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jui

The single life

Voici venu le temps du remake de "The simple life". Non plus avec la belle riche culturée Paris Hilton, mais avec le mocheton (ou moche thon, si vous préférez) mais néanmoins aussi culturée Anaïs Strellilton : "The single life". (single comme célibataire, pour les non english speaking).

Parce que j’ai eu beau l’écrire en grosses lettres sur mon blog « le célibat ne passera pas par moi », il faut que je me rende à l’évidence… Je suis célibataire. Vi vi. Rends-toi à l’évidence ma petite Anaïs – voix mielleuse et compatissante - … le célibat est passé par toi, passé par ici, et il repassera par là…

Ne pleurez pas dans vos chaumières ou vos lofts, au coin du feu rallumé pour survivre aux frimas de juin. Ne vous lamentez pas sur mon triste sort. N’organisez pas une collecte pour m’offrir une marieuse (mais, par contre, une collecte pour m’offrir une écharpe Strelli, là je dis oui oui oui – la nouvelle collection est justement sortie).

Je vous offre ce soir un inventaire non exhaustif des big méga super avantages de la mort qui tue du statut de célibattante :

- faire la grasse mat’ devant Grey’s Anatomy et tenter de séduire Docteur Mamour (l’ère de la télévision interactive a sonné)
- manger des spaghettis à quatre heures du mat si l’envie me prend
- surfer toute la nuit en lisant des blogs de célibattantes (et même ceux de femmes mariées heureuses avec mouflets, chuis pas raciste)
- avoir un orgasme à coup sûr avec mister vibro (ce qui n’est nullement garanti avec mister mec)
- partir sur un coup de tête faire un shopping à Paris (avec mon portap’ sous le bras, pour me la péter)
- vider la réserve de ma carte de crédit sans devoir rendre de comptes (sauf à banquier chéri)
- ne me disputer avec personne en choisissant le programme du soir
- me peser le matin sans subir un regard lourd de reproches (sauf celui de la balance)
- pleurer comme une gamine devant une rediffusion de Candy
- laisser des dizaines de vieux mouchoirs sous mon oreiller (mes miasmes ne me font pas peur)
- m’enduire de crème de fraise décorée de tranche de concombre pour une peau belle belle belle comme le jour
- voir mes copines où je veux quand je veux comme je veux
- m’overdoser de comédies romantiques (prévoir une provision de mouchoirs)
- m’offrir un long bain moussant à souhait, en lisant un ersatz de Bridget Jones
- m’alimenter, un WE durant, exclusivement de chocolat (alternatives : de dim sum, de lasagnes Farniente ou de Haagen Dasz)
- ne faire ma vaisselle que lorsque la dernière cuillère du dernier tiroir est couverte de poils verts
- m’asseoir sur des méga piles de Marie-Claire, Cosmo, Flair et Ciné-télé-revue, et assumer ma magazinite aiguë
- créer un blog où je raconte mes déboires
- écouter la musique que j’aime sans être traitée de has been
- zoner sur des sites de rencontres interdits aux casés heureux ksssss kssssss
- danser en pyjama pilou et pantoufles à têtes de chat dans ma cuisine, sur Elu produit de l’année, en hurlant « Christooooooof »
- m’étouffer avec un bout de carotte à l’abri des regards indiscrets
- être heureuse avec Me, Myself and I
- et, last but not least, ramener un mec différent chaque soir, établir des statistiques, des listings, des comparatifs (le tout avec préservatif)

Sauf que je ramène jamais un mec différent chaque soir, que j’établis jamais de statistiques, de listings ou de comparatifs. Que mes préservatifs sont tout séchés dans le fond de mon tiroir. Je ramène jamais un mec différent chaque soir. Jamais. Absolument jamais.

(ça c’est un vibrant hommage à un film dont j’ai oublié le nom et les acteurs, comme d’hab me direz-vous, où une femme vantait les mérites de la vie de couple : pouvoir faire l’amour à toute heure du jour ou de la nuit sur ce beau carrelage espagnol placé dans la cuisine de leur jolie petite maison de couple heureux, sauf que le carrelage était froid et qu’ils faisaient jamais l’amour sur le carrelage {moue boudeuse de l’actrice} – je me demande si c’était pas Meg Ryan dans Quand Harry rencontre Sally).

Alors, zêtes convaincus ? Qui veut devenir célibattant avec moi ? De préférence un homme beau brun ténébreux riche tendre gentil drôle dynamique bricoleur et amoureux… Célibattante, c’est super, célibattante à deux… c’est mieux… Et puis dans mon listing non exhaustif, y’a certains trucs qu’on peut faire à deux, alors tant qu’à faire…

NB : cette bafouille va transformer ma vie. Car me vlà embarquée dans un concours… J’aime les concours. J’adore les concours, surtout quand je les gagne (sauf que je gagne jamais). Et c’est pour gagner une super belle bague de célibataire bleue turquoise, qui va me permettre de rencontrer l’amour et tout et tout, chabadabada. Et puis mon blog changera de nom, et je serai heureuse pour les siècles des siècles, et je vous écrirai encore des tas de bafouilles sur la vie de couple heureux qui s’aime pour toujours toujours. J’en rêve, moi, de cette jolie bague bleue d’alliance avec moi-même. Même qu’on peut aussi avoir le collier de chien assorti, c’est génial pour draguer au parc, un collier de chien. Sauf qu’il faut un chien. Sauf que j’ai pas de chien. Zont le modèle pour rat gris ???

Concours à voir ici. Pour les célibattantes qui, comme moi, ne veulent plus se (célibat)taire.

Et un dessin de Mako laborieusement adapté par Bibi (je sais chuis nulle, mais le dessin lui, j'en suis folle, il me correspond totalement : amour de la langue française, râlerie, et bon trait d'humour merci Mako)

Edit de 15h12, 2/6, voici la version Anaïzée du dessin, démentielle non ?

Anais_pleonasmept

30
mai

Chtite présentation

Je dois pondre une présentation pour me présenter sur MadmoiZelle. Logique…

Je réalise alors, ô stupeur intense, que je ne me suis finalement jamais présentée à vous clairement. J’ai posté mon premier billet « bonne résolution » (mais si, voyons, là tout en bas à droite, vraiment tout en bas, le premier quoi) oùsque je m’inscrivais sur un site de rencontres, et puis basta.

La lacune va être comblée. Je me présente.

Je m’appelle Anaïs, je suis née en Gelbique le … Oups non, trop formel.Je suis donc (toujours) Anaïs. Petite belge fière de l’être (même si le fantasme de la parisienne émerge en moi régulièrement). Je suis une super râleuse devant l’éternel, ce qui me procure, ô joie, une inspiration quotidienne pour mon blog. Tout me fait râler. Je râle quand il pleut, je râle quand il fait trop chaud, je râle sur les jeunes, je râle sur les vieux, je râle de n’avoir pas exigé un bisou de Christophe Willem quand il est passé à ma portée, je râle que Docteur Mamour soit en passe de se faire piquer la fille qu’il aime (si, il l’aime, je le sens je le sais).

Je suis séries addict, ça c’est clair et net. Fashion addict, à mes heures. Bouffe addict. Par conséquent, balance addict. Magazines addict. Livres addict (j’en ai deux cents qui attendent patiemment leur tour).

Je suis jeune, très jeune. Mais si mais si, hein que je suis jeune ? La jeunesse c’est dans la tête ! Je vis avec un rat. C’est comme ça.

Je suis célibataire (bouhouhouhouhou) et j’attends désespérément l’amour (comme dit Jennifer, qui l’a trouvé, elle). Au fait j’ai toujours une chanson en tête, en toutes circonstances. Je la garde en tête, rassurez-vous.

Et, last but not least, j’écris. Sur tout, sur rien, sur n’importe quoi. J’écris j’écris j’écris. J’aime ça. C’est mon défouloir, c’est mon exprimoir.

J’invente des mots, ne vous inquiétez pas, c’est ma spécialité (outre les belgicismes dont je fais usage inconsciemment).

Voilà voilà, des questions ?

28
mai

Mon sac de fille

Vous vous souvenez de l’interview faite de moi par Miss Hello ? Et bien il y en a une nouvelle chaque vendredi, histoire de découvrir d’autres blogueuses. Bon ça, à la rigueur, vous vous en fichez, passque, bien sûr, y’a que mon blog qui vous intéresse, bien sûr de chez bien sûr. Mais ce qui va vous plaire, c’est que ce vendredi a germé l’idée (via Miss Zen) de montrer le contenu son sac. Comme sur le site Sac de filles.

Aussitôt proposé, aussitôt photographié…

Je vous le montre donc :

sacnb























On commence en haut à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Une trousse kitschissime rose ornée d’un ‘tit chat (provenance Eurodisney), contenant mon lecteur MP3 (musique indispensable pour adoucir mon caractère).
- Du brol : un tas de bons de réduction (je suis la reine du gratuit et de la ristourne), des mouchoirs (je n’ai pas photographié les 14 mouchoirs en boule au fond du sac), des chewing-gum menthe forte que je ne mangerai jamais (je déteste ça), mes clés (je me la pète grave, voilà mon seul objet de marque – et encore, une marque belge chère mais à mon avis méconnue en France).
- Mon agenda oùsque je note tous mes RV où j’oublie d’aller, mais qui me sert surtout de carnet de notes pour le blog.
- Le livre que je viens de commencer (j’ai toujours de la lecture sur moi, bouquin ou magazine).
- Un portefeuille bien large bien dodu pour stocker tout mon matos : des médicaments pour tout (enfin contre tout), des cartes magiques qui paient tout, my identity, des cartes de fidélités périmées, un coupe-ongle de compétition plat comme une lime (hyper génial), des prescriptions médicales, des cartes magique qui donnent des chèques cadeau, un ticket de cinéma pour un film gratuit… et, last but not least, du pognon.
- Sur le portefeuille, un porte-clés trouvé sur une table de bistrot. Vu sa forme je me suis dit qu’il me porterait chance pour trouver l’amouuuuuur.
- Un psssht psssht pour sentir toujours bon.
- Quelques bics dont le bic magique qui se gomme.
- Un spriiiisht pour mon nez d’allergique.
- Un GSM qui date d’avant guerre, se décharge toutes les deux heures et me tape sur le système.
- Un baume pour lèvres douces toujours prêtes à embrasser un crapaud qui se présenterait.
- Des granules homéopathiques contre la nausée.
- Un puuuuuf puuuuuuf pour mes poumons asthmatiques.
- Et le petit dernier, le bidule rond et noir cerclé d’argent… c’est le nouveau grand concours schmilblick… Celui qui devine gagnera une photo dédicacée de moi (Nuages peut le certifier, il a eu la sienne au dernier concours). Bon, une photo en plus gros plan…schmilblick

17
mai

Michèle Mercier

L’autre jour, au Télévie, une donatrice me donne ses coordonnées, « Michèle Mercier ». J’espère qu’elle ne se reconnaître pas, dans le cas contraire je lui présente mes excuses pour cette rupture de l’anonymat nécessaire à ce billet. Je lui dis, dans un élan de culture, « aah, comme l’humoriste ». Silence. Long. Blanc aussi blanc qu’un Tshirt lavé avec Dash ultra white. Heureusement elle le prend bien et me rétorque « non, comme l’actrice, Angélique… » Aaaah. Oooooh. Honte. Shame. Silence. Long.

L’humoriste c’est Michèle Bernier, banane déneuronée que je suis. Heureusement que j’ai pu me cacher derrière le cornet du téléphone, rougir à ma guise devant cette erreur de culture. Y’a rien de pire que de vouloir faire un trait d’humour et de se vautrer comme une libellule ou un marigouin sur un étang gelé (fait rare, les libellules et les marigouins ne vivant pas en hiver… du moins le crois-je).

Voilà. Le drame de ma vie est ainsi révélé au grand jour. Drame qui me handicape au quotidien. Aucune mémoire des noms.

Exemple. Je veux vous faire découvrir le nom d’une actrice. Bien sûr je l’ai oublié, ce précieux nom. Mais vous allez trouver, c’est facile comme tout, elle est hyper connue et a joué dans des tas de films. Elle a d’ailleurs été mariée à un acteur lui aussi hyper connu, mais comment ski s’appelle voyons ! Pas moyen de m’en souvenir. Enfin sont divorcés de toute façon, et d’ailleurs il est remarié à une autre actrice brune super belle, viennent d’avoir un môme aussi. Comment skelle s’appelle déjà celle-là… ? Il a joué dans un film, là, avec une autre actrice blonde qu’il embrassait à la fin… Et patati et patata. Zavez trouvé ???? Non bien sûr. Je suis nulle. De toute façon, en général, mes interlocuteurs abandonnent la lutte dès mes premières syllabes, sachant ce qui les attend, les pauvres. Ils ne m’écoutent plus me vautrer dans mes explications insensées.

Récemment, j’ai craqué pour un client. Qu’il était beau. Qu’il sentait bon le sable chaud. Et il me fixait en me parlant. Pas parce que je lui plaisais, voyons, pour tenter de comprendre les borborygmes que je prononçais pour lui expliquer les tenants et aboutissants de notre affaire commune (not a love affair, regrets regrets…), troublée que j’étais par ses yeux bleus lavande délavée. Ensuite j’ai tenté d’expliquer à toutes mes collègues qu’il ressemblait à un chanteur français super beau, look pas rasé, brun ténébreux. Pas moyen de revenir sur son nom. Pas moyen non plus de trouver un titre d’une de ses chansons ni de fredonner une mélodie (j’évite de fredonner quoi que ce soit en public, ça fait effet « alerte à la bombe », tout le monde s’enfuit aussi vite qu’un canard face à un chien de chasse). Croyez-le ou non, à ce jour, je n’ai toujours pas retrouvé le nom du chanteur. Enfer et damnation. Quarante noms m’ont été proposé, mais pas le bon. Comment trouver, même avec cet outil précieux qu’est le net, le nom d’un chanteur dont on ne connaît ni un titre, ni une mélodie, rien de rien, juste un vague souvenir…

Aucune mémoire des noms. Et pas physionomiste pour un cent. Ce qui n’arrange rien.

Docteur, pouvez me greffer un cerveau valable ?

16
mai

Vocabulaire

Je me rends compte d’une chose grave, insoutenable, intolérable, depuis les bientôt sept mois que je délire ici-bas : je manque de vocabulaire. La langue française est tellement riche que je serais curieuse de connaître le pourcentage de mots que je maîtrise. Nin bramin, je vous le dis !

Par exemple, pour heureuse, mot que j’utilise tant pour décrire ma vie trépidante, je pourrais utiliser, en fonction des circonstances, les synonymes aise, badine, béate, bien aise, bienheureux, chançarde, charmée, comblée, contente, enchantée, euphorique, favorisée, fière, gaie, joyeuse, nantie, optimiste, paradisiaque, privilégiée, propice, prospère, élue par la providence, radieuse, ravie, rayonnante, réjouie, repue, riche, rieuse, sans souci, satisfaite, sereine, tranquille, transportée, triomphante, veinarde.

Pour triste, mot que j’utilise à chaque coin de billet, je pourrais faire usage des termes variés suivants : abattue, affligée, affectée, amère, anéantie, angoissée, attristée, bilieuse, bouleversée, cafardeuse, touchée par la calamité, catastrophée, chagrinée, consternée, déchirée, découragée, défaite, dépitée, déprimée, désabusée, désenchantée, désespérée, désolée, émue, ennuyée, éplorée, épouvantée, fâchée, froissée, grognon, inconsolable, infortunée, inquiète, lamentable, lugubre, malchanceuse, malheureuse, maussade, mélancolique, minable, maudite, mauvaise, mécontente, misérable, morose, neurasthénique, nostalgique, navrée, peinée, pitoyable, pleurarde, piteuse, rembrunie, romantique, sinistre, sombre, soucieuse, sourcilleuse, taciturne, tendue, ténébreuse, terne, torturée, tragique.

Rien qu’avec ça, j’ai de quoi voir venir durant plusieurs mois…

Forte de ce constat amer, peinant et déprimant, j’ai pris une grave décision. Ici encore, j’emploie le mauvais mot, « grave » n’est pas le terme en adéquation avec ma pensée profonde (ouch c’est beau cette tournure non ? ça m’a juste pris quatre minutes pour la pondre, chuis fière). Ma décision : ouvrir chaque jour mon dico au hasard de ses 1233 pages et découvrir un mot. Ensuite l’insérer incognito dans un billet, histoire de vous culturer un peu, vous zossi.

Rassurez-vous, ça ne sera pas l’occasion de vous bassiner avec des billets historiques ou culturelleux, que nenni. Juste l’opportunité de varier mon vocabulaire, parce que je le vaux bien.

Vous ne vous en rendrez même pas compte, ça passera totalement inaperçu, je vous le promets, juré craché par terre comme font les djeuns modernes. Mais petit à petit, mon vocabulaire s’enrichira en même temps que le vôtre, c’est ty pas une super méga bonne nouvelle de la mort qui tue ça ?

Sur ce, je m’en vais prendre une petite douche chlorhydrique et rejoindre mon bureau chéri.