14
jan

Tirer le bon numéro

J’abandonne l’idée de draguer des vieux moches à Nice, je préfère les jeux de hasard, c’est plus sûr.

Que vais-je donc faire avec mon gain du lotto ?

Première chose : me mettre un sac en papier sur la tête, prendre un caméscope et me filmer en train de danser devant mon boss en lui chantant « au revoir au revoir cher boss, au revoir au revoir cher boss » jusqu’à ce qu’une collègue vienne me prendre doucement par le bras « allons Anaïs, il faut partir maintenant ». C’est mon grand rêve (si quelqu’un dispose de cette pub, il peut me l’envoyer et je la regarderai chaque matin en guise de thérapie par le rire). A la rigueur, je peux aussi le faire à 60 (ou 65 ?) ans (juste après le repas et le cadeau pour ma pension) … Notez que je peux le faire dès lundi aussi, mais je ne suis pas certaine que cela sera apprécié à sa juste valeur !

Autre priorité : ouvrir un refuge pour chats. Depuis que je suis allée voir les chatons disponibles dans un refuge, dernièrement, je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit ce vieux chat gris de huit ans, abandonné, qui ne trouvera jamais famille et sera euthanasié quand les irresponsables abandonneront les portées de chaton dès la saison des amours félines passée. Ça me tue. Ça me révolte. J’ai encore le regard de ce chat si calme en tête. Qui a dit qu’en fin de compte je restais dans le domaine des vieux moches ? Ce chat est un vieux beau, qu’on se le dise. Personne ne veut d’un vieux beau chat à câliner par hasard ? Je me ferais un plaisir d’accompagner l’adoptant de ce vieux beau chat gris, et l’autoriserais même à m’inviter au resto pour fêter cette adoption (ça s’appelle faire d’une pierre deux coups : avoir un nouveau compagnon à quatre pattes et découvrir Anaïs).
Donc j’ouvre mon refuge, je propose à une amie qui adore les chats de m’aider. Elle sautera de joie. D’autant que, ne soyons pas calculateur, elle aura un salaire de minisssss avec treizième et quatorzième mois et tout ce dont un minissss a besoin. Ça sera ma BA de gagnante du lotto, sauver cette amie perdue dans les méandres de l’administration, et sauver un max de félins domestiques.

Que faire ensuite ? Faire de mon petit nid (d’amour) un nid (d’amour) de luxe. Je me contenterai d’un jacuzzi ça fera mon bonheur (le problème est de trouver où l’installer). Une cuisine équipée serait aussi sympa, juste pour le plaisir des yeux. Ou alors je m’offre ce duplex fabuleux que j’avais vu en vente il y a quelques mois : sur deux niveaux (un duplex, c’est ça ma fille), avec deux terrasses en teck donnant une vue sur le paysage, bien grand, bien chic, j’ai eu un coup de foudre. Moins pour le prix qui devait tourner dans les 300.000 eur. Bon il a été vendu depuis mais c’est un détail, il me suffira de proposer un prix doublé voire triplé aux nouveaux propriétaires et je suis sûre qu’ils ne feront pas la fine bouche (sauf s’ils ont eux-mêmes gagné au lotto).Autre luxe, un cuisinier full time pour me préparer des repas diététiques mais néanmoins succulents (il doit y avoir moyen non ?). Ajoutez à cela quelques menus travaux (un giga dressing pour mes fringues, des placards partout pour dissimuler mon brol), une femme de ménage, un masseur trois fois par semaine, un chauffeur qui me conduira pour mes virées shopping et portera mes sacs, et le tour est joué.

Restons dans le matériel : une TV plate (ça doit porter un nom scientifique mais la technologie et moi…), écran hyper géant pour mes yeux fragiles, avec home cinéma et l’intégralité intégralement intégrale des DVD romantiques qui existent sur le marché.

Toujours du matériel (un peu logique avec l’argent du lotto) : terminer de payer la maison de ma maman. Même si elle me tape sur le système (particulièrement en ce moment d’ailleurs), je lui ferais ce super cadeau car c’est plus possip’ d’avoir à payer un prêt hypothécaire à son âge avancé (elle ignore l’existence de ce blog, tant mieux pour moi – si un jour vous ne me lisez plus, c’est qu’elle aura découvert le blog et m’aura réglé mon sort).

L’amour ne s’achète pas, comme le disait le vieux film avec Patrick Demsey (oui oui, le fameux Docteur Love de notre série Greys Anatomy – il était bien moins séduisant à l’époque), donc le Lotto ne m’apportera pas cet amour (à moins de crier partout que je suis multimillionnaire, auquel cas je suis sûre qu’ils tomberont tous comme des mouches, même mon infect ex qui tout d’un coup réaliserait qu’il est fou de moi). Mais je compte sur la vie pour m’apporter l’amour, sous différentes formes d’ailleurs : l’amour que me porte mon rat (il m’aime je le sens je le sais), l’amour d’enfants, et puis bien sûr l’Amour avec A.

Bon il est l’heure pour moi d’aller valider mon bulletin.

12
jan

Le retour

Après 48h il a craqué, je lui manquais trop sans doute. Le revoici. Il revient. Il reste. En plus il s’est offert un relooking d’enfer, il est regonflé à bloc, reboosté, tout beau tout chaud. Qué bonheur de le revoir ici. C’est là qu’on réalise le manque qu’on peut avoir de ces petites bêtes ! My god. Droguée, je suis. Intoxiquée. Je me demande si en fin de compte c’est pas lui l’homme de ma vie…JETAIMEAMOURILOVEYOUAMOUR2AMOUR3AMOUR4

12
jan

Juste un petit coucou

Pour vous dire que je regorge d'idées pour des posts (un lapin qu'on vient de me poser ce matin, la beauté aide-t-elle à trouver un job, etc etc etc), mais je suis tjs privée de mon ami PC. à trèèès bientôt, Anaïs

10
jan

Adieux déchirants

Voilà il me quitte. Après trois ans. Les bagages sont prêts. Lui qui me faisait rire, qui m’apprenait tant de choses, qui me tenait compagnie lors des longues soirées d’hiver. J’avoue qu’en trois ans je peux dire que je l’aime. Mais bon c’est comme ça, ce sont les aléas de l’existence. Rien ne sert de me lamenter. Heureusement, pour tenir le coup, je suis soutenue par mes proches, et puis la TV va compenser son absence : hier mon bon Docteur House, aujourd’hui la découverte de Prison Break. Mais c’est clair, il va me manquer, alors s’il tombe sur ce blog, je lance une bouteille à la mer : reviens vite, mon PC chéri.

10
jan

Une histoire d'écharpe

Ce matin je prends les transports en commun. MP3 à fond dans les oreilles, magazine en mains. Non, pas le Flair, je lui fais des infidélités depuis que j'ai découvert Jasmin, un nouvel hebdo français très prometteur et bien écrit. Rassure-toi Flair, je ne t'abandonne pas, je t'aime encore, mais je pense que je vais prendre un amant, voilà. C'est dit.

Donc je me laisse balancer au gré des mouvements du bus, Marc Lavoine me susurre "sous le pont Mirabeau coule la Seine", je découvre les nouvelles humoristes parisiennes dans Jasmin. Ne pas oublier mon arrêt. C'est le terminus, ouf, je serais capable d'être plongée dans ma lecture au point de me retrouver 5 km plus loin sans l'avoir vu venir. Terminus tout le monde descend. Je laisse passer tout le monde, relax max.

Une jeune femme perd son écharpe sur le sol (en fait le plancher du bus). Entre elle et moi, une seconde femme, qui ne fait aucun geste. Elle me regarde, l'air de dire "oups, tombé" (air bête). Pourquoi ai-je soudain l'impression que tout le monde me regarde en attendant que j'agisse ? Parce que personne ne bouge, personne n'a pitié de cette pauvre écharpe abandonnée, vouée à une mort certaine. Alors j'agis, je ramasse la chose, je descends vite du bus et j'accélère le pas histoire de retrouver la petite dame, qui avance, inconsciente du drame qui se noue. La repérant à dix mètres de moi, je crie "Madame, Madame". Mais Lara Fabian me demande de lui "écrire une lettre de rupture", ce qui m'empêche d'entendre le son de ma propre voix (je ne saurai jamais si j'ai murmuré ou hurlé). Je me mets à courir, courir pour franchir la distance qui me sépare de la maman de cette pauvre écharpe. Non, je ne me suis pas étalée sur l'écharpe qui traînait, ça vous aurait fait trop plaisir hein ? J'ai rejoint la dame, vote ôté mes écouteurs pour l'entendre me dire merci. Elle était contente. J'ai eu un joli sourire et un gentil merci.

Voilà trois heureuses pour la journée, moi de ma BA, la proprio qui a récupéré son bien et la petite écharpe noire.

Allez je l'avoue, s'il s'était agi d'une écharpe Olivier Strelli, j'y aurais réfléchi à deux fois avant de courir… surtout si elle avait été orange. J'ai une amie qui en a trouvé une un jour dans un bois, je me suis liquéfiée de jalousie je dois dire. Alors si l'écharpe dans le bus avait été une Strelli orange (ou même une autre couleur), j'aurais hésité. C'est pas bien je sais (mais que celui qui n'y a jamais pensé me jette la première pierre – évangile selon X ou Y), mais c'est humain, non ? J'adore ces écharpes, c'est mon petit côté snobissime. Vu les regards qui étaient braqués sur moi, je l'aurais rendue, à regrets, pas le choix. Si j'avais les sous, je m'offrirais tout l'arc en ciel en écharpes Strelli, et des sacs Delvaux, des godasses Gucci (ça existe ?), des sacs Vuitton, des trucs Prada (comme le Diable) j'irais à Paris dans les boutiques de luxe, je dormirais dans des palaces. Seule interdiction : la fourrure. Je rêve un peu, c'est d'avoir vu le film "Hors de Prix" (Gad Elmaleh, Audrey Tautou) qui m'a donné quelques envies de luxe, calme et volupté (Baudelaire, mon poème préféré - texte intégral suivra).

La morale de l'histoire c'est que l'individualisme devient légion dans nos régions ! On n'ose plus intervenir si une femme se fait agresser, on n'ose plus refuser quand on veut nous voler notre sac (ou notre lecteur MP3), et on a même la flemme de rendre à autrui un objet tombé par inadvertance. Où va le monde ma bonne dame ??

Quelqu'un qui bosse chez Strelli parmi mes lecteurs ???