6
oct

Fiff – day 7 – Mariage à Mendoza

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Et voilà déjà le film de clôture, ma bonne Dame, dieu que ça passe vite, le Fiff.  Note que cette année, ce film de clôture ne clôt pas mes visions de film, réjouissez-vous les petits zamis, il en reste encore quelques uns ensuite…

Mariage à Mendoza est un road movie entre deux frères, qui se retrouvent pour le mariage de leur cousin, qui a lieu en Argentine.

Marcus compte bien en profiter… mais c'est sans compter Antoine, totalement déprimé par sa récente rupture, qui va lui mettre quelques bâtons dans les roues.

Au cours de leur périple, ils rencontrent diverses personnalités attachantes, vivent l'inattendu et se livrent l'un à l'autre, pour finir par se retrouver.

Une grosse dose d'humour, un zeste d'aventure, un chouia d'émotions fortes, et voilà un joli et chouette premier film de Edouard Deluc, qui met la banane tout en filant la larme à l'œil, un chouia, sur la fin…

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22:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 7 – Tout ce que tu possèdes

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10h30, début du film.

10h45, ma tête bascule.

11h, je fais une boule de mon manteau et m'apprête à faire une chtite sieste en attendant la fin.

11h10, pas moyen de dormir, because j'ai envie de savoir ce qu'il advient de Pierre Leduc.

On peut dire que j'aurai mis du temps à entrer dans l'histoire de Pierre, homme taciturne et solitaire à l'extrême qui, après avoir perdu son père et refusé un héritage mirobolant mais mal acquis, est confronté à sa fille, qu'il n'a jamais connue, dont il n'a jamais voulu…

Le silence de Pierre, son côté ours, son inactivité, son refus de s'attacher à quiconque, m'ont passablement ennuyée de prime abord, vous l'aurez compris.  Puis surgit Adèle, adolescente en quête d'identité, qui veut tout savoir de ce père qui n'a pas jugé utile de la (re)connaître et là, j'apprends à connaître Pierre, ses failles et ses souffrances, son refus d'aimer.

Joli film, donc, qui traite de l'héritage, de ce que l'on reçoit ou pas, de ce que l'on donne aussi, entrecoupé d'extraits de poèmes assez déprimants même si très beaux, qui, après m'avoir ennuyée, comme tout le reste, ont fini par joliment jalonner l'histoire.

Et puis, rien que pour le final, pour la lettre que Pierre écrit à Adèle, rien que pour cette minute de grâce, le film vaut la peine d'être découvert.

 

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21:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 6 – Thérèse Desqueyroux

 

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Il y a comme ça des livres qui marquent l'adolescence, en bien ou en mal.  En bien, L'écume des jours.  En mal, La princesse de Clèves et Thérèse Desqueyroux.

De ce dernier ouvrage, je ne garde aucun souvenir, sinon que je ne l'ai pas aimé.  Je ne sais plus pourquoi, à part un sentiment diffus d'ennui durant toute la lecture. 

Aucun souvenir de l'histoire de Thérèse, donc, lorsque je m'apprête à visionner la version de Claude Miller (son dernier film, malheureusement), attirée par la présence de ma chérie Audrey Tautou et de mon chouchou Gilles Lellouche.

Les images sont belles, les robes font rêver et rappellent cette époque pourtant peu charitable avec les femmes.  On s'imagine une jolie histoire romantique, que nenni.  Il s'agit d'un mariage de convenance, histoire d'agrandir le nombre d'hectares de pins familiaux.  Punt.  Audrey Tautou est belle et fragile, en apparences.  A l'intérieur, je la sens forte et froide, ce qui se confirme dès qu'elle se met à agir.  A détruire.  Les espoirs de son amie, folle amoureuse, d'abord.  Jalousie ?  La santé de son époux, Bernard, ensuite. Ennui ?  En ce qui le concerne, par contre, difficile de ressentir de l'empathie, tant il est aussi attachant que… ben que rien.  Et il l'est de moins en moins au fur et à mesure du film, au point que Thérèse en paraît presque attachante… presque.

On la dit hors normes et avide de liberté, avant-gardiste et libre, je ne vois qu'une femme glaciale, qui n'aime personne, sans doute pas elle-même non plus.  Pas moyen, pour moi, d'aller au-delà, alors que je devrais…  mais je ne parviens pas à la comprendre, rien à faire, ce qui explique sans doute pourquoi je n'avais pas compris le livre au moment de ma lecture.  Rien à faire, Thérèse Desqueyroux et moi, ça ne colle pas.  Et puis j'ai en permanence une folle envie de leur mettre des claques, à tous.  Thérèse, pour sa froideur.  Son mari, Bernard, pour son apathie stupéfiante.  Et les autres, simplement parce qu'ils sont là, à ne rien faire, véritablement.  "Comment tu as pu nous faire une chose pareille", lui dit son père, sans s'interroger sur le pourquoi…

Audrey Tautou est parfaite dans son rôle.  Gilles Lellouche l'est tout autant.  Sans oublier Anaïs Demoustier.  Le film est beau à regarder, bien joué, pas trop long.  Mais j'ai eu du mal, ça doit être la malédiction "Thérèse Desqueyroux" qui se perpétue…

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20:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 6 – Hors les murs

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"C'est une histoire d'amour, ce n'est pas une histoire homosexuelle" (Matila Malliarakis).

Et c'est une magnifique histoire d'amour que celle d'Ilis (liberté en albanais) et Paulo (tiens, phonétiquement, le même prénom que mon âne d'Hiver nomade, vous direz-vous, en effet ça m'a fait bizarre vu que j'ai vu les deux films à la suite l'un de l'autre).  Une belle histoire.  Et comme le dit le réalisateur "on rit beaucoup au début, on pleure beaucoup à la fin". 

Une rencontre, un coup de foudre, un amour fusionnel, drôle, crédible (merci les acteurs, tous deux fabuleux), puis une séparation inattendue, et la souffrance qu'elle engendre, puis les retrouvailles…  Voilà un film qui scotche dès la première minute, mais vraiment la première, dans ce bar, because c'est super bien interprété, c'est vivant et captivant immédiatement, on les aime de suite, Ilis et Polo, et on veut qu'ils soient heureux, on veut un conte de fées,  on veut une happy end, quand bien même fut-il homo, passqu'on s'en fout, seul l'amour compte, il est si rare !

A découvrir impérativement, croyez-moi, Hors les murs c'est un premier film parfaitement réussi, c'est du très bon cinéma belch', une fois.  En plus, il sort en France le jour de mon anniv, quééén hommage.  

Extraits :

 

 

La bande-annonce, à ne pas regarder si, comme moi, vous n'aimez pas en savoir trop avant d'aller au cinoche (car elle en dit trop…).  Personnellement je suis ravie de ne pas l'avoir vu préalablement, histoire de garder la surprise de tous ces moments d'exception :

 

 

19:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 6 – Hiver nomade

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Quand j'ai dit que j'avais passé un moment extraordinaire en regardant Hiver nomade, documentaire d'une heure trente qui raconte un épisode de transhumance en Suisse, j'ai bien senti qu'on me prenait pour une folle dingue…

Et pourtant…

La transhumance, bien sûr, je savais ce que c'était, mais je l'imaginais dans les montagnes.  Ici, c'est d'une transhumance dans les villages dont il s'agit, durant les quatre mois d'hiver, afin que les moutons trouvent de l'herbe, engraissent, pour le plaisir de nos palais.  Quatre mois à parcourir le territoire suisse, les routes, les autoroutes, les champs, les villages de plus en plus envahis par les lotissements, de moins en moins fournis en nourriture pour nos herbivores laineux.

Avec Hiver nomade, j'ai suivi Carole et Pascale durant quatre mois.  J'ai vu leur complicité.  Je les ai vus se chicaner, aussi.  Je me suis demandé s'ils étaient ensemble, car ce n'était pas visible clairement.  J'ai su qu'ils étaient ensemble lors d'un long échange de regards. 

J'ai vu 800 moutons courir.  De dos.  J'ai réalisé que certains moutons avaient une toute petite queue, d'autre une bien longue.  Ouais, je sais, ça importe peu, mais c'est étrange non ?  Ben si !

J'ai vu un chiot apprendre son métier très rapidement.

J'ai vu Polo, l'âne, prendre la relève de son congénère blessé, et être peu motivé.  Je l'ai vu se coucher sur le sol, épuisé ou fainéant, j'ai eu pitié de lui, j'ai eu envie d'aller l'aider.

J'ai vu Marylin la brebis avoir une promotion, devenir meneuse, avec sa chtite clochette.  J'ai cru comprendre qu'elle aurait alors la vie sauve, en fin de carrière, contrairement à tous les autres qui finiront en gigot.

J'ai vu des images superbes, la neige, la lune, la campagne.

J'ai eu froid, mais tellement froid, durant toute la séance, de les imaginer dormir à même le sol, avec cette neige, cette humidité.

J'ai entendu peu de musique et pour une fois c'était tant mieux, car la "musique" naturelle, le bruit des sabots, de la course des animaux, de la nature, suffisait amplement à créer l'ambiance.

J'ai été émue de l'accueil chaleureux qui leur était réservé sur leur passage.  Enervée de ceux qui les chassaient.

J'ai ri aussi, en voyant les moutons s'éparpiller au grand dam de Carole et Pascale, en voyant Polo imposer son museau de façon incessante, alors que Carole tentait de manger, en voyant les chiens renverser certains moutons dans leur enthousiasme à faire leur job.

J'ai salivé en voyant les bergers fêter Noël à grand renfort d'huîtres et de foie gras.  Puis en voyant un repas entre amis, fondue fromage, que je n'ai plus mangée depuis l'enfance, dégoûtée que je fus.  Ça m'a donné envie de retenter le coup…

J'ai été émue à la fin, après quatre mois en leur compagnie.

J'ai été stupéfaite de ma propre capacité à m'émouvoir rien qu'en matant des bestiaux, alors que ça n'avait rien de triste.  La larme à l'œil que j'ai eu, je vous le dis, mais ne le répétez pas, il en va de ma réputation.  Rien qu'en revoyant la bande-annonce, j'ai à nouveau la larme à l'oeil, je savais pas que les moutons me faisaient un tel effet pardi, je vais peut-être devoir me mettre au tricot !

J'ai entendu une chanson magnifique que je ne parviens pas à vous retrouver, qui disait notamment "to observe the world with open eyes".  C'est ce que font Carole et Pascale, et c'est ce qu'ils m'ont appris à faire durant une heure trente.  (On entend la chanson dans la bande-annonce)

Bref, j'ai vu un magnifique film, qui sort prochainement en Suisse.  J'espère qu'il sera visible en Gelbique, car il vaut vraiment le détour.

Le site : http://www.hivernomade.ch/

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