7
nov

Stars 80

J'ai enfin vu Stars 80 hier soir.  Ben oui quoi, j'attendais depuis quasi deux semaines, c'était prévu lundi, puis à cause de Belgacon qui squattait toutes les salles de l'Acina, ben pas de Stars 80.

Mais hier, enfin, le moment fatidique, l'instant fatidique : Stars 80.

Le danger, quand on attend quelque chose super impatiemment, c'est que la déception soit proportionnelle à l'attente… D'autant qu'en matière d'humour, je suis hypra difficile, peu de choses me font rire, et en tout cas pas celles qui font rire la majorité des gens (j'ai des souvenirs de salles de ciné hilares, de salles de théâtre hilares, et de moi, stupéfaite par cet humour qui fait rire la foule… sauf moi).  Et vu que dans Stars 80, y'avait de l'humour, des stars des années 80 qui jouent leur propre rôle, avec une bonne dose d'autodérision, j'avais peur.  Vraiment peur.  Mais je voulais le voir, impérativement.  Trop de bouts musicaux de ma vie dans ce film, je me devais de le voir.

Ben je vais vous le dire, j'ai pas du tout du tout été déçue, que du contraire.

Cette plongée dans les chansons et les chanteurs qui ont bercé mon adolescence, c'était que du bonheur.  J'ai chantonné durant tout le film.  J'ai rigolé durant quasi tout le film (bon, y'a bien eu dix minutes après l'entracte – déjà cette idée de faire un entracte – où c'est un chouia parti en live niveau humour et où je ne riais plus trop, mais cela n'a pas duré).  Et puis j'ai même eu ma chtite larme à l'œil à la fin, passque Timsit et Anconina sont tout émouvants dans leur amitié inébranlable… Et Anconina, keskil est craquant, my god, avec ses yeux tout doux et son sourire en coin, rhaaaaaaaaaaaaaa.

Une bonne brochette de chanteurs qui jouent leur propre rôle, donc, et nous entraînent dans un flash back musical totalement génial, du moins si on les aimait à l'époque, cela va de soi.  Ben moi je les aimais, et j'ai pris un pied d'enfer à regarder ce film, qui m'a mis des étoiles plein les yeux : Début de soirée, Emile et Images (de mon temps c'était Gold + Images, deux groupes séparés), Sabrina, Jean-Luc Lahaye, Cookie Dingler, Lio, Alec Mansion, François Feldman, jeanne Mas, Peter et Sloane… tous jouant avec brio leur rôle de chanteurs enrôlés dans cette tournée nostalgique, dont le succès n'était pas gagné.  Chapeau à eux d'avoir accepté de jouer dans ce film, avec cette capacité à rire d'eux-mêmes totalement inattendue et jouissive.

En cerise sur le gâteau, un générique de fin sous forme de karaoké, qui devrait créer une super ambiance dans les salles (bon, là où j'étais, ce fut bof, les namurois ayant cette fâcheuse tendance à quitter la salle dès la première seconde du générique de fin).

Alors, ces stars des années 80, on peut les traiter de has been, moi je m'en fous, ils font partie de mes souvenirs, ils me donnent envie de chanter, de danser, de rire et de m'amuser, et c'est bien ça l'essentiel.  Et ce film qui raconte leur aventure, je l'ai adoré, et je prévois de l'intégrer à ma DVDthèque, car on ne boude pas un film qui rend heureux, ça c'est clair.

Et puis, maintenant, j'ai envie d'aller les voir sur scène, sacrebleu !

Un joli extrait, suivi de la bande-annonce :

18:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
oct

J'ai testé angoisse au cinéma (The secret)

L'autre jour, j'ai été voir The secret.

Seule.

Et quand je dis seule, je "mean" (faut que j'arrête de mater les séries en VO, vlà que je pense in english) seule, vraiment seule.

Toute seule.

Dans la salle.

Brrr, j'aime pas ça.  Ce n'est pas une première, mais bien une seconde, sauf que la première fois où je fus seule en salle, c'était pour une comédie.

Là, vlà que je me retrouve toute seule, dans un noir aussi profond qu'une nuit sans lune (ou que le cul d'une poule, selon que vous préférez on non les termes poétiques).

Et le film The secret, ben il est catalogué "thriller horreur épouvante" sur internet, alors, avant même que ça commence, j'angoisse déjà.  Thriller, ça me va, mais horreur et épouvante, ça me va pas du tout du tout du tout (j'ai des réminiscences de Projet blair witch ou de Rec qui me dressent déjà les poils sur les avant-bras, c'est dire).

Mais The secret, je veux le voir, because y zont dit que c'était "la plus grande réussite depuis Sixième sens".  Et j'ai adoré sixième sens.  Et puis c'est un film d'un français, en anglais, tourné au Canada… Alors je prends mon courage à deux mains, et je reste dans la salle.

Une chtite gorgée de coca light et c'est parti mon kiki.

