29
mar

Clownesque

Je déteste les clowns. Au cirque ça ne m’a jamais fait rire. Au cirque, je n’aime que les trapézistes, les équilibristes et les animaux. Mais depuis que les animaux y sont personae non grata (puis-je employer de cette expression pour parler de bêtes ?), et c’est une très bonne chose, je n’aime vraiment plus trop les cirques. Et toujours pas les clowns.

Il est cependant une « variété » de clown qui me laisse sans voix, les yeux pleins d’étoiles, le souffle coupé : ce sont les clowns d’hôpitaux.

Je les ai toujours admirés, moi, ces clowns qui dérident les gosses (et le personnel hospitalier, et les parents, et les visiteurs, bref tout qui croise leur chemin) dans les hostos.

Je les admire car j’en suis incapable. Totalement incapable. D’une part car lorsque je croise simplement un malade avec une perfusion entourée d’alu, je reste figée de désespoir. Alors tenter de faire rire des enfants malades, c’est au-dessus de mes forces. D’autre part car, égoïstement, je rentrerais chez moi en larmes, persuadée d’avoir des tas de nouveaux symptômes après chaque visite.

Paraît (dixit une de mes lectrices qui m’inspire d’ailleurs ce post) qu’ils sont de deux sortes : les clowns divertissement, ceux qui font rire la galerie, et, moins connus, les clowns relationnels, qui pratiquent l’« empathie », qui sont là pour écouter l’enfant, et même les grands d’ailleurs, bref toute personne « pour qui la communication est altérée » me dit ma clown. Je trouve ça superbement super de chez super, je dois dire.

Passque moi je serais du genre à réagir comme Nolwenn Leroy. Extrait :

Je m'assois sur ton lit
Dans toutes ces vagues de plis
Où tu pourrais te noyer
Pour une éternité
Car, je sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas nous
Quitter mon ange
Mais comment oser te toucher
J'ai si peur de voir
Mes mains trembler


Alors ces clowns qui déambulent, chantent, dansent, font des blagues, envoient des bulles sur les mômes… et ces clowns dont j’ignorais l’existence, qui aident les malades à exprimer peurs, angoisses, rêves, émotions… ces petits moments de bonheur, ces grands moments de communication, qu’ils leur offrent. Ces visites où, j’en suis persuadée, l’espace d’un court instant, les mioches oublient leurs souffrances et leur maladie, c’est quelque chose de fabuleux qui mérite d’être salué.

Si devenir clown relationnel vous tente, envoyez un mail à asbl.act_a@teledisnet.be

PS : ce mot, clown, il est vachement difficile à écrire, mes doigts dyslexiques inscrivent systématiquement clonw. Tchu.

22
mar

Une nuée de filles !

Je sais que ce post va me porter préjudice. Mais dans un élan de générosité féminine, je ne peux résister à l’envie de vous communiquer ce lien.

Elles l’ont appelé « nuage de filles ». Ça tombe très bien, mon blog étant faviconisé (le favicon est le petit logo que vous voyez à gauche de mon adresse – que je suis intelligente !), par un nuage.

Ce site regroupe un florilège de blogs féminins sur tous les sujets. Le mien est à la première ligne, là, vous le voyez…

Plus l’écriture est grooooooosse, plus le blog a de lecteur via le nuage de filles, qu’y disent.

J’y suis depuis ce matin, et j’ai déjà grossi. Pour une fois que je suis ravie de grossir !

Allez y faire un tour , ça vous donnera des tas de blogs sympas à visiter… je compte cependant sur vous pour ne pas abandonner le mien, promis ?nuage

21
mar

Les côteaux mosans

J’ai eu beaucoup de chance dimanche. Ma chronique dans 7Dimanche est lovée entre un article sur Jacques Salomé et un article sur le Dîner de cons.

Lien entre les deux ? Non, pas moi, vilains que vous êtes.

Une association namuroise que je défendrai très prochainement, en vendant des Pralinettes, succulentes pralines Galler dans un étui très joli, qui seront vendues dès le 31 mars, et pour une bonne cause : Les Côteaux Mosans. Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit d’une maison d’accueil pour adultes handicapés. Il faut savoir que les handicapés, une fois majeurs, ne peuvent rester dans les centres d’accueil, et se retrouvent livrés à eux-mêmes. Ce type de centre est donc d’une utilité utilement utile pour ces adultes et leur famille. Un cocon d’accueil.

Non, je n’ai pas de personne handicapée dans ma famille. Non, je n’en connais même pas une seule personnellement. Je trouve juste que cette cause et juste et valable et utile. On m’a demandé, d’aider, j’aide. Je vendrai donc des pralinettes bientôt… peut-être croiserez-vous Anaïs, criant, comme sur un marché, « elles sont pas bonnes mes pralinettes ? quiiiii veut mes pralinettes ? ». Alors je vous le demande : achetez des pralinettes. Parce que, pour l’avoir déjà fait (non je ne suis pas une sainte, mais j’ai vendu des autocollants 488100 toute mon enfance, du temps ousque j’étais pas timide, et j’adorais ça, et puis j’ai participé à l’une ou l’autre œuvre également). On a rarement l’occasion de se goinfrer de pralines Galler sans culpabiliser, puisque c’est pour la bonne cause. Foncez ! Et les non namurois peuvent toujours m’en commander s’ils rêvent de goûter aux pralinettes-bonne-œuvre.

