9
mai

Qu'est-ce qu'on peut faire, pour, pour, la terre (Axelle Red)

Aujourd'hui, c'est votre jour de chance. Vous pouvez faire quelque chose de simplissime, pour la terre. Courir à la librairie la plus proche et acheter le Télé-Moustique qui, comme son non ne l'indique pas, vous offre le DVD "Une vérité qui dérange". Kekseksa ? Le film d'Al Gore. Gratuit !

Bon, c'est pas la comédie romantique du siècle, c'est pas un thriller haletant, c'est pas non plus un film délirant. Pour ma part, j'ai eu l'occasion de le voir au cinéma, plutôt par dépit, un samedi ousqu'il n'y avait absolument rien.

Un peu soporifique, je l'avoue, surtout dans une salle obscure, mais néanmoins super instructif, et ça laisse un goût amer en bouche (comme une éclaboussure… - France Gall, mais je m'égare).

On y apprend que la lutte contre le réchauffement de la planète, c'est pas seulement l'affaire des pays dirigeant (mal) la terre, mais de tout un chacun. On y apprend des histoires de grenouilles qui ont chaud, preuve à l'appui dans le film (faudra que je le revoie pour y comprendre quelque chose). On y apprend des tas de trucs que je vous laisse découvrir, convaincue que je suis qu'après lecture de ce billet vous allez vous précipiter chez votre libraire chéri. Convaincue également qu'après visionnage de ce documentaire, vous ne regarderez plus vos ampoules, vos robinets, vos radiateurs, vos électros, votre voiture et vos enfants comme avant (têtes blondes qui seront les premières touchées par le drame qui menace, brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr, tremblons, humains que nous sommes…).

Parce que sauver la terre, on peut le faire !

Trucs et infos utiles sur www.bonreflexe.be

dvd_al_gore

8
mai

A cœur vaillant rien d’impossible

Une émission comme on en voit tant, chaque jour. Une histoire simple. Une belle histoire. Des familles de cœur. Des familles qui ont de l’amour à revendre, qui ont de la tendresse à partager, qui ont de la générosité pour tous, qui ont du temps à offrir, qui n’ont pas peur de la souffrance physique ou morale. Tout l’inverse de moi en fin de compte. Moi qui trouille dès qu’une seringue pointe le bout de son aiguille, moi qui ai si peu de patience avec les petites têtes blondes, moi qui regarde plus souvent mon nombril grassouillet que le monde qui m’entoure. Moi qui, depuis un petit temps, ressens ce besoin grandissant : être utile. Est-ce l’âge, est-ce une nouvelle maturité, est-ce la normalité de l’âge adulte ? Qu’importe. Ça doit être ça, grandir (et ce n’est pas incompatible avec un goût immodéré pour le kitsch d’Hello Kitty).

Elles sont familles de cœur pour ces enfants du bout du monde. Enfants malades. Cœurs malades. Enfants condamnés sans l’intervention de médecins au grand cœur qui vont leur réparer le cœur, justement. Enfants n’ayant pas eu la chance de naître dans la « civilisation », de bénéficier de soins à la pointe du progrès. Enfants d’Afrique, enfants de Kaboul.

L’arrivée en France, l’opération, la convalescence, le retour au pays. Une émotion palpable en permanence.

Un petit bout de vie pour changer toute une vie.

J’ai comme une énorme boule coincée entre le foie et la rate, près du cœur (hem j’y connais rien en position d’organes moi ma bonne Dame). Une boule d’émotion qui se transforme en larmes.

A ces médecins, à ces familles de coeur, à celles qui accueillent chaque année les enfants de Tchernobyl, à celles qui recueillent et aident tout qui a besoin d’aide, humains, animaux, Anaïs (ben quoi je peux toujours tenter de me faire une petite place au soleil), je tire mon chapeau.

6
mai

Une sacrée longue et belle soirée (et un sacré long billet)

Fait exceptionnel, j’écoute Bel RTL ce dimanche, histoire de percevoir quelques échos de ma soirée d’hier.

Je tombe bien, voilà Christophe Willem qui chante « élu produit de l’année ». Je suis fan de cette chanson, elle me donne envie de me trémousser devant ma micro-chaîne-hi-fi. Allez j’y vais. Je vous laisse quelques instants. Trémousse trémousse trémousse trémousse.

Aaaah ça fait un bien fou. Même si le rat semble totalement décontenancé face à mes excès.

Et ça me replonge un bref instant dans ma rencontre avec Christophe, hier… Rhaaaaaaaaaaaaaaaaa, bonheur et trépanation. Quelle soirée. Quelle sacrée soirée. Christoooooooooooophe. Ben quoi, c’est pas passque je suis une grande fille que je peux plus me pâmer devant la déjà ancienne Nouvelle Star !

18h15. Dès mon arrivée, on me colle une magnifique étiquette sur le poitrail et on m’offre cinq tickets de rationnement. De rationnement il est en effet question. Ces tickets donnent droit à boissons et sandwiches. Premier dilemme : je prends trois boissons et deux sandwiches, deux boissons et trois sandwiches, une seule boisson et quatre sandwiches ? Comme la vie est faite de choix cornéliens.

18h25. J’ai froid. Un long tuyau d’air conditionné me souffle régulièrement son air glacial dans le cou.

Comme un moteur diesel, le centre d’appels démarre lentement mais sûrement.

18h26. Mon téléphone sonne. Aaaaaaaah, que faire que dire, vite vite, agir. Je lutte, et je lutterai toute la soirée, pour ne pas sortir mon habituel « jargon-d’accueil-du-bureau-bien-aimé » à la place du « Télévie bonsoir » que je suis supposée susurrer dans les oreilles des généreux donateurs.

18h29. J’ai chaud. Trois appels auront suffi.

Premier passage des animateurs dans notre local. Les éclairages nous aveuglent, de même que le soleil qui nous fait un dernier coucou avant d’aller faire dodo. Mais qui sont ces animateurs célèbres ? Bérénice la belle et Luc l’inconnu. Normal, il présente les sports. Jamais vu jamais entendu. Très sympa ce Luc. Très maquillés, tous les deux.

19h17. Les sandwiches sont là. Les bénévoles se ruent sur les plateaux. J’y cours aussi. Mais la Gestapo veille au grain. Pas moyen d’effleurer la moindre victuaille sans un aimable rappel à l’ordre « TICKEEEEEEEEEEEET ». Je reviens avec un stock de sandwiches et de Coca Light pour me permettre d’assurer une permanence de 48 heures au bas mot. J’en profite pour jeter un œil au plateau orné d’un gros cœur rouge. Je discute avec une dame sympa qui apprécie le spectacle. Un œil discret et rapide, seul coup d’œil que je jetterai de toute la soirée, malgré la présence de stars de la planète entière, bigre, quel malheur. Je n’ai pas le bracelet VIP qui me permettrait de circuler partout et de bavarder avec les stars comme si j’étais leur meilleure amie. Je n’ai aucun bracelet d’aucune couleur, juste un autocollant sur le sein gauche. Aucun privilège. Je ne suis rien. « Selon que vous serez puissant ou misérable » prend tout son sens.

Mon écran affiche, entre les appels, 05-05, en permanence. Code secret ? Je m’interroge. Ma voisine me regarde, s’interrogeant, elle, sur ma blonditude. Elle me rassure : c’est la date ma bonne Dame, nous sommes le cinq mai. Blonde jusqu’au bout des yeux…

L’ambiance bat son plein, on nous fait répéter de magnifiques chorégraphies des bras et quelques bruits et cris. La motivation nous rend solidaires. Le bruit est permanent, rendant difficiles les contacts téléphoniques. « Vous pouvez répéter », « je n’ai pas très bien compris », « comment dites-vous », « excusez-moi je vous comprends mal, il y a tant de bruit ». Quand les applaudissements envahissent le local, durant les interventions qui jalonnent la soirée, je ris, je m’excuse encore et toujours. Les appelants sont très compréhensifs, d’une sympathie inégalable, me remerciant pour cette action, s’excusant systématiquement de la petitesse de leur don. Je les rassure. Je tente de bégayer « les petits ruisseaux font les grandes rivières. »

Un journaliste de Bel-RTL fait des interviews. Il cherche une habituée du centre d’appels à interroger. Il est beau comme un dieu grec, brun ténébreux au look pas rasé. Une longue coulée de bave se répand à mes pieds. Pourquoi ne suis-je pas une habituée du centre d’appels ? Comme la vie est cruelle.

20h. L’émission commence. Le rush commence. Un tsunami d’appels. On atteint vite un état de folie. Ça sonne ça sonne ça sonne. Et les soussous tombent dans l’escarcelle.

20h15. J’ai en ligne ma première namuroise. Enfin. Le centre reçoit en effet des appels de partout. Je discute un peu avec ma namuroise, elle est ravie d’être la première.

Revoilà nos animateurs vedettes. Cris et applaudissements. Mais keskispas ? Ma voisine me dit « Christophe Willem »… Aaaaah, aaaaaaaaugh c’est lui cette asperge molle aux cheveux en bataille ? Oui bien sûr. Quel regard. Quel sourire. J’arrive à lui arracher un autographe, malgré la cerbère qui lui sert d’attachée de presse ou de garde-chiourme et qui me hurle « il doit retourner chanter ». Je parviens même à faire une photo sympa. Il s’en va, traîné par son pot-de-colle-cerbère, promettant de revenir. Nous ne le reverrons pas. Décevant. « Selon que vous serez puissant ou misérable… » Il est tellement sympa que je lui pardonne. Christophe si tu me lis, tu me dois tout de même des excuses.

20h54. Une famille touchée par la maladie me dicte ses divers dons. Chacun y va de sa participation. Touchant.

21h. Une petite vieille dame adorable, qui rappelle pour la énième fois, croyant enfin avoir réuni les renseignements nécessaires. Elle a cependant mal noté son numéro de compte. Elle s’excuse d’être vieille et de marcher lentement et de n’avoir pas de mémoire et de me faire perdre mon temps et s’excuse et s’excuse et s’excuse. Elle me mettrait la larme à l’œil. Je l’invite à aller chercher un extrait de compte, à son aise, je l’attends, qu’elle fasse attention. Les minutes passent, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8… Je m’inquiète. Et si elle était tombée dans la panique. La voilà. Ouf. Elle a son numéro. Je note. Elle est adorable.

21h15. Il reste un tas de coussins bordeaux ornés d’un méga cœur blanc vendus au public à son arrivée. Les hôtesses nous les donnent, d’abord avec réserve, ensuite avec une générosité inattendue. Ma terrasse sera désormais aux couleurs du Télévie. Plus tard, les porte-clés cœur nous sont également offerts. Petits gestes appréciés par l’ensemble des bénévoles. Pour peu on pleurerait d’avoir reçu un porte-clé.

Alain Simons débarque. No comment.

21h30. Arrivage massif de sandwiches. La Gestapo a dû rejoindre ses quartiers d’hiver. Il y a du trop plein dans l’air. On atteint presque le gavage. Prenez prenez prenez. Petits petits petits. Tenez tenez tenez. Une basse-cour pleine de poules au téléphone (peu de coqs), à qui l’on distribue des sandwiches pour tenir le coup. Nos pourvoyeuses de sandwiches sont aux petits soins pour nous. Et ils sont bons, ces sandwiches. Les coordinateurs de la soirée sont drôles, craquants, jeunes, charmants et … mariés. Vie cruelle, encore.

22h02. J’ai mon premier don de 500 eur. Je fais répéter trois fois la somme. Je précise « donc vous donnez cinq cents euros, cinq zéro zéro, c’est cela ? ». Je raccroche et hurle « CIIIIIIIIINQ CEEEEEEEENTS », et l’ensemble des bénévoles applaudit, tradition oblige. Je suis grisée. Je me prends au jeu. Je rêve de gros dons. Je suis totalement désintéressée, juste heureuse.

Zecca fait son apparition, en star d’RTL. Je ne l’aime pas. Il se la pète grave de la mort qui tue. Son regard déshabillant et son air hautain me déplaisent. L’attroupement autour de sa pas-du-tout-humble personne me prouve que beaucoup ne pensent pas comme moi et se gavent de lui. Pour moi, Zecca c’est caca.

22h47. Une inconnue me remercie au téléphone. Simplement. Elle ne sait pas faire un don mais voulait me remercier, moi et les autres. Elle me raconte un bout de sa vie. Elle a besoin de parler, je le sens.

22h54. Le hasard veut que l’inconnue rappelle et tombe à nouveau sur moi. Me remercie à nouveau. Elle voit le centre de Namur en direct, hasard de programmation, elle veut que je lui fasse un signe. Euh… Elle doit vraiment avoir envie de parler, envie de contacts. Je l’écoute. Elle me raconte un autre bout de sa vie.

22h56. Second don de 500 eur. Je jubile. Je hurle « CIIIIIIIIINQ CEEEEEEEENTS », applaus applaus.

23h10. Second arrivage massif de sandwiches luxueux. Apparemment tout ce dont les VIP n’ont pas voulu : des mini-sandwiches ultra bons, des pains surprises bourrés massacre. C’est bon. Les kilos se scotchent à ma panse. Le caviar et le champagne, c’est à quelle heure ?

Adamo et son garde du corps pénètrent dans notre local. Je lui arrache un autographe. Je regrette que seules les stars ayant été « obligées » de passer par le centre d’appels pour un direct aient daigné nous saluer. Fugain, tellement impliqué dans cette maladie, n’aura pas fait le détour par chez nous. D’Olivia Ruiz nous n’aurons pas vu le bout d’un cheveu, idem pour Shy’m, Axelle Red pourtant belge, Julie Taton pourtant namuroise, Jonathan Cerrada pas si star que ça. « Selon que vous serez puissant ou misérable »… Regrettable. Les bénévoles sont quantité négligeable pour les « stars au grand cœur », du moins quand elles ne sont pas dans la lumière. Deux minutes leur auraient pourtant suffi.

23h20. J’ai soif. Je m’offre une rasade de Spa citron. Je réalise que des odeurs circulent dans la pièce. Une odeur de trans’, comme je dis toujours. Beurk. Ça doit être la chaleur et l’effervescence. Régulièrement je subis des relents. Régulièrement ? Oui. Chaque fois que je mets mon nez dans mon gobelet de Spa citron. Grande découverte : le Spa citron sent la transpiration. Beurkitude absolue.

0h00. Mon écran affiche 06-05. Tout le monde se demande si le central (j’ai noté : central est masculin) va s’éteindre, un peu comme le carrosse de Cendrillon qui redevient citrouille. A chaque apparition du numéro magique sur les écrans des téléspectateurs, nos téléphones se réveillent un peu. Derniers dons. Léthargie des appels.

0h10. Frédéric François débarque. Nous répétons puis entonnons « Je t’aime à l’italienne ». Ambiance délirante. Luc l’animateur inconnu entame une danse sur une table, en direct live. On veut un strip-tease. Ambiance ambiance. Nous sommes contents. Je suis contente. Le record est battu.

Mission accomplie.

A l’année prochaine.

Là c’est Christophe qui passe à deux pas de moi.christophept





















Là c’est Christophe qui me signe un autographe. Aaaaaargh. Moi je suis en haut à droite de la photo (et non, pas en bas à droite), sur l’originale on me voit bien, ver luisant, avec mon étiquette sur le sein gauche, dans un élan de générosité de circonstance, je vous ai laissé un bout de lunettes. Contents ?christopheautographept

4
mai

Rappel

televie

Au cas zoù vous n'allumeriez jamais votre TV, particulièrement la chaîne privée, je vous rappelle que ce WE est basé sur la solidarité :

À tout moment, vous pouvez faire un don :

Par virement, sur le compte du FNRS /Télévie: 000-0000142-45.

Par internet : A partir du vendredi 4 mai, sur ce site, vous avez la possibilité de faire des dons via e-mail, ou en utilisant un formulaire de dons spécifique.

Par sms, au 3000, ou par téléphone, au 0800.98.719, à partir du vendredi 4 mai, à 19h00.

Tout don de 30€ et plus est déductible fiscalement. Un bulletin d'exonération fiscale, à joindre
à la déclaration d'impôts sera envoyé par le FNRS à chaque donateur.


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2
mai

Danse de la joie

Il y a un petit temps, dans Flair, je lis le message de Bob. Il écrit des contes bizarres, c’est lui qui le dit, moi j’oserais pas. Je lis quelques contes, je mets en favoris, puis je me plonge dans l'écriture de mes contes à moi rien qu'à moi, mes petits billets de bonne ou mauvaise humeur, mes corrections diverses et variées, et mon boulot de salariée qu’en a plein les pieds.

L’autre jour, je chipote dans mes favoris, qui sont aussi bien rangés que mon home sweet home (ça fait 247 favoris non classés, même pas par ordre alphabétique, un enfer quotidien, je trierai quand j’aurais obtenu une pause-carrière). Contes bizarres. C’est quoi ça contes bizarres ? Ah oui, ces jolis contes découverts grâce à Flair. J’y vais. J’ai quelques microsecondes de liberté avant d’aller manger une raclette chez des potes (oui oh ça va hein, la raclette par 30 degrés ça peut être sympa, et en plus on s’empiffre moins).

Bob indique sur son blog « attention ces textes n’ont pas encore été corrigés ». C’est à moi que ça s’adresse non ? Si ! Mais si ! Ni une ni deux, j’offre mes services à Bob. Et voilà, je corrige les contes de Bob.

Ils sont inclassables, les contes de Bob, à la fois drôles, intimistes, étranges et étonnants. Pleins de suspens. Surprenants, également.

Ils seront édités dans quelques mois. Je vous en reparlerai en temps utile.

Edités ! Je corrige donc des contes qui vont être édités. Edités. Non mais vous réalisez. Je corrige les contes d’une future célébrité. Bientôt membre de l’Académie Française, si si juré craché. Ça serait ça, être correctrice officielle ? Aaaaaah, je me pince pour y croire, je bave de bonheur. Ne vous inquiétez pas, je suis toujours comme ça lorsque je corrige (d’autant plus lorsque je corrige quelque chose que j’aime lire). Une tête chercheuse à fautes. Grisée. Excitée comme le chien pisteur qui renifle la drogue. Le TOC de la faute. Premier cas au monde. Anaïs. Quand le recueil sortira, j’irai l’acheter dare-dare, j’effectuerai une danse de la joie en hurlant « c’est moi qui l’ai écrit corrigé ». Written by Bob, corrected by Anaïs. Ça en jette, non ?

Merci Bob.

Retrouvez ses contes sur son site.

bob