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oct

Fiff – day 4 – Rengaine

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Rengaine, c'est : Paris, aujourd'hui. Dorcy, jeune noir chrétien veut épouser Sabrina, une jeune maghrébine. Cela serait si simple si Sabrina n'avait pas quarante frères et que ce mariage plein d'insouciance ne venait cristalliser un tabou encore bien ancré dans les mentalités de ces deux communautés : pas de mariage entre Noirs et Arabes. Slimane le grand frère, gardien des traditions, va s'opposer par tous les moyens à cette union...

Malgré un synopsis qui m'attirait, je ne suis pas parvenue à entrer dans l'histoire de Rengaine, pourtant pleine de promesses.  Les personnages m'énervaient, tous, même les amoureux.  Et puis le frère, insupportable avec ses idées préconçues, ses jugements intempestifs, lui qui mène pourtant une vie à l'encontre des principes qui lui sont chers.  Ah, kesk'ils m'énervaient, tous autant qu'ils étaient, avec leur racisme à la noix, leur intolérance totale.  Note que c'est peut-être le but du film, d'énerver en montrant la réalité, mais on a beau dire, quand je visionne un film en me disant "mais ça finit quand ?", c'est que je n'adhère pas, rien à faire. Ça ne s'explique pas.

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2
oct

Fiff – day 4 – Catimini

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Catimini, pour moi, c'est une marque de fringues hyper chères pour enfants.

C'est bien d'enfants dont il s'agit ici, mais pas du genre à porter ce genre de fringues, hélas.

Cathy a 6 ans, elle est blonde comme le blé et arrive dans une famille d'accueil.   Keyla a 12 ans, elle quitte la même famille d'accueil pour un foyer, le changement est en place.  Mégane a 16 ans, elle est en pleine rébellion et le centre de détention l'attend.    Manu a 18 ans et recouvre sa liberté en emménageant dans un petit appart. 

A l'occasion d'une fête en l'honneur de la famille d'accueil au sein de laquelle elles sont toutes passées, au-delà de la bonne humeur et du champagne, les langues vont se délier…

Même si le scénario semble cousu de fil blanc et si le fil (toujours lui) conducteur de l'intrigue est perçu dès l'arrivée de Cathy, ce film bouleverse par la façon qu'a la réalisatrice de montrer, non pas par le biais d'une seule enfant que l'on suivrait durant des années mais via quatre enfants d'âges différents mais partageant la même expérience, les dommages vécus ou à venir.

Très touchant.

Et à nouveau une belle chanson en guise de générique de fin, que je ne connaissais pas :

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oct

Fiff – day 4 – Nuit#1

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Changement de registre avec ce huis clos québecois aussi étonnant qu'étrange, qui commence sur les chapeaux de roue avec un bon quart d'heure de sexe pur et dur (si vous me permettez l'expression), au point que certaines personnes ont quitté la salle. 

Ensuite, les deux protagonistes, qui auraient dû se séparer après leur chtite séance de jambes en l'air, passent la nuit ensemble et se révèlent l'un à l'autre.  Deux monologues qui s'entrecroisent et finissent par se trouver.

Un film qui se déroule quasi en totalité dans un appartement sombre, à la salle de bain vert olive qui file la nausée, où l'eau coule à flot.  Un film plein de vérités sur les relations, les peurs, le sens de la vie, son inutilité, sa douleur.  Un film soporifique, mais cependant attrayant, va comprendre.  Un film parfait pour une nuit d'insomnie, malgré l'intérêt qu'il a suscité en moi.  Un film à ne jamais regarder si votre moral a tendance à la baisse…  Un film où les acteurs jouent parfaitement.  Un film qui laisse un goût amer en bouche. 

J'y ai appris que si le vautour se nourrit de carcasses, c'est pas sa faute, son bec est pas cap de percer la chair animale, il doit donc attendre qu'elle se putréfie…

Et une magnifique chanson en guise de générique de fin (j'avais écrit "faim", lapsus révélateur pour un film qui m'a laissée traumatisée et sur ma faim ?) :

 

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oct

Fiff – day 4 – Torpedo

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Le Fiff, c'est aussi l'occasion de voir des films déjà sortis en salle, lorsqu'on n'en a pas eu le temps.

A sa sortie, Torpedo, premier long métrage de Mathieu Donck, m'avait tentée et puis, le temps de me décider, c'était trop tard.  Ce titre me rappelle bien sûr mon enfance, car les vélos torpédo, ça courait les rues, à l'époque…

Je me suis donc précipitée à cette séance Fiff campus, réservée aux étudiants.  Nan, je ne me suis pas déguisée, il restait simplement quelques places pour les non-étudiants (car comme l'a dit une autre spectatrice, il eût fallu nous faire passer pour des élèves de l'UTAN pour donner le change).

Michel Ressac est un bonhomme solitaire dont la vie est bouleversée un matin lorsqu'il reçoit un appel du call center de Sofa Life, lui annonçant qu'il a gagné un repas familial avec Eddy Merckx.  Il doit aller chercher son prix en famille.  Voilà pour Michel l'occasion d'offrir ce cadeau à son vieux père, fan de cyclisme, avec qui il a très peu de contacts.  Y'a juste un chtit souci : Michel Ressac n'a pas de famille… Il va alors s'en inventer une.

Torpedo est une comédie, mais bien plus encore.  Un peu comme François Damiens, de prime abord drôle, mais qui cache bien au fond une grande tendresse et une énorme sensibilité.  Voilà donc un film bien drôle et tout en émotions à la fois.  Passque moi, à la fin, alors que tout le monde riait, je braillais comme un veau, la faute à la neige, sans doute.  Ah la neige et ses pouvoirs insoupçonnés.

Derrière la comédie donc, le désir du réalisateur de relater ce qu'il a lui-même vécu, puisqu'il fut étudiant dans une société qui harcèle les gens au téléphone pour les faire venir chercher un maaaaagniiiiifiiiique cadeau en famille, uniquement en famille.  Une critique de cette société moderne dans laquelle, quand on n'a pas de famille, on n'est rien au niveau marketing.  Une volonté aussi d'évoquer le sens de la famille, son importance, et puis le fait que sa famille on la choisit.  Michel Ressac, au final, il l'aura, sa famille.

Jolie citation entendue dans le film "la vie, c'est comme le vélo, si tu t'arrêtes, tu tombes". Keske c'est vrai !

Mon moment préféré : la "neige", à la fin, je vous le disais.  Et puis cette question posée par un élève à Mathieu Donck, après la projection, touchante de naïveté "vous alors, le cinéma, vous voulez en faire votre métier ?"  J'aime.  Dommage, François Damiens n'était pas là.  Dieu que je l'aime d'amour, désormais.

Et la BA :

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oct

Fiff – day 3 – Pauline détective

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Pauline (Sandrine Kiberman) vient de se faire larguer.  Sa sœur décide de l'emmener alors en vacances avec elle et son époux, dans un grand palace luxueux.  Sauf que Pauline gère le magazine Détective et qu'avec elle tout n'est jamais de tout repos… Apprenant qu'un tueur en série rode dans la région, elle va se lancer, avec l'aide d'un plagiste machiste (et ça rime), à la recherche de l'assassin.  Les vacances risquent d'être mouvementées.

Avec Pauline détective, je me sens à la fois plongée dans un dessin animé des années 80, genre Scoobidoo et dans un film des années 60-70, genre Hitchcock.  Des fringues hautes en couleur et hyper cintrées, une héroïne qui se déguise d'un chapeau à large pan et de grosses lunettes noires pour mener son enquête : je vous le disais, ça fait totalement héroïne hitchcockienne bossant dans l'équipe de Scoobidoo.  Ajoutez à cela des intermèdes présentant de potentielles couvertures du magazine Détective, un jeu auquel j'adore me prêter dans mon quotidien ("Namur, une employée tue tous ses collègues à coups de souris d'ordinateur, le mobile reste inexpliqué"), ça doit être dû au fait que je lisais Le nouveau détective quand j'étais ado (y a-t-il un psy dans la salle ?) et d'autres intermèdes colorés braqués sur un objet important pour l'intrigue, et vous aurez compris l'ambiance de Pauline détective.

Un film où règne la bonne humeur et le bon humour, un bon moment, un bon divertissement, même si rien de vraiment transcendant, oserais-je ajouter pour le plaisir de la rime (j'aime les rimes, vous le savez). 

Et la question qui était sur toutes les lèvres à la fin du film était bien sûr : à quand Pauline à la ferme et Pauline petite maman ?

Note que moi j'avais une autre question à poser au réalisateur après la projection : avez-vous conscience du potentiel érotique de votre film ?  Passque durant le quart d'heure qu'a duré la séance de questions-réponses, un couple assis devant nous n'a eu de cesse de se relécher, se caresser et se papouiller, dans de grands bruits mouillés et de grands slurps pas très ragoûtants.  Fous-rires garantis, malgré l'irrespect total de la situation.

 

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