30
aoû

La vraie vie d’Anaïs Valente

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A 75 % (ou presque), vous avez choisi la passion (découvrir ma vraie vie pas passionnante du tout) plutôt que la raison (découvrir la fin de mon séjour parisien du 14 juillet).   Et comme le lecteur a toujours raison, voici donc…

La vraie vie d’Anaïs Valente

Connaissez-vous cette émission philosophique diffusée chaque dimanche sur Plug (j’imagine qu’elle doit bien passer quelque part en France aussi) : « la vraie vie d’Eve Angeli ».  Je n’ai vu que deux épisodes, mais cela m’a suffi pour cerner la chose.

Eve Angeli est une chanteuse française au QI de souris (et encore, je suis pas sympa pour la souris, mais soit).   Je vous jure qu’elle chante. Elle n’a eu qu’un succès, « avant de partir », ensuite elle est partie (waw admirez la bonne feinte) sur la mauvaise pente et n’a plus sorti que quinze best of (j’ignore encore comment faire un best of avec un seul succès, mais soit).  

Comme la gloire passée ne revenait pas, elle a participé à une passionnante émission de télé-réalité : la ferme célébrités (dont le nom aurait dû être « la ferme ex-célébrités », mais soit).  Pour l’occasion, elle est devenue blonde, et elle a très bien fait : elle montrait ainsi sa vraie nature.  Et par ailleurs, ça a dû lui rapporter un peu de soussous dans la popoche.

Comme la gloire passée ne revenait toujours pas, elle s’est lancée dans ce nouveau type de concept : « la vraie vie ».  Un concept qui doit également rapporter des soussous dans la popoche, à défaut de lui permettre de chanter sur une vraie scène avec un vrai public.  Mais quel est-il, ce concept ? Eve est filmée, avec son tendre compagnon au QI de rat (n’allez pas le répétez au mien, de rat, que j’ai osé le comparer au mec d’Eve Angeli, il risquerait de me faire la tronche durant six mois, voire plus).  Filmée en permanence.  Durant ses journées trépidantes.  On y apprend des choses extraordinaires.  Qu’elle a deux perroquets qui attirent les mites, qu’elle aspire quotidiennement (les mites, pas les perroquets).  Qu’elle se dit intelligente mais inculte (si elle est intelligente, moi je suis Einstein – par contre je suis sans doute aussi inculte qu’elle).  Qu’elle a deux chiens dont elle ramasse les crottes. Qu’elle se balade toute la journée en maillot pour profiter au maximum de sa piscine.  Que sa voiture et ben elle a deux phares, même qu’on dirait une tête de buffle.  Que sa maison de disques n’a pas renouvelé son contrat (là c’est un coup dur à faire pleurer dans les chaumières) et qu’elle en est réduite à chanter lors des foires au salami, à faire la photo de la pochette son futur succès dans son living et à enregistrer une chanson proposée par Michel (le compagnon à QI de rat).  Elle aurait voulu une chanson à texte, afin de montrer à son public (deux fans) qu’elle sait chanter « profonde ».  Mais bon, Michel, il veut pas compliquer les choses : faut pas qu’elle chante des phrases dont elle ne saisit pas le sens.  

Et bien moi je vais vous le dire, malgré ce qui précède, je l’aime bien Eve Angeli.  Elle respire la gentillesse et la candeur.  Elle rame comme une dingue pour se faire une petite place.  Elle ne fait pas souvent les bons choix, semble-t-il, car se faire filmer au moment précis où sa maison de disques la vire, ça la fout mal, très mal.  J’ai un soupçon de pitié pour elle, à voir tout ce qu’elle est capable de faire pour parvenir à son rêve : être chanteuse.   Parce qu’avoir un rêve, c’est grandiose dans une vie d’humain.  Parce que très peu d’entre nous ont un rêve qui les motive au quotidien.  Donc voilà, je l’aime bien, cette petite fille qui croit vivre dans un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, dans un monde où les requins qui l’entourent ont pour elle apparence de gentils bisounours.

