9
oct

Le Fiff – jour 5 – Et maintenant on va où ?

Etonnant film que Et maintenant on va où, qui commence par une chorégraphie lancinante, se poursuit en comédie musicale, puis passe par des phases dramatiques, puis par d’autres drôlissimes.  Etonnant, et fabuleux, tant au niveau de l’histoire que de la musique et des images.

Le pitch : « Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ? »

Et voilà, tout est dit.  Les femmes en ont marre de la guerre et décident de préserver leur village par tous les moyens imaginables.  Elles ont vécu tant de drames qu’un jour, ça suffit.  A elle le pouvoir de faire cesser cela.

Une magnifique leçon que ce film superbement réalisé et interprété, que j’ai totalement adoré, et je n’étais pas la seule, puisqu’il a reçu le Bayard d’or.  En bonus, si je puis dire, le climat dans la salle, toujours le Caméo 2, était à la limite de l’irrespirable : un climat libanais, quoi.  La réalisatrice était sur place et nous a fait partager tout le plaisir qu’elle a eu à créer ce petit bijou.  Comme par exemple : "L'idée de ce film est partie d'une flambée de violence le 7 mai 2008 au coeur de Beyrouth. ". Je venais tout juste d'apprendre que j'étais enceinte : je me suis demandé jusqu'où j'irais pour protéger mon enfant. Et je sais que j'irais très loin (...) On sait qu'il suffit d'un rien pour que ça explose et on en a marre de ces conflits interreligieux. Le film exprime ce que beaucoup de gens ressentent au Liban, d'appartenir à une religion plus qu'à un pays". (Source Allocine.fr)

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9
oct

Le Fiff – jour 5 – 17 filles

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Direction le Caméo 2, la salle la plus pourrie de toute l’histoire du cinéma, réservée aux moins de 1m50.  Comme je fais plus d’1m50, je sais que je serai serrée comme une sardine, avec l’impossibilité de bouger mes jambes.  La chaleur est déjà forte, été indien oblige.

Fort heureusement, l’action de 17 filles nous emmène au bord de la mer, en Bretagne, où 17 adolescentes décident, pour des raisons obscures, de tomber enceintes toutes en même temps.  Une véritable épidémie sous forme de révolte et d’utopie.  D’irresponsabilité, aussi.  Une histoire librement inspirée d’un fait divers ayant eu lieu aux States il y a quelques années.

Un film qui devrait prêter à réfléchir sur le sens de tout cela, qui n’est pas réellement expliqué : le spectateur se fera sa propre idée.  Un film qui devrait prêter également à la discussion entre ados, j’imagine.  Mais même si les jeunes actrices sont parfaites dans leur rôle à la fois grave et empreint d’une superficialité étonnante (des fois, j’ai eu envie de leur foutre des claques, c’est grave docteur ?), la fin a tendance à laisser un tantinet sur sa faim…  Sensation de malaise.  C’était peut-être le but, après tout.

18:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiff, 17 filles |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

Le Fiff – jour 4 – A pas de loup

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« Dans un monde pas si lointain, à une époque pas si éloignée, vivait une petite fille comme les autres. Pourtant, elle était pratiquement certaine d’être invisible aux yeux de ses parents. Pour en être sûre, elle décida de disparaître. Et ce qui aurait pu mal se terminer se transforma en une aventure extraordinaire. »

Une très jolie histoire originale et inédite que cette sorte de fable qui nous plonge dans les yeux d’une fillette qui se sent seule, afin de découvrir que, de sa hauteur, rien ne ressemble totalement à ce que les adultes font ou pensent.  Un film pour enfants, mais aussi pour adultes, qui pourront parfois mieux comprendre que leurs petits bouts sont des personnes à part entière, même hautes comme trois pommes. 

16:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiff, à pas de loup |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

Le Fiff – jour 4 – Décharge

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Et je continue cette quatrième journée par un film Québecois très dur mais très très beau, qui me plonge dans la vie de Pierre, ex-toxicomane qui a perdu sa sœur because le came et s’en est sorti because l’amour de Madeleine, avec qui il a eu quatre bambins pour qui il invente des histoires chaque soir.  Un conte de fées, ou presque, qui bascule lorsque Pierre croise la route d’Eve, junkie totalement paumée.  Poussé par sa culpabilité latente, il va tout faire pour tenter de l’aider à s’en sortir, au risque de perdre tout ce qu’il a difficilement construit.

 Comme toujours, le cinéma québecois ne me déçoit jamais.  Et ce fut encore le cas avec ce film où la jolie gueule de l’acteur contraste avec ce qui l’attend.  Tous les acteurs y sont parfaits et l’histoire, difficile, prête à réflexion.

La rencontre qui suivra avec le réalisateur apportera un complément à ce moment.

Seul regret : pas de sous-titres, ni en français ni en anglais, ce qui rendait la compréhension parfois difficile et m’a fait réaliser que même si on a beau parler la même langue, ce n’est pas pour autant que j’ai tout capté, avec cet accent adorable mais ô combien difficile à cerner.

 

12:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fiff, décharge |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

Le Fiff – jour 4 – Toutes nos envies

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Un film de Philippe Lioret, qui a déjà réalisé Je vais bien ne t’en fais pas et Welcome, que j’avais aimés d’amour, je dis oui.

Un film avec Vincent Lindon, que j’aime d’amour, je dis oui oui.

Un film avec Marie Gillain, que j’aime aussi d’amour, je dis oui oui oui.

Un film avec Yannick Renier, je dis oui oui oui oui (et vive la Belgique, une fois).

Et le cocktail est réussi, même si un tantinet larmoyant.  Je pensais voir un film sur le surendettement, je découvre un film sur l’urgence, l’envie de vivre, le désir de faire changer les choses et surtout l’amour, envers et contre tout, un amour absolu et à la limite de la crédibilité, mais sait-on jamais...  Marie Gillain y incarne une jeune juge qui, rencontrant une maman surendettée et un juge chevronné mais blasé de sa lutte inutile contre les sociétés de crédit, va voir sa vie bouleversée.

Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas révéler l’intrigue, et je vous déconseille d’ailleurs de regarder la bande-annonce si, comme moi, vous détestez en savoir trop sur l’intrigue, car elle en dit justement trop à mon goût, cette bande-annonce (dans ce cas, regardez juste vingt secondes, comme moi, ça suffira à vous donner l’envie de voir le film).  Mais je la mets tout de même, pour ceusses qui aiment ça, en savoir trop. 

Le plus joli moment du film est sans doute cette phrase de Marie Gillain à Vincent Lindon, de sa voix si douce et aussi fragile que son joli minois : « j’ai adoré ça, vous rencontrer… »