : Arlington Road.  Un film que j'ai adoré même s'il m'a fichu une trouille monumentale.  Avec deux acteurs parfaits.

A découvrir si vous ne l'avez jamais vu, même s'il passe tard... il le mérite.

arlington.jpg

20:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
mai

Source code

Un bon thriller, ça fait du bien par où ça passe, de temps en temps.  Et un thriller de cet acabit, encore plus.  J'ai adoré Source code, thriller de science-fiction totalement surréaliste qui fait qu'on sort de la salle en se disant "mais est-ce que c'est possible, dans la vraie vie, ça ?"

Pas une minute de répit durant les plus de 10 x 8 minutes que durent le film.

8 minutes ?

Oui, 8 minutes, c'est le temps durant lequel notre héros, Colter Stevens, se retrouve dans la peau d'un passager de train, avant que celui-ci n'explose.  Il a 8 minutes pour comprendre ce qui s'est passé, et faire déjouer les plans des terroristes.  Ensuite, retour à la case départ, pour 8 nouvelles minutes. Colter ne pige rien, et moi non plus, au début.  Puis, petit à petit, tout s'éclaire, et l'intrigue captive jusqu'à la dernière minute, dénouement final...

Film génial car original, bien mené, captivant de bout en bout, étonnant, intriguant.  Bref, un super bon moment.

Si vous cherchez un bon divertissement, original et tout et tout, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

source code.jpg

 

25
mar

L'assaut

J'ai vu L'assaut.

Et j'ai été glacée.

D'effroi.

De froid.

Ou plutôt, de froid, puis d'effroi.

Passque j'ai vu L'assaut dans une salle de cinéma, à l'Eldorado, sans chauffage.  Bien sûr, on a été averties de la situation... une fois les places achetées... Bien sûr, de petits papiers annonçaient la panne.  De petits papiers noyés dans la masse de papiers : tarifs, horaires, paperasse en tous genres.  Bien sûr, une fois les places en main, on s'est dit que "quand faut y aller, faut y aller".

Ou plutôt (bis) que "quand faut cailler, faut cailler".

Passqu'on a caillé, je vous le garantis.  Malgré mon manteau que j'ai gardé et fermé le plus possible.  Malgré mon écharpe strelli noué autour de ma tête comme un tchador, même que ça démangeait ferme au bout d'une heure, là-dessous.

Mais à part ça, ben ce film, il était fameux de chez fameux.

Il raconte, comme tout un chacun le sait, l'assaut du GIGN lors de la prise d'otages par le GIA d'un avion d'Air France, en 1994.  Je m'en souvenais vaguement.  Dingue comme on se souvient toujours "vaguement" de ces drames.  Mes faibles souvenirs m'ont permis d'appréhender le film en toute innocence : je connaissais juste la toute fin, pas les tenants et aboutissants.

Voilà un film tourné à la manière d'un reportage, ou presque, ce qui m'a permis de me plonger encore plus dans l'horreur de ces heures qui ont dû être longues pour les otages, très très longues.  Un film aux coloris très pâles, qui accentuent la froideur des faits.  Mais sans violence exacerbée.  Il en faut un peu, c'est tout de même un assaut.  Mais cette violence est proposée tout en retenue, en pudeur.  Froide, elle aussi, glaciale, comme l'air ambiant de ma salle de cinéma, mais en pudeur, sans exagération, sans américanisation peut-être.   Et tout en pudeur encore, ce film nous montre que ces "sauveurs" du GIGN ne sont que des hommes, avec des familles, des failles et des peurs.  Qu'ils ont dû zapper l'espace de quelques heures.  Chapeau.

Attention seulement, si vous êtes comme bibi du genre à stresser dès qu'une mouche pète dans un film, vous allez vous cramponner à votre siège.  Et je vous prie de croire que moi, qui étais en attente d'une visite en cardiologie qui me transformerait en cheval de trait (récit bientôt), j'ai bien eu peur qu'il explose, mon pauvre chtit coeur angoissé.

assaut.jpg

 

23:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
fév

Mister Nobody

Y’a quelques mois déjà, j’ai vu Mister Nobody, ce film primé aux Magritte du cinéma, le premier festival belge à la Oscar et César…

J'ignore pourquoi, j'ai toujours cru que ce film était une comédie.

Une comédie déjantée. 

Bon, déjanté, ça l'est, mais comique, que nenni.  Que du contraire.  Déçue Anaïs ?  Nan, que du contraire (bis).

Le film me séduit presque immédiatement même si je n’y comprends rien de prime abord (j’ai été rodée quelques jours auparavant en matière de début de film incompréhensible, avec Inception).

