17
aoû

J’ai testé « lutte contre les forces de la nature »

Hier, j’ai testé « lutte contre les forces de la nature », et j’ai perdu la bataille.

J’étais avachie sur mon transat, profitant de la visite improptue et tellement attendue du soleil, à lire Maxime Chattam, In tenebris.  Pour l’anecdote tiens, et passque j’adore passer du poulet au mulet (ça rime mieux que du coq à l’âne, non ?), ça me rappelle un groupe de discussion lecture où j’étais inscrite y’a quelques années et où je m’étais exprimée « ça doit être dingue de vivre avec un auteur de thrillers genre Maxime Chattam, ça doit faire peur de savoir tout ce qu’il a dans le cerveau », à quoi un autre membre m’avait répondu « ah ben, en fait, c’est mon ex ».  Toujours la reine des gaffes moi.

Bon, revenons à nos agneaux, à ma lecture au soleil.  Je lisais donc, lorsque, aaaaaaaaaaargh, je repère une énorme toile d’araignée entre deux branches.  Pas grave, je laisse faire la nature, du moins à l’extérieur.  Sauf que dans cette toile, une petite boule d’un brun orangé.  Je m’approche, sachant qu’il est inutile de lutter contre ma myopie.  Et je réalise l’ampleur du désastre : cette petite boule brun orangé est en fait une coccinelle.

Et là, mon sang ne fait que deux tours : je ne peux laisser mourir une bébête à bon dieu.  Alors, je récupère la petiote, l’arrachant à la toile qui la tue à petit feu, au grand dam de miss araignée, qui attendait à deux pas de là et qui s’enfuit aussi vite que ses huit pattes le lui permettent.

Une fois la coccinelle en sécurité dans la paume de ma main, j’ai la confirmation qu’elle est vivante.  Je lui propose donc de continuer sa vie.  Sauf qu’elle ne peut bouger, elle est entourée de toiles.  Alors, délicatement, tout en douceur, je la débale.  Et ce n’est pas un euphémisme, elle est comme dans un cocon de toile d’araignée, au point que ses deux pattes inférieures ne peuvent plus bouger.  Je parviens à totalement la libérer et la joie me remplit le cœur lorsqu’elle se met à se balader sur ma main.  Elle tente même une envolée, mais n’y parvient pas.  Je soupçonne que ses étrilles soient encore un tantinet collées, bigre.  Une coccinelle qui ne vole plus, ça ne va pas.

Je décide alors de la laisser se reposer, et l’installe sur mon appui de fenêtre, histoire de surveiller sa convalescence.

(pour l’anecdote bis, j’écoute en boucle la comédie musicale Roméo et Juliette.  Paroles du moment : « elle est tombée sur la villecomme une araignée tissant son fil ».  Tchu, de circonstances.)

Elle s’installe paisiblement.

Deux heures plus tard, je la retrouve sur le dos.  Morte. 

RIP, petite coccinelle.  Je t’offre un joli enterrement mauve.

Bref, pour résumer, clore le débat rapidement et conclure enfin : la coccinelle est décédée, et l’araignée a été privée de souper. 

Morale de l’histoire : Anaïs, ne te mêle plus jamais du fonctionnement de la nature.

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1
aoû

J'ai testé bois ton premier café

Je sais, c’est difficile à croire, mais je vous le jure sur l’honneur, sur la bible et sur mon vibromasseur préféré : je n’ai jamais bu de café de ma vie.  Enfin je n’en avais jamais bu jusqu’à il y a quelques semaines.

Lorsque je réponds aux personnes qui me proposent un café « non merci, je n’en bois jamais », j’ai toujours l’impression de leur annoncer un truc gros comme le monde, genre « je n’en bois jamais, mais une petite tisane de hachich, vous auriez pas par hasard ? » ou « je n’en bois jamais depuis que j’ai subi une greffe foie-coeur-poumons-rate-seins ».  En fait, ils s’attendent à ce que je parte dans un grand éclat de rire sadique et m’écrie « poisson d’avril ».

En général, j’ai alors ensuite droit à un « jamais ? » puis un « jamais jamais ? » et enfin un « non mais jamais comme vraiment jamais ou jamais comme parfois ? ».  A quoi je réponds « jamais comme jamais jamais jamais never nooit pas depuis ma naissance jamais de chez jamais », jusqu’à ce qu’enfin, la pièce tombe.

Apparemment, c’est un truc fou sur cette planète (ou dans mon pays) que de ne jamais boire de café, va comprendre.  Par contre, l’odeur du café torréfié, j’adore (comme celle de l’essence, ce qui étonne beaucoup aussi).  Et les biscuits Delacre au café, totalement crapuleusement divins.  Sans parler des baisers crème moka.  Mais pas la Vienetta moka, pitié, tout mais pas ça (même les autres goûts de la Vienetta d’ailleurs, sorry bonne-maman si tu me lis de là-haut, faut enfin que je l’avoue, je déteste la Vienetta, y’a prescription au bout de douze ans d’absence, j’espère - y’a pas prescription sur le fait que tu me manques, mais chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières).

Donc j’ai jamais bu de café.

Mais l’autre jour, ben voilà, j’ai franchi le pas.

Nous étions dans un petit resto pour profiter d’une offre Groupons (vous connaissez sans doute ce site qui propose des trucs moins cher, grâce auquel j’ai d’ailleurs testé le piranha pour pieds, je vous en avais parlé).  Nous avions droit à un plat au choix + un café.

J’ai bien tenté d’échanger café contre thé, mais le refus fut immédiat.  Ça me fait toujours bien rire, car bon, un sachet de thé hein, c’est pas ça qui coûte, franchement, c’est pas très commerçant, mais bon, le plat de pâtes aux scampis était succulent, la séance shopping qui a suivi bien sympa, alors je vais pas cracher dans la soupe, en l’occurrence dans le kawa.

Et comme j’avais vu passer des cafés, et réalisé qu’ils étaient accompagnés d’un petit bout de tarte au sucre et d’une flotche de crème fraîche, ben j’ai accepté mon café gratos.  Et je me suis dit que ce serait l’occasion de vivre cette expérience totalement hors du commun : boire un café.

La tasse brûlante est arrivée.  Café noir.  Fumant.  D’une odeur sublime.

Alors j’ai goûté.

Et ma réaction fut directe, simple, immédiate et radicale :

Beurk.

Seconde réaction :

Beurk.  Mais qui peut aimer ce truc amer ?

Quatrième réaction, après ajout de 67 sucres :

Beurk, comment faire passer cette immonde amertume ?

Troisième réaction, après avoir testé la cuillèrée de crème fraîche vaguement arrosée de café :

Mais même noyé dans la crème, c’est rebeurk, my god.

Je me suis donc contentée de savourer mon mini morceau de tarte, divin, et la crème fraîche, succulente, pour le fun légèrement mélangée à une demi-goutte de café.

Morale de l’histoire : je resterai une extra-terrestre, car c’est pas demain la veille que je reboirai de ce breuvage contre (ma) nature

Illu de Titoun, moi je suis à gauche, of course...

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16
jui

Ma salle de bains Provence anglaise (copyright Rachou)

Et voilà, après le dressing, j'ai terminé le plancher de la salle-de-bains et j'ai pris un kilo dans la foulée (mais paraît que c'est le gras qui a muté en muscle avec les efforts fournis, je veux y croire).

Résultat en images.

 

Avant, un vieux vinyle qui avait connu un incident de parcours avec une carpette Ikéa qui y était restée collée (en bonus, la poussière du décapage du plancher du dressing et le brol sur l'évier durant la découpe du vinyle par bibi, ce qui ne fut pas une mince affaire, fort heureusement il était juste collé à trois endroits avec une bande de double face) - dingue comme on voyait la trace des planches sous le vinyle :

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Pendant, découverte d'un plancher dalmatien avec taches et égaline en cadeau (cette mode des planchers à pois, je la hais) :

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Après des heures de décapage thermique et poncage, puis de peinture, ma salle de bains Provence anglaise, pas encore totalement rangée - sorry impossible de faire des plans plus larges because les murs mais sur la dernière vous voyez maintenant les deux planchers, dressing et sdb, un retour aux sources, sans vinyle ni tapis plain, que du bonheur :

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16
jui

La phrase qui tue...

Hier, nous discutons d'une personne, euh, disons, un tantinet enrobée.  Pas de son surpoids non, chacun sa vie, chacun ses kilos hein, mais de ses fringues, euh, disons, très mal adaptées, trop moulantes, plutôt faites pour Kate Moss que pour Marianne James.

Et vu que j'avais revêtu un abominable short des neiges, because mes travaux de peinture du plancher de ma salle-de-bains, short que je prétendais "en hommage à la personne en question", j'ajoute au sujet de cet abominable short des neiges "enfin moi ça me va tout de même, non ?"

Et mon amie (à ce moment j'ignorais encore qu'elle venait de passer de la case "amie" à la case "ex amie") de me répondre "ben oui ça te va, même si tu as trois kilos de trop".

Et moi "hein, mais j'ai pas trois kilos de trop".

Et elle de se rattraper "non, je voulais dire, ben oui, malgré ton BMI trop élevé".

Euh, ça doit vouloir être ça, se rattraper en faisant encoooooore pire...

Non mais, tu sais ce qu'il te dit mon BMI ?

Désormais, je ne répondrai plus à ceusses qui m'importunent "kiss my ass", mais "kiss my BMI", non mais.

Et vous, la dernière phrase qui tue que vous ayez entendue à votre propos, c'était quoi ?

14
jui

La faute à pas de bol

Aujourd'hui, journée solennelle, j'ai terminé de décaper ma salle-de-bains.  Je m'en sortais indemne, à part une tendinite de l'index droit (celui qui pousse sur la spatule à gratter, le grattoir qu'on dit) et des courbatures dans le bras droit (que je vais avoir tout musclé alors que le gauche sera squelettique).  ça aura duré le temps de trois fois écouter Les dix commandements et une fois écouter Roméo et Juliette (je me refais l'intégrale de mes comédies musicales).

Reste à poncer et peindre.

Mais j'étais tellement joyeuse d'avoir fini de gratter cette couleur immonde, même si elle est encore visible, pour enlever le relief et transformer ces horreurs en joli plancher immaculé (savoir blanc, là oùsqu'on voit bien les cheveux et les poussières, tant qu'à faire) que j'ai eu un geste malvenu et paf, mon doigt sur le décapeur thermique encore bien chaud (hé ça monte à 500 degrés ces bestiaux là).  Fort heureusement, chuis pas atteinte de cette maladie qui fait qu'on ne sent pas la douleur, alors dans un réflexe salvateur, j'ai éloigné mon doigt.  Trop tard.

ça fait mal, un décapeur thermique sur un annulaire gauche, je vous le dis.

Heureusement que je ne me marie pas samedi, ouf ouf ouf.