14
jan

Mon rendez-vous cochon

Pas de lapin pour mon rendez-vous cochon. C’eût été un comble ! Avec tous ces animaux, je vais finir par m’y perdre.

Me voici donc, seule, errant dans une grande surface, un samedi à 17h30. Grouillent autour de moi, comme des abeilles, des couples à la recherche de bonnes affaires, des familles pressées par le temps, quelques personnes seules avides de dépenses. Stress.

J’ignore par quelle opération du Saint-Esprit il est parvenu à me retrouver parmi cette foule, mais il y est parvenu. Il est vrai que finalement peu de femmes seules et de mon âge erraient dans le magasin. Mon écharpe aurait dû être un indice pour lui (indice que j’avais sciemment laissé sur le site) mais il n’en fut rien (peu d’hommes savent en effet comment se présentent les écharpes Strelli, dommage, vraiment dommage… je peux leur renseigner les bonnes adresses pour en offrir à leur compagne ou, à défaut de compagne, à moi).

Du rendez-vous lui-même je ne vous dévoilerai rien, sachant qu’il lit mon blog. Je vous renvoie à ce post pour mon avis sur le sujet : dévoiler ou pas dévoiler, that’s que question

Je vous conterai juste deux anecdotes :

Nous étions dans un tout nouveau café hyper branché, mais très cosy à la fois (et les cafés branchés et cosy se comptent sur une main – voire sur un doigt – dans ma ville), que je ne connaissais pas encore puisqu’il vient d’ouvrir. Après avoir ingurgité deux apéritifs (suivis d’un autre apéro, de vin et d’un pousse-café au resto qui a suivi, resto entre amis… je ne vous dis pas mon état ce matin mais c’est une autre histoire), je tente de localiser les toilettes. Deux portes : « hommes » et « handicapés ». Pas de WC pour femmes. Glups. Dilemme. Que choisir ? Je ne suis ni un homme ni une personne handicapée (handicapée du cœur peut-être, handicapée des neurones sans doute, mais handicapée au sens de la loi belge, non). N’ayant pas envie d’utiliser les urinoirs en compagnie d’autres spécimens mâles, j’opte pour la porte « handicapés » et là, je me retrouve devant deux autres portes: « handicapés » et « femmes ». J’ai donc appris ce soir que les femmes étaient considérées comme des personnes handicapées dans ce nouvel établissement. Qu’on se le dise, ça nous fera peut-être des réductions… !

Une autre chose que j’ai apprise hier : « le saumon fumé est le caviar du pauvre ». Dixit mon rendez-vous. Nous parlions caviar et nourriture, lorsque j’évoque le drink de début d’année du bureau, au champagne et au saumon fumé. C’est là qu’il me sort sa petite phrase qui fait mouche. Morale de cette histoire : je suis handicapée et pauvre. Qu’on se le dise. Mon boss va être ravi d’apprendre qu’il nous a fait manger du caviar du pauvre. L’an prochain j’exigerai de lui le caviar du riche. Pas les infâmes œufs de lomp ou trucs du genre, non le vrai caviar, vrai de vrai, dont on se délecte d’une portion infinitéssimale vu son prix. J’en ai mangé une fois dans ma vie mais ça restera un moment inoubliable, tant c’était surprenant et délicieux. Si un importateur de caviar passe par ici, il sait ce qu’il lui reste à faire…

14
jan

Tirer le bon numéro

J’abandonne l’idée de draguer des vieux moches à Nice, je préfère les jeux de hasard, c’est plus sûr.

Que vais-je donc faire avec mon gain du lotto ?

Première chose : me mettre un sac en papier sur la tête, prendre un caméscope et me filmer en train de danser devant mon boss en lui chantant « au revoir au revoir cher boss, au revoir au revoir cher boss » jusqu’à ce qu’une collègue vienne me prendre doucement par le bras « allons Anaïs, il faut partir maintenant ». C’est mon grand rêve (si quelqu’un dispose de cette pub, il peut me l’envoyer et je la regarderai chaque matin en guise de thérapie par le rire). A la rigueur, je peux aussi le faire à 60 (ou 65 ?) ans (juste après le repas et le cadeau pour ma pension) … Notez que je peux le faire dès lundi aussi, mais je ne suis pas certaine que cela sera apprécié à sa juste valeur !

Autre priorité : ouvrir un refuge pour chats. Depuis que je suis allée voir les chatons disponibles dans un refuge, dernièrement, je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit ce vieux chat gris de huit ans, abandonné, qui ne trouvera jamais famille et sera euthanasié quand les irresponsables abandonneront les portées de chaton dès la saison des amours félines passée. Ça me tue. Ça me révolte. J’ai encore le regard de ce chat si calme en tête. Qui a dit qu’en fin de compte je restais dans le domaine des vieux moches ? Ce chat est un vieux beau, qu’on se le dise. Personne ne veut d’un vieux beau chat à câliner par hasard ? Je me ferais un plaisir d’accompagner l’adoptant de ce vieux beau chat gris, et l’autoriserais même à m’inviter au resto pour fêter cette adoption (ça s’appelle faire d’une pierre deux coups : avoir un nouveau compagnon à quatre pattes et découvrir Anaïs).
Donc j’ouvre mon refuge, je propose à une amie qui adore les chats de m’aider. Elle sautera de joie. D’autant que, ne soyons pas calculateur, elle aura un salaire de minisssss avec treizième et quatorzième mois et tout ce dont un minissss a besoin. Ça sera ma BA de gagnante du lotto, sauver cette amie perdue dans les méandres de l’administration, et sauver un max de félins domestiques.

Que faire ensuite ? Faire de mon petit nid (d’amour) un nid (d’amour) de luxe. Je me contenterai d’un jacuzzi ça fera mon bonheur (le problème est de trouver où l’installer). Une cuisine équipée serait aussi sympa, juste pour le plaisir des yeux. Ou alors je m’offre ce duplex fabuleux que j’avais vu en vente il y a quelques mois : sur deux niveaux (un duplex, c’est ça ma fille), avec deux terrasses en teck donnant une vue sur le paysage, bien grand, bien chic, j’ai eu un coup de foudre. Moins pour le prix qui devait tourner dans les 300.000 eur. Bon il a été vendu depuis mais c’est un détail, il me suffira de proposer un prix doublé voire triplé aux nouveaux propriétaires et je suis sûre qu’ils ne feront pas la fine bouche (sauf s’ils ont eux-mêmes gagné au lotto).Autre luxe, un cuisinier full time pour me préparer des repas diététiques mais néanmoins succulents (il doit y avoir moyen non ?). Ajoutez à cela quelques menus travaux (un giga dressing pour mes fringues, des placards partout pour dissimuler mon brol), une femme de ménage, un masseur trois fois par semaine, un chauffeur qui me conduira pour mes virées shopping et portera mes sacs, et le tour est joué.

Restons dans le matériel : une TV plate (ça doit porter un nom scientifique mais la technologie et moi…), écran hyper géant pour mes yeux fragiles, avec home cinéma et l’intégralité intégralement intégrale des DVD romantiques qui existent sur le marché.

Toujours du matériel (un peu logique avec l’argent du lotto) : terminer de payer la maison de ma maman. Même si elle me tape sur le système (particulièrement en ce moment d’ailleurs), je lui ferais ce super cadeau car c’est plus possip’ d’avoir à payer un prêt hypothécaire à son âge avancé (elle ignore l’existence de ce blog, tant mieux pour moi – si un jour vous ne me lisez plus, c’est qu’elle aura découvert le blog et m’aura réglé mon sort).

L’amour ne s’achète pas, comme le disait le vieux film avec Patrick Demsey (oui oui, le fameux Docteur Love de notre série Greys Anatomy – il était bien moins séduisant à l’époque), donc le Lotto ne m’apportera pas cet amour (à moins de crier partout que je suis multimillionnaire, auquel cas je suis sûre qu’ils tomberont tous comme des mouches, même mon infect ex qui tout d’un coup réaliserait qu’il est fou de moi). Mais je compte sur la vie pour m’apporter l’amour, sous différentes formes d’ailleurs : l’amour que me porte mon rat (il m’aime je le sens je le sais), l’amour d’enfants, et puis bien sûr l’Amour avec A.

Bon il est l’heure pour moi d’aller valider mon bulletin.

12
jan

Le retour

Après 48h il a craqué, je lui manquais trop sans doute. Le revoici. Il revient. Il reste. En plus il s’est offert un relooking d’enfer, il est regonflé à bloc, reboosté, tout beau tout chaud. Qué bonheur de le revoir ici. C’est là qu’on réalise le manque qu’on peut avoir de ces petites bêtes ! My god. Droguée, je suis. Intoxiquée. Je me demande si en fin de compte c’est pas lui l’homme de ma vie…JETAIMEAMOURILOVEYOUAMOUR2AMOUR3AMOUR4

12
jan

Juste un petit coucou

Pour vous dire que je regorge d'idées pour des posts (un lapin qu'on vient de me poser ce matin, la beauté aide-t-elle à trouver un job, etc etc etc), mais je suis tjs privée de mon ami PC. à trèèès bientôt, Anaïs

10
jan

Adieux déchirants

Voilà il me quitte. Après trois ans. Les bagages sont prêts. Lui qui me faisait rire, qui m’apprenait tant de choses, qui me tenait compagnie lors des longues soirées d’hiver. J’avoue qu’en trois ans je peux dire que je l’aime. Mais bon c’est comme ça, ce sont les aléas de l’existence. Rien ne sert de me lamenter. Heureusement, pour tenir le coup, je suis soutenue par mes proches, et puis la TV va compenser son absence : hier mon bon Docteur House, aujourd’hui la découverte de Prison Break. Mais c’est clair, il va me manquer, alors s’il tombe sur ce blog, je lance une bouteille à la mer : reviens vite, mon PC chéri.