29
sep

Fiff – day 1 – Au nom du fils

Retour de Zacharie Chasseriaud pour ce second film de la journée, Au nom du fils, dont le synopsis titillait ma curiosité : une femme de foi, animatrice d'une émission sur une radio catholique, est confrontée de plein fouet à la pédophilie des prêtres, la plongeant dans le désespoir, la rage et la violence.

Film étrange qu'Au nom du fils, qui, poussant à l'extrême la loyauté à Dieu (voire la bigoterie), dans ce qu'elle a de plus étrange pour les non-croyants mais également dans ce qu'elle peut avoir de plus sordide (la protection des prêtres pédophiles), tombe parfois dans une caricature burlesque, sanglante et totalement stupéfiante. 

Oui, c'est bel et bien le terme adéquat pour ce film : stupéfiant.  Dérangeant, aussi. Choquant, aussi, par sa cruelle alternance de propos religieux bien mielleux et d'une violence verbale ou physique inattendue.  Ecoeurant, enfin, lorsque je réalise que, malgré l'aspect caricatural évoqué ci-avant, nous ne sommes pas vraiment très loin de la réalité…

Drôle de film, donc, même si "drôle" n'est sans doute pas le meilleur qualificatif.

Personnellement, je déplorerais juste le côté extrêmement efféminé du prêtre pédophile, laissant libre cours à la facile confusion homosexualité / pédophilie, qui a malheureusement toujours sa place dans les esprits trop étroits.

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08:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – day 1 – Tango libre

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Tango libre est le dernier volet de la trilogie dédiée aux femmes et à l'amour de Frédéric Fonteyne, après Une liaison pornographique et La femme de Gilles.

Si je n'ai pas vu La femme de Gilles, Une liaison pornographique reste inoubliable à mes yeux, tant ce film m'avait bouleversée, de par la beauté de ses personnages et la sensibilité de l'histoire, tout en contradiction avec ce que le titre laissait supposer.

C'est dire si j'étais impatiente de découvrir Tango libre, d'autant qu'il me permettait, outre le retour de Sergi Lopez, treize ans après Une liaison pornographique, de profiter de la présence de mon nouveau petit chouchou François Damiens et de Zacharie Chasseriaud, qui avait déjà montré toute l'étendue de son talent dans Les géants, film que j'avais découvert au Fiff 2011.  Sans oublier Anne Paulichevich et Jan Hammenecker.

Que du bonheur quoi, me disais-je.

Et le résultat fut à la hauteur de mes attentes.  J'avais cependant une chtite crainte : si j'aime la sensualité du tango, je n'apprécie pas outre mesure la musique qui l'accompagne.  J'appréhendais dès lors une overdose, qui n'a heureusement pas eu lieu, tant le choix des musiques est judicieux.

Tango libre, c'est l'histoire de JC (François Damiens), gardien de prison plutôt transparent, qui, durant ses cours de tango, rencontre Alice (Anne Paulichevich, également scénariste du film).  Le lendemain, il la revoit au parloir.  Elle rend visite aux deux hommes de sa vie : son mari (Sergi Lopez) et son amant.  Pour elle, JC va bouleverser son existence.  Pour elle, le tango va envahir la prison.  Pour elle, tout pourrait changer.

Frédéric Fonteyne propose ici un film qui parvient à alterner parfaitement légèreté et profondeur. Je me suis d'ailleurs surprise, lors d'une magnifique scène de danse entre Alice et son fils, à avoir à la fois un sourire béat sur les lèvres et des larmes plein les yeux.

Une grande partie de l'intrigue se déroule à l'intérieur de la prison, mais sans que cela ne soit jamais lourd ou sinistre, le dosage entre les moments difficiles et ceux plus touchants ou plus amusants étant parfait, tout comme le jeu des acteurs, la musique et les images.

Je vous le disais, que du bonheur que ce film, à découvrir en salles dès le 7 novembre prochain.

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Et un chouia de musique, avec les deux morceaux des scènes les plus marquantes du film, d'après bibi, sans qu'il s'agisse de morceaux de tango :

08:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
sep

J’ai vu vu vu vu La délicatesse

Il y a un mois, je vous parlais de ma découverte de François Damiens dans une interview précédant la sortie La délicatesse, qui m’avait fait changer mes aprioris sur lui.