Revenons à nos moutons.

Ce dimanche je découvre ces deux articles totalement de circonstance. Parce que ces événements sont liés aux Côteaux mosans.

Jacques Salomé donne une conférence ce lundi au Théâtre Royal de Namur. Au profit des Côteaux Mosans. J’adore Jacques Salomé. Il fut mon premier contact avec le monde de la psycho-communication. J’ai découvert ses bouquins géniaux à l’adolescence. En plus, il est bon orateur et a un charme fou. Je ne tente pas de vous convaincre, c’est d’ores et déjà complet. Mais moi j’ai ma place, nananère…

Le dîner de cons, c’est au théâtre Royal aussi. Au profit des Côteaux Mosans aussi. Je ne sais pas vraiment quand. Plusieurs représentations. J’adore ce film. Je suis sûre que j’adorerais cette pièce. Et vous aussi. Je ne pense pas que j’irai sauf si vous insistez pour m’y accompagner. Quoi qu’il en soit, faites la pub !

Voilà, ce billet inaugure ma nouvelle rubrique « bonnes œuvres », parce qu’un petit coup de pouce est toujours bienvenu, n’est-ce pas ?

Au fait, c’est pas parce que ce post n’est pas drôle qu’il ne faut pas commenter hein, pigé ?

16
mar

Gloire et fortune

Je discutais tout à l’heure, autour d’un repas sain et digeste (je le jure, j’ai mangé sainement), avec une personne passionnée d’écriture, tout comme moi. Et quand deux passionnées d’écriture se mettent à parler de leur passion, ça frise la démence, ça donne des envolées lyriques, des fous rires, des aaaah, des ooooh, des rêves à n’en plus finir, des envies de ceci ou cela, des idées qui fusent et des suggestions délirantes. Bref un régal, un bonheur.

Elle a une tonne d’idées originales et saugrenues (dans le bon sens du terme) et je suis intimement persuadée qu’elle ira loin. Je ne passe pas la pommade, puisqu’elle ne connaît pas ce blog, bien qu’elle sache que j’ai ma chronique. Ben oui j’ai pas pu tenir ma langue. Je me tais depuis des semaines, mais cette personne aussi passionnée que moi était la mieux placée pour comprendre ma joie et la partager. Et ce fut le cas. Donc voilà, j’ai maintenant une et une seule personne de mon entourage (très éloigné) qui est au courant. Sans connaître mon pseudo, sans connaître le nom du journal qui me publie, sans détails aucuns. Juste au courant. Et qui, peut-être, un jour, me dira « ça y est, je t’ai reconnue… je sais que c’est toi… Anaïs ».

Nos imaginations débordantes cumulées nous ont amenées à envisager ce que nous ferions lorsque nous serions riches et célèbres.

Elle, elle est déjà publiée. Riche et célèbre, c’est donc sur la bonne voie. Elle a un livre, écrit de ses dix petits doigts, tout beau, tout chouette. Un style à mourir de rire. J’adore. Alors au risque qu’elle me localise via une recherche sur le titre de son « bébé », j’ai envie de faire la pub de ce petit ouvrage à avoir dans sa bibliothèque, histoire de rire mais également de prendre patience dans les files d’attente, car voilà le sujet de l’ouvrage… dont je n’écrirai finalement pas le titre pour échapper aux moteurs de recherche sadiques qui me localiseraient aussi vite que mon ombre. Alors le voici.file

On a donc a déliré sur notre avenir à la Paris Hilton brune intelligente qui écrit sans faute (enfin bon, une brune intelligente qui écrit sans faute, c’est pas Paris Hilton, clair et net).

« Quand je serai célèbre je publierai trois livres par an, pleins de bêtises, mais je serai tellement célèbre que j’en ferai des best sellers et je serai riche comme Paris Hilton ».

« Publie d’abord un livre valable, on en reparlera ».

Ah oui. Un livre. Valable.

« Quand je serai riche, je m’offrirai un PC portable. Qui me permettra de rédiger mes billets où que je sois, ça sera facile, ça sera pratique, ça sera super cool. »

« Oh, oui, génial, et je t’imagine, tu iras à Paris (et dormir au Hilton) avec ton PC sous le bras, un mini chien sous l’autre bras, comme Paris (Hilton). La top classe dans le Thalys ».

Sauf que je ne vais jamais à Paris, moi… Et je ne prends jamais le Thalys.

Je ne suis ni riche, ni célèbre, ni même publiée. Mais le plus important c’est le plaisir que je prends à écrire mes billets, à divaguer sur mes amours foireuses, à disserter sur les absurdités de mon quotidien et à rêver d’un avenir positif. Donc je suis déjà gagnante sur tous les tableaux. (Mais si vous voulez soutenir ma cause, versez vos dons à l’ASBL Anaïs 000-1234567-89, déduction fiscale possip).

7
mar

Encore un salon

16 et 17 mars : à Paris : salon du rhumatisme et de la polyarthrite inflammatoire chronique, ou quelque chose du style... Au moins là, pas de déception, on sait à quoi s'attendre. Je réserve mon billet pour mars 2059