28
jui

Toute la vérité rien que la vérité

Un questionnaire trouvé sur un blog, et qui me plait de par son côté impertinent… et révélateur… Je passe le flambeau à mes lecteurs habituels, je brûle d’impatience de vous lire.

As-tu déjà osé…

1/ Dire à quelqu'un qu'il pue de la bouche ?
Non mais parfois ça m’a drôlement tentée

2/ Dire merde à ton prof/patron ?
Oui, quand j’ai été accusée à tort d’avoir traîné pour faire un truc (alors que c’est l’intérimaire qui avait omis de me le dire – je hais les intérimaires), j’ai balancé le dossier au sol en disant merde et je suis partie. Peu de temps après j’ai donné ma démission. C’était mon tout premier job, un morceau d’enfer dans ma vie.

3/ Péter fort en public ?
Non, je serre les fesses même si ça presse.

4/ Roter en public ?
Confession intime, je ne parviens pas à roter.

5/ Voler des bonbons à la boulangerie ?
Pas à la boulangerie, à la librairie, des tas de petits chocolats glacés. J’ai toujours été nulle en math, pas ma faute si j’en mettais dix dans le sachet mais que je savais compter que jusqu’à six.

6/ Cracher dans un verre ?
Ben non, j’en vois mal l’intérêt… ou pour nuire à mon pire ennemi, sauf que j’ai pas de pire ennemi, juste de petits ennemis.

7/ Laisser un commentaire anonyme sur un blog ?
Non, je ne laisse pas de commentaires négatifs, si je n’aime pas le blog, je le zappe, je ne vois pas l’utilité de le dire, au risque de peiner

8/ Sécher les cours ?
Oui, pour un WE à Eurodisney, prétextant une formation de secouriste (heureusement qu’à mon retour le prof ne s’est pas étouffé, attendant de moi une manœuvre de Heimlich, diantre)

9/ Trahir un ami ?
Non

10/ Tromper ton/ta chéri(e) ?
Non

11/ Dépasser ta plus grande peur ?
Impossible, il faudrait me droguer, me saouler, m’attacher, puis me pousser dans le grand oiseau de métal

12/ Tricher à un examen ?
Bien sûr, y’a la fois où j’avais préparé la carte de géographie et j’ai juste eu à l’échanger avec la carte vide donnée par le prof, y’a la fois où j’avais toutes mes formules dans ma calculatrice, y’a la fois où j’ai ouvert mon classeur et tout recopié… je continue ?

13/ Frapper quelqu'un ?
Non, je déteste la violence, physique ou verbale

14/ Dénoncer quelqu'un d'autre à ta place ?
Non

15/ Dire à quelqu'un "Je t'aime" ?
Oui, et la réponse ne fut pas à la hauteur de mes attentes… je peux vous la révéler, mais en privé, j’ai encore trop honte (sniffitude intégrale)

16/ Dire à quelqu'un que tu le détestes ?
Sans doute, mais je ne m’en souviens pas, ça doit dater de la maternelle « tu m’as pris ma gomme charlotte aux fraises, je te déteste, t’es pu ma copine »

17/ Mentir sur tes sentiments ?
Non, quand je n’aime pas je n’aime pas, je suis incapable de me forcer. Par contre, je suis devenue championne pour les cacher, mes sentiments.

18/ Mélanger du sucré et du salé ?
Thon et pêches, fromage de chèvre et miel (ou sirop de Liège)

19/ Draguer quelqu'un ?
Non, faut absolument que je prenne des cours

20/ Faire un canular téléphonique ?
Faire livrer trente tartes à un voisin, ça compte ?

12
jui

L'achat (in)utile du jour...

maisonportap

11
jui

J’ai testé électrice

Ce dimanche est un grand jour. J’ai rempli mon devoir de citoyenne honnête. Contrainte et forcée par la démocratie belge qui a rendu le vote obligatoire. Si tel n’était pas le cas, j’avoue que je serais restée pelotonnée au lit à regarder le dernier épisode de Desperate Housewifes, bien plus passionnant et utile à mon développement personnel que ce crayon rouge avec lequel j’ai dû faire un choix cornélien entre des partis politiques dont, pour certains, je n’ai jamais entendu parler.

L’occasion est cependant trop belle : travail d’observation.

J’y vais à l’aube, juste assez tard pour ne pas être désignée volontaire pour remplacer un assesseur défaillant, la démocratie belge ayant ceci de chouette qu’elle impose à de braves citoyens honnêtes de bosser pour l’état, contraints et forcés également, sous peine de représailles, et sans dédommagement. Enfin si, je mens, la fois oùsque j’ai été assesseuse (après tout, vous le savez, je suis pour la féminisation des prénoms), j’ai perçu une aumône de 17 eur, qui m’a permis de m’offrir un CD. Assesseur, pour les non belges, c’est donc un « volontaire » qui, dès l’aube, devra aller accueillir les électeurs-toujours-de-bonne-humeur, vérifier leur identité, donner les bulletins de vote et au revoir et merci d’être passé et à la prochaine. Une autre fournée d’assesseurs s’occupera ensuite du dépouillement des bulletins, du comptage desdits bulletins, afin que le citoyen lambda puisse assouvir sa curiosité au plus vite : qui va gagner ces élections et faire en sorte que notre pays devienne un paradis fiscal, un havre de paix financier et non plus un nid d’hommes politiques plus véreux les uns que les autres. On vit d’espoir.

J’y vais donc dès l’aube, juste assez tôt pour éviter les sorties de messe. L’Eglise est en crise, mais c’est fou le nombre de bons chrétiens qui vont à la messe le dimanche.

Les élections ont ceci de passionnant qu’elles rassemblent les foules, toutes castes confondues, l’espace de quelques heures : des enfarinés, des colorés, des pas réveillés, des affairés, des endimanchés, des mal levés, des jean-baskettés, des à quatre épingles tirés, des biens entourés de famille adorée et des esseulés.

Me vlà arrivée à mon bureau de vote, le 69 (ça ne s’invente pas).

Le hasard (mais y’a pas de hasard) fait que devant moi se trouve un homme dont on ne retrouve pas la carte d’identité, appelons-le Auguste. Et pour cause, Auguste a eu le malheur de voter en même temps qu’un homonyme, appelons le Auguste le Premier, lequel a reçu une carte qui n’était pas sienne et s’en est allé vaquer à ses occupations dominicales. A-t-on idée aussi de voter pile au même moment qu’un individu ayant le même nom de famille ! Les cartes étant dotées de photos minuscules en noir et blanc, je comprends aisément qu’il y ait pu avoir confusion. Notre énergumène Auguste, lui, ne comprend pas. Et il s’énerve illico. Et il vocifère. Et il précise qu’il n’ira pas courir après Auguste le Premier. Et il ajoute que les assesseurs n’ont qu’à bien faire leur « boulot », que c’est inadmissip’, qu’ils doivent vérifier. Il va s’évanouir, étranglé par sa cravate du dimanche, s’il continue. Le ton monte, et les assesseurs aimeraient se cacher sous la table de réfectoire qui leur sert de bureau.

Moi j’attends ma carte d’identité, que j’ai déjà localisée, et je m’amuse. Non de la tête des assesseurs angoissés, mais de l’air furibard de notre homme, qui décidément n’a pas dû prendre son café-crème-croissant ce matin. J’ai envie d’intervenir « cher Môssieur, en effet, il y a une erreur, mais restez courtois, l’erreur est humaine », mais je me tais, et j’observe, encore et encore.

Une assesseuse, à moins que ce soit la présidente du bureau, prend les choses en mains et se décide à courir après Auguste le Premier, qui ignore tout du problème, ayant rangé calmement dans son portefeuille une carte d’identité qui n’était pas sienne.

Je récupère ma carte à moi bien à moi rien qu’à moi, je lance un regarde plein de compassion inavouée à l’intégralité des assesseurs (dont trois beaux petits brins de mecs, pourquoi quand moi j’ai été assesseuse, y’avait que des mariés pas beaux ?), et je sors faire semblant de ranger mes affaires près d’Auguste, qui est parti prendre une bouffée d’air frais et dont le teint rouge laisse présager une crise cardiaque imminente.

Au loin, l’assesseuse a retrouvé Auguste le Premier, qui, hilare, l’accompagne volontiers pour un échange standard. Tandis qu’Auguste continue à râler « je veux ma carte d’identité à moi rien qu’à moi, mais rendez-moi aussi ma convocation dûment revêtue du cachet prouvant que j’ai fait mon devoir, et plus vite que ça, c’est inadmissip’, faites votre boulot, vérifiez les cartes, j’ai pas que ça à faire. » L’assesseuse, qui jusque là a gardé son calme, perd patience et remet doucement Auguste à sa place (je lui tire mon chapeau, à la miss, moi qui suis transformée en cocotte-minute, toujours faisant semblant de ranger ma carte d’identité qui, décidément, ne veut pas rentrer dans mon portefeuille, sacrebleu).

Je m’en vais, calmement, profitant de la douceur météorologique, chercher mon 7Dimanche dans un endroit inconnu jusqu’alors, détour électoral oblige.

PS : Auguste : du latin Augustus, signifiant vénérable. J’ai bien choisi, hasard, sacré hasard.

PS 2 : pour qui j’ai voté ? Comme déjà dit, je pense que la gauche défend les assistés, la droit les riches et les écolos les arbres, et je ne fais partie d’aucune de ces catégories. Alors j’ai écrit en grosses lettres rouges sur mon bulletin « ce soir visitez http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/, ça sera plus passionnant que les résultats électoraux. »

PS3 : j’ai enfin placé le mot « lambda », ça faisait longtemps que j’en rêvais.

PS4 : la fois prochaine, je tenterai un échange de cartes d’identité, vu que j’ai une homonyme totale dans ma ville : même nom, même prénom, mais plus jeune, la garce… ça me fera un lifting pour pas cher, ma bonne Dame.

7
jui

Va chercher la baballe

Avec le mois de juin se profile à l’horizon un rendez-vous annuel incontournable : celui de la petite balle jaune qui rebondit qui rebondit qui rebondit : j’ai nommé Roland-Garros.

Etrangement, je n’ai plus jamais été aussi captivée, que dis-je, passionnée par le tennis qu’à l’époque où j’étais étudiante, et où les matches étaient l’alibi parfait pour échapper, quelques heures durant, au blocus tant haï. J’ai toujours géré mes blocus et mes sessions sans surveillance. Si je disais à môman à 16 h « voilà j’ai fini », elle me faisait entièrement confiance, et elle avait raison puisque j’ai toujours bien géré tout ça. Enfin soit, je ne suis pas là pour exhiber fièrement mes diplômes fabuleux (d’ailleurs je n’ai pas de diplôme fabuleux, juste un papelard utile pour entrer dans la boîte et servir patron chéri durant de longues et pénibles joyeuses années).

Le temps des exams est révolu, et depuis, étrangement, le tennis me passionne moins. Ça a tendance à me mettre sur les nerfs, je hurle, je vocifère, je tourne en rond comme une lionne en boîte. C’est plus de mon âge de regarder ça, voilà tout, trop vieille pour subir de telles poussées d’adrénaline.

Dieu sait pourtant que j’étais une acharnée.

Hier, je zappe (chose que je ne fais jamais, sacrilège) et je découvre un joueur français invité dans un talk-show : Fabrice Santoro. Quoiiiiiiiii ? Waaaaaaaw. Il vit toujours ? Incroyable. Il est pourtant de mon époque. Quel âge peut-il avoir ? Google me dit 33. Oh ben, finalement, un tout jeune homme encore. Ça me rappelle avec nostagie l’époque de Lendl, mon chouchou caractériel (qui a dit « qui se ressemble s’assemble ? »), l’arrivée d’Agassi en cycliste rose fluo, Wilander, Chris Evert (sur le déclin, eh oh faut pas pousser, chuis pas si vieille), le Tennis magazine que je m’offrais et que je parcourais avec délectation, Steffi Graf, Mac Enroe le second caractériel, Monica Seles et ses orgasmes à répétition... (vous avez remarqué, pour les hommes je mets le nom, pour les femmes nom + prénom… y’a une raison docteur Psy ?)

Bon, je vais me faire une séquence nostalgie. J’allume la TV.

Justine Henin (ex Hardenne) en demi-finale, ça peut me motiver suffisamment pour ne pas regarder Desperate Housewives saison 3 qui m’attend sagement sur une cassette. Si si si si si, tu vas te motiver Anaïs, t’as du taf, et regarder DH en lisant les sous-titres et en bossant impossible, tandis que là, tu vas juste « écouter » le match, pas regarder.

Et puis, je dois l’avouer, avec ma myopie de ver de terre sous terre, je vois très mal la balle, malgré mon grand écran. De là ousque je vous écris, je ne vois ni la balle ni le score, c’est galère. Or, regarder le tennis sans voir la balle, c’est un désastre, ma bonne Dame.

De toute façon, cette demi-finale sera un désastre. Dès les trois premières balles (à défaut de voir la petite boule jaune, j’entends le son qu’elle fait sur les raquettes, plok, plok, plok, son entrecoupé de petits cris féminins, kiaï, kiaï, kiaï / hon, hon hon), on sent que Justine est largement au-dessus de son adversaire, d’une nationalité et d’un nom qui doivent venir des pays de l’Est, je pense.

En tout cas, j’aurai enfin compris une chose : le pourquoi du comment de la tenue blanche imposée durant tant d’années (et qui l’est encore à Wimbledon). Parce que Juju, elle avait beau être mignonne comme tout en rose fluo, les auréoles sous ses bras n’étaient pas mignonnes, elles…

Allons… un peu de chauvinisme. Vive Juju, vive la Belgique (on s’est vautrés hier au foot, faut bien une compensation).

En parlant de chauvinisme, j’ai encore cru mourir de rire en entendant l’animateur de France 2 (Nelson Monfort ? Chais pas, rien vu, juste entendu je vous dis, mais sa voix me faisait penser à Nelson Monfort… enfin s’il vit toujours) « Comme on l’a dit, trèèèèèès chèèèèèère Justiiiiiineuh, Federer est le plus français des Suisses… et Justine est la plus françai… (il se reprend) francophone des Belges ». Ben voyons, quand on gagne on fait tous partie de la grande famille française, youpiiiie… (Râlez pas, Françaises, Français, malgré votre chauvinisme, je vous adooooore, vous le savez).

tennisptEt un chtit dessin fait en urgence par Flobert, merci ma Flo, t'es une mère pour moi.

 

Add. du 7/6 : merciiiiii Cath, j'oublie en effet l'essentiel : Guillaume Canet dans le public.  Guillaume si tu passes par ici (ce dont je ne doute pas), contacte-moi, je veux juste te proposer d'être ensemble, c'est tout...

3
jui

My fridge

Le chat (dans mes liens) propose de photographier son frigo, et je trouve que ça y’en a être une super idée alleye une fois. Après le contenu de mon sac, je vous expose de plus en plus mon intimité intimement intime en vous offrant mon frigo (enfin l’extérieur, son contenu ne valant rien : yaourts périmés, reste de dim sum, boissons light, sauces pas light et c’est tout, c’est la misère je vous le dis). Très printanier, non ? Moi j’adore, c’est le principal. Dans le Petit Prince, comme ne le montre pas du tout la carte exposée (mais comme elle était verte et que ma cuisine est verte…), celui que je préfère c’est le Renard.

Qui prend la relève de cette grande chaîne « show me your fridge ? » (en anglais ça en jette plus, ne trouvez-vous pas ? ça donne mieux que « montre-moi ton frigo », c’est clair et net comme clarinette.) Informez-moi, que j’aille le voir… vot' frigo chéri. frigo