6
mar

Tentative de meurtre dans le bus (bis)

Au bureau ce matin, j’ai bien été tentée par l’idée de commettre un multiple meurtre, mais j’ai songé à la prison, aux oranges, et tout et tout, donc j’ai arrêté d’être tentée par une tentative… je vous raconterai ça un jour, si vous êtes sages.

C’est dans le bus qui me ramenait chez moi que j’ai encore vécu cette tentative de meurtre.

Je n’en fus pas la victime, cette fois (mon bras va mieux, merci), mais le témoin.

Si vous ne vivez pas à Namur, vous ignorez que la ville nous a concocté ce qu’elle appelle une zone de rencontre, dans la rue principale.  J’en ai un jour parlé ici, mais pour rappel, la zone de rencontre est une zone où trottoirs et rues ont disparu pour céder la place à une grande zone genre twilight zone (et je ne parle pas ici de vampires), où piétons, cyclistes et véhicules se côtoient amicalement, se croisent et s’entrecroisent, dans le respect le plus total, avec une vitesse limitée à 20 km/h et une priorité aux piétons, puisqu’ils traversent où ils veulent quand ils veulent, sans d’ailleurs qu’il s’agissent de traverser, puisqu’il n’y a plus de trottoir.  Donc, ils errent dans la zone de rencontre, au centre, à droite, à gauche, et se déplacent au gré de leurs envies, tandis que les voitures les respectent, les observent, les évitent ou les laissent traverser.

Ça c’est la théorie.

En pratique, c’est moi, dans un bus, qui va traverser la zone de rencontre.  Je suis tout à l’avant, à droite, voyant le conducteur de biais, la route devant moi.  Et je lis « L’épopée du perroquet », un drôlissime road-movie dont je me régale depuis quelques jours.

La zone de rencontre est là, qui nous tend les bras, et le chauffeur commence son voyage.  Moi je lis de l’œil droit et je regarde vaguement le paysage de l’œil gauche.

Soudain, en un quart de seconde, la tentative de meurtre, enfin d’homicide involontaire, se produit.

Deux adolescents souhaitent aller de gauche à droite, tentent de passer devant le bus, celui-ci refuse le passage mais fait tout de même un soubresaut qui fait tanguer le véhicule et attire totalement mon attention et mes deux yeux vers la scène, le droit abandonnant un bref instant les injures du perroquet.  Le bus, après son hoquet, redémarre illico, empêchant les jeunes d'avancer à leur aise dans leur zone de rencontre.  Les adolescents, sous la surprise, que je vois sur leur visage, reculent vivement, pour échapper au monstre sur roues, qui poursuit son chemin, comme si de rien n’était.  Sous la violence du mouvement du bus, je m'accroche à la poignée, et mon coeur bat la chamade, d'imaginer ce qu'il serait advenu de ces jeunes s'ils avaient poursuivi leur chemin, comme le règlement de cet endroit les y autorise.

Voilà la zone de rencontre, ma bonne dame.

C'est la xième fois que je remarque ce genre de choses en traversant la rue de l'Ange.

Dites, Messieurs de la ville de Namur, si j’achète un énorme pot de peinture blanche et que je refais des passages piétons aux endroits stratégiques, comme avant, pour qu’on puisse traverser en sécurité, est-ce considéré comme de la destruction de biens publics ou comme de l’assistance à personnes potentiellement en danger ?

6
mar

J'apprends le chinois...

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1
mar

Tentative de meurtre dans le bus

Ce matin, enfin l’autre matin, hier quoi, les petits zamis, j’ai échappé de peu à une mort certaine.

Tout avait pourtant bien commencé, en ce 29 février qui, il faut le rappeler, ne surgit, pouf, qu’une fois tous les quatre ans.  J’envie ces gens qui ne vieillissent qu’une fois par quadrannée.  Oui, bon, même pas drôle, je sais.

Le trajet était paisible, j’avais mon joli manteau rose et mon génial livre en mains, que je découvrais avec gourmandise (L’épopée du perroquet, j’adooooore). Bref, zenitude, plénitude, lecturitude et chaleuritude (cette idée de surchauffer les bus, mamma mia).

Et une fois à destination, ben je descends, comme aurait dit notre ami Lapalisse.  Je ne suis pas la première, je ne suis pas la dernière, vu que j’y vais zen, j’ai tout mon temps.

Devant moi descend une personne.

Derrière moi, plusieurs autres personnes.

Je descends.

Première marche.

Seconde marche.

Soudain, le drame.

Oui, le drame.

Dramatiquement dramatique.

Un cri strident.

Le cri de la porte qui se referme.

Et je peux vous dire que ça fait un bruit de malade, une porte de bus qui se referme.

Et puis c’est violent, une porte de bus qui se referme, très très violent.

Et rapide.

Pas le temps de dire ouf, qu’elle était sur moi, la porte qui se referme.

Elle s’est dirigée vers mon poignet qui, le malheureux, était orné de mes breloques Pandora, qui ne me quittent plus depuis décembre 2009, je les aime d’amour.

Et c’est épais, des breloques Pandora.

Et solide.

Très solide.

Fort heureusement.

Ou malheureusement.

Plus solide que mon pauvre poignet, qui en porte encore les stigmates.

Ben oui, car des breloques Pandora écrasées sur un poignet avec une porte violente qui se ferme, ça fait très mal et ça laisse de grosses traces.

Et j’ai hurlé.  J’ai juré.  J’ai râlé. J’ai pesté.  Je me suis frotté ce pauvre poignet.  En maudissant ces chauffeurs si peu respectueux.  Qui ne font attention à rien.  En pensant à l'avenir qui me guettait, de vieille dame prenant le bus au péril de sa vie, comme toutes les vieilles dames qui le font déjà actuellement, balottées qu'elles sont à chaque tournant, à chaque coup de frein de chauffeurs n'ayant aucune considération pour les "trois jambistes", j'ai nommé ceusses avec canne.

Et je me suis dit que le 29 février était peut-être un vendredi 13 pour moi.  Et que finalement, dans ce cas, j’avais du bol, un bol fou, car il ne reviendrait que dans quatre ans, pas comme les vendredi 13…

24
fév

Mission(s) accomplie(s)

- faire ma vaisselle et découvrir des taches poilues au fond d’une casserole, preuve que sur ce coup là j’ai pas tenu ma résolution de janvier 2011 de faire ma vaisselle chaque soir : fait

- cuisiner des bonbons au chocolat au lait en forme d’ours atteints de la maladie d’elephant man : fait

- cuisiner des bonbons au chocolat blanc en forme d’alligators coupés en deux par une grosse hache : fait

- refaire ma vaisselle, because le chocolat au lait et le chocolat blanc, keske ça salit, keske ça colle : fait

- préparer plein de papiers et de trucs pour faire un film à la manière de The Artist, dénommé The PQist : fait

- écouter Pegao de Marie Laforêt et danser comme une damnée : fait

- écouter Noe de Marie Laforêt et pleurnicher comme un veau : fait

- écouter Richard Toll de Marie Laforêt et danser comme une folle : fait

- écouter Fais-moi l’amour comme à seize ans de Marie Laforêt et rêver comme une ado : fait

- accepter un coaching et un relooking comme ça, à la dernière minute, pour demain à l’aube : fait

- analyser les horaires de bus et de train durant deux heures : fait

- jouer à Hidden chronicle et trouver où se cachait la ceinture, la pyramide, la bouée et le panier, pi atteindre 2.065.930 dans la scène sports d'hiver : fait

- retarder ma sortie de demain soir because coaching et relooking à la capitaaaaaaaaaale : fait

- emballer un cadeau rectangulaire et foirer totalement l’emballage alors que rien de plus simple à emballer : fait

- me dire que je ferais bien une sieste car le WE va être chargé : fait

- faire ma sieste : j’y vais

19
fév

J’ai testé Priceminister et les Hamptons à la belge, une fois

Je ne vous ai pas encore raconté mon réveillon de nouvel an, les petits zamis.

Mais mieux vaut tard que jamais !

Pour mon nouvel an, donc, big surprise de la mort qui tue la vie, j’ai été invitée aan de kust.  Et pas aan de n’importe quelle kust, ma bonne dame.  J’ai été invitée aux Hamptons à la belge.  Vous connaissez les Hamptons, cet endroit hypra chic près de New-York, où Carrie Bradshaw allait parfois (je sais, mes références culturelles sont stupéfiantes) ?  Et bien en Gelbique on a pareil, et ça s’appelle Knokke.

Je n’y étais plus allée depuis dix ans, à Knokke, et j’ai réalisé à quel point c’est… c’est… ben les Hamptons quoi.  Des 4/4 à tous les coins de rue, des femmes en fourrure à tous les coins de trottoir (mais elles n’y bossent pas, rassurez-vous) et des fringues chics à tous les coins de vitrines.  Un snobisme fou qui ne me convient pas trop, je dois l’avouer, même si c’était amusant comme tout d’observer vivre cette faune dans son élément naturel.

Mais ne boudons pas notre plaisir, c’était une super invitation, c’était mon premier réveillon aan de kust, et se souhaiter « bonané » en regardant la mer et buvant une coupe, feu d’artifice à gauche, feu d’artifice à droite, 10 degrés dans l’atmosphère (et oui, c’était avant l’arrivée de la Sibérie belge), le tout en chouette compagnie, avec plein de bonnes choses à manger et à boire et plein de jeux de société, c’était que du bonheur.

Et c’est de jeux de société que je veux vous parler ce jour, car durant ce réveillon, j’ai découvert deux nouveaux jeux :

Le premier, dont j’ai oublié le nom, est sympa comme tout, mais à éviter car il cause des disputes et des crises d’hystérie, étant donné qu’il s’agit de saisir, violemment et en premier, un truc en bois placé au centre de la table, lorsqu’on repère un doublon dans les cartes.  Ma main et la blessure purulente (j’exagère un peu, pour le fun) qui l’a ornée durant quelques jours s’en souviennent encore.

Le second, c’est Time’s up.  Et j’adore ce jeu totalement démentiellement génialement extraordinairement super.  Quelle soirée, je vous dis pas !  On a ri, de plus en plus qu’on sifflait nos coupes de champagne new yearesques, cela va de soi.  Un bonheur que ces parties de Time’s up.

Alors, quand on m’a proposé de tester Priceminister, ben j’ai directement pensé à le faire en achetant un Time’s up, of course.  Et j’ai pris la version famille, pour pouvoir jouer… ben en famille, tant qu’à faire.

Priceminister propose une foultitude de choses dans une foultitude de domaines à une foultitude de prix (j’aime le mot foultitude, en ce moment).  Bon, blonde comme je suis, il m’a fallu un petit temps pour bien comprendre le principe de comparaison de prix et de fournisseurs, mais une fois que j’ai enfin pigé, j’ai passé ma commande les doigts dans le nez.

Et trois jours plus tard, bonjour facteur merci facteur bonne journée facteur.  Mon Time’s up family.  Bien emballé, en bon état, prêt à être « consommé ».

Maintenant, y’a plus qu’à tester avec une nouvelle soirée jeux, oh yeah.

Le seul reproche que je peux faire à Priceminister, enfin surtout à ceux qui y proposent leurs services, ce sont les frais de port carrément exorbitants pour la Belgique, surtout lorsqu’on compare avec par exemple, Amazon, qui, ces dernières années, est parvenu à faire des efforts considérables afin qu’enfin mon petit pays ne soit plus lésé.  Je suis convaincue que d’ici peu Priceminister s’alignera et permettra de recevoir livres, jeux et autres objets commandés moyennant des frais de port minimes ou carrément gratuitement.  Oh yeah (bis).

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