8
fév

La colle du jour, the result

Les petits zamis, vous n'avez pas trouvé, mais c'était introuvable, ou presque.  Merci pour toutes vos propositions, c'était cool de découvrir tout ce que cette photo a pu vous inspirer.

Alors, ce petit objet blanc, je l'ai trouvé dans ma salade de crudité, ce samedi, laquelle accompagnait un délicieux croque hawaaï, que j'ai dégusté durant notre attente du gentil dépanneur Touring, afin d'échapper au froid, juste après la photo du cimetière publiée il y a quelques jours.  ça va, vous suivez encore ?

Et ce petit objet blanc c'est un bout de porcelaine.  Donc un bout d'assiette, de tasse ou de quelque chose du genre.

Je peux vous assurer qu'une fois en bouche, ça croquait drôlement, et je bénis le ciel que ça ne m'ait pas cassé une dent, avec tous les déboires dentaires que je vis actuellement.

Donc ça croquait, et ça se désagrégeait, alors je l'ai extrait difficilement de mon orifice buccal, un peu comme une arrête au milieu d'une bouchée de poisson, et j'ai découvert ce dont il s'agissait.

Ensuite, impossible d'avaler toutes ces crudités, trop peur d'avaler des miettes de porcelaine désagrégée dans la foulée, j'ai donc été tout cracher dans les jolies toilettes de l'établissement.

Cet établissement, c'est la Brasserie L'excellence de Saint-Servais, et, outre cet incident, regrettable, d'autant qu'à part des excuses distraites, j'ai pas eu le moindre dédommagement, je me dois de vous dire que la déco y est excellente, la bouffe y est excellente et la terrasse, que je testerais bien cet été, because chuis vachement téméraire il faut l'avouer, et que j'aime vivre dangereusement, y semble excellente.

Allez, je vous la remets la photo...

IMG_4548.JPG

22
jan

J’ai testé la zone de rencontres de la rue de l’Ange à Namur

NDLR : ce billet n’intéressera que ceusses qui vivent à Namur, capitale de la Wallonie, région (jusqu’à quand ?) de Belgique, royaume d’Europe, continent de la grosse boule bleue, planète du système solaire.  

Mais en fin de compte, non, il intéressera tous ceux qui marchent ou qui roulent, puis tous ceux qui aiment lire de très longs billets de ma part, très très longs…  Donc il intéressera tout le monde, CQFD.

Ma ville a plein de projets.

C’est formidable.

Bon, si elle pouvait avoir le projet de surveiller la nuit ceusses qui procèdent à des dépôts sauvages de toutes leurs merdes dans les rues, d’attraper les voleurs de mon argent quand, gentiment, j’accepte de faire de la monnaie et de mettre des PV aux voitures qui refusent de me laisser traverser le matin quand je vais gentiment bosser, la vie serait parfaite, mais ma ville a des projets et c’est déjà formidable.

Parmi ces projets, désormais abouti, celui de rénover la rue de l’Ange et sa jolie place éponyme.

En faire ce qu’ils appellent une zone de rencontres.  

Oh oh oh, sont-ils sponsorisés par la page orange ?  Va-t-on pouvoir y croiser des célibataires bruns et ténébreux ?  Boire des verres en faisant connaissance ?  Draguer lourdement sur les terrasses ?

Non.

D’après les dessins que j’ai vus, au moment du début des travaux, je ne sais plus où d’ailleurs, une zone de rencontres est une zone où voiture, bus, camions, motos, vélos, poussettes, chaises roulantes, piétons, chiens, tyrannosaures et escargots (hé, on est à Namur hein) se croisent, s’entrecroisent et se croisent encore, sans que les uns doivent être sur les trottoirs et les autres sur la rue.  Plus de trottoir, plus de rue, juste une zone où tout le monde s’aime d’amour, se respecte et, comme on dit en anglais (because en français je trouve pas l’expression exacte), « care for each other ».

Trop de la balle, non, une zone de rencontres ?

En plus, en été, on pourra manger son bout de pizza hut dégoulinant de gras ou suçoter sa boule de sorbet fraise home made par le Glacier de Namur, carrément sur la rue, comme ça, à l’aise blaise, cool raoul, relax max, en profitant des rayons du soleil, des gazouillis des pigeons (oui, bon, ça roucoule, mais gazouillis, c’est joli non ?).

Et qui sait, dans cette ambiance paradisiaque, si les rencontres avec des bruns ténébreux ne seraient pas envisageables… en option quoi, histoire que la place de l’Ange se transforme, pour certains, en place de Cupidon.

Ça a pris du temps, bien sûr, l’aménagement de cette place et de cette rue.  Enormément de temps, mais on dit que patience est mère de… euh de quoi ?  Sûreté non ?

Résultat :

Un magnifique ange tout doré.  Eblouissant.  Lunettes de soleil vivement conseillées.

Une rue où trottoirs et zone de circulation restent à explorer.

De jolis bancs en bois dans tous les sens.

Et…

Et…

Et…

Des voitures dans tous les sens (bis).  Et à toutes les vitesses mais surtout à toute vitesse.  

Et plus de passages pour piétons.

Au début, j’ai cru que les travaux n’étaient pas terminés et je ne cessais de me demander « mais quand eske la ville va enfin prendre son pot de peinture blanche et son pinceau en poils de mammouth pour nous redessiner les passages pour piétons entre les quatre coins et la rue Marchovelette ? ».  

Ben oui, accessoirement, soit dit en passant, juste comme ça quoi, c’est pratique pour traverser, un passage pour piéton, même si ce n’est malgré tout pas une traversée de tout repos ni sans danger, croyez la piétonne qui vit en moi.

Au fil du temps, j’ai fini par capter (tilt) : pas de passage pour piétons, puisque plus de séparation zone de circulation / zone piétonne.  

ZONE DE RENCONTRES, on t’a dit, Anaïs.  Donc zone pour tous, avec priorité aux piétons, qu’ils disent.  Ils ne font que le dire, bien sûr.

Ils disent aussi que le stationnement y est interdit.  Logique, puisque les piétons peuvent circuler librement, de façon prioritaire.  

En pratique, il en va tout autrement.

La première fois où j’ai failli mourir, c’était aux quatre coins.

J’ai eu l’outrecuidance, marchant sur le trottoir qui n'en est plus vraiment un, de vouloir traverser vers les magasins de bijoux d’en face.  Mon goût pour la pacotille a failli me tuer.  Moi, je voulais juste traverser, n’ayant pas encore assimilé le principe de la zone de rencontres sur laquelle je peux me balader sans crainte, sans devoir me coller aux façades et donc sans traverser, puisque je suis chez moi.  J’ai donc regardé à gauche (puis à droite, en réflexe ridicule, vu que la rue est à sens unique) et j’ai vu débouler un bus, sur la bande qui lui est réservée.   Bêtement, je me suis dit « ok, le passage piéton n’a pas encore été refait, mais il va me laisser passer », alors que j’aurais dû me dire « zone de rencontres, traverse où tu veux, et viva la vida ».  Mais j’ai vu dans le regard du chauffeur (parfois, ma myopie me laisse un répit) « toi, tu dégages, bouffonne ».  Et je me suis alors dit « bête Anaïs, pas de passage piéton, tu ne peux pas passer, vilaine, révise ton code de la route », et j’ai reculé gentiment pour laisser passer le mastodonte (et dans la foulée sauver ma peau), à la vitesse de 20 à l’heure en degrés Fahrenheit et non Celsius, soit genre 40 à l’heure au minimum.  Je le croyais dans son droit, il n’en était rien.  Mais comme je le dis souvent, grossièrement, « gros pouet pouet, petite quéquette ».  Un dicton qui se confirme régulièrement, au sens figuré hein.

La seconde fois où j’ai failli mourir… ben y’a pas de seconde fois.

Car désormais, lorsque je me trouve aux quatre coins, je choisis l’un des deux "trottoirs" et je tente de ne le quitter sous aucun prétexte.  Je tiens à ma vie hein.  Et si, témérairement, je dois traverser, car, après une course à l’Inno, je dois aller m’approvisionner en lasagnes Farniente chez Match, j’attends, bien souvent désespérément, qu’il n’y ait plus de voitures, car sans passage piéton, je n’ose m’engager comme je le fais habituellement, l’image de ma carcasse envoyée en l’air par un 4/4 hystérique ne me donnant nullement envie de prendre un tel risque.

Et bien sûr, dans toute cette histoire, s’ajoutent les dizaines de véhicules qui stationnent en toute impunité le long des trottoirs, trottoirs qui… n’existent plus, je vous le rappelle.  Comment se garer le long d'un trottoir inexistant, ça, je cherche encore l'explication.  Ils ont de la place, puisque les zones interdites de stationnement avant les passages piéton ont disparu.  Que du bonheur quoi !  Bon, accessoirement, il est bien indiqué aux quatre coins que le stationnement est interdit partout en zone de rencontres, et ce afin de faciliter les rencontres, faut-il encore le répéter, mais nous sommes en 2012, que diable, une zone de rencontres, mais pour quoi faire ?  A Namur, ville de mon enfance, berceau de mes premiers pas (je deviens triste là, il est temps que ce billet se termine) on ne se rencontre plus, on ne se salue plus, on ne se regarde plus.

Finalement, cette zone piétonne est devenue une zone de non-droit pour les piétons.  Mais la rue de l’Ange porte désormais vraiment très bien son nom.  Car à voir ce qui s’y passe quotidiennement, que j’observe confortablement assise dans le mastodonte qui me sert de moyen de transport (c’est bien plus secure, comme dirait JCVD), je crains que, dans les semaines à venir, l’un ou l’autre piéton ne soit malencontreusement transformé en ange par ces automobilistes tout puissants.  

C’est malheureusement la seule solution pour que les choses changent : qu’un drame se produise.

Photos de Christian Delwiche, créateur du célèbre site de photos Bia bouquet et de cette page Facebook.  Et puis celle-ci aussi.

 

zone rencontre 3.jpg

zone rencontre.jpg

11
jan

La question existentielle du jour...

L'autre jour, j'ai observé une femme se maquillant.

Passionnant.

Surtout quand j'ai remarqué qu'elle se maquillait entièrement de la même main, la droite.

Dingue.

Passque moi, je pensais que tout le monde faisait comme moi : se maquiller l'oeil droit avec la main droite et l'oeil gauche avec la main gauche.

Ben que nenni.

J'ai alors analysé exactement ma façon de me maquiller.  Vous en conviendrez, c'est un sujet d'étude passionnant et utile pour l'avenir de la planète.

Et ben voici les résultats :

- pour le crayon sous les yeux j'utilise uniquement la main droite, sans doute en bonne droitière que je suis

- pour le fard à paupière et le mascara, je fais l'oeil droit avec la main droite et l'oeil gauche avec la main gauche

Mon côté ambidextre, que j'ai déjà repéré lorsque je bois à la tasse sans jamais voir le motif because je la tiens à la main gauche, ma tasse, ou lorsque je tente d'ouvrir une boîte de conserve en me contorsionnant de façon stupéfiante, ressort donc lorsque je me maquille.

Et vous ???????????????????????????

Répondez en commentaire, avec plein de détails (croustillants) ou, si vous être super timides de la mort qui tue, via le sondage qui préservera à tout jamais votre anonymat, because cette question est vraiment indécente et personnelle, même si existentielle :

Comment vous maquillez-vous ?
Avouez...
De la main droite
De la main gauche
De façon ambidextre

Résultats

 

27
déc

Voyage en nostalgie dans un remake de C’est du propre

J’ai récemment pris une big décision : ranger la pièce qui m’a servi à un certain moment de ma vie de bureau / chambre d’amis / grenier, devenue, au fil des années, un grenier, simplement un grenier.  Un grenier mal rangé en plus, malgré mes investissements dans ces chères Billy (les bien connues bibliothèques Ikea).  Mal rangé car j’ai la sale habitude, plutôt que de ranger, de déplacer d’une pièce à l’autre : je range le living en encombrant la chambre, puis je range la chambre en encombrant cette pièce-là.  J’ai une seconde sale habitude : ne rien jeter.  Emmagasiner mon passé.  Et vu que j’adore acheter, ça vous donne une idée de la gravité de la situation : livres, CD, DVD, souvenirs de chaque lieu de villégiature, livres scolaires jugés encore utiles, photos, extraits de presse, articles écrits par bibi, papier de la multinationale que je gère tant bien que mal, anciennes fringues dans lesquelles je n’entre plus (et si j’y entrais, je n’oserais bien sûr pas sortir avec sauf pour un bal costumé années 80-90), mais sait-on jamais que 1. je maigrisse, 2. la mode revienne aux épaulettes, 3. une terrible maladie synonyme de ce bestiau qui se déplace de traviole me frappe (et le 3, je prie tous les saints pour que jamais jamais jamais).  Et puis sinon, je recyclerai en torchons ou pyjamas, rien ne se perd titchu.  Sans oublier les fringues, que là, vu que mon pied a grandi (paraît que le pied se tasse avec l’âge), le bougre, je jette parfois, si j’en ai le courage.

Et là, j’avais atteint la situation des pires clients de C’est du propre.  En version bordel et poussière uniquement, rassurez-vous.  Dans cette pièce, pas de sacs poubelles pleins d’asticots et d’odeurs putrides, pas de vieilles assiettes poilues, rien que du sec, du poussiéreux, du encombré.  Tellement encombré qu’il était impossible de circuler dans la pièce.  Plus un mètre carré de disponible, rien que des box en plastique remplis, des livres éparpillés partout (cette manie d’aimer lire me perdra, je l’ai toujours su).

Ma décision fut donc prise un beau matin : chaque jour, j’allais bosser une demi-heure chrono dans cette pièce.  Pas plus, histoire de ne pas être dégoûtée trop vite, pas moins, histoire d’avancer un peu.

Le pire, quand on range une pièce dans cet état, c’est qu’il faut d’abord dégager le sol pour pouvoir y circuler.  Et le pire du pire, c’est qu’on passe plus de temps à déplacer le brol d’un coin à l’autre de la pièce : je vais arranger le coin bibliothèque, allez zou je bouge tout vers le coin bureau, puis je range le coin bureau, je redéplace vers la bibliothèque, puis je fignole la bibliothèque en déplaçant à nouveau tout mon barda.

Mais petit à petit, jour après jour, j’ai réussi.

Le premier jour, après une demi-heure, j’ai rangé tous les livres dont je vous parle chaque dimanche, jusqu’alors installés en piles instables au pied de mes bibliothèques.  En jouant à la chaise musicale, je récupère de la place : les dictionnaires vont dans le bureau, les classeurs dans le meuble, et les livres à leur place dans la bibliothèque. Bon, ça, ça me prend trois heures hein, ne rêvez pas, après la première demi-heure on ne voit pas la différence.

Le deuxième jour, je continue à me salir les mains dans les livres poussiéreux.

Le troisième jour, j’abandonne l’idée de ne bosser qu’une demi-heure, sinon mon opération rangement va durer jusqu’au 1er novembre 2015 au bas mot.  Je bosse donc quand ça me chante.  Et ça me chante souvent, vu que quand je ne suis pas dans la pièce en question, je n’arrête pas de penser « ah je mettrais bien ça là, je déplacerais bien ce meuble, et mettre ça à la place ».  Un tantinet obsessionnel quoi.

Le cinquième jour, j’entame les gros travaux : déplacer trois bibliothèques.  Qu’il me faut vider au préalable, ah ah ah.  Et là, le bordel prend des proportions encore plus énormes qu’au début du rangement.  Mais je ne me laisse pas envahir par le désespoir, et courageusement (tel un des sept nains), je vide les bibliothèques, je perce un passage dans le brol et je traîne les meubles à leur nouvel emplacement.  En me pétant le dos, bien sûr, histoire d’avoir un joli souvenir.  Puis je regarde le résultat.  Sympa.  Puis je regarde le brol : pire qu’avant le premier jour.

Le sixième jour je prends mon courage à six mains, car il m’abandonne.  Je déplace des bacs à rangement A4 récupérés de là oùsque je bosse quand on a déménagé il y a … sept ans.  Pratiques, mais jamais utilisés.  Ils sont attachés par deux, je décide de les laisser seuls pour en faire une tour.  Quatre heures, six litres de sueurs et six cents jurons plus tard, j’ai réussi.  Ces rangements sont une bénédiction : je peux y glisser tous les souvenirs débiles et/ou déprimants et/ou émouvants que je retrouve :

- une déclaration d’amour d’un homme que je n’aimais pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ? passque j’ai reçu peu de déclarations d’amour dans ma vie, alors tant qu’à faire)

- une déclaration d’amour que moi j’ai faite, et qu’il a laissée là, sans réponse, car il ne n’aimait pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ?  par sadisme envers moi-même, pour ne plus jamais déclarer mon amour, d’ailleurs je ne l’ai plus jamais déclaré)

- cette rose séchée extraite d’un bouquet offert par… dingue, j’ai oublié son nom, alors que j’ai couché avec, tchu

- le numéro téléphone d’un mec dont j’ai cherché en vain le nom il y a quelques mois, quand je l’évoquais avec des copines

- des faire-part de décès en pagaille, bonne-maman, bonne-maman, bon-papa, bon-papa, papa, et d’autres encore

- des coupures de presse relatant des événements auxquels j’ai assisté

- un plumier plein de souvenirs d’adolescence, dont cette fameuse photo volée dans le bureau du préfet d’éducation, d’un mec qui me faisait craquer (j’en ai déjà parlé non ?  quelle aventure)

- une photo extraite d’un voyage scolaire, découpée pour ne garder qu’un visage masculin… dont j’ignore actuellement tout, tchu cet Alzheimer précoce, c’est saoulant

- le classeur que j’ai utilisé durant toutes mes années de rénové, avec plein de petites notes, de mes copines, ou de phrases, du genre à pleurer dans les chaumières qu’on écrit quand on est ado et qu’on vit sa crise d’ado, triste monde cruel, classeur recouvert de photos publicitaires de Marie-Claire, que j’achetais chaque année à la rentrée  

- des cartes et bricolages de ma filleule, du temps oùsqu’elle était haute comme trois pommes et me déclarait sa flamme enfantine

- la carte accompagnant le fameux bouquet, signée… ce qui me permet de retrouver son nom.  Vous voyez que tout garder a du bon, passqu’oublier le nom d’un mec avec qui j’ai fait la chose, j’aime pô ça.

Le septième jour, comme dieu le père, je me repose.  Non mais, pourquoi lui et pas moi ?

Et les jours suivants, je continue encore et encore, passque c’est que le début d’accord d’accord.

Au bout de tous ces efforts, j’obtiens une jolie pièce pleine de lumière, avec un coin bureau, un coin biblio et un coin disco, si c’est pas le bonheur ça, je vous le demande, keske c’est…

Finalement, ce rangement, c’est comme une sorte de voyage dans le passé, une sorte de travail de deuil peut-être.  Version optimiste : ranger, faire le vide, pour un nouveau départ.  Version pessimiste : ranger, tout préparer pour un départ, pour LE départ.  Paraît que les gens qui vont passer de l’autre côté, inconsciemment, rangent tout, préparent tout.  Brrrrr, ça fait froid dans le dos. Oui, bon, restons sur la version optimiste, c’est mieux.

Une fois le travail bien avancé, une fois que j’ai dégagé et organisé le coin bibliothèque/musique, je branche la chaîne hi-fi héritée de mon père il y a des mois déjà, que j’avais stockée sur quelques centimètres carrés libres et je pars en voyage… un voyage musical.

22
déc

Bilan de cette grève

- a profité de la tuture d'un collègue pour aller bosser, qu'il en soit remercié à jamais

- a bossé comme tous les jours, car dans le privé, la grève, on connaît pas, le client est roi (même que parfois le client il ferait bien de piger que le roi n'a plus tous les droits, sinon on le décapite, y'a un précédent)

- a testé plein de choses issues d'un panier gourmand reçu au taf : liqueur de cerise, liqueur de chocolat, praline, macaron, foie gras... c'était cool de bosser dans ces conditions

- a ensuite dépensé des sous en traversant la ville pour rentrer at home sur ses petons car a acheté un cougnon pour avoir des forces pour la marche qui s'annonçait (1,80 eur le cougnon, a cru s'évanouir, c'est plus 30 francs un cougnon ?)

- s'est offert une bague, sans raison, juste comme ça, passqu'elle le vaut bien

- a acheté plein de lasagnes farniente dans la foulée

- et des beignets de crevettes

- et une boîte Gaston avec plein de biscuits chocolatés dedans

- a décidé d'augmenter le montant mensuel consacré à son épargne pension, car grève ou pas grève, elle sera minable, sa pension, quoi qu'il advienne