3
oct

Fiff -Tokyo fiancée

Quinze ans que je n'ai pas approché un roman d'Amélie Nothomb. J'en avais marre d'être tout le temps plongée dans mon dictionnaire, faut croire que je ne suis pas assez intelligente pour la lire.

Mais j'étais curieuse (et impatiente) de découvrir ce film adapté d'un de ses romans.

L'histoire se passe au Japon (comme le titre ne le laisse pas imaginer), une culture que je connais mal. Une histoire d'amour comme il en existe tant, entre une Belge née au Japon, qui rêvait d'y revenir et un Japonais qui tente d'apprendre le français et répond à la petite annonce d'Amélie. Et la rencontre fut.

Rencontre qui nous plonge dans une bouffée de drôlerie, de tendresse et de fraîcheur, saupoudrée d'anecdotes à la japonaise. Dépaysement et bonne humeur assurée, sans cependant négliger l'émotion, avec, en bonus par rapport au livre (un bonus dont l'histoire se serait bien passée), la catastrophe de Fukushima et ses conséquences pour le pays.

Les acteurs sont parfaits pour leurs rôles et diablement attachants. Joli moment.

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21:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
mai

J’ai vu Pompéi, et keske j’ai ri…

Voir Pompéi, c’est un peu comme voir Titanic, on ne peut pas vraiment espérer une happy end.

J’ai vu, il y a bien longtemps, Les derniers jours de Pompéi. J’étais gamine, et cette histoire m’a fascinée. Depuis j’ai toujours rêvé de me rendre sur place.

J’étais donc curieuse de découvrir la version 2014 de cette histoire, l’imaginant moderne, captivante et pleine d’effets spéciaux.

Bon. Soit. On vit d’espoir.

Après 1h44 de film, je peux vous dire ce que j’en ai aimé : le générique de début, avec un texte touchant, et la belle gueule de l’acteur principal.

Point barre. J’ai lu sur une critique que Pompéi reprenait un condensé ridicule de 2012, Tsunami, Gladiator et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Ça m’a fait cet effet là aussi. Surtout pour le côté ridicule.

Pourtant je l’ai vu en VO, qui peut laisser espérer un bon jeu d’acteurs, comparativement au doublage français parfois (de plus en plus) foireux. Même en VO, ils jouent comme des savates.  Ah, la jeune actrice est superbe, ça il faut le reconnaître. Mais cette potentielle si belle histoire d’amour qui aurait pu naître sur fond de « fin du monde », elle fait flop.

Le film m’a paru incohérent du début à la fin. Je me fourvoyais en croyant que l’éruption avait eu lieu durant la nuit, surprenant les habitants. Elle a commencé à 13h, dixit wikipédia, c’est la coulée de lave qui a lieu durant la nuit. J’ignorais également tout du "tsunami" qui avait précédé l’éruption. Pour ça, on peut dire que Pompéi m’a appris quelque chose. Pour le reste, d'après ce que j'ai lu sur wikipédia et les critiques de personnes calées sur le sujet, tout est faux, même Pompéi est mal recréée, semble-t-il, en un genre de mélange Pompéi/Herculanum, oups.

Mais que dire de ces scènes complètement absurdes et aussi crédibles que moi en train de gravir le Vésuve pour y faire une photo ?

Exemples ? Exemples :

Alors que tout s’écroule autour d’eux, le sénateur romain (Russel Crowe, qui joue aussi bien qu’une crêpe à la cassonade) et le gladiateur (le beau brun ténébreux) trouvent encore le temps de se battre. Ben oui hein, il pleut des boules de feu, le sol se fissure, mais on a un compte à régler toi et moi.

Au milieu de l’apocalypse, nos héros se prennent dans les bras pour se réconforter, mais crévindieu, le temps presse !

Faire surgir le héros une fois de la poussière, alors qu’on l’imagine mort ou gravement blessé, ça passe, deux fois, ça lasse.

Même quand ils meurent, ils meurent mal, c’est dire… On sait depuis le début qui va mourir, c’est couru d’avance, mais s’ils pouvaient mourir avec un petit effet de surprise, avec l’impression de vraiment mourir et pas seulement de dire « oups, je meurs », ça serait cool quoi.

Pis y’a le souci des chevaux, qui sont tout gentils tout dociles alors que tout crame autour d’eux. J’y connais rien en chevaux, mais j’ai comme l’impression que…

Et la fin, rha la fin du film, rho la la, épique de chez épique. Dommage, je ne peux vous en parler, mais c’est le summum du n’importe quoi de chez n’importe quoi.

Bref, si vous avez envie de vous poiler et d’admirer de belles tablettes de chocolat ou une très très jolie femme, Pompéi pourrait vous plaire un chouia. Sinon, passez votre chemin…

Le seul bon côté de ce film, c’est que je m’ennuyais tant que j’ai occupé le temps en dégustant ce petit fruit que j’aime d’amour, c’était bon, ça, au moins.

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20:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
déc

Gravity

Ça fait longtemps que j’avais plus eu envie de voir un film. Des mois.  Presque un an, sans tenir compte de Hunger Games 2 (qui m’a un chouia déçue, j’avais sans doute été trop grisée par l’effet de surprise du premier volet, et puis ayant lui la trilogie, je savais ce qui allait se passer, et limite si je ne me suis pas un peu ennuyée).

Mais Gravity, j’avais envie.

Va savoir pourquoi.

Parce que les trucs dans l’espace, c’est comme les trucs sous l’eau : même si c’est une histoire de Bisounours, ça m’angoisse ferme.  Grave. Grave comme Gravity quoi (ouais elle est bonne, je sais). Cette sensation permanente de manquer d’oxygène (j’avais écrit occygène, c’est dire si j’ai dû en manquer, les dommages cérébraux semblent perceptibles). Et ici, je savais que c’était pas une histoire de Bisounours, alors j’ai angoissé ferme depuis la première seconde, jusqu’à la dernière. Un thriller spatial.

Bah, j’imagine que la belle gueule de Clooney et la sympathie que j’éprouve pour Sandra Bullock ne sont pas étrangères à mon envie de voir le film. Et le fait qu’il soit encensé.  Enfin on s’en fout, j’avais envie quoi.

Et j’ai aimé. 

La première image est sublime.  Beaucoup le sont. Et je dois être maso, mais c’est cette beauté de l’image, couplée à cette angoisse d’atmosphère non oxygénée, qui m’ont scotchée.  Passque pour la belle gueule de Clooney, on repassera : on la voit à peine, sous son casque de cosmonaute. Ah ben ça j’y avais pas pensé hein. 

Donc j’ai aimé.

Chais pas trop pourquoi, les images, le calme, somme toute relatif, car entrecoupé de scènes qui donnent la chair de poule. Ça tourne comme un manège. A filer la gerbe. D’ailleurs en toute logique, elle aurait dû gerber dans son casque, non, Sandra ? ça propulse aussi, par moment, comme un grand 8. Et puis le calme revient. Ça donne une telle sensation de vide que ça fait se poser des questions existentielles, si, je vous jure. D’ailleurs j’ai écrit « vie » au lieu de « vide », existentiel je vous dis.  Comme si la dérivation dans l’espace était une dérivation dans l’existence, vous voyez ? Bon, je délire, toujours ce manque d’oxygène et mon cerveau.  Je regrette juste un peu trop d’américanisation, en ce sens ou même quand ça va mal, ben ça va encore plus mal, tant qu’à faire, ouais, faut pas pousser bobonne dans les orties, des fois, sont tout seuls dans l’espace, ça suffit déjà, comme grosse merde, non ? Ben non, faut bien captiver le spectateur, aussi. Et de me dire durant tout le film : moi, là-haut, jamais de la vie, jamais jamais jamais, avec un sentiment d’oppression qui ne m’a pas quittée. 

Voilà, j’ai aimé.

J’ai peu de points de comparaison, je pense que le seul autre film dans l’espace que j’ai vu, et aimé (et qui m’a fait angoisser, toujours ce problème d’oxygène), c’est Avatar.  

Je vous déconseille de lire les critiques avant de le voir, si vous l’envisagez, car elles en disent bien trop. Je viens d’en découvrir une qui raconte même la fin du film, siiiiiiiiiiiiii je vous jure, qu’on le pende haut et court, ce journaliste de malheur… ou qu’on l’envoie en orbite, tiens. Savourez le plaisir de la découverte, sans en savoir plus, sinon que ça se passe dans l’espace (ça, il faudrait revenir de deux mois sur Mars pour l’ignorer).

Et puis, je vous l’avoue, à l’heure où je vous écris, j’ai encore du mal à respirer, sans doute car j’ai une bronchite… mais pas que.

Bon, j’irais bien le voir en 3D…

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02:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

Voilà, c'est FIFFNI !

A l'an prochain le FIFF, merci pour ces jolis films, j'espère vous avoir donné l'envie d'en voir quelques uns...

Mes coups de coeur : La tendresse, Les conquérants, Les âmes de papier.

Mes envies : voir Demi-soeur, Au bonheur des ogres et La vie d'Adèle, que j'ai manqués. Vite, qu'ils sortent !

17:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Les âmes de papier

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Belle brochette d’acteurs pour ce film de clôture : Julie Gayet, Jonathan Zaccaï, Pierre Richard, et Stéphane Guillon.

Tiens, Stéphane Guillon, j’ignorais qu’il était acteur également. J’ignorais aussi qu’il était si mignon, dans le genre brun ténébreux triste à souhait, dans le genre Paul, écrivain qui n’écrit plus, à part des oraisons funèbres, sur commande. Ah, il est talentueux. Cynique, mais talentueux.

Et lorsque Emma (Julie Gayet) lui demande de parler de son mari décédé à Adam, son fils de 8 ans, qui fait un blocage, le voilà entraîné dans une vie qu’il ne voulait pas. Il aime pas ça, lui il écrit pour les enterrements, pas pour les anniversaires, pas pour discutailler avec un enfant. Et pourtant, petit à petit, il va s’intégrer à leur vie… jusqu’à ce que le défunt mari revienne d’entre les morts… oups.

Ça commence en comédie, ça continue en comédie romantique, ça bascule enfin dans le fantastique… faut s’accrocher au niveau transition, qui peut étonner quand on ne s’y attend pas (je ne m’y attendais pas), je regrette juste quelques longueurs au milieu du film, je l’avoue.

Les âmes de papier (joli titre déjà) est l’un de mes coups de cœur de ce 28e FIFF, car il jongle avec du bon humour, de l’amour juste ce qu’il faut, un enfant tout mignon, de l’étrange.  On dirait un roman de Musso, version livre…

Très bon moment, et Pierre Richard est fabuleux en ermite chercheur de paperasse hystérique alcoolique sur les bords.

Voilà un autre endroit que je veux voir, après les Nymphéas, ce pont aux cadenas :

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17:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |