28
fév

Saturday night fever

Comment j’occupe mes soirées des samedis en tant que célibattante, me demande-t-on ? En d’autres termes comment je parviens à ne pas me vautrer systématiquement sur mon canapé inconfortable, devant un DVD romantico-pleurnichard, un pot de Haagen Dasz praliné and cream en main, un mouchoir dans l’autre main, à pleurnicher sur mon sort de célibattue ?

Fastoooooooche… (dit-elle d’une voix mal assurée).

J’ai quelques amis qui ne me trouvent pas (encore) trop chiante, teigne ou antipathique et qui apprécient, semble-t-il, ma présence (y’a des fous sur terre). On se goupille donc des samedis divers et variés, bouffe (beaucoup trop), alcool (trop peu), ciné, papotte, jeux, rires et délires. Bref de tout et de rien mais des petites choses qui font en sorte que la vie ne soit pas totalement pourrie.

Et quand j’ai pas envie de sortir, juste envie de me vautrer sur mon canapé inconfortable, devant un DVD romantico-pleurnichard, un pot de Haagen Dasz praliné and cream en main, un mouchoir dans l’autre main, à pleurnicher sur mon sort de célibattue (on appelle ça utiliser la technique du copier-coller pour remplir un billet sans se fouler), donc quand j’ai pas envie de bouger, soit chaque samedi (« légumineuse fade » était mon totem aux scouts), je fais des mantras, me motive, me force à passer sous la douche et à tenter de me rendre jolie et bien habillée, je me botte le c… toute la sainte journée, je sors de chez moi à reculons et je pars…m’amuser. Puisqu’il est clair qu’une fois sur place je m’amuse et je ne regrette pas l’abandon du canapé.

De temps en temps (mais de plus en plus rarement), je m’offre un RV sur la page orange, histoire d’avoir des posts délires à vous écrire. Avec le printemps qui revient, je compte m’y remettre.

Mais je parle, je parle, je parle de mes samedis…

Qu’en est-il des vendredis, autres grandes soirées de solitude solitaire à occuper ?

Et bien le vendredi, je me vautre systématiquement sur mon canapé inconfortable, devant un DVD romantico-pleurnichard, un pot de haagen dasz praliné and cream en main, un mouchoir dans l’autre main, à pleurnicher sur mon sort de célibattue (j’adoooore le copier-coller). Et j’aime ça.

27
fév

Record absolu

Ce matin j'ai tenté un record personnel.  J'ai avalé trois médicaments.

 

D'un coup.

 

Vous lisez bien.

 

Pas coup sur coup.

 

D'un coup !

 

Histoire de me préparer au troisième âge (qui arrive à grandes enjambées, je me demande parfois si je n'y suis pas déjà vu mes dépenses médicamenteuses – j'aurai bientôt droit au principe du "maximum à facturer" de ma mutuelle, my God) et son lot de boîtes à pilules divisées en vingt-et-une petites cases (matin midi soir, lundi à dimanche).  Ah ma bonne Dame, l'avenir ne s'annonce pas tout rose, je vous le dis.

 

Bon, j'admets, c'était trois minuscules petites choses rondes, mais tout de même, chuis fière de mon évolution personnelle.

20
fév

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7... violette violette

Et voilà, je suis si célèbre maintenant qu’on me cite (qu’on m’oblige) à répondre à des petits questionnaires débilos-rigolos, ça tombe bien j’adore ça…

7 choses à faire avant de mourir : Ecrire un livre, avoir un bébé ou un chat (j’hésite encore), me marier, dire merde à mon boss, voir le dernier épisode de toutes les séries que j’aime (je ne peux me résoudre à mourir sans savoir tout tout tout…), me faire tatouer, aimer, aimer, aimer

7 choses que vous faites bien : Raconter mes drames amoureux (et faire rire aux larmes), ne rien faire, décorer chez moi (et c’est pas moi qui le dit), mon boulot, résumer les douze saisons de Sous le Soleil, mettre au four les pizzas docteur oetkers, glander dans mon bain un Flair à la main

7 choses que vous ne savez/voulez pas faire : Jouer du piano, cuisiner, écrire des poèmes (je vous l’ai prouvé), me priver de gras et sucré, faire confiance, jeter ma TV, devenir une fée du logis (j’ai le virus de la bordélite, c’est incurable)

7 choses qui vous attirent chez un homme : Les yeux, l’humour, le romantisme non exacerbé, le sourire, le dynamisme (le côté homme), la capacité de glandage profond (surtout le dimanche), l’ouverture d’esprit

7 choses que vous dites souvent : « ….. bonjour » (le baratin qu’on sort au bureau quand on décroche), Olivier Strelli, « ma coucouille » (mais je vous dirai pas à qui) et un tas de gros mots que la morale chrétienne réprouve

7 personnes à qui vous refilez le bébé : Boulu, Lolo, Céli si elle passe par là, Vidalinda à son retour, Vénus, et j’ai plus d’idée.

13
fév

Ma Saint-quiquequoihein...

Tout bien réfléchi, pas envie de passer la soirée en tête à tête avec le bôôôôô prisonnier de Prison Break demain, à m’empiffrer de pizzas et chocolat.

J’ai donc accepté un truc un peu farfelu. Original, inédit. Ça m’est déjà arrivé de faire des trucs vachement farfelus, comme partir en vacances avec un total inconnu (mais en tout bien tout honneur hein, mon Dieu, qu’allez-vous donc imaginer, petits pervers que vous êtes). Donc demain, place à la folie et au farfelu. Ça aura au moins le mérite de me sortir de mon petit train train de provinciale pantouflarde qui va découvrir le monde, sa gastronomie, ses alcools, ses célébrités...

« Tu me raconteras ? » « Oui… enfin… ce qui est racontable » (célèbre réplique de Vic, La Boum – quelle culture !)

11
fév

Un long dimanche de fiançailles

Mes titres me viennent comme les sujets de mes billets, et comme tout le charabia que j’écris durant des heures sur mon écran plat, avec mes dix petits doigts agiles, en tentant de ne pas faire de fautes (mais étant une enfant de la télé, j’écris carie – dentaire – comme carrie – film d’horreur… c’est grave docteur ?).

Et pour l’instant mes titres ne sont pas toujours explicites, c’est le moins qu’on puisse dire. Quand vous croyez que je vais parler de philosophie (la nausée) je parle d’empreintes dentaires (engendrant nausées), quand vous rêvez que je parle X (j’avale pas), je vous parle de médicaments.

Ici vous pensez que je vais vous parler de la guerre des tranchées et de ce film si joli sur le sujet ?

Que nenni.

Je vais vous parler de Napoléon.

Parce que j’ai passé un dimanche en sa compagnie, parce que ça m’a fait penser à la guerre des tranchées, parce que donc, j’ai repensé à ce film. Vous situez maintenant, le lien ténu entre le titre et le sujet ?

Bon, après cette justification, venons en au fait : Napoléon.

Ce dimanche fut particulier. Au lieu de glander devant mes séries fétiches, en pyjama tout doux, le cheveux terne, l’œil triste, je me suis fait une beauté et j’ai filé avec des amis à Waterloo, pour une journée culture – sport.

Culture car j’ai appris que la bataille de Waterloo, c’était en 1815 et que Napoléon avait perdu. Franchement je ne trouve aucun intérêt à retenir des dates, qu’est-ce que ça va m’apporter à part la gloire de savoir répondre au Trivial Pursuit ? A l’école je les mémorisais juste pour l’interro, les dates, et après je les extrayais aisément de mon cerveau pour les oublier à tout jamais. Je ne suis capable de retenir ce qui m’intéresse, et ça limite fortement le terrain d’action. Exit géographie, histoire, politique, économie, sciences. Que reste-t-il (de nos amours - Trenet) me direz-vous, et bien rien ou presque, et ça m’est complètement égal, ma vie n’en est pas plus nulle parce que je suis inculte. C’est ainsi que pour moi, Waterloo, c’est 1410, à savoir son code postal, nettement plus utile quand on rédige du courrier à longueur de journée, n’est-il pas ? Par ailleurs, que Napoléon ait perdu, je m’en doutais, mais j’en ai ainsi eu la certitude certaine. Et ça va bouleverser, que dis-je, révolutionner ma vie j’en suis intimement persuadée. Comme je l’ai pensé et dit, je serai un peu moins conne aujourd’hui, et un peu plus « culturée ». Qué bonheur.

Sport car se farcir 226 marches aller, puis 226 marches retour, quand on sort d’une bronchite amoureuse folle de mes poumons au point qu’elle a muté en sinusite pour pouvoir envahir mon organisme à tout jamais (si un exorciste passe par là, pitié, qu’il m’aide), avec des crises d’asthme encore bien présentes, et après une promenade d’une heure sur le champ de bataille, c’est risquer sa vie à chaque marche. Mais ça valait le coup. Le soleil était venu au rendez-vous, j’ai pris un bonheur incroyable à laisser ses rayons me réchauffer le visage, là-haut, à côté du lion. Un pur moment de plaisir.

Moment de plaisir un peu interrompu, je l’avoue, par mon imagination débordante, qui n’a rien eu de mieux à faire que de se réveiller au sommet de la butte, et me mettre en tête une petite phrase pernicieuse «et que se passerait-il si un tremblement de terre se produisait là, maintenant». Et vas-y que j’imagine la butte s’écrouler tel un château de carte, moi dégringolant comme une herbe folle, le lion à mes trousses (29 tonnes hein – j’ai bien retenu ma leçon). My god. Stress.

Par contre, j’étais ravie de ne pas avoir le vertige, car ils avaient avertis « santé excellente et absence de vertige obligatoires ». J’ai fait fi de ces considérations, malgré mon vertige de notoriété publique (je ne peux monter sur la dernière marche de mon escabeau sans trembler comme un soufflé raté qui dégonfle), malgré ma santé très fragile (sur ce point, point de détails, vous savez tout). Et je n’ai pas eu le vertige. Je pense ne l’avoir que quand je vois le bas, très bas, mais de façon verticale, donc sur une escabelle, ou au premier étage de la tour Eiffel quand je regarde le centre de la tour, mais sur la butte, point de vertige. Juste une petite parano tremblement de terre. Comme tout le monde quoi ! Non ?

Après avoir brûlé tant de calories (travail cérébral + sport + stress), je les ai récupérées (je tiens à mes calories, les calories sont mes amies, comme les insectes Morbak et Moucham – vous connaissez ?) en engloutissant un steak frites mayo. Suivi (après digestion) d’une gauf’ milk shake. Le bonheur.

Seul petit bémol, Echec. Toujours fidèle au poste, toujours si craquant. L’Amour le rend encore plus craquant. Alors, au vu de ce petit couple si adorable, qui n’arrête pas de se bisouiller (ça me fait comme un coup de poignard au cœur à chaque fois), j’ai décidé de rebaptiser Garce en « Dulcinée » car je l’aime beaucoup, même si elle a réussi à se faire aimer de l’objet de ma convoitise, elle est gentille, adorable, mignonne, sympa, et amoureuse. On ne peut rien faire contre l’Amour. Echec et Dulcinée. C’est définitif. C’est officiel. (poignard dans les tripes, aaaargh).

Un dimanche bonheur.