J’ai donc vu vu vu vu la délicatesse.  Nan, je bégaie pas, je l’ai vu vu vu vu.

Vu au cinéma.

Vu sur ma TV.

Vu sur ma TV.

Vu sur ma TV.

Ouais, quand j’aime, je tombe dans la démesure folle, je sais, et chuis cap de regarder six fois de suite le même film…

J’aime La délicatesse.

J’aime le titre de ce film, qui veut dire tant de chose.

J’aime le choix d’Audrey Tautou, qui rime totalement avec délicatesse.  Son corps est délicat, son regard l’est, sa voix, sa façon de jouer le rôle de Nathalie.

J’aime le choix de François Damiens, en apparence bourru et sinistre, dont la délicatesse émerge petit à petit pour faire que ce film soit une réussite.

J’aime tout dans ce film, c’est ainsi et j’ai déjà mes scènes cultes, sa main qui passe sur son visage, le baiser, et sa petite voix qui dit « maintenant je sais ce que je fais », ou cette nuit qu’ils passent ensemble, chacun sur son fauteuil, ça c’est la délicatesse à l’état pur, de celle qui ne peut laisser indifférent.

Voilà, j’ai vu vu vu vu la délicatesse.

Et je prévois de le voir encore.

16:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
aoû

Help Sherlock Holmes (and Céline Terranova)

Comme son nom ne l'indique pas, Céline Terranova vit à Londres.

Comme son nom ne l'indique toujours pas, elle est belge (une fois).

Deux bonnes raisons déjà de vous parler d'elle.

La troisième est qu'elle se lance dans la réalisation d'un court métrage sur Sherlock Holmes, un court métrage participatif, à la manière de My major company ou d'un court métrage auquel j'avais participé comme figurante, ainsi que financièrement, au tout début de mon blog.

Voilà pourquoi j'ai eu envie de vous parler de Céline Terranova, pour lui donner un chtit coup de pouce à la belge pour son projet bien sympathique, qui a besoin de 10.000 dollars (tiens, pourquoi des dollars ?), pour voir le jour.

Et parce qu'une petite vidéo de présentation vaut mieux que beaucoup de blabla de ma part, je me tais pour vous laisser découvrir.  C'est en anglais mais j'ai tout pigé, because Céline est belge, et son anglais est très compréhensible, yessssss.

Alors, si ce projet vous tente, n'hésitez pas à faire un petit geste ou à le relayer autour de vous !

Toutes les infos sur le financement se trouvent ici.

21
avr

J'ai vu Blanche-Neige

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Les contes de fées semblent à la mode en ce moment.

Après Le petit chaperon rouge version hypra angoissante, que j'avais vu il y a quelques mois.

Après Once upon a time, nouvelle série dont je suis hypra fan.

Après Raiponce, plus classique.

Voici non pas une Blanche-Neige, mais deux, dont l'une est sortie récemment, l'autre sortira en juin.

Deux versions totalement différentes.

Première version : humour et couleurs, avec Julia Roberts dans le rôle de la vilaine belle-mère et Lily Collins en Blanche-Neige.

En attendant le film, lancement de la version de juin, qui semble bien angoissante.  Images superbes.  Avec Bella (mou de veau) en Blanche-Neige.  Je suis moins tentée, mais la tentation de la comparaison est bien sûr grande.

Je ne vais pas vous faire l'affront de vous raconter l'histoire de Blanche-Neige, vous la connaissez, résumé en six expressions clés : princesse, marâtre, prince charmant, sept nains, pommes empoisonnée, bisou qui sauve.

Le film commence sur une Julia Roberts pleine d'humour et d'autodérision et une Blanche-Neige à la fois frêle et forte.  Jolies interprétation des deux artistes, Julia qui ose jouer "la vieille", Lilly, fille de son célèbre père, qui ose la chansonnette avec un joli brin de voix.

Puis le prince, très bling bling.

Et les nains, version vilains.

Le tout saupoudré de jolis costumes, de décors féériques et d'un château vertigineux, où j'aimerais passer une nuit, malgré sa hauteur.

Une version humour et couleurs, disais-je, à conseiller plutôt aux adultes et aux ados qu'aux jeunes enfants, qui cerneraient mal les subtilités de l'histoire.

07:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |