5
mar

Faut qu’j’travaille… (Princesse Erika)

Alors que Daneel (merciiiii) nous confie le contenu du Manuel scolaire d’économie domestique (je le connaissais mais merci, il est bon de relire ça régulièrement pour réaliser l’ampleur du désastre), j’ai envie de vous confier un règlement de bureau à tomber de sa chaise. Il date cependant de 1863… J’ose espérer que plus aucune entreprise ne l’applique (mais pourquoi alors me l’a-t-on remis, là où je bosse, hein, pourquoi ?)

REGLEMENT DE BUREAU

1. Respect de Dieu, propreté et ponctualité sont les règles d’une maison bien ordonnée
2. Dès maintenant, le personnel sera présent de 6 h du matin à 6h du soir. Le dimanche est réservé au service religieux. Chaque matin, on dit la prière dans le bureau principal.
3. Chacun est tenu de faire des heures supplémentaires si la direction le juge utile.
4. L’employé le plus ancien est responsable de la propreté des locaux. Les plus jeunes s’annoncent chez lui quarante minutes avant la prière, et sont également à sa disposition en fin de journée.
5. L’habillement doit être simple. Le personnel ne doit pas se vêtir de couleurs claires et doit porter des bas convenables. Il est interdit de porter des caoutchoucs et manteaux dans les bureaux, car le personnel dispose d’un fourneau. Exception en cas de mauvais temps : foulards et chapeaux. On recommande en outre d’apporter, chaque jour, pendant l’hiver, quatre livres de charbon.
6. Il est interdit de parler pendant les heures de bureau. Un employé qui fume des cigares, prend des boissons alcooliques, fréquente les salles de billard ou des milieux politiques est suspect quant à son honneur, son honnêteté et sa correction.
7. Il est permis de prendre de la nourriture entre 11h30 et 12h. TOUTEFOIS LE TRAVAIL NE DOIS PAS ETRE INTERROMPU.
8. Envers la clientèle, la direction et les représentants de la presse, l’employé témoignera modestie et respect.
9. Chaque membre du personnel a le devoir de veiller au maintien de sa santé. En cas de maladie, le salaire ne sera pas versé. On recommande à chacun de mettre une bonne partie de son gain de côté, afin qu’en cas d’incapacité de travail et dans sa vieillesse, il ne soit pas à la charge de la collectivité.
10. Pour terminer, nous attirons votre attention sur la générosité de ce nouveau règlement. Nous en attendons une augmentation considérable du travail.

Glups. Vu que je dois manger chaque heure sous peine de tomber raide, terrassée par l’hypoglycémie, vu que j’ai une santé de moineau sorti de l’œuf, j’ai peu de chance de rester dans cette généreuse entreprise. Par contre, le coup du fumeur de cigare à la moralité douteuse, je dis oui trois fois oui.

Bon je vous laisse, je vais préparer mon sac de charbon.

2
mar

Questionnaire du jour

Transformez vous les objets ou lieux de votre quotidien en oracles ? Par exemple, vous dites vous que si vous traversez en posant le pied uniquement sur les bandes blanches, votre crédit sera accepté ?
pas plus tard que ce matin, voyant la date de péremption de ma brique de lait, savoir le 11 juin 2007, j’ai vu cette date à double sens (on s’joint…) comme un magnifique présage d’une rencontre qui se profile à l’horizon

Etes-vous capable de déplacer un dîner parce que vous voulez regarder en direct votre série préférée, laquelle a pourtant été filmée il y a des lustres ?
absolument pas, j’ai engagé divers magnétoscopes qui bossent pour moi en mon absence

Avez-vous déjà éprouvé une certaine pitié pour un objet inanimé, comme un ticket de métro qui semble geindre alors que vous vous approchez de la poubelle, le remerciant de ses services en le vouant à la destruction ?
on a essayé de me faire avoir pitié d’une crevette géante morte, avec ses grands yeux noirs, mais pas de pitié pour les crevettes (pour les croissants non plus, si vous vous souvenez de cette émission débilo-débile).

