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aoû

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 4 – j’ai testé les Bains-Douches… - 15 juillet 2007

Le luxe, y’a que ça de vrai. Je le crie haut et fort, je l’assume, je le veux et je l’aurai (comme l’Amérique pour Sardou). J’adore le luxe (j’ai pas dit la luxure, grosse nuance), les parfums, les grandes restaurants, le caviar, le champagne, les sacs Gucci, les godasses Manolo (juste pour les posséder, pas pour les porter, of course).

Alors, lorsqu’une fois en France, il me fut proposé de tester le grand luxe : les bains-douches, j’ai fait des bonds de fourmi sauteuse (comment, vous ne connaissez pas cette variété de fourmi des îles Fidji ?), j’ai poussé des cris de Sioux, j’ai respiré quelques sels pour éviter l’évanouissement, et j’ai testé les bains-douches. Waaaaaw. Ça vous en bouche un coin, avouez. Anaïs aux bains-douches.

Faut dire que dans mon home sweet home, je ne dispose que d’une vieille baignoire émaillée sur laquelle j’ai fixé une paroi de douche qui balance au gré du vent, et ça me fait mon bain-douche à moi. Pas luxueux, mais propre (enfin quand je le nettoie le détartre le frotte l’astique, soit une fois l’an) et pratique. Basique.

D’abord, je teste la douche. Multi-jets. Idéale pour masser le dos. Un semi orgasme nirvanesque, cette douche. Elle dure, elle dure. Je consomme l’équivalent de six bains mais qu’importe (c’est pas moi qui paie, gnark gnark). Et que je masse l’arrière, et que je masse l’avant. C’est bon pour mon dos, si malmené par le voyage et les soixante-dix – je me mets au français de France, zavez vu - kilos de fringues.

Ensuite, je fonce dans le bain à bulles. Un soupçon d’huile, de l’eau bien chaude, des remous intenses ou plus doux, selon mon bon vouloir. Le bonheur. Relaxant et stimulant à la fois. Douillet et voluptueux. Un plein orgasme nirvanesque, ce bain.

Quand je vous le disais que les bains-douches et moi, c’était à la vie à la mort.

Que d’orgasmes, my gode ! (dessin de Mako, of course)Paris_je_t_aimePT

7
aoû

Trois jours sans TV, chocolat et GSM – jour 1

Lundi 17h00. Et voilà, ça commence bien, j’ai déjà une amie qui me demande confirmation pour notre RV de fin de semaine… suite au SMS qu’elle m’a envoyé. Je prétends que ma batterie est naze et que j’en ai commandé une pour … dans trois jours. My God, je suis sûre que j’ai déjà 635 SMS en attente de réponse. Pourvu que mon fournisseur ne les efface pas en douce d’ici jeudi.

17h01. Mon troisième brownie me fait de l’œil dans le frigo. Me voici condamnée à le laisser se couvrir de poils. J’ai failli manger un biscuit militaire (vous savez, ces grands biscuits carrés à trous), oubliant qu’il était couvert de chocolat. Ouf, je me suis reprise à temps. Mais keske j’ai envie de chocolat, même une miette, même une crotte. Du chocolat. Pitié. Non, je ne craquerai pas.

17h02. Quant à la TV, ne n’ose même plus la regarder, même éteinte. Elle me scrute sans cesse de son œil tout noir. Elle va me faire une déprime, se croire abandonnée à tout jamais. Rien que de savoir que je ne peux l’allumer, je ressens un stress. Sans doute identique au fumeur qui vient d’aspirer sa dernière bouffée. Une angoisse. Une envie. Je ne tiendrai jamais, c’est nin possip. De plus, gros problème, je dois enregistrer l’île de la profanation ce soir sur AB3. (Vous ne croyez tout de même pas que j’allais non seulement ne pas regarder la TV durant trois jours, mais en plus ne rien enregistrer, vous voulez vraiment ma mort ou quoi, bande de sadiques sans cœur et sans reproche). Donc je dois enregistrer AB3. Sauf que j’ai jamais retenu le numéro d’AB3. Pas moyen, je connais la Une, la Deux, TF1, France 2 et 3 et RTL, mais dès qu’on s’éloigne vers Club, les AB ou Plug, je m’emmêle les pinceaux et les boutons de la télécommande. Et pour avoir la certitude que j’enregistre bel et bien mon émission, je n’ai qu’une solution : allumer pour vérifier l’affichage de la chaîne lors du zapping. Je peux, dites ? Si je zappe en vitesse sur AB3 pendant « ça va se savoir », ça compte pas hein ? J’aime pô « ça va se savoir », alors ça compte pas hein ?

17h03. Mostèk (ma chère collègue qui ne met jamais aucun commentaire ici, la vilaine) m’a proposé d’aller voir Harry Potter 14 au ciné ce soir, ça m’occupera. Sympa, hein, la collègue qui ne met jamais aucun commentaire ici, la vilaine. Et pis, je vous le dis mais ne lui répétez pas (toute façon elle vient jamais ici, ou presque), elle m’a incitée à allumer ma TV et vous mentir, « toute façon personne le saura elle a dit ». Paaaaas bieeeeen hein ? Elle m’a aussi conseillé de regarder un DVD sur le PC. Paaaaas bieeeeeen hein ? Un défi est un défi, moi y’en a jamais tricher, et si moi tricher, moi avouer.

17h04. Ce soir, je ne m’endormirai pas en regardant, œil mi-clos, les derniers épisodes de Lost. Je m’endormirai en silence. Bouhouhouhou…

17h05. Et si, en récompense de ce défi tout fou, je m’offrais un écran plasma ? C’est ty pas une chouette idée ça ?

17h06. J’en peux plus…

18h00. Je mange. Seule. Face à ma TV toute noire. Ça c’est dur de chez dur. Chuis pas du genre à allumer la TV pour avoir un bruit de fond, quand je la regarde je la regarde. Mais quand je mange, me faut ma TV. Je compense avec le Ciné Revue, mais c’est vachement plus dur de tenir d’une main une assiette contenant deux patates et une saucisse, de l’autre un plat de rondelles de concombre, et de la troisième le Ciné Revue, je vous le dis !

22h30. Retour du ciné. C’était chouette. L’ami Harry m’a fait oublier, l’espace d’un instant, mes envies de Twiiiiix deux doigts coupe faim, de M&Ms et de Magnum (en fait je déteste les Magnums, c’est gros, c’est écoeurant, la glace n’est même pas bonne, mais suffit de savoir que je ne peux pas en acheter, sauf à arracher le chocolat et à manger juste la glace pas bonne, ça me donne envie – femme je suis, femme je resterai).

22h45. Je vais rejoindre Morphée, et m’endormir dans le silence assourdissant. D’habitude, j’ai honte, je mets toujours un chtit peu la TV avant de dormir, en bonne vieille célibattante solitaire. Allez, je prends une BD, je coupe mon GMS, oups non, il est coupé, banane, et je monte faire dodo… Je passe un instant délicieux en lisant cette BD, Valentine, achetée à Paris et toujours sous blister… Comme quoi se passer de télé à du bon, ça faisait longtemps que j’avais pas autant ri…

Bilan de la première journée : la TV ne m’a pas tellement manqué, mais j’ai palié par le cinéma (qui a osé dire tricheuse ?) ; pour le GSM, aucun manque, pas de fourmillement dans les doigts signe d’une envie de èssèmèsser, rien, juste un espoir de ne pas manquer un message important (qui a osé dire curieuse ?); quant au chocolat, je ressens un manque, totalement psychologique, une simple envie de l’interdit (qui a osé dire gourmande ?).

Rien de grave ! Tout va bien je vais bien. - Dessin customisé par Nuages (lien vers chez lui dans mes blogs de mecs)ecran

4
aoû

Trois jours sans …

troisDans la lignée du sondage des Miss Mako et Flo, alias la Floko Team, et parce que je viens de tomber sur un vieux Flair de 2002 (vive le rangement), où les membres de la rédac’ testaient plusieurs jours sans… Je lance le grand sondage « TROIS JOURS SANS… »

Je m’engage donc, selon les résultats du sondage, à me passer, durant trois longues journées, de ce qui vous fait le plus plaisir, à choisir entre :

a. Trois jours sans chocolat (du tout du tout, même transformé en mousse, en cake, en glace)
b. Trois jours sans GSM (du tout du tout, éteint durant 72 heures)
c. Trois jours sans télévision (du tout du tout, donc même pas de série télé)
d. Trois jours sans blogguer (du tout du tout, vous n’entendrez plus parler de moi)

Vous suivrez bien sûr, le journal de mes « TROIS JOURS SANS… », comment j’ai vécu cette expérience inédite, ou plutôt comment j’ai survécu à cette expérience inédite.

Votez en commentaires, je ferai les comptes, passque moi y’en a pas savoir insérer un sondage comme la Floko Team… (Waw I’m the best) Votez là droite…

Et je compte sur vous pour voter au moins autant de fois que chez Floko, sinon je ferai ma jalouse de chez jalouse, et vous ignorez encore à quoi vous vous exposez (rire démoniaque).

Clôture des votes lundi à 17h, début du test lundi à 17h01.

Sorry d’être si peu bavarde et de ne pas encore avoir répondu à vos commentaires, mais je dois d’ici demain soir engouffrer quinze tablettes de chocolat, envoyer 117 SMS, regarder trente-trois cassettes et douze DVD et préparer cent dix billets à poster lundi avant 17h01. Mieux vaut être prévoyante… (et comme dit en commentaire, ne me ménagez pas, soyez bien sadiques, plus dure sera la sentance, plus mieux sera le journal de mes trois jours sans...)

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aoû

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 3 - Dans les bals populaires (Michel Sardou) – 14 juillet 2007

Je voulais un bal populaire avec un chtit feu d’artifice, le tout typiquement français. Pas un grand bal parisien plein de musique techno à vous exploser un tympan, pas de feu d’artifice grandiose nécessitant d’être présente sept heures avant la première fusée, pas de foule hystérique acclamant le défilé militaire. Moi, emportée par la foule, compressée comme une sardine obèse, trop petite pour voir quoi que ce soit à part le crâne chauve du géant qui siège devant moi ? Non merci.

Je voulais un bal populaire avec un chtit feu d’artifice, le tout typiquement français. Punt aan de lijn.

Et je l’ai eu. Dans la campagne. A Moufleville, euh non, Gantville, ah non voilà : à Mitainville. Un chouette petit feu d’artifice au milieu des senteurs de lavande (et accessoirement de cigarette, rien n’est parfait), tout ça si près de la capitale. Et puis, un petit bal populaire comme je l’imaginais. Manquaient juste les lampions. Il a commencé comme un bal musette, avec tango, twist et autres valses, pour bifurquer tout de go vers Cloclo, Montagné et même Christophe Willems. Moderne, hein !

L’occasion pour moi de me gaver d’instants choisis :

Un grand moustachu ventru qui, au son de « let’s twist again », se prend pour le nouvel Elvis. Et que je me trémousse, et que je me déhanche. Regardez moi, regardez moi, I’m the most beautifull, the biggest, the best.

Une gamine adorable qui nous fait une choré d’Alexandrie Alexandra tout bonnement extraordinaire. Elle se mire en permanence dans une vitrine. Elle le vaut bien. Insouciance de son jeune âge. Elle est heureuse, et ça se voit.

Une ado déguisée en gros poussin, qui bombe le torse pour mieux faire ressortir ses airbags, qui cambre les hanches pour que sa mini jupe fleurie marque bien la courbe de son postérieur. Elle se pense jolie, c’est le principal. Elle a confiance en ses atouts… volumineux.

Un couple qui a, sans doute, pour la première fois, l’occasion de montrer le résultat des cours de danse tout récents. Ils sont harmonieux, ils sont beaux, ils sont épanouis. Ils s’aiment.

Et moi, moi qui bas la mesure, moi qui me dandine, moi qui apprécie ce concentré de France populaire dans tout ce qu’elle a de sympa, rigolo, vulgaire et tellement typique.

Une fête nationale comme on n’en a pas en Gelbique, c’est clair… Enfin, il me reste trois jours pour en avoir confirmation…

Add. du 3/8 : finalement je l’ai eu, mon bal populaire à la Française en Gelbique, avec lampions, danses rigolotes et foule en délire, je vous en ai parlé dans un précédent billet. Youpi. Vive la vie. Vive la Gelgique. Vive les fêt’nat.Paris_je_t_aimePT

1
aoû

Walking garden party

Ce samedi, j’ai ma big méga réception de la mort qui tue pleine de bruns ténébreux.

Dès l’aube, je me prépare, ne lésinant aucun détail. Plus aucun poil sur le corps, excepté sur le caillou, peeling, gommage, hydratation intense, peinturlurage des ongles, un soupçon d’autobronzant sur les parties visibles, brushing (enfin, si on peut dire, vu que brusher une telle tignasse est un challenge quotidien), repassage de la petite robe noire de la mort qui tue et cirage de pompes (ça me fait une bonne préparation, vu le nombre de gens influents que je vais croiser).

A midi, je suis enfin prête. Mon corps est satiné et brillant comme de la soie, ma chevelure ondule comme celle de Pamela Anderson lorsqu’elle court sur la plage à la recherche de noyés à réanimer par un intense bouche-à-bouche, mes ongles sont french-manucurés. Restera juste à entrer dans ma robe et mes chaussures.

Je mange léger, histoire de ne pas ballonner, vous le savez, mon adage est « qui ballonne à midi pète à minuit ».

Petite sieste pour éviter les valises sous les globes.

16h. Il est temps de procéder à une ultime vérification. Tout semble parfait.

J’enfile ma petite robe, lorsque j’entends un bruit régulier mais dense. Je scrute, j’écoute, j’épie. C’est la pluie. Que dis-je, c’est la drache nationale qui fait s’écrouler tous mes projets. Comment me présenter avec une petite robe noire estivale à une garden party (je me la pète grave), qui, comme son nom l’indique, est en plein air (garden = jardin, pffff faut vraiment tout vous explainer).

Drame. Horreur et damnation. Que faire pour éviter le ridicule ? Me rabattre sur les cinquante autres achats faits en prévision de cette soirée. Cinquante achats faits en avril, sous un soleil de plomb. Que des vêtements pour canicule-consécutive-à-réchauffement-planétaire.

En désespoir de cause, je me rabats sur un vieille robe très classe et plus chaude (seul vêtement classe de ma garde-robe, acheté en 1998, porté trois fois).

Je la repasse en vitesse – vingt-six minutes cinquante-deux secondes. J’avais oublié pourquoi je ne la portais jamais. Maintenant je me souviens. A-t-on idée de concevoir des fringues dans une telle matière qui chiffonne au moindre remous du bide, qui devrait se repasser à haute température mais ne supporte que le fer quasi à froid.

Je l’enfile. Première constatation : j’ai grossi. Ou alors le tissu a rétréci au lavage ? On va dire ça. Quoi qu’il en soit, je suis serrée comme un touriste belge sur une plage à Salou en juillet. Faudra juste rentrer le ventre toute la soirée, ma petite Anaïs. Et surtout, surtout, ne jamais m’asseoir. Ça tombe bien, c’est un walking dinner (je me la pète encore grave).

Enfin prête.

Je m’assieds une minute, histoire de mettre huit sparadraps (mes gros orteils me laissent tranquille, merci) et d’enfiler mes chaussures.

Je me relève, entièrement chiffonnée. Tant pis.

Je pars. Je tente de slalomer entre les gouttes de pluie, parce que chaque goutte qui tombe sur cette satanée robe forme une grosse tache foncée qui laissera une auréole au séchage. Je comprends encore mieux pourquoi je n’ai jamais porté cette robe merdique.

En rue, des dizaines de grosses flaques monstrueuses. Je sens que, comme dans un film comique, un 4x4 va surgir et foncer sur moi, m’aspergeant de dizaines de litres d’eau de pluie. Pitié, tout mais pas ça.

Je me scrute dans chaque vitre de voiture que je croise. N’est-ce pas que les vitres de voitures tassent la silhouette. Hein. Hein ? Rassurez-moi, je ne suis pas comme cette grosse chose que je vois là, dans la vitre de cette Mercedes ? Je teste une Audi, une Smart, une Clio. Toujours pareil. Je vous dis que les vitres grossissent, elles sont bombées. Rentre le ventre, ça ira mieux.

J’arrive. C’est magnifique. J’ai très froid, bien fait de ne pas mettre ma petite robe noire estivale, je la garderai pour ma prochaine réception, en août 2018.

Une grosse médéme à collier de perles s’extasie sur la décoration auprès de son hôte « c’est maaaaaagnifiiiiiiiiiiiiiiique, splendiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiide, supèèèèèèèèèèèèèèèèrbe, félicitations ! ».

Un ersatz d’Einstein déambule durant des heures, ne parlant à personne, savourant son caviar.

Des dizaines de clones masculins, tous vêtus d’un costume bleu et d’une cravate rayée, dégustent à petites gorgées du champagne de qualité.

Une anorexique végétarienne scrute consciencieusement les quatre légumes vapeur qui ornent son assiette, pour n’en choisir qu’un.

Quelques piliers de comptoir se font remarquer.

Un octogénaire s’empiffre comme s’il sentait la fin toute proche, histoire de faire une provision de foie gras pour là-bas.

Aucun brun ténébreux, rien de rien, que des couples heureux, des sexagénaires obsédés et des jeunes premiers pouvant être mes fils. Mon rêve m’explose en plein visage.

La soirée se poursuit. Je me délecte de steak tartare arrosé de grains de caviar (steak tartare, c’est le mot snob pour dire américain ; caviar, c’est le mot snob pour dire caviar). J’avale de longues rasades de champagne, comme si je devais ne plus jamais en boire. Je goûte à tout, comme un jeune enfant qui découvre le monde et ses saveurs.

Tout est délicieux. Je me prends pour Pretty Woman aux meilleurs moments de son existence. Je suis Cendrillon au bal. Je suis Andréa (du Diable s’habille en Prada) à son premier défilé de mode. Le buffet de desserts arrive : l’apogée des sens. Outre les mousses au chocolat absolument divine, je déguste un jus de fraises à la menthe, servi dans des sortes d’éprouvettes. So chic.

La soirée touche à sa fin. Mes orteils ont doublé de volume. Ma robe ressemble à une loque à reloqueter. Mon maquillage a coulé. Mes cheveux sont frisés par l’humidité.

Je me suis amusée. Je rentre chez moi en citrouille. Je m’endors, des étoiles plein les yeux.

Le dessin est de Miss Trop, que je remercie et dont je salue le talent. Vous pouvez la trouver dans mes liens d'artisssss', à M comme Miss (quééén logique)glamour