23
jui

Fêt’Nat’ – part I

Autant vous le dire tout de go, le 21 juillet, pour moi, signifie juste une journée de congé à me mettre sous la dent. Pas de bol, cette année, ce jour tombe un samedi. Ça fait deux dimanches à la queue leu leu, pour moi qui n’aime pas toujours les dimanches, c’est dur dur.

D’ailleurs, si je connais l’année commémorée par la fête nationale française, pas moyen de souvenir de l’année belge. J’ai honte. Bon on a fêté les 175 ans y’a pas si longtemps, y’a deux ans, allez je dirais 1830 mais sans certitude, Google, please help meeee. Et puis non. Je n’irai pas vérifier car, entre nous, est-ce que je serai plus heureuse en ayant mémorisé ce type d’événement ? Non. Plus culturée, sans doute. Plus heureuse, non.

Etant donné que samedi dernier, j’ai miré le défilé français, je me voyais mal toiser le belge, un peu de chauvinisme que diable.

Et bien tant en France qu’en Belgique, je trouve ça soporifique au plus haut point. J’admire leur organisation, leur sens du mouvement coordonné, mais ça s’arrête là. A la rigueur, je pourrais admirer les beaux gosses dans leurs habits militaires, mais ils ne sont pas légion (ah ah ah, quel jeu de mots foireux). Et au niveau vestimentaire, ils manquent cruellement d’originalité, 90 % d’entre eux sont en treillis. Mes félicitations vont au groupe vêtu de sahariennes (enfin quelque chose du genre) crème avec béret bleu lavande, mignonne comme tout, cette tenue.

Oh, j’entends un bruit suspect… Je cours zieuter et je repère sept hélicoptères à l’allure militaire. Serait-il possible qu’ils se dirigent vers la capitale ? Aucune idée. Vu leur direction je pourrais m’en assurer, mais vous n’imaginez tout de même pas que je suis capable de déterminer la direction vers Bruxelles à partir de ma terrasse ? Allons, il faut savoir raison garder. On verra bien si je les vois à la TV dans un certain temps, voilà tout.

Bon, les avions et leurs fumées noires/jaunes/rouges vont-ils enfin passer ou me suis-je endormie dans l’intervalle ?

Là, on peut dire qu’on a du bol d’avoir un drapeau tricolore, tout comme la France. Comment font les pays tels le Royaume Uni, le Québec ou le Zimbabwé lors de leurs défilés ?

Bon, vlà la brabançonne, ici aussi je la connais moins que la Marseillaise, mais elle me fait toujours un petit pincement au cœur. On est royaliste ou on ne l’est pas (ne me bassinez pas avec l’origine de la brabançonne, qui n’a sans doute rien à voir avec le royauté, je m’en fiche, na). « Le roi, la loi, la liberté » (ah on dit « le roi », y’a peut-être un rapport), quand je change ces petits mots, les seuls que je connaisse, j’ai toujours un petit chouia de chair de poule.

Voilà c’est fini. Je n’aurai pas vu les avions, snif, ça devait être au début, quand je somnolais. Soporifique, je vous dis. (les hélicos devaient revenir de Bruxelles plutôt qu’y partir).

Dessin trouvé sur le net (avec une grosse fooooote, à moins que ce ne soye faite exprèss)

PS revenez à midi pile (soit au début de votre pause repas) pour lire Fêt’Nat – part IIcerveau-militaire

12
jui

Pariiiiiiiiiiiiiis, me voiciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

ana_s_cong_sptPlutôt que vous l’annoncer en douceur, comme on enlève un sparadrap, tirant poil après poil, faisant durer le plaisir, je vais vous le dire tout de go, comme on arrache brutalement le sparadrap, pour un plaisir immédiat, car mieux vaut souffrir une bonne fois que longtemps : mon blog prend des vacances et moi zossi.

Ne sortez pas vos mouchoirs, ne hurlez pas de désespoir, ne vous suicidez pas par pendaison via écharpe Strelli (sauf à me la céder ensuite par testament).

Je reviendrai. Sauf si un éditeur ou une rédactrice en chef de big méga magazine me déroule le tapis rouge et me fait signer un contrat en or. Donc je reviendrai.

Je pars quelques jours à la capitale des capitales Messieurs-Dames. J’ai nommé Paris.

J’emporte mon portappp’ pour me la péter et assouvir mes pulsions d’écrivaine belch en ribote. Donc y’aura un compte rendu à mon retour… Et je tenterai, si la brousse française me le permet, de me connecter de temps à autres pour venir lire vos commentaires, si commentaires il y a.

Par contre, je ne vous posterai pas un billet par jour comme le font bon nombre de bloggueuses qui s’absentent, je préfère vous faire languir, na na et re na. Et pis vous serez obligés de consulter le blog chaque jour… car je ne vous dirai pas quand je reviens, na na et re na na.

A trèèèès trèèèèèès bientôt.

Merci à Acide pour ce dessin ... Smack.eiffel

28
jui

Toute la vérité rien que la vérité

Un questionnaire trouvé sur un blog, et qui me plait de par son côté impertinent… et révélateur… Je passe le flambeau à mes lecteurs habituels, je brûle d’impatience de vous lire.

As-tu déjà osé…

1/ Dire à quelqu'un qu'il pue de la bouche ?
Non mais parfois ça m’a drôlement tentée

2/ Dire merde à ton prof/patron ?
Oui, quand j’ai été accusée à tort d’avoir traîné pour faire un truc (alors que c’est l’intérimaire qui avait omis de me le dire – je hais les intérimaires), j’ai balancé le dossier au sol en disant merde et je suis partie. Peu de temps après j’ai donné ma démission. C’était mon tout premier job, un morceau d’enfer dans ma vie.

3/ Péter fort en public ?
Non, je serre les fesses même si ça presse.

4/ Roter en public ?
Confession intime, je ne parviens pas à roter.

5/ Voler des bonbons à la boulangerie ?
Pas à la boulangerie, à la librairie, des tas de petits chocolats glacés. J’ai toujours été nulle en math, pas ma faute si j’en mettais dix dans le sachet mais que je savais compter que jusqu’à six.

6/ Cracher dans un verre ?
Ben non, j’en vois mal l’intérêt… ou pour nuire à mon pire ennemi, sauf que j’ai pas de pire ennemi, juste de petits ennemis.

7/ Laisser un commentaire anonyme sur un blog ?
Non, je ne laisse pas de commentaires négatifs, si je n’aime pas le blog, je le zappe, je ne vois pas l’utilité de le dire, au risque de peiner

8/ Sécher les cours ?
Oui, pour un WE à Eurodisney, prétextant une formation de secouriste (heureusement qu’à mon retour le prof ne s’est pas étouffé, attendant de moi une manœuvre de Heimlich, diantre)

9/ Trahir un ami ?
Non

10/ Tromper ton/ta chéri(e) ?
Non

11/ Dépasser ta plus grande peur ?
Impossible, il faudrait me droguer, me saouler, m’attacher, puis me pousser dans le grand oiseau de métal

12/ Tricher à un examen ?
Bien sûr, y’a la fois où j’avais préparé la carte de géographie et j’ai juste eu à l’échanger avec la carte vide donnée par le prof, y’a la fois où j’avais toutes mes formules dans ma calculatrice, y’a la fois où j’ai ouvert mon classeur et tout recopié… je continue ?

13/ Frapper quelqu'un ?
Non, je déteste la violence, physique ou verbale

14/ Dénoncer quelqu'un d'autre à ta place ?
Non

15/ Dire à quelqu'un "Je t'aime" ?
Oui, et la réponse ne fut pas à la hauteur de mes attentes… je peux vous la révéler, mais en privé, j’ai encore trop honte (sniffitude intégrale)

16/ Dire à quelqu'un que tu le détestes ?
Sans doute, mais je ne m’en souviens pas, ça doit dater de la maternelle « tu m’as pris ma gomme charlotte aux fraises, je te déteste, t’es pu ma copine »

17/ Mentir sur tes sentiments ?
Non, quand je n’aime pas je n’aime pas, je suis incapable de me forcer. Par contre, je suis devenue championne pour les cacher, mes sentiments.

18/ Mélanger du sucré et du salé ?
Thon et pêches, fromage de chèvre et miel (ou sirop de Liège)

19/ Draguer quelqu'un ?
Non, faut absolument que je prenne des cours

20/ Faire un canular téléphonique ?
Faire livrer trente tartes à un voisin, ça compte ?

12
jui

L'achat (in)utile du jour...

maisonportap

11
jui

J’ai testé électrice

Ce dimanche est un grand jour. J’ai rempli mon devoir de citoyenne honnête. Contrainte et forcée par la démocratie belge qui a rendu le vote obligatoire. Si tel n’était pas le cas, j’avoue que je serais restée pelotonnée au lit à regarder le dernier épisode de Desperate Housewifes, bien plus passionnant et utile à mon développement personnel que ce crayon rouge avec lequel j’ai dû faire un choix cornélien entre des partis politiques dont, pour certains, je n’ai jamais entendu parler.

L’occasion est cependant trop belle : travail d’observation.

J’y vais à l’aube, juste assez tard pour ne pas être désignée volontaire pour remplacer un assesseur défaillant, la démocratie belge ayant ceci de chouette qu’elle impose à de braves citoyens honnêtes de bosser pour l’état, contraints et forcés également, sous peine de représailles, et sans dédommagement. Enfin si, je mens, la fois oùsque j’ai été assesseuse (après tout, vous le savez, je suis pour la féminisation des prénoms), j’ai perçu une aumône de 17 eur, qui m’a permis de m’offrir un CD. Assesseur, pour les non belges, c’est donc un « volontaire » qui, dès l’aube, devra aller accueillir les électeurs-toujours-de-bonne-humeur, vérifier leur identité, donner les bulletins de vote et au revoir et merci d’être passé et à la prochaine. Une autre fournée d’assesseurs s’occupera ensuite du dépouillement des bulletins, du comptage desdits bulletins, afin que le citoyen lambda puisse assouvir sa curiosité au plus vite : qui va gagner ces élections et faire en sorte que notre pays devienne un paradis fiscal, un havre de paix financier et non plus un nid d’hommes politiques plus véreux les uns que les autres. On vit d’espoir.

J’y vais donc dès l’aube, juste assez tôt pour éviter les sorties de messe. L’Eglise est en crise, mais c’est fou le nombre de bons chrétiens qui vont à la messe le dimanche.

Les élections ont ceci de passionnant qu’elles rassemblent les foules, toutes castes confondues, l’espace de quelques heures : des enfarinés, des colorés, des pas réveillés, des affairés, des endimanchés, des mal levés, des jean-baskettés, des à quatre épingles tirés, des biens entourés de famille adorée et des esseulés.

Me vlà arrivée à mon bureau de vote, le 69 (ça ne s’invente pas).

Le hasard (mais y’a pas de hasard) fait que devant moi se trouve un homme dont on ne retrouve pas la carte d’identité, appelons-le Auguste. Et pour cause, Auguste a eu le malheur de voter en même temps qu’un homonyme, appelons le Auguste le Premier, lequel a reçu une carte qui n’était pas sienne et s’en est allé vaquer à ses occupations dominicales. A-t-on idée aussi de voter pile au même moment qu’un individu ayant le même nom de famille ! Les cartes étant dotées de photos minuscules en noir et blanc, je comprends aisément qu’il y ait pu avoir confusion. Notre énergumène Auguste, lui, ne comprend pas. Et il s’énerve illico. Et il vocifère. Et il précise qu’il n’ira pas courir après Auguste le Premier. Et il ajoute que les assesseurs n’ont qu’à bien faire leur « boulot », que c’est inadmissip’, qu’ils doivent vérifier. Il va s’évanouir, étranglé par sa cravate du dimanche, s’il continue. Le ton monte, et les assesseurs aimeraient se cacher sous la table de réfectoire qui leur sert de bureau.

Moi j’attends ma carte d’identité, que j’ai déjà localisée, et je m’amuse. Non de la tête des assesseurs angoissés, mais de l’air furibard de notre homme, qui décidément n’a pas dû prendre son café-crème-croissant ce matin. J’ai envie d’intervenir « cher Môssieur, en effet, il y a une erreur, mais restez courtois, l’erreur est humaine », mais je me tais, et j’observe, encore et encore.

Une assesseuse, à moins que ce soit la présidente du bureau, prend les choses en mains et se décide à courir après Auguste le Premier, qui ignore tout du problème, ayant rangé calmement dans son portefeuille une carte d’identité qui n’était pas sienne.

Je récupère ma carte à moi bien à moi rien qu’à moi, je lance un regarde plein de compassion inavouée à l’intégralité des assesseurs (dont trois beaux petits brins de mecs, pourquoi quand moi j’ai été assesseuse, y’avait que des mariés pas beaux ?), et je sors faire semblant de ranger mes affaires près d’Auguste, qui est parti prendre une bouffée d’air frais et dont le teint rouge laisse présager une crise cardiaque imminente.

Au loin, l’assesseuse a retrouvé Auguste le Premier, qui, hilare, l’accompagne volontiers pour un échange standard. Tandis qu’Auguste continue à râler « je veux ma carte d’identité à moi rien qu’à moi, mais rendez-moi aussi ma convocation dûment revêtue du cachet prouvant que j’ai fait mon devoir, et plus vite que ça, c’est inadmissip’, faites votre boulot, vérifiez les cartes, j’ai pas que ça à faire. » L’assesseuse, qui jusque là a gardé son calme, perd patience et remet doucement Auguste à sa place (je lui tire mon chapeau, à la miss, moi qui suis transformée en cocotte-minute, toujours faisant semblant de ranger ma carte d’identité qui, décidément, ne veut pas rentrer dans mon portefeuille, sacrebleu).

Je m’en vais, calmement, profitant de la douceur météorologique, chercher mon 7Dimanche dans un endroit inconnu jusqu’alors, détour électoral oblige.

PS : Auguste : du latin Augustus, signifiant vénérable. J’ai bien choisi, hasard, sacré hasard.

PS 2 : pour qui j’ai voté ? Comme déjà dit, je pense que la gauche défend les assistés, la droit les riches et les écolos les arbres, et je ne fais partie d’aucune de ces catégories. Alors j’ai écrit en grosses lettres rouges sur mon bulletin « ce soir visitez http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/, ça sera plus passionnant que les résultats électoraux. »

PS3 : j’ai enfin placé le mot « lambda », ça faisait longtemps que j’en rêvais.

PS4 : la fois prochaine, je tenterai un échange de cartes d’identité, vu que j’ai une homonyme totale dans ma ville : même nom, même prénom, mais plus jeune, la garce… ça me fera un lifting pour pas cher, ma bonne Dame.