Est évoqué l’effet papillon, dont le battement d’aile à un coin du monde peut provoquer une tornade à l’autre coin du même monde.  J’adore.

Est également évoquée la théorie du silence imposé par l'ange à l'enfant à naître, afin qu’il ne révèle rien de ce qu’il sait d’avant sa naissance.  Un silence imposé dont le nouveau né gardera une trace au-dessus de la lèvre.  J’adore.

Et le ton est donné.  Et je vais adorer. Je n’en doute plus.

L’histoire ?  Les histoires, voulez-vous dire.  Impossible à vous raconter, il faut le voir, c’est tellement complexe, et tellement bien monté, tellement bien imaginé.

Mister Nobody raconte des vies, des suppositions, des rêves, des extrapolations, des envies, des existences qui s’imbriquent, s’influencent, se modifient… difficiles à cerner… à comprendre… à suivre parfois… Un enfant, un adulte, un vieillard : une seule personne, plusieurs destins.  Des tas de destins. Je ne pourrais rien dire de plus… il faut le voir pour le comprendre, ou à tout le moins entrer dans l’histoire et être sous le charme de Mister Nobody.

A la fin, j’étais toute perturbée. Tout le film chamboule, il inquiète, il fait peur parfois (à un moment je me suis surprise à avoir une angoisse de mort fulgurante, vraiment scotchant).  Il fait réfléchir au destin, au hasard, aux choix de vie, à leurs conséquences, et puis aussi à l’immortalité, à l’amour… à tout ce qui fait et règle notre existence, en fin de compte.  En même temps, il distille une dose de poésie et de romantisme bien nécessaire.  Sans oublier les images, parfois poétiques elles aussi, parfois surnaturelles (ça m’a vaguement rappelé The Truman show, parfois) ou futuristes.  Un peu de tout…

Et la musique, rhaaa la musique, ben un peu de tout également, et surtout tout ce que j’aime, un thème au piano magnifique (composé par le frère de Jaco Van Dormael), Sweet Dreams d’Eurythmics, Mister Sandman (bring me a dream), et puis un morceau classique qui me fait planer dont j’ai oublié le titre, comme d’habitude (je pense ne l’avoir jamais connu d’ailleurs, le titre de ce morceau).

Clair, ce n’était pas une comédie, même si parfois l’humour pointe le bout de son nez.  Mais pas une comédie, ah que nenni.  Mais quel film ! Waw.

Et puis, après un film aussi… aussi… ben aussi tout ça, je me devais d’écouter les commentaires audio.

Histoire d’en apprendre plus. 

J’ai ainsi appris que le début du film était incompréhensible, et que c’était voulu (ouf, me vlà rassurée). J’ai appris que le tatouage sur la tête du psy… ben c’était les lettres P, S et Y.  Je n’avais pas remarqué.  J’ai appris que les deux filles du réalisateur (superbes) jouent les anges, et que lorsqu’elles ont enlevé leurs ailes à la fin du tournage de la scène… les enfants n’en revenaient pas qu’elles puissent le faire, alors qu’elles étaient des anges quoi ! J’ai appris que l’une des scènes était tournée face au miroir, puis à travers le miroir, avec tout le mobilier inversé.  Je n’avais pas remarqué.  J’ai appris que le maquillage de Jared Leto « vieux » prenait cinq heures.  Je n’avais pas remarqué que c’était le même acteur.  J’ai appris que les codes couleurs, jaune, rouge, bleu, dont j’avais conscience, étaient bien plus étendus que je  ne l’avais noté.  J’ai appris que les codes couleurs n’étaient pas seuls, que d’autres codes étaient présents, comme l’eau, les nuages copiés-collés….  Je n’avais pas remarqué.  Un film, c’est un travail de précision extrême… dont on n’a pas toujours immédiatement conscience.  Je ne vais pas vous énumérer tout ce que j’ai appris, ce serait saoulant, surtout si vous n’avez pas vu le film, mais ça confirme à quel point les bonus apportent un plus au film.  Je ne comprends pas ces personnes qui ne regardent jamais les bonus, quel dommage…  rien que pour tous ces exemples, pour tout ce que j’ai appris en plus, les bonus, moi j’aime ça.  Non, j’aime pas ça, j’adore ça.

Et puis, en cherchant l’affiche à insérer sur ce billet, j’ai compris pourquoi je l’imaginais comique, ce film : à cause de cette affiche.  A cause du rouge, couleur du clown.  Et à cause des grands yeux bleus de l’acteur.   

mr_nobody1.jpg

07:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |