21
jan

Y'a vraiment des jours comme ça

Me retrouvant belle et seule dans mon nid d’amour-sans-amour, je décide de m’offrir une lasagne. Ça me changera des spaghettis. Je sors ladite lasagne du congélateur, je la fais dégeler au micro-ondes pendant que le four préchauffe (une lasagne doit toujours être gratinée, c’est un must). Pendant que j’attends le dégel, je m’offre ma drogue en aérosol. Biiiiiiip. Lasagnée dégelée me dit l’appareil. Je fonce et je réalise l’ampleur des dégâts.

Non ma lasagne n’a pas explosé sous l’impact des ondes.

Pire.

Cette lasagne, c’est une Come a Casa.

Moi je voulais une Farniente. Durant tout mon aérosol j’ai fantasmé sur le goût de la Farniente, meilleure imitation au monde qui soit des lasagnes faites maison. Je vous les conseille, mais elles ne se vendent qu’en gros, voilà pourquoi j’ai opté pour un congélateur monstrueux dans lequel je me fais livrer 100 lasagnes par an. Mais ça vaut le coup.

Et voilà que j’ai sorti par erreur une vieille lasagne Come a Casa, qui date d’avant-guerre, que j’étais censée jeter vu que je les trouve infectes, industrielles et chimiques.

Pourquoi la vie est-elle si cruelle avec moi aujourd’hui ? Pourquoi Dieu ne m’achève-t-il pas d’un coup de poignard net, au lieu de m’infliger chaque jour de pareilles souffrances ?

En plus y’a du soleil et j’ai sortie interdite.

21
jan

Y'a des jours comme ça

Y’a des jours où on se lève raplapla. C’est mon cas depuis bientôt une semaine, depuis que je suis devenue la réincarnation (avant sa mort, mais pourquoi pas) de Doc Gynéco en fin de vie. Je me traîne jusqu’au divan, je prends ma petite drogue du matin, enfin mes petites drogues. Je me vautre devant le 692e épisode de Sous le soleil (TF1) suivi du 696e (Club), de toute façon nul besoin de les regarder dans l’ordre, y’a rien à comprendre. Ensuite, je fais une petite sieste pour me remettre de cette activité hautement intellectuelle.

Aujourd’hui est cependant un grand jour : je vais sortir de chez moi ! Depuis mardi soir, visite éclair chez le doc après le turbin (ainsi que deux heures de bénévolat chez mon boss adoré pour préparer mon grand départ, mercredi matin), je n’ai plus quitté mon home sweet home. La seule énergie déployée servit à me préparer mes doses de médocs, faire la vaisselle si nécessaire (soit quand les 8 assiettes plates, 8 assiettes creuses, 8 assiettes à dessert et les monceaux de couverts trainent lamentablement dans l’évier, m’empêchant de m’alimenter) et me vautrer sur mon canapé. Ainsi qu’à vous pondre quelques petites baffouilles, mais ça ne me demande aucune énergie, juste de l’envie, et ça, j’en ai à revendre.

Mais aujourd’hui j’ai une copine qui va bientôt passer me chercher et nous partirons joyeusement (tralalahitou, youpiiiiie) jusque chez d’autres amis pour une petite après-midi sympa, à discuter, manger des biscuits, rigoler, manger l’apéro, parler de nos amours foireuses, manger un spaghet.

Ça va être cool de chez cool, même si Echec sera là avec sa Divine Garce. De toute façon Echec restera toujours ce qu’il est pour moi, un Echec, autant s’en faire une raison. Et je réalise avec stupeur mais néanmoins plaisir que depuis que je les ai croisés tout frétillants d’amour, je n’ai plus pensé à lui. Bravo Anaïs, tu es sur la voie de la guérison.

Bref, après ma petite sieste, je me traîne à la salle-de-bains et je me regarde. Vision d’horreur. Pas maquillée pas lavée, cheveu raplapla, pyjama difforme. Une loque. Qu’à cela ne tienne. Une bonne douche, un coup de maquillage, une dose de sèche-cheveux, un pschiiiit de mon parfum favori, un magnifique petit pull à perles (je suis folle de ces fringues à perles, qui se disloquent au lavage et roulent dans tout l’appartement), me voilà redevenue séduisante et prête à affronter le monde extérieur.

SMS. Notre hôte. « Suis malade le docteur vient de passer bronchite je dois annuler ».

Non mais c’est quoi ces petites natures qui tombent malades toutes les lunes, hein ?

(me vlà donc toute belle pour rester chez moi, si c’est pas malheureux… je me commanderais bien une pizza histoire de draguer le serveur…)

19
jan

Quelle journée !

Grandes décisions ce vendredi. Je crée non pas un mais deux nouveaux blogs. Ne faisons pas les choses à moitié.

Le premier, c’est l’idée d’Evelyne Hazan : un blog à quatre mains. Je ne vous en dis pas plus pour l’instant, la surprise est à découvrir dès la semaine prochaine. En attendant vous pouvez toujours aller y jeter un œil, histoire de découvrir l’Anaïs virtuelle qui illustre mon côté du blog. Bon, moi, personnellement, je la trouve super craquante cette petite Anaïs, pas vous ? A noter que je n’ai pas eu le choix du volume (donc elle a la taille mannequin), des détails du visage (donc elle est mignonne à souhait) ni des lunettes… Par contre niveau garde-robe, j’en bavais d’envie ! Je vous donne donc rendez-vous sur Future-ex-célibataire, notre blog à quatre mains .

Le second blog, c’est ma petite promo perso. Comme je dégouline de mots à longueur de journée, je me suis dit ce matin « pourquoi ne pas les offrir à ceux qui ne les trouvent pas, les mots ? ». C’est maintenant chose faite sur Ecrivaine publique .

Bien sûr, ce blog ci, petit chouchou, reste, plus que jamais, présent, prêt à vous inonder de posts jour et nuit.

18
jan

Sommes-nous tous des imposteurs ?

Sommes-nous tous des imposteurs ?J’ai retrouvé parmi mon stock de cassettes vidéo une vieille émission intellectuelle de TF1 (les plus grandes impostures – que j’avais partiellement regardée, partiellement enregistrée, le jour de l’imposture en live de RTBF, souvenez-vous : la Belgique scindée… - ce qui fait que j’ai loupé cette imposture dramatico-comique, et je m’en mords les doigts depuis lors – avec mon nouveau régime j’ai promis d’arrêter).

Je ne regarde jamais ces hit parades débiles de TF1 (les 30 plus grands cons, les 30 plus mauvais chanteurs, les 30 couples foireux de la jet set…), mais ce sujet là m’intéressait. Histoire dramatique de Roman qui, après s’être fait passer pour un éminent chercheur durant un nombre incroyable d’années, une fois démasqué par sa maîtresse, a dramatiquement assassiné toute sa famille pour éviter d’avouer (il a cependant épargné sa maîtresse). Histoire kitsch des Milli Vallini, chanteurs à la mode durant mon adolescence, qui n’ont jamais émis la moindre note. Histoire pathétique d’une fausse Paris Hilton qui engrange des paquets de dollars en ne faisant rien, tout comme la vraie (vision d’horreur, non plus une Paris Hilton, mais deux !). Histoire immonde de faux dentistes qui ont causé la mort de plusieurs personnes (enfin personnellement, si mon dentiste travaillait dans un sous-sol ou dans un hôtel je me méfierais, les victimes pas. J’en claque des dents d’angoisse). Histoire effrayante contée à la radio par Orson Wells en 1939, de martiens qui débarquent (inspirée de la Guerre des Mondes); canular qui fut pris au mot par les américains, et qui créa un mouvement de panique sans précédent. Si certaines escroqueries sont ignobles, parce qu’elles mettent en danger la vie ou les finances d’autrui, j’avoue que d’autres m’ont laissée admirative (gruger l’Etat me semble une idée… intéressante et ingénieuse…).

Je me pose donc la question, sommes-nous tous des imposteurs en puissance ?

Le seul fait de me maquiller chaque matin constitue en soi une imposture : j’imposte (si si ça se dit) en apparaissant aux autres, à lui (quand il existe un lui), le teint frais, la bouche pulpeuse, l’œil de biche, bref séduisante (mais si mais si : résolution 2007 : je suis séduisante, je suis séduisante, je suis séduisante). Ajoutez à cela une coiffure savamment arrangée, et le tour est joué : une soirée en sa compagnie et il est conquis. Emballé c’est pesé. Quelle surprise pour ce pauvre hère le matin suivant, quand il me découvre, cheveux hirsutes, teint brouillé, mascara dégoulinant (avant une folle nuit d’amour, on oublie la corvée pourtant indispensable – sous peine de visage ridé et défraîchi pour le restant de sa vie – donc la corvée du coton démaquillant). Sans oublier l’haleine de hyène. Pour l’haleine, il n’a rien à reprocher, il a lui-même une haleine de chacal, par contre il peut se vanter de s’être montré tel quel, sans artifice, dès les premiers instants. La mode étant aux maquillages et soins pour hommes, nous serons bientôt à égalité. Imposture contre imposture, terrain dès lors neutre.

L’imposture psychologique est bien plus sidérante. J’ai tendance, pour ma part, à jouer trop franc jeu, à me montrer telle que je suis dès le départ. Soit bordélique, caractérielle, râleuse, mais néanmoins très tendre quand la confiance s’instaure. Je pense cependant que je devrais monter une petite imposture : « oui je suis ta femme idéale minou, tout ce que tu aimes je te le cuisinerai mon coeur, ta maison sera toujours en ordre mon ange, je serai ta petite fée du logis chéri, je suis la femme parfaite dont tu as toujours rêvé, je porterai tes enfants sans prendre un gramme de peau d’orange mon poussin, jamais de poil sur mon corps divin mon dieu, jamais d’haleine de hyène (je cours à la sdb dès le premier œil ouvert), jamais de grains de poussière dans notre nid d’amour mon amour, je t’aimerai pour les siècles des siècles mon tendre, j’accepterai tout de toi mon élu ». La plus grande imposture amoureuse : faire croire qu’on est la personne que l’autre recherchait depuis toujours… Cette imposture fait partie du deal amoureux. Et comme l’autre fait pareil, imposture contre imposture, terrain neutre.

J’ai également imposturé (je vous jure que ça se dit) mon boss lors de mon entretien d’embauche. « Je suis celle qu’il vous faut (seul moment de ma vie où j’étais si sûre de moi), je suis autodidacte, je suis indispensable à votre boîte ». Lui « je dois encore voir deux candidates, je dois réfléchir ». Moi « oui mais je risque d’avoir un autre job ce soir, donc si vous attendez il sera trop tard ». Une heure plus tard il m’appelait : j’avais le job. ça avait marché. Se rendre indispensable, se présenter comme une perle rare bientôt avalée par une huître plus rapide (je sais, les huîtres n’avalent pas les perles, elles les fabriquent, mais j’aime bien cette expression), et il a foncé. Le premier jour, alors que j’avais vanté mes qualités en informatique, j’ai planté tout le bazar, un réseau ça s’appelle, j’ai mis deux heures pour imprimer un truc, ce fut l’enfer. Mais au bout du compte, ce n’était pas une imposture, I’m the best, toute syndicaliste que je suis ! Et comme le boss est un réel imposteur aussi, terrain neutre.

