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jui

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 2 - Dans le métro (13/7/07)

Le métro parisien, c’est l’enfer sur terre, ou plutôt l’enfer sous terre. Oh, il est bien organisé, le métro parisien. Clair et net. Mais il y fait suffocant. De quoi me plains-je, me diront-les parisiens, j’ai un sauna-hammam gratos à mon entière disposition, le pied intégral.

Et puis y’a une foule dans le métro. Je pensais que sur le coup de 10 h du mat, les travailleurs travaillaient, les vacanciers dormaient, les touristes visitaient. Que nenni, à chaque arrêt c’est la même rengaine, et vas-y que je pousse comme un dingue pour entrer (piétinant au passage mes pauvres orteils déjà tellement malmenés par la vie), et vas-y que je vocifère pour sortir, et vas-y que j’entasse mon fourbi, et vas-y que j’écarte mes aisselles puantes.

Parce que ça pue, dans le métro parisien. Ça pue la chaleur. Ça pue la foule. Ça pue la transpiration. Ça pue les odeurs de cuisine.

Malgré tout, il est mimi le métro parisien, typique. Avec ses entrées à l’ancienne. Avec ses couloirs bien arrondis et pavés de blanc bien brillant. Le métro serait vide, juste pour moi, j’adorerais.

Dans le couloir qui me menait de Montparnasse gare à Montparnasse métro (d’ailleurs, pourquoi ce nom de Montparnasse-Bienvenüe – à part pour me saluer of course – avec un tréma sur le U ?), un tapis roulant monstrueusement long. A deux vitesses : 3 km/h pour les croisiéristes ou 9 km/h pour les surfers. J’opte pour le 3 km/h. J’entends d’ici vos sarcasmes, mais sachez que j’avais 26 kilos de bagages, non mais.

Dans ce couloir, donc, pour satisfaire les croisiéristes, une rétrospective de A à Z en chiffres du métro. De A à Z en chiffres ? Ben oui. Exemple (inventé, car j’ai rien retiendu) : A comme artistes qui siègent sur place, B comme bébés nés dans une rame de métro, C comme crottes de chiens trouvées dans les couloirs du métro…J’adore. Je pourrais peut-être retrouver le texte sur le site de la TEC, euh non la STIB, oups non, mais comment ça s’appelle ?

En sortant, je découvre un graffiti : « avis de rêve général ». Extra. J’aime. Et je me prends à rêver que je vis à Paris.

Enfin, j’arrive face à une librairie bien française, et je fais un stock de magazines bien français bien bon marché bien petits formats (tousqu’on n’a pas ici en Gelbique).

Mon bagage passe dès lors à 27 kilos.

Qu’importe, je suis arrivée à destination.Paris_je_t_aimePT

25
jui

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 1 – le départ (13/7/07)

Et voilà, c’est parti pour le grand voyage à l’autre bout de la terre, ou presque… Chargée comme un baudet, moi y’en a être. C’est fou tout ce dont on a besoin pour un si court séjour à l’étranger : des tops pour la canicule annoncée, des pulls pour les soirées déjà fraîches (on va vers l’automne ma bonne dame, mais si mais si), des pantalons à profusion (nécessaires lorsqu’on est maladroite comme bibi), une trousse de toilette digne d’un séjour en Amazonie (remèdes contre le mal de tête de dos de dents de bide d’orteils, crème solaire, crème anti-engelures en cas de grand froid inattendu, de quoi calmer mon estomac en cas de crampes, de quoi faire respirer mes pauvres poumons d’octogénaire), quatre paires de chaussures pour tenir le coup, de quoi lire, de quoi écrire (impératif, de quoi écrire), mon lecteur MP3 pleine de nouvelle musique installée pour cette grande occasion, un pyjama sympa, des cadeaux pour mon hôte, et, last but not least, mon portaaaaap’. C’est fou ce que c’est lourd un portaap’, surtout quand on le porte. Tant qu’il était gentiment sur ma table de salle à manger ou sur la terrasse, je l’aimais mon portaaap’, mais aujourd’hui, il pèse trois tonnes. D’autant que j’ai un énorme sac et un sac à main plein à craquer en sus. Dure vie de la globe-trotteuse.Mais ce portaaaap’ lourd, il est fabuleux : il me permet de vous écrire en direct live du Thalys, elle est pas belle la vie ?

Je suis donc dans le train qui fera arrêt à Charleroi Zuuuuuud et à Mons, avant de foncer sur Paris à la vitesse de l’éclair. Je me sens serrée comme une sardine dans une boîte trop étroite. C’est ça la seconde classe, même pas de prise pour que mon portaaaap’ puisse déjeuner, même pas d’espace pour les pieds.

Par contre, j’ai deux places pour moi, aucun brun ténébreux à l’horizon, du genre qui s’assiérait à côté de moi, s’extasierait sur mon PC et ma vitesse de frappe (ben quoi, avec la quantité de prose que je vous livre chaque jour, vous n’imaginiez pas que je tapais à deux doigts tout de même ?), me demanderait, sans indiscrétion, ce qui suscite un tel engouement. Je parlerais de mon blog, il me confierait être un fidèle lecteur, je lèverais lentement les yeux vers son doux visage et il m’embrasserait tendrement.

Finalement, j’ai un compagnon de voyage à Charleroi Zuuuuuuuuud, en la personne d’un français dont la place, réservée juste devant, est prise ; Il s’avérera qu’ils ont joué aux chaises musicales, le destin ayant fait en sorte qu’il soit à côté de moi. Mais pas de coup de foudre, pas d’engouement, pas de tendre baiser.

Un besoin pressant me tenaille la vessie peu après son arrivée. Allez Anaïs, courage, demande gentiment au monsieur pour qu’il te laisse passez. Allez, fonce. Vingt minutes plus tard, j’oserai enfin… timidité timidité !

Une fois de retour, j’éteins mon portable, je mets Christophe and co dans mes oreilles et je me laisse bercer.

Zouuuuu, je me suis assoupie, la tête contre le clavier du portaaaap’ déchargé… On se réveille, on se réveille, on se réveille. « Mesdames et Messieurs, nous arrivons à Paris Nord, gare terminus. Nous espérons que vous avez passé un agréable séjour à bord du Thalys ». (illu de Mako, merciii Makooo)Paris_je_t_aimePT

23
jui

Fêt’Nat – part II

Depuis quelques années, ma chtite ville de province (mais néanmoins capitaaaaaaaaaaale de la Waaaaalloniiiiiiiiie) organise des bals populaires pour le 21 juillet, outre le traditionnel feu d’artifice (tiré le 20).

J’adore les feux d’artifice. Un par jour me comblerait. Même si les fusées sont toujours pareilles (les spermatozoïdales, les anémones de merées, les dégoulinantes…), même si les namurois prennent un malin plaisir à évoquer le prix de chaque pétard (au bout de dix minutes de fusées, ça devient d’une lassitude lassante), j’aime ça. On appelle ça être une inconditionnelle ma bonne Dame.

Cette année, c’est la béatitude : je suis assise pour mater le feu d’artifesse, oups, pour regarder le feu d’artifice (pffff, elle est naze au possip’ cte blaaaak).

Je me prends un sacré fou rire lorsque deux gamines commentent chaque fusée. Il s’agirait d’adultes, je leur aurais déjà fourré mon poing virtuel en plein visage (comme Laly vis-à-vis de Tatiana dans Secret Story, pour ceux qui suivent ce simulacre de télé-réalité). Mais venant d’enfants, c’est attendrissant. Je sais maintenant les couleurs de fusées qu’elles préfèrent, qu’il ne faut pas que le même type de fusée soit tiré plusieurs fois d’affilée et qu’elles préfèrent telle forme à telle autre. Le plus drôle aura été la conclusion de l’une d’elle, sur un ton tellement sérieux « il faut avouer que c’est quand même beau ». So funny.

Ensuite, je file au bal populaire. L’ambiance bat son plein. Un petit orchestre sans prétention parvient à nous faire gigoter durant plusieurs longues minutes, et une danse à la russe, et une chanson allemande, et une farandole. On échappe de peu à la danse des canards, heureusement car je pense que je m’y serais collée. Et non, je n’avais rien bu c’est juste que, prise par l’ambiance, je ne réponds en général plus de rien.

Une jeune fille fête son anniversaire, le chanteur invite tous les hommes à venir la féliciter par un bisou. Un véritable défilé, c’est de circonstance. (Mais pourquoi j’ai pas mon anniversaire moi, hein pourquoi, pourkwaaaaaaaaaaaa ?)

Je rentre chez moi et je m’endors d’un œil, l’autre scrutant l’enregistrement de Koh-Lanta et de Secret Story.

Photo trouvée sur http://equippro.fr/site/mariage/feuartif

23
jui

Fêt’Nat’ – part I

Autant vous le dire tout de go, le 21 juillet, pour moi, signifie juste une journée de congé à me mettre sous la dent. Pas de bol, cette année, ce jour tombe un samedi. Ça fait deux dimanches à la queue leu leu, pour moi qui n’aime pas toujours les dimanches, c’est dur dur.

D’ailleurs, si je connais l’année commémorée par la fête nationale française, pas moyen de souvenir de l’année belge. J’ai honte. Bon on a fêté les 175 ans y’a pas si longtemps, y’a deux ans, allez je dirais 1830 mais sans certitude, Google, please help meeee. Et puis non. Je n’irai pas vérifier car, entre nous, est-ce que je serai plus heureuse en ayant mémorisé ce type d’événement ? Non. Plus culturée, sans doute. Plus heureuse, non.

Etant donné que samedi dernier, j’ai miré le défilé français, je me voyais mal toiser le belge, un peu de chauvinisme que diable.

Et bien tant en France qu’en Belgique, je trouve ça soporifique au plus haut point. J’admire leur organisation, leur sens du mouvement coordonné, mais ça s’arrête là. A la rigueur, je pourrais admirer les beaux gosses dans leurs habits militaires, mais ils ne sont pas légion (ah ah ah, quel jeu de mots foireux). Et au niveau vestimentaire, ils manquent cruellement d’originalité, 90 % d’entre eux sont en treillis. Mes félicitations vont au groupe vêtu de sahariennes (enfin quelque chose du genre) crème avec béret bleu lavande, mignonne comme tout, cette tenue.

Oh, j’entends un bruit suspect… Je cours zieuter et je repère sept hélicoptères à l’allure militaire. Serait-il possible qu’ils se dirigent vers la capitale ? Aucune idée. Vu leur direction je pourrais m’en assurer, mais vous n’imaginez tout de même pas que je suis capable de déterminer la direction vers Bruxelles à partir de ma terrasse ? Allons, il faut savoir raison garder. On verra bien si je les vois à la TV dans un certain temps, voilà tout.

Bon, les avions et leurs fumées noires/jaunes/rouges vont-ils enfin passer ou me suis-je endormie dans l’intervalle ?

Là, on peut dire qu’on a du bol d’avoir un drapeau tricolore, tout comme la France. Comment font les pays tels le Royaume Uni, le Québec ou le Zimbabwé lors de leurs défilés ?

Bon, vlà la brabançonne, ici aussi je la connais moins que la Marseillaise, mais elle me fait toujours un petit pincement au cœur. On est royaliste ou on ne l’est pas (ne me bassinez pas avec l’origine de la brabançonne, qui n’a sans doute rien à voir avec le royauté, je m’en fiche, na). « Le roi, la loi, la liberté » (ah on dit « le roi », y’a peut-être un rapport), quand je change ces petits mots, les seuls que je connaisse, j’ai toujours un petit chouia de chair de poule.

Voilà c’est fini. Je n’aurai pas vu les avions, snif, ça devait être au début, quand je somnolais. Soporifique, je vous dis. (les hélicos devaient revenir de Bruxelles plutôt qu’y partir).

Dessin trouvé sur le net (avec une grosse fooooote, à moins que ce ne soye faite exprèss)

PS revenez à midi pile (soit au début de votre pause repas) pour lire Fêt’Nat – part IIcerveau-militaire

12
jui

Pariiiiiiiiiiiiiis, me voiciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

ana_s_cong_sptPlutôt que vous l’annoncer en douceur, comme on enlève un sparadrap, tirant poil après poil, faisant durer le plaisir, je vais vous le dire tout de go, comme on arrache brutalement le sparadrap, pour un plaisir immédiat, car mieux vaut souffrir une bonne fois que longtemps : mon blog prend des vacances et moi zossi.

Ne sortez pas vos mouchoirs, ne hurlez pas de désespoir, ne vous suicidez pas par pendaison via écharpe Strelli (sauf à me la céder ensuite par testament).

Je reviendrai. Sauf si un éditeur ou une rédactrice en chef de big méga magazine me déroule le tapis rouge et me fait signer un contrat en or. Donc je reviendrai.

Je pars quelques jours à la capitale des capitales Messieurs-Dames. J’ai nommé Paris.

J’emporte mon portappp’ pour me la péter et assouvir mes pulsions d’écrivaine belch en ribote. Donc y’aura un compte rendu à mon retour… Et je tenterai, si la brousse française me le permet, de me connecter de temps à autres pour venir lire vos commentaires, si commentaires il y a.

Par contre, je ne vous posterai pas un billet par jour comme le font bon nombre de bloggueuses qui s’absentent, je préfère vous faire languir, na na et re na. Et pis vous serez obligés de consulter le blog chaque jour… car je ne vous dirai pas quand je reviens, na na et re na na.

A trèèèès trèèèèèès bientôt.

Merci à Acide pour ce dessin ... Smack.eiffel