28
mai

Mon sac de fille

Vous vous souvenez de l’interview faite de moi par Miss Hello ? Et bien il y en a une nouvelle chaque vendredi, histoire de découvrir d’autres blogueuses. Bon ça, à la rigueur, vous vous en fichez, passque, bien sûr, y’a que mon blog qui vous intéresse, bien sûr de chez bien sûr. Mais ce qui va vous plaire, c’est que ce vendredi a germé l’idée (via Miss Zen) de montrer le contenu son sac. Comme sur le site Sac de filles.

Aussitôt proposé, aussitôt photographié…

Je vous le montre donc :

sacnb























On commence en haut à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Une trousse kitschissime rose ornée d’un ‘tit chat (provenance Eurodisney), contenant mon lecteur MP3 (musique indispensable pour adoucir mon caractère).
- Du brol : un tas de bons de réduction (je suis la reine du gratuit et de la ristourne), des mouchoirs (je n’ai pas photographié les 14 mouchoirs en boule au fond du sac), des chewing-gum menthe forte que je ne mangerai jamais (je déteste ça), mes clés (je me la pète grave, voilà mon seul objet de marque – et encore, une marque belge chère mais à mon avis méconnue en France).
- Mon agenda oùsque je note tous mes RV où j’oublie d’aller, mais qui me sert surtout de carnet de notes pour le blog.
- Le livre que je viens de commencer (j’ai toujours de la lecture sur moi, bouquin ou magazine).
- Un portefeuille bien large bien dodu pour stocker tout mon matos : des médicaments pour tout (enfin contre tout), des cartes magiques qui paient tout, my identity, des cartes de fidélités périmées, un coupe-ongle de compétition plat comme une lime (hyper génial), des prescriptions médicales, des cartes magique qui donnent des chèques cadeau, un ticket de cinéma pour un film gratuit… et, last but not least, du pognon.
- Sur le portefeuille, un porte-clés trouvé sur une table de bistrot. Vu sa forme je me suis dit qu’il me porterait chance pour trouver l’amouuuuuur.
- Un psssht psssht pour sentir toujours bon.
- Quelques bics dont le bic magique qui se gomme.
- Un spriiiisht pour mon nez d’allergique.
- Un GSM qui date d’avant guerre, se décharge toutes les deux heures et me tape sur le système.
- Un baume pour lèvres douces toujours prêtes à embrasser un crapaud qui se présenterait.
- Des granules homéopathiques contre la nausée.
- Un puuuuuf puuuuuuf pour mes poumons asthmatiques.
- Et le petit dernier, le bidule rond et noir cerclé d’argent… c’est le nouveau grand concours schmilblick… Celui qui devine gagnera une photo dédicacée de moi (Nuages peut le certifier, il a eu la sienne au dernier concours). Bon, une photo en plus gros plan…schmilblick

17
mai

Michèle Mercier

L’autre jour, au Télévie, une donatrice me donne ses coordonnées, « Michèle Mercier ». J’espère qu’elle ne se reconnaître pas, dans le cas contraire je lui présente mes excuses pour cette rupture de l’anonymat nécessaire à ce billet. Je lui dis, dans un élan de culture, « aah, comme l’humoriste ». Silence. Long. Blanc aussi blanc qu’un Tshirt lavé avec Dash ultra white. Heureusement elle le prend bien et me rétorque « non, comme l’actrice, Angélique… » Aaaah. Oooooh. Honte. Shame. Silence. Long.

L’humoriste c’est Michèle Bernier, banane déneuronée que je suis. Heureusement que j’ai pu me cacher derrière le cornet du téléphone, rougir à ma guise devant cette erreur de culture. Y’a rien de pire que de vouloir faire un trait d’humour et de se vautrer comme une libellule ou un marigouin sur un étang gelé (fait rare, les libellules et les marigouins ne vivant pas en hiver… du moins le crois-je).

Voilà. Le drame de ma vie est ainsi révélé au grand jour. Drame qui me handicape au quotidien. Aucune mémoire des noms.

Exemple. Je veux vous faire découvrir le nom d’une actrice. Bien sûr je l’ai oublié, ce précieux nom. Mais vous allez trouver, c’est facile comme tout, elle est hyper connue et a joué dans des tas de films. Elle a d’ailleurs été mariée à un acteur lui aussi hyper connu, mais comment ski s’appelle voyons ! Pas moyen de m’en souvenir. Enfin sont divorcés de toute façon, et d’ailleurs il est remarié à une autre actrice brune super belle, viennent d’avoir un môme aussi. Comment skelle s’appelle déjà celle-là… ? Il a joué dans un film, là, avec une autre actrice blonde qu’il embrassait à la fin… Et patati et patata. Zavez trouvé ???? Non bien sûr. Je suis nulle. De toute façon, en général, mes interlocuteurs abandonnent la lutte dès mes premières syllabes, sachant ce qui les attend, les pauvres. Ils ne m’écoutent plus me vautrer dans mes explications insensées.

Récemment, j’ai craqué pour un client. Qu’il était beau. Qu’il sentait bon le sable chaud. Et il me fixait en me parlant. Pas parce que je lui plaisais, voyons, pour tenter de comprendre les borborygmes que je prononçais pour lui expliquer les tenants et aboutissants de notre affaire commune (not a love affair, regrets regrets…), troublée que j’étais par ses yeux bleus lavande délavée. Ensuite j’ai tenté d’expliquer à toutes mes collègues qu’il ressemblait à un chanteur français super beau, look pas rasé, brun ténébreux. Pas moyen de revenir sur son nom. Pas moyen non plus de trouver un titre d’une de ses chansons ni de fredonner une mélodie (j’évite de fredonner quoi que ce soit en public, ça fait effet « alerte à la bombe », tout le monde s’enfuit aussi vite qu’un canard face à un chien de chasse). Croyez-le ou non, à ce jour, je n’ai toujours pas retrouvé le nom du chanteur. Enfer et damnation. Quarante noms m’ont été proposé, mais pas le bon. Comment trouver, même avec cet outil précieux qu’est le net, le nom d’un chanteur dont on ne connaît ni un titre, ni une mélodie, rien de rien, juste un vague souvenir…

Aucune mémoire des noms. Et pas physionomiste pour un cent. Ce qui n’arrange rien.

Docteur, pouvez me greffer un cerveau valable ?

16
mai

Vocabulaire

Je me rends compte d’une chose grave, insoutenable, intolérable, depuis les bientôt sept mois que je délire ici-bas : je manque de vocabulaire. La langue française est tellement riche que je serais curieuse de connaître le pourcentage de mots que je maîtrise. Nin bramin, je vous le dis !

Par exemple, pour heureuse, mot que j’utilise tant pour décrire ma vie trépidante, je pourrais utiliser, en fonction des circonstances, les synonymes aise, badine, béate, bien aise, bienheureux, chançarde, charmée, comblée, contente, enchantée, euphorique, favorisée, fière, gaie, joyeuse, nantie, optimiste, paradisiaque, privilégiée, propice, prospère, élue par la providence, radieuse, ravie, rayonnante, réjouie, repue, riche, rieuse, sans souci, satisfaite, sereine, tranquille, transportée, triomphante, veinarde.

Pour triste, mot que j’utilise à chaque coin de billet, je pourrais faire usage des termes variés suivants : abattue, affligée, affectée, amère, anéantie, angoissée, attristée, bilieuse, bouleversée, cafardeuse, touchée par la calamité, catastrophée, chagrinée, consternée, déchirée, découragée, défaite, dépitée, déprimée, désabusée, désenchantée, désespérée, désolée, émue, ennuyée, éplorée, épouvantée, fâchée, froissée, grognon, inconsolable, infortunée, inquiète, lamentable, lugubre, malchanceuse, malheureuse, maussade, mélancolique, minable, maudite, mauvaise, mécontente, misérable, morose, neurasthénique, nostalgique, navrée, peinée, pitoyable, pleurarde, piteuse, rembrunie, romantique, sinistre, sombre, soucieuse, sourcilleuse, taciturne, tendue, ténébreuse, terne, torturée, tragique.

Rien qu’avec ça, j’ai de quoi voir venir durant plusieurs mois…

Forte de ce constat amer, peinant et déprimant, j’ai pris une grave décision. Ici encore, j’emploie le mauvais mot, « grave » n’est pas le terme en adéquation avec ma pensée profonde (ouch c’est beau cette tournure non ? ça m’a juste pris quatre minutes pour la pondre, chuis fière). Ma décision : ouvrir chaque jour mon dico au hasard de ses 1233 pages et découvrir un mot. Ensuite l’insérer incognito dans un billet, histoire de vous culturer un peu, vous zossi.

Rassurez-vous, ça ne sera pas l’occasion de vous bassiner avec des billets historiques ou culturelleux, que nenni. Juste l’opportunité de varier mon vocabulaire, parce que je le vaux bien.

Vous ne vous en rendrez même pas compte, ça passera totalement inaperçu, je vous le promets, juré craché par terre comme font les djeuns modernes. Mais petit à petit, mon vocabulaire s’enrichira en même temps que le vôtre, c’est ty pas une super méga bonne nouvelle de la mort qui tue ça ?

Sur ce, je m’en vais prendre une petite douche chlorhydrique et rejoindre mon bureau chéri.

14
mai

Un truc à trois

Hier soir j’ai testé un truc à trois.

C’était génial. J’avais jamais fait ça avant, faut dire. De l’inédit. J’ai envie de tester de nouvelles choses en ce moment.

On a d’abord parlé. De tout et de rien. Puis on a bifurqué sur du graveleux : nos vestibules. Ou plutôt, les visites de nos vestibules. Je parle pas de la pièce d’une maison, mais de la jonction entre la gencive et la joue, tout le monde connaît ça voyons. Sinon demandez à votre dentiste de vous palper le vestibule, s’il est jeune et célibataire, il ne demandera pas son reste.

Bref on a échangé nos expériences de léchage de vestibules.

Et puis arriva ce qui devait arriver. On a été se coucher.

Ben oui quoi. Normal. Logique. On va pas se leurrer. C’est la vie.

Je vous conseille vraiment ça, c’est vraiment super les trucs à trois sur MSN.

Merci Bibichette, merci Boulu, pour cette conversation pleine de rires.

7
mai

Mon réseau qu’à moi rien qu’à moi

Je vous écris de mon tout nouveau PC tout beau tout chaud tout noir tout propre tout portable.

Non allez, j’avoue, il est gentiment sur ma table, mais je suis revenue illico à mes bonnes vieilles habitudes habituelles… Passque ma main droite est dans un état lamentable : elle cherche en vain une souris à tripoter. En vain ! Mais le réflexe est là. Chaque fois que je veux cliquer quelque part, mes doigts s’agitent tout seuls, cherchent la fameuse souris, ne trouvent rien, s’agitent encore plus. L’information monte lentement au cerveau : souris-pas-là, trouver-solution. Je le jure j’y arriverai. Surfer sans ma souris, c’est comme vivre sans mon rat, ça manque cruellement de rongeur.

Donc voilà j’ai franchi le cap. Avec la fortune que je me fais en ce moment en écrivant mes articles sur les ressources humaines sur express.be (en passant, une petite pub, une – je n’ai pas de commission au clic, ceci dit), j’ai décidé d’investir dans un portable, histoire de pouvoir vous narrer ma vie estivale, confortablement installée sur ma terrasse, au soleil, sirotant un cocktail, surfant sur le net. Le nirvana. Ça devenait indispensable : quand j’étais sur la terrasse, je pensais à ce que j’allais écrire, quand j’étais au pc, je pensais à la bêtise que je faisais d’être enfermée par si beau temps. Un dilemme permanent, oh monde cruel qui me torture sans cesse. Adieu torture, bonjour soleil + PC, pourquoi s’en priver. Faut bien faire fonctionner l’économie, faire circuler les liquidités.

Etrangement, depuis aujourd’hui, alors qu’on profite d’un printemps limite caniculaire (pour moi la canicule commence à 22 degrés) depuis des jours et des jours et des jours, le soleil fait grève. Je pressens une vague de froid qui va m’obliger à rester confinée chez moi, enroulée en nem, pantoufles sexy aux pieds. Et je pressens que vous êtes écroulés de rire sur votre PC en m’imaginant… Le premier qui me traite de blonde s’en prend une. M’en fous, je regarderai tous les épisodes de Newport Beach sur internet sous ma couette, na.

Vous voulez le voir, le petit nouveau ?

Je rêvais d’un PC glamourissime, kitchissime, remarquablissime. Du genre ousque je pourrais me la péter dans le Thalys pour Paris (sauf que je vais jamais à Paris…), si j’arrive à surmonter la peur du PC-napping.

Un truc dans ce genre…

pc rosepcrose2







Mais bon, j’ai finalement pris tout ce qu’il y a de plus banal : un PC noir. Point barre.

J’envisage de me rattraper sur une housse de transport glamourissime, kitchissime, remarquablissime, style Hello Kitty. Des suggestions ?