Quand on y réfléchit, la vie n’est qu’impostures, si petites soient-elles : «oui ça va bien Madame Dupont, très bien (mon mec me quitte, je suis gravement malade, mais je me tais, je sauve les apparences)», «oui je t’épouse pour le meilleur et pour le pire (mais si le pire arrive sache que je me casserai en moins de temps qu’il ne faut pour le dire)», «mais oui je t’aime avec tes dix kilos de plus (même si tu ressembles à une baleine échouée/un cachalot)», «oui Madame Dupont, je m’occupe de votre dossier, bien sûr Madame Dupont (fait chier la Dupont, son dossier voilà ce que j’en fais : classement vertical)», «oui ma chérie Saint-Nicolas t’apportera la Barbie princesse avec le château le cheval le prince (ça va me coûter un os)», « oui j’ai préparé ce repas toute la journée, vous aimez ? (merci Monsieur Traiteur) », … j’en passe et des meilleures. Mais sans ces petites impostures, anodines, inutiles ou parfois irrespectueuses, la vie serait intenable. Trop d’honnêteté rendrait le quotidien insupportable. Et vous, êtes-vous aussi des imposteurs ?

17
jan

Les galères d'Anaïs

Non contente d’être à la mort (si si il faut appeler un chat un chat, je suis à la mort) – non allez je vous le dis mais que ça reste entre nous, les aérosols ont fait des miracles, je respire enfin quasi normalement, sauf que je tremble en permanence, j’ai la langue comme une craie, aspect et goût, j’ai l’estomac comme une pierre, les intestins n’en parlons pas (vous verrez en lisant que le sujet sera abordé, une fois par post suffit) vive les effets secondaires – donc, non contente d’être à la mort, voilà maintenant que je subis des menaces.

Oui des menaces.

Non, pas des menaces de mort.

Mais des menaces !

Explication. J’ai un caractère de cochon, on le sait, j’ai une tête de thon, on le sait aussi, je suis une harpie par moment, on le sait et on me l’a déjà dit, je suis un serpent siffleur, on le sait. Mais je suis aussi une bonne poire, et ça doit être ce changement de catégorie qui me nuit car je suis accusée d’être une pie voleuse.

Et les accusations infondées, je supporte pas.

Bon j’avoue : quand j’étais môme j’ai eu ma phase petits larcins : je me souviens notamment des chocolats glacés, vous savez ces petits chocolats qui fondent à la vitesse VV’ quand on les extrait de leur emballage métallique (genre petits fours, faut que je trouve une photo j’explique mal), je me souviens aussi des quelques perles de bain qu’on avait dérobées avec une amie, ce qui était plus un défi qu’un vol, le but étant de gagner en en prenant le plus. C’est pas bien. Mais j’étais gosse.

Maintenant je suis une adulte responsable et je ne vole plus.

Sauf quand la caissière du supermarché se trompe et me pointe le Jasmin au prix français et pas au prix belge (dont gain 40 cents, c’est pas du vol, j’ai rien vu je le jure).

Sauf si je trouve un billet de 500 eur sur le sol, personne à gauche, personne à droite, personne devant, personne derrière, il est à moi non ? (ça ne m’est jamais arrivé, mais je préviens au cas où, sans le nom sur le billet, je ne rends pas, alors à vos billets).

Sauf enfin quand je vole l’Etat, car on me l’a souvent répété « voler un voleur c’est pas voler ».

Je rigole mais pourtant…

Dans la catégorie « bonne poire », je demande donc Anaïs. Je ne sais par quelle manipulation mentale, il y a un petit temps, une cliente âgée parvient à me faire me rendre chez elle, chose que je ne fais jamais.

Je ne sais par quelle autre manipulation mentale, elle m’oblige à reprendre chez moi quelques monstreux livres de décoration, sous prétexte que j’aimais ça. « Vous les regarderez à l’aise ma petite Anaïs, prenez votre temps ». Je prends. Les livres. Et mon temps. J’avoue que feuilleter des livres de déco des années 40 (non, pas « comment recréer une ambiance année 40 dans votre intérieur », mais « comment créer une déco actuelle », publié en 1940), tout vieux, tout moches, me tente autant qu’aller dans ma cuisine pour cuisiner (une cuisine est faite pour ça ? oui je sais). Ma cuisine, j’aime la décorer, pas y cuisiner. Et je n’ai pas l’intention de la redécorer en style année 40.

Donc je n’ai pas feuilleté ces livres, ils n’ont pas bougé d’un iota depuis plusieurs mois. J’ai pris mon temps.

Dans l’intervalle, la personne tombe malade, j’accepte de lui rendre quelques menus services, bonne poire je vous dis. Puis je mets le hola sentant que je risque de devenir la vraie bonne grosse pigeonne (et nous revlà dans les animaux).

Sentant que la pigeonne s’est envolée de la cage, elle me réclame illico son bien. Aucun problème, il n’a pas quitté le hall d’entrée de mon petit nid (oh comme la référence au nid est bien choisie, pour une pigeonne, ne trouvez-vous pas ?), il est toujours dans son petit sac. Mais Anaïs est une grosse fade, vous le savez. Alors je traîne, d’autant que je n’ai pas trop envie de revoir cette personne devenue entre-temps de plus en plus désagréable, puisque je ne suis plus sa servante attitrée.

Un matin, on sonne. Parlophone… « je suis le voisin de Madame Aigle Royal, je viens rechercher sa bibliothèque ». J’omets de dire que j’avais senti l’oignon (et on passe dans la catégorie légumes) quand elle m’avait réclamé, sur mon répondeur, sa collection intégrale de livres, soit 200. Glups. 200 ? J’en vois 5. Je profite de cette occasion rêvée de ne pas la revoir et je restitue immédiatement l’immense collection audit voisin.

Mais j’ai comme une angoisse qui reste. Un goût amer en moi (France Gall). Ça pue. Comme je suis une miss scénario catastrophe je mets cette angoisse sur le compte de mon caractère et tire un trait sur cet épisode de ma petite vie.

Ce matin, le pire se produit. Menaces, à peine cachée, de porter plainte si je ne rends pas immédiatement ce que j’ai volé. Soit cette énorme collection dont je n’ai jamais vu la couleur je le jure sur la tête de tout qui vous voudrez (aucun risque, je le promets). Et que je suis monstrueuse, et que d’ailleurs les quelques livres que j’ai daigné rendre, soit 4 (j’en ai pourtant bien compté 5, comme je deviens bête) sont totalement abîmés par ma faute (c’est fou comme des livres peuvent s’abîmer dans un endroit sec, dans un sac, sans bouger – on devrait créer la Société Protectrice des Livres), et que je ne décroche plus quand elle m’appelle (l’affichage du nom ça sert à ça non ?), et que je n’ouvre pas quand elle m’envoie tous ses voisins (faut croire qu’elle m’en a envoyé des tas, mais je bosse moi aussi hein !), et qu’elle va porter plainte aussi là où je travaille… mais oui, souvenez-vous, c’est une cliente…

Je me sens droite dans mes bottes, totalement honnête, voire trop gentille, mais je n’aime pas ça. Pas du tout ça.

Ça me rappelle étrangement ma mère qui a également aidé une voisine, commençant par quelques courses, pour finir par devoir faire son ménage à l’œil, sa mise en plis (oui on dit comme ça chez les personnes âgées, pas brushing, mise en plis), limite nettoyer ses WC. Elle a mis le hola mais il aura fallu des mois et des disputes avec moi, qui m’opposait à cet esclavage moderne. Par chance, ma mère n’a pas eu la police chez elle, moi j’ai le pressentiment que c’est pour bientôt.

Résultat je suis dans la m… jusqu’au cou, et je terminerai par cette citation de circonstance « fais du bien à un vilain il te ch… dans la main ».