17
jan

Le panier (dés)équilibré de la ménagère de moins de 50 ans

Une fois boss prévenu de mon absence, ainsi que les charmants collègues (quelques réactions sympas tout de même…), j’accomplis mon devoir en réglant les urgentes urgences. Difficilement, car après avoir pris ma cortisone et utilisé mon masque de Dark Vadorette (tu as visé juste Boulu), je suis toute tremblottante, la bouche pâteuse, mal partout, réel bonheur, j’en profite bien.

Quelques heures plus tard, je m’en vais, le cœur léger et le bagage mince (Aznavour) ainsi que la satisfaction du devoir accompli. C’est fou ce que je se culpabilise pour un boulot, malgré la certitude que si le C4 tombait, je serais remplacée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tant au niveau des responsabilités que dans les cœurs des personnes avec qui je vis pourtant plus de 8 heures par jour (enfin dans leur cœur façon de parler, je n’y suis pas, mais en tout cas je serais illico presto oubliée), on est peu de choses hein ma bonne dame.Bon, je dois maintenant songer aux jours qui m’attendent, jalonnés d’énormes cachets d’antibiotiques, d’appareil bruyant, de tremblotte et de siestes.

Manger ? Oui, aussi, manger. Ces médicaments n’ont aucun effet coupe faim sur mon organisme, lequel est prêt à dévorer une assiette de pâtes à tout moment de la journée ou de la nuit. Le jour où je n’aurai plus envie de pâtes, c’est que la maladie sera grave et inguérissable.

Je me rends donc au supermarché du coin, malgré ma sortie interdite, car il est bien connu que toute célibataire en congé de maladie avec sortie interdite va se vautrer sur son divan et attendre que les elfes magiques lui livrent de quoi se nourrir. Et comme je n’ai pas encore gagné au lotto, je n’ai pas engagé de chauffeur-masseur-cuisinier pour m’aider. D’ailleurs si j’avais gagné je n’aurais pas autant de scrupules et ne me culpabiliserais pas tant de faire le bureau buissonnier, je l’aurais quitté, le bureau, mon sac en papier sur la tête (en fait un déguisement de poule, merci Boulu pour l’intégralité de la pub).

Je remplis mon caddie en ne pensant qu’à une chose : me gâter. Une fois les marchandises étalées sur le tapis roulant, j’en dresse l’inventaire avec stupéfaction :

Un bocal de sauce bolognaise Delhéééés, un bocal de sauce tomate ricotta delhéés, un bocal de sauce tomate basilic Delhééééés, ainsi que 1 kg de pâtes. Oui je vais me faire une méga orgie de pâtes, il n’y a que ça dont j’ai envie. Bien sûr je ne rechignerais pas devant quelques scampis à l’ail, un osso bucco préparé avec amour, sapoudré de parmesan, mais comme je n’ai pas encore gagné au lotto, je n’ai personne pour me préparer ça, et aucune énergie pour le faire moi-même (ni énergie ni talent, mais de toute façon c’est mon état naturel, je ne vais pas prendre le mal dont je souffre comme excuse, ça serait du pipeau).

Deux petits gâteaux au chocolat, un stock monumental de Léo blanc ainsi qu’un autre stock monumental de Léo au lait. Le médecin a bien dit « surtout mangez bien quelque chose avec chaque antibiotique, soit quatre fois par jour ». Elle n’a pas précisé quoi mais j’imagine qu’il faut que ça tienne au corps.

Des galettes 4/4 maison, bien grasses, bien chères, mais succulentes, pour mon petit déj, que je remplirai consciencieusement de nutella, et dans chaque trou s’il vous plait.

Deux pots de crème caramel bien coulante pour les pauses plaisir supplémentaires.

De la crème light pour allonger mes diverses sauces, du coca light pour digérer le tout, de l’ice tea light pour changer. Les seuls aliments lights achetés sont donc liquides.

Pas de salade, légumes verts, carottes et autres tofu ou produits à base de soja. Je ne vais pas risquer de provoquer une crise de manque dans mon organisme, si tout d’un coup je passe de pâtes-chocolat à tofu-légumineuses, tout de même !

Mais donc, en regardant le tapis roulant, cet amalgame de produits gras, sucrés, bien caloriques (et on peut le dire, même les crèmes caramel sont dépourvues d’étiquettes culpabilisantes mentionnant le nombre de calories, le grammage de glucides, lipides, protides – je n’ose imaginer pour quelle raison ils ont omis d’apposer cette fameuse étiquette, mais sans doute pour éviter les crises cardiaques dans les rayons).

Et pour remplir mes longues journées, j’ai aussi fait une razzia dans le rayon libraire. Pourquoi me gêner, je fréquente le seul magasin où tout peut être payé par chèques repas et non uniquement l’alimentaire. Imaginez le bonheur de s’offrir un DVD, un chouette vêtement, un livre… avec ces petits chèques destinés normalement à acheter de quoi manger, et encore, même pas de quoi nourrir le rat, le pauvre.

Donc je vais lire :Flair, bien sûr
Jasmin, mon nouveau coup de cœur
Marie-Claire
Cosmopolitan
Lou

Histoire de me donner de nouvelles idées de posts.Et avec tout ça si je suis pas encore branchée, in, séduisante et parfaite…

14
jan

Tomates boulettes

La soupe tomate boulettes est la préférée des belges. Info de la plus haute importance non ? On en entend parler partout, à la TV, dans Flair, à la radio (j’écoute NRJ le matin dix minutes au lit – c’est con mais ça réveille, et c’est pas moi qui le dis, mais eux -, puis je passe sur Nostalgie à la sdb, cherchez pas à comprendre, je veux juste éviter la radio au dauphin, et le hasard m’a amenée sur ces stations, qui, bien que différentes, sont toutes deux sympas). Faut croire qu’il n’y a pas d’info plus croustillante à diffuser pour l’instant. C’est la semaine de la soupe, il paraît.

On fait des journées et des semaines pour tout maintenant. Journée de la femme (pas de journée de l’homme, tant mieux, on le mérite), journée contre le Sida (contre, tout contre, comme disait cette vieille carte géniale, vous vous souvenez ?), journée de la presse (et de ceux qui ont péri à cause de leur passion), journée des droits de l’homme (pour ne pas oublier ceux dont les droits n’ont pas été respectés, je pense par exemple à Ingrid Betancourt). Moins connues : journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé (faut le dire vite), journée nationale d’hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie (à vos souhaits), journée de la montagne (et la journée de la mer alors ? et la journée de la mère ?), journée de la jeunesse (et ils font quoi les vieux ce jour là ? ils attendent la journée des personnes âgées pardi – et elle existe), journée de l’écrivain africain (ah bon, les autres continents n’y ont pas droit), journée des casques bleus (et ils le méritent), journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues (c’est pas toute l’année ça ?), journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (je ne trouve pas de journée contre la shoah, c’est normal ?), journée de la poste (où le délai prior est respecté). Très joyeuses toutes ces journées…

C’est bien beau tous ces hommages, ces journées souvenir, ça ne sert à rien mais l’initiative est heureuse. J’aime assez la journée des secrétaires, même si chaque année je tire la gueule à mon boss car il ne m’offre rien, et je râle, je râle. L’an dernier j’ai eu un cadeau, il n’aurait pas osé faire autrement, le pauvre (seul boss belge victime de harcèlement moral de la part de sa petite employée).

Je propose qu’on invente des journées enfin utiles :

La journée de la TV : jour férié pour tous, avec obligation de regarder la TV du lever au coucher. Aaah le bonheur, surtout actuellement avec toutes ses séries démentielles qui déferlent : Rome, Prison Break (je suis déjà complètement accro), Melinda (top géniale), les desperate housewives qui continuent à me faire rire, le Docteur House qui me ressemble (un peu)… j’ai de quoi tenir une journée sans problème.

La journée des non-calories : où tout ce qu’on ingurgite se transforme en calories négatives. Avec les progrès de la science, il doit bien y avoir moyen d’inventer ça non ? Une journée par an, on doit engloutir un maximum de trucs, et le lendemain, la balance fait un grand sourire.

La journée des jeux de société : où, comme lors des dernières journées de classe de mon enfance, en juin, on peut apporter au bureau ses jeux et, après avoir nettoyé son bureau, on joue tous ensemble. Apprendre à se connaître avec un Pictionnary, un Taboo, quoi de plus rigolo et convivial ?

La journée billets à gratter : où tout le monde gratte. Où tout le monde gagne. J’imagine d’ici les files dès minuit devant les librairies.

La journée du soleil : jour férié également, où le soleil n’a pas le choix, il est tenu d’être là. La certitude pour tous d’avoir au moins une journée ensoleillée, et de pouvoir en profiter. Je pense ici à ceux qui réservent un appartement à la mer en juillet, il pleut. L’année suivante, ils réservent en août, il pleut. Triste.

La journée anti-virus : où chaque PC est automatiquement dévérolé. Dont coût : néant, juste notre éternelle reconnaissance.

La journée du rire : avec des ateliers du rire en rue, des clowns au bureau, des clients de bonne humeur.

La journée anti-tabac : elle existe déjà, mais je créerais la journée où le tabac est totalement interdit sous peine d’amende énoooorme. Même en plein air, même en rue. Partout, j’ai dit.

La journée AA : restons dans les vices, la journée où tous les alcooliques avoueraient enfin l’être.

La journée câlins : ça se fait à Paris, ça se fait aux USA (ou au Canada, je sais plus), des pourvoyeurs de câlins publics. En rue, on peut obtenir un petit câlin gratuit. Un peu de tendresse ne peut faire que du bien. En plus des câlins publics, les câlins privés seraient chaudement recommandés ce jour là.

La journée de la bonne santé : où les miracles se produiraient ailleurs qu’à Lourdes. Où les enfants, et même les grands, guériraient des maladies imprononçables et orphelines, des cancers vicieux, des douleurs chroniques. A voir : le site de toutes les journées

14
jan

Mon rendez-vous cochon

Pas de lapin pour mon rendez-vous cochon. C’eût été un comble ! Avec tous ces animaux, je vais finir par m’y perdre.

Me voici donc, seule, errant dans une grande surface, un samedi à 17h30. Grouillent autour de moi, comme des abeilles, des couples à la recherche de bonnes affaires, des familles pressées par le temps, quelques personnes seules avides de dépenses. Stress.

J’ignore par quelle opération du Saint-Esprit il est parvenu à me retrouver parmi cette foule, mais il y est parvenu. Il est vrai que finalement peu de femmes seules et de mon âge erraient dans le magasin. Mon écharpe aurait dû être un indice pour lui (indice que j’avais sciemment laissé sur le site) mais il n’en fut rien (peu d’hommes savent en effet comment se présentent les écharpes Strelli, dommage, vraiment dommage… je peux leur renseigner les bonnes adresses pour en offrir à leur compagne ou, à défaut de compagne, à moi).

Du rendez-vous lui-même je ne vous dévoilerai rien, sachant qu’il lit mon blog. Je vous renvoie à ce post pour mon avis sur le sujet : dévoiler ou pas dévoiler, that’s que question

Je vous conterai juste deux anecdotes :

Nous étions dans un tout nouveau café hyper branché, mais très cosy à la fois (et les cafés branchés et cosy se comptent sur une main – voire sur un doigt – dans ma ville), que je ne connaissais pas encore puisqu’il vient d’ouvrir. Après avoir ingurgité deux apéritifs (suivis d’un autre apéro, de vin et d’un pousse-café au resto qui a suivi, resto entre amis… je ne vous dis pas mon état ce matin mais c’est une autre histoire), je tente de localiser les toilettes. Deux portes : « hommes » et « handicapés ». Pas de WC pour femmes. Glups. Dilemme. Que choisir ? Je ne suis ni un homme ni une personne handicapée (handicapée du cœur peut-être, handicapée des neurones sans doute, mais handicapée au sens de la loi belge, non). N’ayant pas envie d’utiliser les urinoirs en compagnie d’autres spécimens mâles, j’opte pour la porte « handicapés » et là, je me retrouve devant deux autres portes: « handicapés » et « femmes ». J’ai donc appris ce soir que les femmes étaient considérées comme des personnes handicapées dans ce nouvel établissement. Qu’on se le dise, ça nous fera peut-être des réductions… !

Une autre chose que j’ai apprise hier : « le saumon fumé est le caviar du pauvre ». Dixit mon rendez-vous. Nous parlions caviar et nourriture, lorsque j’évoque le drink de début d’année du bureau, au champagne et au saumon fumé. C’est là qu’il me sort sa petite phrase qui fait mouche. Morale de cette histoire : je suis handicapée et pauvre. Qu’on se le dise. Mon boss va être ravi d’apprendre qu’il nous a fait manger du caviar du pauvre. L’an prochain j’exigerai de lui le caviar du riche. Pas les infâmes œufs de lomp ou trucs du genre, non le vrai caviar, vrai de vrai, dont on se délecte d’une portion infinitéssimale vu son prix. J’en ai mangé une fois dans ma vie mais ça restera un moment inoubliable, tant c’était surprenant et délicieux. Si un importateur de caviar passe par ici, il sait ce qu’il lui reste à faire…

14
jan

Tirer le bon numéro

J’abandonne l’idée de draguer des vieux moches à Nice, je préfère les jeux de hasard, c’est plus sûr.

Que vais-je donc faire avec mon gain du lotto ?

Première chose : me mettre un sac en papier sur la tête, prendre un caméscope et me filmer en train de danser devant mon boss en lui chantant « au revoir au revoir cher boss, au revoir au revoir cher boss » jusqu’à ce qu’une collègue vienne me prendre doucement par le bras « allons Anaïs, il faut partir maintenant ». C’est mon grand rêve (si quelqu’un dispose de cette pub, il peut me l’envoyer et je la regarderai chaque matin en guise de thérapie par le rire). A la rigueur, je peux aussi le faire à 60 (ou 65 ?) ans (juste après le repas et le cadeau pour ma pension) … Notez que je peux le faire dès lundi aussi, mais je ne suis pas certaine que cela sera apprécié à sa juste valeur !

Autre priorité : ouvrir un refuge pour chats. Depuis que je suis allée voir les chatons disponibles dans un refuge, dernièrement, je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit ce vieux chat gris de huit ans, abandonné, qui ne trouvera jamais famille et sera euthanasié quand les irresponsables abandonneront les portées de chaton dès la saison des amours félines passée. Ça me tue. Ça me révolte. J’ai encore le regard de ce chat si calme en tête. Qui a dit qu’en fin de compte je restais dans le domaine des vieux moches ? Ce chat est un vieux beau, qu’on se le dise. Personne ne veut d’un vieux beau chat à câliner par hasard ? Je me ferais un plaisir d’accompagner l’adoptant de ce vieux beau chat gris, et l’autoriserais même à m’inviter au resto pour fêter cette adoption (ça s’appelle faire d’une pierre deux coups : avoir un nouveau compagnon à quatre pattes et découvrir Anaïs).
Donc j’ouvre mon refuge, je propose à une amie qui adore les chats de m’aider. Elle sautera de joie. D’autant que, ne soyons pas calculateur, elle aura un salaire de minisssss avec treizième et quatorzième mois et tout ce dont un minissss a besoin. Ça sera ma BA de gagnante du lotto, sauver cette amie perdue dans les méandres de l’administration, et sauver un max de félins domestiques.

Que faire ensuite ? Faire de mon petit nid (d’amour) un nid (d’amour) de luxe. Je me contenterai d’un jacuzzi ça fera mon bonheur (le problème est de trouver où l’installer). Une cuisine équipée serait aussi sympa, juste pour le plaisir des yeux. Ou alors je m’offre ce duplex fabuleux que j’avais vu en vente il y a quelques mois : sur deux niveaux (un duplex, c’est ça ma fille), avec deux terrasses en teck donnant une vue sur le paysage, bien grand, bien chic, j’ai eu un coup de foudre. Moins pour le prix qui devait tourner dans les 300.000 eur. Bon il a été vendu depuis mais c’est un détail, il me suffira de proposer un prix doublé voire triplé aux nouveaux propriétaires et je suis sûre qu’ils ne feront pas la fine bouche (sauf s’ils ont eux-mêmes gagné au lotto).Autre luxe, un cuisinier full time pour me préparer des repas diététiques mais néanmoins succulents (il doit y avoir moyen non ?). Ajoutez à cela quelques menus travaux (un giga dressing pour mes fringues, des placards partout pour dissimuler mon brol), une femme de ménage, un masseur trois fois par semaine, un chauffeur qui me conduira pour mes virées shopping et portera mes sacs, et le tour est joué.

Restons dans le matériel : une TV plate (ça doit porter un nom scientifique mais la technologie et moi…), écran hyper géant pour mes yeux fragiles, avec home cinéma et l’intégralité intégralement intégrale des DVD romantiques qui existent sur le marché.

Toujours du matériel (un peu logique avec l’argent du lotto) : terminer de payer la maison de ma maman. Même si elle me tape sur le système (particulièrement en ce moment d’ailleurs), je lui ferais ce super cadeau car c’est plus possip’ d’avoir à payer un prêt hypothécaire à son âge avancé (elle ignore l’existence de ce blog, tant mieux pour moi – si un jour vous ne me lisez plus, c’est qu’elle aura découvert le blog et m’aura réglé mon sort).

L’amour ne s’achète pas, comme le disait le vieux film avec Patrick Demsey (oui oui, le fameux Docteur Love de notre série Greys Anatomy – il était bien moins séduisant à l’époque), donc le Lotto ne m’apportera pas cet amour (à moins de crier partout que je suis multimillionnaire, auquel cas je suis sûre qu’ils tomberont tous comme des mouches, même mon infect ex qui tout d’un coup réaliserait qu’il est fou de moi). Mais je compte sur la vie pour m’apporter l’amour, sous différentes formes d’ailleurs : l’amour que me porte mon rat (il m’aime je le sens je le sais), l’amour d’enfants, et puis bien sûr l’Amour avec A.

Bon il est l’heure pour moi d’aller valider mon bulletin.

12
jan

Le retour

Après 48h il a craqué, je lui manquais trop sans doute. Le revoici. Il revient. Il reste. En plus il s’est offert un relooking d’enfer, il est regonflé à bloc, reboosté, tout beau tout chaud. Qué bonheur de le revoir ici. C’est là qu’on réalise le manque qu’on peut avoir de ces petites bêtes ! My god. Droguée, je suis. Intoxiquée. Je me demande si en fin de compte c’est pas lui l’homme de ma vie…JETAIMEAMOURILOVEYOUAMOUR2AMOUR3AMOUR4