Fort heureusement, c'est plus thriller qu'horreur ou épouvante, enfin je trouve.  Bien sûr, c'est hyper angoissant, vous auriez dû me voir, pendant la première heure du film, me retourner six fois car j'entendais des bruits derrière moi et imaginais un tueur en série surgir avec une faux (ah, la magie de la stéréo dolby et tutti quanti, qui répand les sons tout autour).  Mais c'est pas de l'épouvante ou de l'horreur comme je l'imagine.  Pour moi, horreur ou épouvante c'est de l'hémoglobine, des cris stridents permanents, des morts en veux-tu en voilà, du surnaturel à gogo et des monstres monstrueusement monstrueux.

Ici non, c'est une ambiance glauque de petite ville noyée dans la forêt dense (on se croirait à Forks – oui, je sais, mes références culturelles sont puantes à souhait – j'ai pensé cela avant de découvrir qu'une des actrices avait joué dans Twilight…), une petite ville où tous les enfants disparaissent mystérieusement.  La rumeur les dits kidnappés par un être étrange et malveillant.  Mais personne ne fait rien, la population semblant figée dans son malheur.

Seule Julia (la belle Jessica Biel, dont on dit qu'elle s'est mariée ce jour), médecin, est un chtit rayon de soleil dans cette ville qui semble envahie par la folie.  Jusqu'à ce que son gamin soit également kidnappé et qu'elle tente de poursuivre le ravisseur…

Bon, il me faut l'avouer, ce film n'égale pas Sixième sens, non.  Mais il y a en lui quelque chose de terriblement malsain et intrigant qui fait que, durant toute sa durée, je me suis dit "mais c'est quoi ce bordel" (entre deux tremblements et mouvements brusques vers l'arrière pour vérifier que le tueur en série n'était plus là).  Julia est tour à tour douce, gentille, motivée, agressive, étrange et potentiellement dangereuse.  On l'aime, on la hait, on l'aime, on la hait, en fait on ne sait pas trop que penser d'elle, jusqu'au dénouement, il faut le dire, totalement inattendu.

Un dénouement inattendu et qui fait réfléchir.  Une morale qui n'en est pas une... et qui fait se demander, "oui mais bon, elle est gentille ou pas, finalement, la miss Julia ?",  sorte d'amour-haine indéfinissable…

A voir, seul(e), dans une salle obscure, ambiance garantie…

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12:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 8 – After

Le récit de ce last and least film suivra, mais là je suis terrassée par la crève, qui m'a laissée tranquille durant tout le Fiff, qu'elle en soit remerciée...  Je déclare donc forfait par KO, jusqu'à nouvel ordre...

23:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 8 – Des morceaux de moi

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Un film avec Zabou Breitmann, moi je veux voir.

Si lumineuse à l'accoutumée, elle joue ici un rôle de femme dure et totalement éteinte, suite à la disparition de sa fille ainée et à la maladie qui l'atteint.

Mais c'est surtout de sa cadette dont il s'agit dans Des morceaux de moi, une cadette prénommée Erell (qui se prononce airelle…), qui comble son ennui en filmant son quotidien estival, avec un humour inversement proportionnel à l'ambiance qui règne à la maison.

Jusqu'au jour à la sœur aînée revient, comme le messie que l'on n'attendait plus…  un bouleversement pour tous, qui ne sera pas sans conséquence.

Un très joli portrait d'une adolescence esseulée, abandonnée par sa sœur absente, par sa mère qui se comporte en enfant et par son père qui tente de fuir tout cela.  Une tranche de vie faite de tristesses mais également de retrouvailles, de moments joyeux, de petits délires et de grandes décisions.

A découvrir en 2013 seulement, mais votre patience sera récompensée.

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23:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Fiff – day 7 – Le sac de farine

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Un film que j'attendais impatiemment, et je n'ai pas été déçue par l'émotion qu'il dégage.

Synopsis : "Alsemberg, 1975, Sarah, 8 ans, vit dans un foyer d’accueil catholique.  Un jour, son père biologique, qu’elle n’a jamais vu, se présente pour l’emmener en week-end à Paris. Mais, c’est au Maroc que Sarah se réveille avec l’appel de la prière. Depuis ce moment, sa vie, son combat sera celui de choisir sa vie et non de subir celle qu’on a choisie pour elle."

Voilà une gamine déracinée et catapultée vers… ses racines, c'est un comble.  Un véritable bouleversement, une vie chamboulée jouée de main de maître par une toute jeune actrice dont c'est le premier rôle (tchu, pas moyen de retrouver son nom).

Sans oublier Smaïn, que l'on ne présente plus, Hiam Abbass, que j'avais déjà vue dans le superbe La source des femmes, et puis Hafsia Herzi pour incarner Sarah jeune adulte (également dans La source des femmes), voilà une belle brochette d'acteurs pour une histoire douloureuse et forte, l'occasion également de découvrir les paysages extraordinaires du Maroc, qui semblent être figés dans le temps. 

Et de me dire que, vraiment, j'ai de la chance d'être née où je suis née.

Bande-annonce "LE SAC DE FARINE" de Kadija Leclere from ANGA Productions on Vimeo.

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23:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |