3
avr

Sur un malentendu… ça peut ne pas marcher

Dingue comme un tas de malentendus peuvent parfois devenir copains comme cochons.

Hier, un message sur Facebook, d’une copine virtuelle que je ne connais pas en real life, même si le but est d’y remédier prochainement.  Elle m’annonce un mail.  Que je ne reçois pas.  Vu que je m’inquiète, je l’interroge et elle me répond qu’elle va au ciné voir Indian palace, à Namur, et me propose de l’y accompagner.  Impossible, je vais moi aussi au ciné, mais pour un autre film, Torpedo.

Dommage, tant pis, ce sera pour une autre fois. Elle conclut d’un « tu as mon numéro de gsm, donc si tu changes d’avis ».

Premier malentendu, je n’ai pas son numéro, ou n’en ai pas souvenance, mais je n’ose broncher, vu ma mémoire alzheimerienne. 

Une fois au cinéma, Torpedo n’est plus à l’affiche, mais pas grave, on avait aussi envie d’Indian palace, je décide donc de prévenir la miss par sms… mais je ne trouve pas son numéro, ma mémoire ne me jouait donc pas de tour, je ne l’ai jamais reçu.

Pas grave (bis), je la reconnaîtrai, j’ai vu sa photo, elle a des dreadlocks blonds.  Pis elle m’a dit qu’elle venait avec une copine et une collègue, donc suffit de chercher trois femmes dont une dreadlockée, et le tour est joué.

Le tour n’est finalement pas joué, car jamais je ne l’ai trouvée.  Mais le film était super, un zeste mélange de jolis paysages, d’humour british comme j’aime, de bons sentiments, de vilaines mégères et d’amour toujours.  Du perfect film comme je les aime, dont on sort avec une banane d’enfer, des étoiles dans les yeux et de l’espoir plein le cœur.

Une fois de retour at home, j’annonce ma présence, et c’est là que nous comprenons tout.

Premier malentendu donc, je n’ai pas son gsm.

Second malentendu, elle a pas dit « une copine et une collègue », soit trois, mais « une copine et collègue », soit deux.

Troisième malentendu, j’ai une mémoire d’éléphanteau alzheimerien, mais aussi une vue de taupe aveugle, vu que sur la photo, point de dreadlocks.   

Quatrième malentendu, sa photo de FB n’est pas la sienne.  Donc j’aurais jamais su la reconnaître.

Cinquième malentendu, elle s’est trompée d’Anaïs en m’envoyant son mail avec son numéro de G, jamais reçu par bibi donc.

Sixième malentendu, elle m’a pas cherchée, vu que j’étais censée être ailleurs.

Et voilà comment les malentendus parviennent à faire se louper deux personnes assises quasi l’une derrière l’autre, car quand j’ai entendu ce bruit de sms en plein milieu du film, ben c’était elle, tchu, qué dérangement, et manque de bol, pile durant une seconde de silence dans ce film somme tout plein de bruits.

Allez, on y croit, la prochaine sera la bonne !  Mais si mais si.

Et dans la foulée, allez voir ce film, il est top.

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11
mar

C'est éreintant d'être maman

Surtout à mon grand âge, allez-vous me dire, bande d'irrespectueux pour le troisième âge que je représente haut la main.

J'ignorais à quel point ce pouvait être épuisant, ces nuits trop courtes car les projets envahissent les pensées, ces réveils toutes les quatre heures pour s'occuper du petit, ces angoisses quotidiennes en espérant que tout ira bien dans l'avenir, bref cette responsabilité incroyable qui tombe sur mes frêles (si, frêles) épaules comme ça, d'un coup, paf.

Oh que oui, être maman d'un domaine sur Hidden Chronicle, c'est épuisant... allez, j'y retourne, le petit ne m'a plus vue depui 3h30, il est temps !

6
mar

Tentative de meurtre dans le bus (bis)

Au bureau ce matin, j’ai bien été tentée par l’idée de commettre un multiple meurtre, mais j’ai songé à la prison, aux oranges, et tout et tout, donc j’ai arrêté d’être tentée par une tentative… je vous raconterai ça un jour, si vous êtes sages.

C’est dans le bus qui me ramenait chez moi que j’ai encore vécu cette tentative de meurtre.

Je n’en fus pas la victime, cette fois (mon bras va mieux, merci), mais le témoin.

Si vous ne vivez pas à Namur, vous ignorez que la ville nous a concocté ce qu’elle appelle une zone de rencontre, dans la rue principale.  J’en ai un jour parlé ici, mais pour rappel, la zone de rencontre est une zone où trottoirs et rues ont disparu pour céder la place à une grande zone genre twilight zone (et je ne parle pas ici de vampires), où piétons, cyclistes et véhicules se côtoient amicalement, se croisent et s’entrecroisent, dans le respect le plus total, avec une vitesse limitée à 20 km/h et une priorité aux piétons, puisqu’ils traversent où ils veulent quand ils veulent, sans d’ailleurs qu’il s’agissent de traverser, puisqu’il n’y a plus de trottoir.  Donc, ils errent dans la zone de rencontre, au centre, à droite, à gauche, et se déplacent au gré de leurs envies, tandis que les voitures les respectent, les observent, les évitent ou les laissent traverser.

Ça c’est la théorie.

En pratique, c’est moi, dans un bus, qui va traverser la zone de rencontre.  Je suis tout à l’avant, à droite, voyant le conducteur de biais, la route devant moi.  Et je lis « L’épopée du perroquet », un drôlissime road-movie dont je me régale depuis quelques jours.

La zone de rencontre est là, qui nous tend les bras, et le chauffeur commence son voyage.  Moi je lis de l’œil droit et je regarde vaguement le paysage de l’œil gauche.

Soudain, en un quart de seconde, la tentative de meurtre, enfin d’homicide involontaire, se produit.

Deux adolescents souhaitent aller de gauche à droite, tentent de passer devant le bus, celui-ci refuse le passage mais fait tout de même un soubresaut qui fait tanguer le véhicule et attire totalement mon attention et mes deux yeux vers la scène, le droit abandonnant un bref instant les injures du perroquet.  Le bus, après son hoquet, redémarre illico, empêchant les jeunes d'avancer à leur aise dans leur zone de rencontre.  Les adolescents, sous la surprise, que je vois sur leur visage, reculent vivement, pour échapper au monstre sur roues, qui poursuit son chemin, comme si de rien n’était.  Sous la violence du mouvement du bus, je m'accroche à la poignée, et mon coeur bat la chamade, d'imaginer ce qu'il serait advenu de ces jeunes s'ils avaient poursuivi leur chemin, comme le règlement de cet endroit les y autorise.

Voilà la zone de rencontre, ma bonne dame.

C'est la xième fois que je remarque ce genre de choses en traversant la rue de l'Ange.

Dites, Messieurs de la ville de Namur, si j’achète un énorme pot de peinture blanche et que je refais des passages piétons aux endroits stratégiques, comme avant, pour qu’on puisse traverser en sécurité, est-ce considéré comme de la destruction de biens publics ou comme de l’assistance à personnes potentiellement en danger ?

6
mar

J'apprends le chinois...

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1
mar

Tentative de meurtre dans le bus

Ce matin, enfin l’autre matin, hier quoi, les petits zamis, j’ai échappé de peu à une mort certaine.

Tout avait pourtant bien commencé, en ce 29 février qui, il faut le rappeler, ne surgit, pouf, qu’une fois tous les quatre ans.  J’envie ces gens qui ne vieillissent qu’une fois par quadrannée.  Oui, bon, même pas drôle, je sais.

Le trajet était paisible, j’avais mon joli manteau rose et mon génial livre en mains, que je découvrais avec gourmandise (L’épopée du perroquet, j’adooooore). Bref, zenitude, plénitude, lecturitude et chaleuritude (cette idée de surchauffer les bus, mamma mia).

Et une fois à destination, ben je descends, comme aurait dit notre ami Lapalisse.  Je ne suis pas la première, je ne suis pas la dernière, vu que j’y vais zen, j’ai tout mon temps.

Devant moi descend une personne.

Derrière moi, plusieurs autres personnes.

Je descends.

Première marche.

Seconde marche.

Soudain, le drame.

Oui, le drame.

Dramatiquement dramatique.

Un cri strident.

Le cri de la porte qui se referme.

Et je peux vous dire que ça fait un bruit de malade, une porte de bus qui se referme.

Et puis c’est violent, une porte de bus qui se referme, très très violent.

Et rapide.

Pas le temps de dire ouf, qu’elle était sur moi, la porte qui se referme.

Elle s’est dirigée vers mon poignet qui, le malheureux, était orné de mes breloques Pandora, qui ne me quittent plus depuis décembre 2009, je les aime d’amour.

Et c’est épais, des breloques Pandora.

Et solide.

Très solide.

Fort heureusement.

Ou malheureusement.

Plus solide que mon pauvre poignet, qui en porte encore les stigmates.

Ben oui, car des breloques Pandora écrasées sur un poignet avec une porte violente qui se ferme, ça fait très mal et ça laisse de grosses traces.

Et j’ai hurlé.  J’ai juré.  J’ai râlé. J’ai pesté.  Je me suis frotté ce pauvre poignet.  En maudissant ces chauffeurs si peu respectueux.  Qui ne font attention à rien.  En pensant à l'avenir qui me guettait, de vieille dame prenant le bus au péril de sa vie, comme toutes les vieilles dames qui le font déjà actuellement, balottées qu'elles sont à chaque tournant, à chaque coup de frein de chauffeurs n'ayant aucune considération pour les "trois jambistes", j'ai nommé ceusses avec canne.

Et je me suis dit que le 29 février était peut-être un vendredi 13 pour moi.  Et que finalement, dans ce cas, j’avais du bol, un bol fou, car il ne reviendrait que dans quatre ans, pas comme les vendredi 13…