Quelle figure géométrique définirait le mieux votre enfance ?
spontanément je dirais un rond, alors que ça s’applique si mal à mon enfance tourmentée

Effaceur Reynolds à torsades, ou Super Pirate ?
Reynolds mais on s’en contrefiche non ?

Quand vous mentez, de quel côté tournez-vous la tête ?
je ne mens jamais, voyons !

De quel côté avez-vous tourné la tête en répondant à la question qui précède ?
j’ai regardé mon écran droit dans les yeux en lui disant « aie confiansssssssssssss » (Sherkan)

Pouvez-vous vous aller vous coucher s’il est tard, que votre ordinateur est en panne, et que vous n’avez pas résolu le problème ?
oui mais je vais cauchemarder toute la nuit, ça sera un enfer pour mon matelas

Est-ce qu’il existe un film, téléfilm, dessin animé ou autre œuvre du même genre qui vous a profondément marqué, mais dont absolument personne à part vous ne se rappelle, vous faisant douter de votre propre mémoire ? Qu’est-ce ?
« L’île aux trente cercueils », encore un traumatisme de mon enfance, après avoir vu l’héroïne ouvrir un cabanon et y découvrir un pendu, je n’ai plus osé ouvrir l’armoire à pyjama durant des semaines… gros problème quand j’allais au dodo ! mère indigne qu’était la mienne de me laisser regarder ce genre de truc à mon âge, moi si petite, si innocente, si fragile. Que celui ou celle qui connaît l’île aux trente cercueils me fasse signe, qu’on en tremble ensemble.

Quel est le bruit ou son que vous redoutez le plus d’entendre (attention : bruit ou son, pas mot ou phrase) ?
la craie sur le tableau

Bon sang ! Vous êtes pourtant seul(e) chez vous ! Quelle est cette forme sous les draps ?
ben mon coussin de noyaux de cerises (et si la forme tremble, mon poisson bleu)

Pensez-vous que la philosophie ou le respect ne soit qu’une question de culture, voire de géographie ? Par exemple, estimez-vous qu’un lynchage public pour un motif qui nous semblerait dérisoire, dans un pays lointain, soit justifié dans son contexte, et sans que nous puissions y trouver à redire ?
Vous pouvez répéter la question ? Le respect dépasse les frontières, mais les mentalités diffèrent, là est le drame. Un lynchage public n’est jamais justifiable, quel qu’en soit le contexte, c’est pigé ?

De quelle couleur sont : Noël – Le jour de l’an – Le chiffre 7 ?
Noël c’est rouge, le jour de l’an marron, le chiffre 7 vert. Je suis ravie de ne pas être la seule à mettre des couleurs aux mots. Par exemple lundi jaune, mardi orange, mercredi rouge, jeudi bleu, vendredi mauve… je fais ça depuis que je suis gosse mais ne l’avais jamais avoué afin d’éviter une thérapie familiale.

Back in the 70’s ! Qui sortirait vainqueur du match Muhammad Ali contre Bruce Lee ?
M’en fous !

Quel est le proverbe ou maxime le plus débile et infondé que vous connaissiez ?
« Le travail c’est la santé » ou « A chaque jour suffit sa peine », que je remplacerais par « A chaque jour son écharpe Strelli » (sept couleurs pour sept jours de bonheur)

28
fév

Saturday night fever

Comment j’occupe mes soirées des samedis en tant que célibattante, me demande-t-on ? En d’autres termes comment je parviens à ne pas me vautrer systématiquement sur mon canapé inconfortable, devant un DVD romantico-pleurnichard, un pot de Haagen Dasz praliné and cream en main, un mouchoir dans l’autre main, à pleurnicher sur mon sort de célibattue ?

Fastoooooooche… (dit-elle d’une voix mal assurée).

J’ai quelques amis qui ne me trouvent pas (encore) trop chiante, teigne ou antipathique et qui apprécient, semble-t-il, ma présence (y’a des fous sur terre). On se goupille donc des samedis divers et variés, bouffe (beaucoup trop), alcool (trop peu), ciné, papotte, jeux, rires et délires. Bref de tout et de rien mais des petites choses qui font en sorte que la vie ne soit pas totalement pourrie.

Et quand j’ai pas envie de sortir, juste envie de me vautrer sur mon canapé inconfortable, devant un DVD romantico-pleurnichard, un pot de Haagen Dasz praliné and cream en main, un mouchoir dans l’autre main, à pleurnicher sur mon sort de célibattue (on appelle ça utiliser la technique du copier-coller pour remplir un billet sans se fouler), donc quand j’ai pas envie de bouger, soit chaque samedi (« légumineuse fade » était mon totem aux scouts), je fais des mantras, me motive, me force à passer sous la douche et à tenter de me rendre jolie et bien habillée, je me botte le c… toute la sainte journée, je sors de chez moi à reculons et je pars…m’amuser. Puisqu’il est clair qu’une fois sur place je m’amuse et je ne regrette pas l’abandon du canapé.

De temps en temps (mais de plus en plus rarement), je m’offre un RV sur la page orange, histoire d’avoir des posts délires à vous écrire. Avec le printemps qui revient, je compte m’y remettre.

Mais je parle, je parle, je parle de mes samedis…

Qu’en est-il des vendredis, autres grandes soirées de solitude solitaire à occuper ?

Et bien le vendredi, je me vautre systématiquement sur mon canapé inconfortable, devant un DVD romantico-pleurnichard, un pot de haagen dasz praliné and cream en main, un mouchoir dans l’autre main, à pleurnicher sur mon sort de célibattue (j’adoooore le copier-coller). Et j’aime ça.

27
fév

Record absolu

Ce matin j'ai tenté un record personnel.  J'ai avalé trois médicaments.

 

D'un coup.

 

Vous lisez bien.

 

Pas coup sur coup.

 

D'un coup !

 

Histoire de me préparer au troisième âge (qui arrive à grandes enjambées, je me demande parfois si je n'y suis pas déjà vu mes dépenses médicamenteuses – j'aurai bientôt droit au principe du "maximum à facturer" de ma mutuelle, my God) et son lot de boîtes à pilules divisées en vingt-et-une petites cases (matin midi soir, lundi à dimanche).  Ah ma bonne Dame, l'avenir ne s'annonce pas tout rose, je vous le dis.

 

Bon, j'admets, c'était trois minuscules petites choses rondes, mais tout de même, chuis fière de mon évolution personnelle.

20
fév

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7... violette violette

Et voilà, je suis si célèbre maintenant qu’on me cite (qu’on m’oblige) à répondre à des petits questionnaires débilos-rigolos, ça tombe bien j’adore ça…

7 choses à faire avant de mourir : Ecrire un livre, avoir un bébé ou un chat (j’hésite encore), me marier, dire merde à mon boss, voir le dernier épisode de toutes les séries que j’aime (je ne peux me résoudre à mourir sans savoir tout tout tout…), me faire tatouer, aimer, aimer, aimer

7 choses que vous faites bien : Raconter mes drames amoureux (et faire rire aux larmes), ne rien faire, décorer chez moi (et c’est pas moi qui le dit), mon boulot, résumer les douze saisons de Sous le Soleil, mettre au four les pizzas docteur oetkers, glander dans mon bain un Flair à la main

7 choses que vous ne savez/voulez pas faire : Jouer du piano, cuisiner, écrire des poèmes (je vous l’ai prouvé), me priver de gras et sucré, faire confiance, jeter ma TV, devenir une fée du logis (j’ai le virus de la bordélite, c’est incurable)

7 choses qui vous attirent chez un homme : Les yeux, l’humour, le romantisme non exacerbé, le sourire, le dynamisme (le côté homme), la capacité de glandage profond (surtout le dimanche), l’ouverture d’esprit

7 choses que vous dites souvent : « ….. bonjour » (le baratin qu’on sort au bureau quand on décroche), Olivier Strelli, « ma coucouille » (mais je vous dirai pas à qui) et un tas de gros mots que la morale chrétienne réprouve

7 personnes à qui vous refilez le bébé : Boulu, Lolo, Céli si elle passe par là, Vidalinda à son retour, Vénus, et j’ai plus d’idée.