10
oct

Le Fiff – jour 8 : Mon pire cauchemar (celui du petit peuple refoulé et frigorifié)

Le septième jour du Fiff, comme le fit Dieu au huitième jour de sa création, je me suis reposée (enfin, façon de parler, si une journée team building peut être considérée comme du repos).

Le huitième jour, savoir le dernier, nous nous rendons à l’Acina très tôt, pour Mon pire cauchemar, film de clôture, réalisé par Anne Fontaine, avec notre figure namuroise Benoît Poelvoorde.  Le Caméo et l’Eldo réservent leur place aux invitations, le petit peuple n’y est pas le bienvenu.  Par petit peuple, il faut bien sûr entendre les détenteurs d’un Fiff Pass, payé 8, 20 ou 25 euros.  Direction l’Acina donc.

Mauvaise surprise, plus d’une heure trente avant le début du film, c’est déjà complet.  Bon.  C’est là qu’on se dit que le Fiff devient vraiment Cannes à la namuroise, car une fois les jurys, les invités prestigieux, les invités des sponsors en tous genres installés, il reste très peu de place pour ceux qui paient vraiment leur participation.  Ça empire d’année en année, qui plus est.

Nous rongeons notre frein et nous apprêtons à abandonner tout espoir de voir ce film lorsque le miracle se produit : nous recevons une invitation pour l’Eldo.  Une vraie invitation, vraie de vraie, réservée et tout et tout.  Direction l’Eldo, donc, munis de notre précieux sésame qui nous ouvrira les portes de Mon pire cauchemar.

Il n’est pas encore 20h30, mais il faudra aux organisateurs plus d’une heure pour enfin nous annoncer que, malgré nos invitations, l’accès nous est interdit.  Nous sommes une bonne trentaine à rester sur le carreau, sans raisons valables.  Parmi nous, des sponsors, des personnes venues de loin, des personnes ayant payé un pass d’un jour pour découvrir ce film.  Irrespect total.  J’ignorais que l’overbooking existait au cinéma, je le découvre.   Il est près de 22 h, nous quittons les lieux, avec la maigre consolation d’avoir vu passer Poelvoorde en coup de vent.

Je n’irais pas jusqu’à dire que cette dernière journée fut mon pire cauchemar, passqu’on a bien rigolé durant ces quelques heures, mais c’était en tout cas la confirmation que dans notre société, l’adage « selon que vous serez puissants ou misérables… » a toujours bel et bien sa place.

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10
oct

Le Fiff – jour 6 : Au fil de l’eau

Un seul film pour cette septième journée du Fiff… qui sera le dernier, mais je l’ignore encore.

Dernier film qui ne restera pas dans les anales, tant j’ai dû lutter pour ne pas m’endormir.  Fatigue de fin de Fiff, sans doute, mais lenteur de l’intrigue, en grande partie.

Ce film Viet Namien nous emmène sur l’eau, où vivent un homme et ses deux enfants.  Trahi par son épouse, il s’est enfermé dans une froideur extrême, qu’une rencontre parviendra peut-être à anéantir… peut-être…

Les paysages superbes n’auront pas suffi à me captiver durant cette histoire, qui m’entraîne de drame en drame et finit par m’assoupir petit à petit.  Peut-être est-ce aussi dû à la langue, très chantante, mais finalement relativement monocorde, dont peu de sentiments ressortent.

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9
oct

Le Fiff – jour 5 – Et maintenant on va où ?

Etonnant film que Et maintenant on va où, qui commence par une chorégraphie lancinante, se poursuit en comédie musicale, puis passe par des phases dramatiques, puis par d’autres drôlissimes.  Etonnant, et fabuleux, tant au niveau de l’histoire que de la musique et des images.

Le pitch : « Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ? »

Et voilà, tout est dit.  Les femmes en ont marre de la guerre et décident de préserver leur village par tous les moyens imaginables.  Elles ont vécu tant de drames qu’un jour, ça suffit.  A elle le pouvoir de faire cesser cela.

Une magnifique leçon que ce film superbement réalisé et interprété, que j’ai totalement adoré, et je n’étais pas la seule, puisqu’il a reçu le Bayard d’or.  En bonus, si je puis dire, le climat dans la salle, toujours le Caméo 2, était à la limite de l’irrespirable : un climat libanais, quoi.  La réalisatrice était sur place et nous a fait partager tout le plaisir qu’elle a eu à créer ce petit bijou.  Comme par exemple : "L'idée de ce film est partie d'une flambée de violence le 7 mai 2008 au coeur de Beyrouth. ". Je venais tout juste d'apprendre que j'étais enceinte : je me suis demandé jusqu'où j'irais pour protéger mon enfant. Et je sais que j'irais très loin (...) On sait qu'il suffit d'un rien pour que ça explose et on en a marre de ces conflits interreligieux. Le film exprime ce que beaucoup de gens ressentent au Liban, d'appartenir à une religion plus qu'à un pays". (Source Allocine.fr)

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9
oct

Le Fiff – jour 5 – 17 filles

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Direction le Caméo 2, la salle la plus pourrie de toute l’histoire du cinéma, réservée aux moins de 1m50.  Comme je fais plus d’1m50, je sais que je serai serrée comme une sardine, avec l’impossibilité de bouger mes jambes.  La chaleur est déjà forte, été indien oblige.

Fort heureusement, l’action de 17 filles nous emmène au bord de la mer, en Bretagne, où 17 adolescentes décident, pour des raisons obscures, de tomber enceintes toutes en même temps.  Une véritable épidémie sous forme de révolte et d’utopie.  D’irresponsabilité, aussi.  Une histoire librement inspirée d’un fait divers ayant eu lieu aux States il y a quelques années.

Un film qui devrait prêter à réfléchir sur le sens de tout cela, qui n’est pas réellement expliqué : le spectateur se fera sa propre idée.  Un film qui devrait prêter également à la discussion entre ados, j’imagine.  Mais même si les jeunes actrices sont parfaites dans leur rôle à la fois grave et empreint d’une superficialité étonnante (des fois, j’ai eu envie de leur foutre des claques, c’est grave docteur ?), la fin a tendance à laisser un tantinet sur sa faim…  Sensation de malaise.  C’était peut-être le but, après tout.

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9
oct

Le Fiff – jour 4 – A pas de loup

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« Dans un monde pas si lointain, à une époque pas si éloignée, vivait une petite fille comme les autres. Pourtant, elle était pratiquement certaine d’être invisible aux yeux de ses parents. Pour en être sûre, elle décida de disparaître. Et ce qui aurait pu mal se terminer se transforma en une aventure extraordinaire. »

Une très jolie histoire originale et inédite que cette sorte de fable qui nous plonge dans les yeux d’une fillette qui se sent seule, afin de découvrir que, de sa hauteur, rien ne ressemble totalement à ce que les adultes font ou pensent.  Un film pour enfants, mais aussi pour adultes, qui pourront parfois mieux comprendre que leurs petits bouts sont des personnes à part entière, même hautes comme trois pommes. 

16:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiff, à pas de loup |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |