1
avr

Une petite soirée relax devant un bon film

L'autre soir je décide de m'octroyer une chouette petite soirée cinéma et de puiser dans la liste de films que ma chère Mostek m'a fournis, en grande reine du téléchargement qu'elle est.  Que du bonheuuuuuuuuuuuur.

Sauf qu'aucun film ne me tente, j'ai envie de légèreté, de drôlerie et d'amour.  Alors je cherche je cherche je cherche, et je trouve enfin mon bonheur : Comment savoir, avec Reese Witherspoon : "Lisa ne vivait que pour sa passion du sport et du softball, mais sa soudaine exclusion de son club la laisse complètement désemparée. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Matty, un joueur de baseball professionnel, séducteur invétéré plutôt nombriliste. Pour George Madison, la période n’est pas joyeuse non plus. Cet homme d’affaires qui entretient des relations compliquées avec son père, Charles, se retrouve injustement accusé de malversations financières, au point de risquer la prison. C’est le soir où George et Lisa vivent le pire moment de leurs vies respectives qu’ils se rencontrent. Alors que tout semble s’écrouler autour d’eux, ils vont découvrir que quelque chose de merveilleux peut quand même arriver…"

Je me prépare donc pour ma soirée parfaite, en cuisinant un gratin de courgettes succulent, recette de Mostek également (et non pour une fois je ne confonds pas courgettes et aubergines, mais les aubergines étaient toutes "pourrites" au magasin alors j'ai pris de la courgette en remplacement), que je dévore avec des pâtes et une escalope, puis un tiramisu en dessert.

Et je me prépare pour ma séance de ciné at home.

Je démarre le film.

Qui ne démarre pas mais me demande de confirmer que je suis majeure.

Oups.

Est-ce bien normal ?

Par peur des virus et autres malfaisantes choses, je confirme pas, mais ça m'ouvre tout de même une page web.

Et sur cette page, argh argh argh, que de quoi attirer les visiteurs adeptes de mots-clés étranges sur ce blog, si vous voyez ce que je veux dire.  Argh, rien que d'y repenser, j'en ferais des cauchemars, ces photos, burp, ça filerait la nausée même à quelqu'un en grève de la faim.

Et j'ai beau tenter de fermer ce site, ça m'ouvre d'autres fenêtres toutes plus immondes les unes que les autres.

Finalement j'y parviens, j'abandonne l'idée de voir Comment savoir, car je crains qu'il ne s'agisse pas du bon film (mais comment savoir, ah ah ah) et je me rabats sur un autre film, en désespoir de cause.  Durant lequel je m'endors lourdement.

Fameuse, ma soirée légère, drôle et pleine d'amour... petite coquine de Mostek va, qui voulait parfaire mon éducation sexuelle.

Et c'est même pas un poisson d'avril, en plus.

15:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
mar

Ce souar…

Ce souar je ne viens pas à la maison, même si y’a le printemps qui chante. 

Le téléphone pleure, je ne réponds pas.  D’ailleurs, si j’avais un marteau, mon téléphone, je sais ce que j’en ferais… Le téléphone pleure avec mon marteau.

Je viens dîner ce soir, puis j’attendrai l’heure du départ.

Passque ce soir les sirènes du port d’Alexandrie vont me susurrer à l’oreille « écoute, maman est près de toi, il faut lui dire maman, c’est quelqu’un pour toi ».  Je répondrai, comme d’habitude, que le lundi au soleil, il fait bon, il fait beau, et que par conséquent, je me ferai belle belle belle, je revêtirai ma robe avec des magnolias for ever dessus, pour me transformer en une fille et des fleurs. 

Puis je vais à Rio, dans ma tête.  Penser à toi et le soleil.

Je me souviens de cette année-là, j’avais 17 ans.

Quelquefois, j’écoutais cette chanson populaire pendant que toi tu me disais même si tu revenais, je crois bien que rien n’y ferait, notre amour c’est de l’eau c’est du vent.  Et moi, je hurlais laisse une chance à notre amour, stop au nom de l’amour, ce sera toi et moi contre le monde entier, et je t’aime tellement.  Mais quand le matin survint, j’étais mal aimée, soudain il ne me restait qu’une chanson, c’est la même chanson, une musique américaine, ou bien une chanson française, que je marmonnais, en chanteur malheureux, en me traitant de pauvre petite fille riche.

Pourtant, sale bonhomme, tu ne cessais d’oublier mon prénom, de m’appeler Eloïse, Donna Donna, Belinda.  Jamais je ne reviendrai vers toi.

Je suis partie alors, te laissant dans tes rêveries, en t’offrant une dernière fois des bises de moi pour toi.  Tu étais celui qui reste, le vagabond.

Depuis lors j’y pense puis j’oublie, je marche tout droit vers la ferme du bonheur.

Et oui, c’est comme ça que l’on s’est aimé.  L’amour est parfois un jouet extraordinaire.

Ah, vivement ce souar.  Sha la la.

17:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
mar

14 mars 1997 (La vie d'une autre)

Et si je me réveillais le 14 mars 1997 ?  Ou plutôt, et si je me réveillais demain, 14 mars 2012, persuadée d’être le 14 mars 1997, ça me ferait quoi ?

Je sors d’avoir vu « La vie d’une autre », et ce film, je l’ai qualifié de traumatisant, même si le mot est fort.  A tout le moins, il est bouleversant et « philosophant ».  Surprenant aussi, troublant surtout.  Je partais pour une comédie romantique rigolote à la « 30 ans sinon rien », légère, fun et cucul la praline, mais que nenni.  De l’humour, il y en avait, bien sûr (même que Juliette Binoche en faisait un tantinet trop, parfois, juste parfois), mais surtout de la souffrance (même que Juliette est totalement et indubitablement parfaite dans ce type d’émotion).  Pas une comédie romantique, donc, mais une tranche de vie, une grosse tranche, une tranche de quinze ans, où l’on découvre ces quinze années oubliées, par petites doses, par petites touches, en même temps que Marie, alias Juliette Binoche, va le faire.  Avec le même étonnement qu’elle.  Et toute cette palette d’émotions par lesquelles elle va passer en faisant connaissance avec son fils, avec son job de femme d’affaire, avec ses conflits familiaux, avec l’amour de sa vie, pourtant si loin d’elle.  Et de se demander ce qui a bien pu lui arriver durant ces 180 mois.

Et de n’avoir de cesse de me demander, moi aussi, « et si ça m’arrivait ? »  Si, moi aussi, à l’instar de Marie, je me réveillais quinze ans plus tard, ne maîtrisant plus rien de ma vie, découvrant ce que je suis devenue, avec quelques jours seulement devant moi pour comprendre, réparer, renouer, aimer aussi.

Durant tout ce film, sans pourtant être distraite, je me suis posé cette question.

Et si je me réveillais demain matin en me croyant encore en 1997…

Je le ferais dans ce lit que je connais si bien, mais dans une chambre totalement inconnue. 

Je tâcherais de trouver mon chemin jusqu’à la salle de bain (où je pousserais des cris d’effroi en découvrant ma tronche ridée et des cris de joie en découvrant mes cheveux où le blanc a oublié de venir), jusqu’à la cuisine (où je pousserais des cris d’effroi en découvrant mon frigo vide), jusqu’à la porte de sortie et jusqu’à l’arrêt de bus, où mon abonnement me renverrait enfin une photo de moi telle que je pensais être, soit avec quinze ans de moins.

Je croiserais le rat et la souris en me demandant ce que font ces bestiaux inconnus chez moi.

Dans le salon, je découvrirais un truc étrange à côté de mon clavier d’ordinateur : un rat de plastique.  Et internet aussi, je le découvrirais...

Je partirais bosser avec une heure de retard, et j’arriverais au turbin pour réaliser que le bâtiment aurait été réaffecté.  Glups, il est où alors patron chéri ?

Avec deux heures de retard, finalement, après enquête, je rejoindrais mon lieu de travail, découvrirais mon nouveau boss et tous ces collègues inconnus.  Ah et bien en fait, tous le seraient, inconnus ! 

Mostek me proposerait un cinéma et je lui dirais « ok, mais, on est amies, toi et moi, alors ? »

J’apprendrais avec stupeur et joie intense mon nouvel horaire, et je partirais profiter de mon temps libre.

J’en profiterais pour aller dire bonjour à bon-papa et bonne-maman, mais trouverais porte close et apprendrais leur départ pour là-bas.

J’appellerais mon amie pour en parler, mais son numéro ne serait plus bon.

J’en appellerais une autre, qui me demanderait de la laisser tranquille, définitivement.

J’appellerais alors papa, mais son numéro ne serait plus attribué.  Chez lui, je trouverais une auteure belge qui se la pète grave et m’annoncerait froidement « il ne vit plus ici ».

J’irais me consoler en ville avec un chtit shopping, mais ne trouverais plus mes magasins habituels.

J’en visiterais d’autres et m’étonnerais de ne pas entrer dans mon 38 habituel.

Je baverais devant ces jolis petits trucs colorés dont j’ignorais tout : des macarons, que ça s’appelle.

J’achèterais quelques disques de parfaits inconnus : Mika et Lady Gaga.

Je m’offrirais une jolie photo du WTC de New-York.  Un jour, j’irais le voir, ce WTC.  Cette année, Floride, mais l’an prochain, qui sait…

Je me réjouirais d’être marraine dans peu de temps.  Ce petit être à venir, gamin ou fille, surprise surprise ?

Je découvrirais alors un tout petit téléphone dans mon sac, un gsm, moi qui avais juré, il y a quelques jours, de ne jamais tomber dans ce piège pour snobs.

J’appellerais au hasard un prénom masculin que je trouve joli et entendrais mon ex me demander avec étonnement pourquoi je l’appelle tant d’années après qu’il m’ait larguée comme un vieux slip.

Je rentrerais chez moi après avoir sorti ma carte d’identité, tiens, elle a rétréci, tiens, c’est quoi cette puce, tiens, y’a pas mon adresse, mais je vis où déjà ?  Je rentrerais chez moi après avoir sorti une carte de visite à mon nom et une autre à celui d’une certaine Anaïs Valente.

J’analyserais avec étonnement cette TV étrangement plate au milieu de mon salon et cet appareil bizarre avec un logo Voo.

Je trouverais dans ma bibliothèque les livres de cette Anaïs Valente. 

Je découvrirais peut-être un jour, au hasard de mes recherches sur cette Anaïs Valente, que ce blog, ben c’est le mien.

J’irais me coucher et déciderais de lire Et si c’était vrai, d’un certain Marc Levy.  Je le lirais au finish et pleurerais comme un veau la fin. 

J’ignorerais encore que, dans quelques semaines, j’allais tomber en amour…

Je m’endormirais, angoissée de me réveiller le 15 mars… de quelle année ???

la vie d'une autre.jpg

27
fév

Yes, trois fois yes pour The artist, et une Anaïssade, une

Oui, chuis contente pour cet Oscar, même si ça va rendre les frenchies encore plus chauvins (quoique, est-ce réellement possible ?).  Et du coup, j'ai enfin envie de voir ce film qui m'avait titillé le neurone mais j'avais trop hésité lors de sa sortie. 

Bien sûr je veux le voir impérativement en VO, comme je l'ai dit dans une phase d'Anaïssades aiguës, of course...  A trois vous riez, un, deux, trois.

Sauf qu'à Namur, on le joue plus, titchu.  Alleye quoi, faut surfer sur la vague du succès !

Et puis personne veut y aller avec moi.

Alors sii une namuroise ou un namurois passe par ici et a envie de le voir quand il ressort dans notre jolie ville (because avec the Oscar, il va ressortir j'imagine), qu'il ou elle me fasse signe...

24
fév

Rhoooooooooo, j'aimeuuuuuuuuuuuuuuuuuh, je veuuuuuuuuuuuuuuux

Ce qui est marrant c'est que je prépare un truc dans le genre... version artisanaïssienne, of course... tout bientôt sur ce blog !

 


The Scratist : L’hommage de Scrat au film The... par Lyricis

11:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |