27
déc

Voyage en nostalgie dans un remake de C’est du propre

J’ai récemment pris une big décision : ranger la pièce qui m’a servi à un certain moment de ma vie de bureau / chambre d’amis / grenier, devenue, au fil des années, un grenier, simplement un grenier.  Un grenier mal rangé en plus, malgré mes investissements dans ces chères Billy (les bien connues bibliothèques Ikea).  Mal rangé car j’ai la sale habitude, plutôt que de ranger, de déplacer d’une pièce à l’autre : je range le living en encombrant la chambre, puis je range la chambre en encombrant cette pièce-là.  J’ai une seconde sale habitude : ne rien jeter.  Emmagasiner mon passé.  Et vu que j’adore acheter, ça vous donne une idée de la gravité de la situation : livres, CD, DVD, souvenirs de chaque lieu de villégiature, livres scolaires jugés encore utiles, photos, extraits de presse, articles écrits par bibi, papier de la multinationale que je gère tant bien que mal, anciennes fringues dans lesquelles je n’entre plus (et si j’y entrais, je n’oserais bien sûr pas sortir avec sauf pour un bal costumé années 80-90), mais sait-on jamais que 1. je maigrisse, 2. la mode revienne aux épaulettes, 3. une terrible maladie synonyme de ce bestiau qui se déplace de traviole me frappe (et le 3, je prie tous les saints pour que jamais jamais jamais).  Et puis sinon, je recyclerai en torchons ou pyjamas, rien ne se perd titchu.  Sans oublier les fringues, que là, vu que mon pied a grandi (paraît que le pied se tasse avec l’âge), le bougre, je jette parfois, si j’en ai le courage.

Et là, j’avais atteint la situation des pires clients de C’est du propre.  En version bordel et poussière uniquement, rassurez-vous.  Dans cette pièce, pas de sacs poubelles pleins d’asticots et d’odeurs putrides, pas de vieilles assiettes poilues, rien que du sec, du poussiéreux, du encombré.  Tellement encombré qu’il était impossible de circuler dans la pièce.  Plus un mètre carré de disponible, rien que des box en plastique remplis, des livres éparpillés partout (cette manie d’aimer lire me perdra, je l’ai toujours su).

Ma décision fut donc prise un beau matin : chaque jour, j’allais bosser une demi-heure chrono dans cette pièce.  Pas plus, histoire de ne pas être dégoûtée trop vite, pas moins, histoire d’avancer un peu.

Le pire, quand on range une pièce dans cet état, c’est qu’il faut d’abord dégager le sol pour pouvoir y circuler.  Et le pire du pire, c’est qu’on passe plus de temps à déplacer le brol d’un coin à l’autre de la pièce : je vais arranger le coin bibliothèque, allez zou je bouge tout vers le coin bureau, puis je range le coin bureau, je redéplace vers la bibliothèque, puis je fignole la bibliothèque en déplaçant à nouveau tout mon barda.

Mais petit à petit, jour après jour, j’ai réussi.

Le premier jour, après une demi-heure, j’ai rangé tous les livres dont je vous parle chaque dimanche, jusqu’alors installés en piles instables au pied de mes bibliothèques.  En jouant à la chaise musicale, je récupère de la place : les dictionnaires vont dans le bureau, les classeurs dans le meuble, et les livres à leur place dans la bibliothèque. Bon, ça, ça me prend trois heures hein, ne rêvez pas, après la première demi-heure on ne voit pas la différence.

Le deuxième jour, je continue à me salir les mains dans les livres poussiéreux.

Le troisième jour, j’abandonne l’idée de ne bosser qu’une demi-heure, sinon mon opération rangement va durer jusqu’au 1er novembre 2015 au bas mot.  Je bosse donc quand ça me chante.  Et ça me chante souvent, vu que quand je ne suis pas dans la pièce en question, je n’arrête pas de penser « ah je mettrais bien ça là, je déplacerais bien ce meuble, et mettre ça à la place ».  Un tantinet obsessionnel quoi.

Le cinquième jour, j’entame les gros travaux : déplacer trois bibliothèques.  Qu’il me faut vider au préalable, ah ah ah.  Et là, le bordel prend des proportions encore plus énormes qu’au début du rangement.  Mais je ne me laisse pas envahir par le désespoir, et courageusement (tel un des sept nains), je vide les bibliothèques, je perce un passage dans le brol et je traîne les meubles à leur nouvel emplacement.  En me pétant le dos, bien sûr, histoire d’avoir un joli souvenir.  Puis je regarde le résultat.  Sympa.  Puis je regarde le brol : pire qu’avant le premier jour.

Le sixième jour je prends mon courage à six mains, car il m’abandonne.  Je déplace des bacs à rangement A4 récupérés de là oùsque je bosse quand on a déménagé il y a … sept ans.  Pratiques, mais jamais utilisés.  Ils sont attachés par deux, je décide de les laisser seuls pour en faire une tour.  Quatre heures, six litres de sueurs et six cents jurons plus tard, j’ai réussi.  Ces rangements sont une bénédiction : je peux y glisser tous les souvenirs débiles et/ou déprimants et/ou émouvants que je retrouve :

- une déclaration d’amour d’un homme que je n’aimais pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ? passque j’ai reçu peu de déclarations d’amour dans ma vie, alors tant qu’à faire)

- une déclaration d’amour que moi j’ai faite, et qu’il a laissée là, sans réponse, car il ne n’aimait pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ?  par sadisme envers moi-même, pour ne plus jamais déclarer mon amour, d’ailleurs je ne l’ai plus jamais déclaré)

- cette rose séchée extraite d’un bouquet offert par… dingue, j’ai oublié son nom, alors que j’ai couché avec, tchu

- le numéro téléphone d’un mec dont j’ai cherché en vain le nom il y a quelques mois, quand je l’évoquais avec des copines

- des faire-part de décès en pagaille, bonne-maman, bonne-maman, bon-papa, bon-papa, papa, et d’autres encore

- des coupures de presse relatant des événements auxquels j’ai assisté

- un plumier plein de souvenirs d’adolescence, dont cette fameuse photo volée dans le bureau du préfet d’éducation, d’un mec qui me faisait craquer (j’en ai déjà parlé non ?  quelle aventure)

- une photo extraite d’un voyage scolaire, découpée pour ne garder qu’un visage masculin… dont j’ignore actuellement tout, tchu cet Alzheimer précoce, c’est saoulant

- le classeur que j’ai utilisé durant toutes mes années de rénové, avec plein de petites notes, de mes copines, ou de phrases, du genre à pleurer dans les chaumières qu’on écrit quand on est ado et qu’on vit sa crise d’ado, triste monde cruel, classeur recouvert de photos publicitaires de Marie-Claire, que j’achetais chaque année à la rentrée  

- des cartes et bricolages de ma filleule, du temps oùsqu’elle était haute comme trois pommes et me déclarait sa flamme enfantine

- la carte accompagnant le fameux bouquet, signée… ce qui me permet de retrouver son nom.  Vous voyez que tout garder a du bon, passqu’oublier le nom d’un mec avec qui j’ai fait la chose, j’aime pô ça.

Le septième jour, comme dieu le père, je me repose.  Non mais, pourquoi lui et pas moi ?

Et les jours suivants, je continue encore et encore, passque c’est que le début d’accord d’accord.

Au bout de tous ces efforts, j’obtiens une jolie pièce pleine de lumière, avec un coin bureau, un coin biblio et un coin disco, si c’est pas le bonheur ça, je vous le demande, keske c’est…

Finalement, ce rangement, c’est comme une sorte de voyage dans le passé, une sorte de travail de deuil peut-être.  Version optimiste : ranger, faire le vide, pour un nouveau départ.  Version pessimiste : ranger, tout préparer pour un départ, pour LE départ.  Paraît que les gens qui vont passer de l’autre côté, inconsciemment, rangent tout, préparent tout.  Brrrrr, ça fait froid dans le dos. Oui, bon, restons sur la version optimiste, c’est mieux.

Une fois le travail bien avancé, une fois que j’ai dégagé et organisé le coin bibliothèque/musique, je branche la chaîne hi-fi héritée de mon père il y a des mois déjà, que j’avais stockée sur quelques centimètres carrés libres et je pars en voyage… un voyage musical.

22
déc

Bilan de cette grève

- a profité de la tuture d'un collègue pour aller bosser, qu'il en soit remercié à jamais

- a bossé comme tous les jours, car dans le privé, la grève, on connaît pas, le client est roi (même que parfois le client il ferait bien de piger que le roi n'a plus tous les droits, sinon on le décapite, y'a un précédent)

- a testé plein de choses issues d'un panier gourmand reçu au taf : liqueur de cerise, liqueur de chocolat, praline, macaron, foie gras... c'était cool de bosser dans ces conditions

- a ensuite dépensé des sous en traversant la ville pour rentrer at home sur ses petons car a acheté un cougnon pour avoir des forces pour la marche qui s'annonçait (1,80 eur le cougnon, a cru s'évanouir, c'est plus 30 francs un cougnon ?)

- s'est offert une bague, sans raison, juste comme ça, passqu'elle le vaut bien

- a acheté plein de lasagnes farniente dans la foulée

- et des beignets de crevettes

- et une boîte Gaston avec plein de biscuits chocolatés dedans

- a décidé d'augmenter le montant mensuel consacré à son épargne pension, car grève ou pas grève, elle sera minable, sa pension, quoi qu'il advienne

30
nov

J’ai testé le monde des odeurs

Hier, je suis allée chez le véto avec le rat.  Rien de grave, rassurez-vous, ô chers lecteurs fous de ce petit (enfin, c’est subjectif) qui partage ma vie.  Visite de routine.  Entretien annuel.

En arrivant, étonnamment, je repère immédiatement que la salle d’attente est étrangement peuplée : au fond, quinze maîtres et maîtresses (d’animaux hein, je ne parle pas de pratiques SM), entassés avec leurs bestiaux, comme dans un wagon éponyme.  Au fond, l’autre, opposé, assise sur une chaise, entouré de deux chaises vides, une seule personne, à l’allure douteuse, un petit caniche qui fut un jour blanc sur les genoux.  Au milieu, moi, devant faire un choix cornélien : m’entasser au fond, me poser à l’autre fond.

N’ayant pas vraiment le choix, j’opte pour l’autre fond, où trône une chaise désespérément vide.

C’est en m’y installant que je comprends l’ampleur de la situation.  Ou plutôt l’odeur de la situation.  Un bref instant, je maudis tous les réfugiés d’en face pour ne m’avoir adressé aucune avertissement, les salopards.  Mais je suis assise, et je n’ai plus le choix.  Bien sûr, je pourrais prétexter un rendez-vous oublié et m’enfuir en courant, mais je suis une très mauvaise menteuse et, persuadée que mon « ooooooooooh non, j’ai totalement oublié mon détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » d’un ton aigu sonnerait totalement faux.  Alors je reste assise, malgré l’odeur pestilentielle et indéfinissable.  Et surtout, malgré les propos du « charmant » monsieur à côté duquel j’ai eu malheur d’établir mon QG, qui s’adresse à son chien d’un ton plein de reproche « oui mon chéri, n’aie pas peur, je sais, je sais, tu as peur, je sais, elle est vilaine la dadame, mais n’aie pas peur, je sais, je sais, calme-toi, on était mieux avant mais ça va aller, allons allons, calme-toi, je t’aime ».

Oui, bon, ben si je dérange, vous pouvez partir, Monsieur Sac poubelle.  Monsieur Sac poubelle n’est cependant pas le surnom adéquat, je proposerais plutôt Monsieur Vieille odeur de pas lavé depuis deux semaines et de fringues qui n’ont plus connu la machine à laver depuis la dernière guerre et de caniche en grève de toilettage. Là, c’est plus adéquat.

J’en suis à tenter de trouver une solution pour me boucher le nez en toute discrétion et refréner les nausées qui m’assaillent, lorsque la porte s’ouvre.

Entrent deux femmes et deux grands chiens baveux ayant sans doute atteint un âge canonique en calculs canins.  Tous se déplacent difficilement et décident donc de se réfugier près de moi, sur la seule chaise encore disponible, de l’autre côté de Monsieur Vieille odeur.  Je tente de leur jeter des regards lourds de sens (sens = enfuyez-vous tant qu’il en est encore temps), en vain, je ne reçois que des regards bovins en retour.

L’une des dames, sans doute la plus jeune, invite l’autre à s’asseoir, tandis qu’elle reste près de la porte, pour une raison que je comprends rapidement vu la nouvelle odeur ayant envahi les lieux : elle a la clope au bec.  C’est bien parce que ça fait déjà dix minutes que je supporte tout ça, sinon, tant pis pour ma voix aigue de menteuse, je me la jouerais détartrage / mise en plis / cinq à sept crapuleux / menu ok du Quick.  Non, mais, sérieux, c’est quoi ces gens ?

Mais je prends patience car un jour, je le sais, je le sens, ce sera mon tour, et celui du rat, et nous échapperons à cet enfer pour rejoindre notre gentil véto d’amour.

En attendant, je profite de ce nouvel avantage : la puanteur de tabac neutraliserait presque la vieille odeur de pas lavé.  J’ai bien dit presque.  Mais un presque qui n’est pas un tout à fait, et moi, je sens la nausée m’envahir de plus en plus.  Ce serait tout de même malvenu d’ajouter cette nouvelle odeur, me dis-je.

Alors, au bout de quelques minutes supplémentaires, je regarde ma montre sans discrétion, je prends ma voix de fausset et je m’écrie « oh, non, déjà cette heure-là, pas le choix, je dois partir pour mon  = détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » (afin de préserver l’identité des protagonistes et la mienne, le réel prétexte a été tenu secret), et je m’enfuis en courant.

Une fois chez moi, j’ai la sensation que les odeurs me collent encore à la peau de façon effroyable.  Elles sont sur mes fringues, dans mes cheveux, dans mon nez, qui va pourrir et se liquéfier, ne pouvant supporter un tel affront.  Je jette alors toutes mes fringues dans la machine à laver et je me jette sous la douche, tandis que le rat se roule dans la sciure, pour évacuer lui aussi les odeurs, à moins que ce ne soit de joie d’avoir échappé à son entretien annuel.

Et un super dessin de Fanny pour immortaliser la scène.  Son blog plein de jolies choses, il est iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

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25
nov

Le mystère du 05/523.52.90 est résolvu

Je sais je sais je sais, on dit pas « résolvu », mais moi j’aime.

Pour ceusses qui ne sont pas mes zamis sur Facebook (vilains pas beaux va, vous voulez pas être mes amis, m’apprivoiser, comme un chtit renard tout doux ?), j’ai, la semaine dernière, posté le message suivant :

« j'entends une douce mélodie, ooooh comme c'est mimi, Clair de lune, mon morceau favori (et bien avant que ce soit celui d'Edwaaard), je me laisse bercer jusqu'à réaliser que c'est la sonnerie de mon nouveau gsm... trop tard, ça sonne plus. 05, c'est quelle région de Belgique ça ? »

C’était le 17 novembre, je viens de le voir sur mon mur.

Le 18, rebelotte.  Douce mélodie, mimi, Clair de lune, je me laisse bercer, trop tard ça sonne plus.  Il est 13 heures.

Le même jour, 20 heures, rebelote.

Et là, mon sang ne fait qu’un tour, malgré le cholestérol qui ralentit sa course, et je rappelle illico.

Ça sonne dans le vide, puis j’ai un répondeur, sur lequel je m’égosille en demandant que cesse ce harcèlement.  Tchu, faut que j’aille voir un psy pour parvenir à calmer ma colère, des fois.

Le lendemain, en rentrant chez moi après une journée en ville (Mon pire cauchemar, souvenez-vous, j’en parlais il y a peu), un appel en absence, sur mon fixe cette fois.  Toujours ce 05.  Je consulte 1307.be, en vain.

Dimanche, je suis tranquille.

Lundi aussi.

Mardi aussi.

Hier, en rentrant chez moi, zont encore tenté de m’appeler.

Et ce jour, sur mon fixe, ça sonne.  Le 05.

Cette fois ça va barder de chez barder de chez barder de chez barder.

Quoi qu’on veuille me vendre, je me rebiffe.

J’ai tout prévu :

Madame, c’est pour savoir où vous avez pris votre ligne fixe téléphonique ?  J’ai pas de ligne fixe, non non je vous jure, ah bon, vous m’appelez sur une ligne fixe, ben si je vous dis que j’en ai pas.

Madame, c’est pour vous vendre de la piquette à prix de grand cru.  Attendez, j’appelle mon parrain aux AA pour avoir son accord.

Madame, c’est pour une assurance obsèques.  La madame elle est plus là, rappelez demain, après son enterrement, merci.

Madame, c’est pour aider les petits enfants qui meurent de faim.  Donnez-moi votre adresse, je vous envoie un doggy bag.

Madame, c’est pour vous échanger votre vieux canapé contre un tout nouveau tout beau tout cher.  Je suis adepte du sexe sur canapé, ça pose pas de problème les taches de sperme sur mon vieux canapé ?

Madame, c’est Voo.  Ben oui je sais que c’est vous.

Mais finalement, rien de tout cela.

Madame, c’est une société mandatée par Electrabel pour tester votre niveau de satisfaction suite à votre dernière plainte via le formulaire on line. 

Cooooooooooooooool, je vais pouvoir me lâcher.

Ça prendra dix minutes.

Même vingt ça me va.

Nous vous garantissons l’anonymat.

Oh, dommage, je peux vraiment pas laisser mes coordonnées ?

Ah, quel plaisir de dire que, pour résoudre les bourdes d’Electrabel, il aura fallu six semaines (question subsidiaire de la dame : ça fait combien de jours, 30 ?  Non, 42), que j’ai dû contacter par mail, par téléphone, par téléphone, par téléphone, par mail, via le shop, par mail et puis par téléphone, et oui rien que ça ma bonne Dame.  Que mon problème ne s’est pas résolu facilement, enfin attendez, quand vous demandez « résolution facile du problème, oui ou non », vous entendez suite au dernier contacte ou depuis les semaines que ça durait ?  Réponse : d’accord, je note.  Euh, zavez compris la question ?  Non ?  Bon tant pis hein.

Et tout ça avec le sourire, because la dame était toute gentille même si pas toujours futée, vous l’aurez remarqué.

Le mystère est donc résolvu.

Et pour la petite histoire, mes soucis Electrabel aussi, enfin jusqu’à nouvel ordre.  Ils ont cessé de me facture pour des logements qui ne m’appartiennent pas et de me débiter des provisions pour les mêmes logements, c’est déjà le bonheur intersidéral, non ?

28
sep

Entendu dans le bus...

... et ça m'a bien fait rire : "certaines filles ont plus de maquillage que de cerveau". 

Dit par un ado bien poli qui a refusé de s'asseoir sur une place qui se libérait pour me la laisser.  Oups, soit j'ai l'air d'être enceinte, soit d'entrer dans le troisième âge... On va dire que pour un ado de 14 ans, je suis dans le troisième âge.  Et puis des ados comme ça, qui offrent leur place, c'est plus rare qu'un crapaud dans lequel se cache un prince, alors j'ai pris.