Et puis, tout bien réfléchi, c’est peut-être la bonne solution.  Alors, en regardant un troisième épisode passionnant de « la vraie vie d’Eve Angeli », j’ai eu une idée. Je vais vous proposer un concept identique : « la vraie vie d’Anaïs Valente ».  Pour qu’enfin vous compreniez combien ma vie est trépidante, passionnante, originale et pleine de peps.  Vendredi : Anaïs se lève, se brosse les dents, prend une douche rapide, nourrit le rat, part bosser, bosse, bosse, bosse bosse, profite de sa pause dîner (déjeuner pour la France) avec collègues chéries (médisance, ragots, rouspétances et lamentations au programme), bosse, bosse, bosse, revient at home, avale en vitesse un souper frugal, se goinfre de brownies/glace/melo cakes en regardant Secret Story, zappe ensuite sur Newport Beach et finit en beauté avec Koh Lantah, va faire dodo avec Mister Vibro.  Samedi : Anaïs se lève, se brosse les dents, prend une douche rapide, nourrit le rat, traîne en pyjama et déjeune (pain au chocolat, jus de fraise, lait de soja cacaoté) en zieutant les derniers épisodes de Heroes sur cassette, somnole lourdement devant la TV, met à jour son blog, vérifie le nombre de lecteurs et d’où ils viennent, envoie quelques mails à Flair histoire de les supplier encore et toujours de lui proposer une chronique, écrit deux trois billets pour le blog, contacte ses dessinatrices adorées pour leur proposer une nouvelle idée saugrenue, fait pipi, se prépare une lasagne Farniente, trempe ses pieds dans une bassine d’eau froide pour supporter la chaleur (à défaut de piscine), va faire ses courses (un kilo de pâtes, un bocal de sauce, une bouteille de soda light, un paquet de biscuits, trois oranges, deux bananes), travaille quelques heures sur ses articles intellectuels (ressources humaines et management, ça fera bien de me voir bosser sur ça dans « Ma vraie vie »), se replonge dans son blog, ouvre un document blanc pour y écrire un best seller, réfléchit, referme le document blanc (ça sera pour plus tard), regarde l’île de la tentation, va se coucher avec Mister Vibro, éteint la lumière et ronfle un tantinet.  Fin de l’épisode.  

Pour une suite à la vraie vie d’Anaïs Valente, tapez 1, pour ne plus rien savoir d’Anaïs Valente et de sa vraie vie trépidante, tapez 2.

Pour tout savoir de la vraie vie d’Eve Angeli…

Illu de Flo, de la Flokoteam...

26
aoû

Mon sac du marché

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Profitant de cette semaine de congé, j’ai décidé de me la jouer bobonne : je suis allée faire mon marché.  Je saisis mon cabas (alias le joli sac de plage offert par Bibichette, qui a déjà pris ses marques dans mon intérieur) et c’est parti.

Y’a un monde fou sur le marché, à croire que personne ne bosse dans cette ville : des mémés pensionnées, des mères de famille nombreuses, des chiens et des stands à perte de vue.

Je veux un poulet rôti.  Chaque semaine, à l’aube, lorsque je vais bosser, je me délecte de ces effluves de poulet rôti.  Aujourd’hui, je vais le manger, mon poulet rôti.

J’ai trouvé ma nouvelle profession : je vais faire chômeuse professionnelle.  Parce que j’aime bien faire mon marché, rentrer paisiblement chez moi, sous un léger soleil, préparer mon petit repas sous le regard intrigué du rat qui ne s’en est toujours pas remis et qui craint de se voir transformé en Remy et de devoir vivre sur ma tête à me guider dans mes périgrinations cuisinesques (il a dû voir Ratatouille durant la nuit), déguster gentiment le fruit de mes efforts et m’endormir devant Amour, Gloire et Beauté, à moins que ce ne soit Les Feux de l’Amour, meuh non je rigole, je ne suis pas tombée si bas (« pas encore », ricaneront certains).

J’ai aimé cette petite journée pantouflarde, uniquement entrecoupée par quelques visites à ma boîte mail et quelques travaux d’écriture (indispensable à mon équilibre psy).

Voici dès lors le contenu de mon sac de marché :
Un poulet rôti version célibataire (c’est un nain ce poulet, le nanisme existe-t-il dans la famille des poulets ?)
Un ravier de champignon à cuire
Un concombre à éplucher (my god, en suis-je encore capable ?)
Un ravier de fraises comme dessert
Le Ciné Revue, tradition oblige

Vive mon home sweet home.

Et une illustration prêtée par Cyberbv, que je remercie infiniment (elle est dans mes liens d’artiiiisssss’ à C pour cyber - faut tout vous dire ma parole).
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25
aoû

Une bloggueuse sachant blogguer est une bonne bloggueuse

Je me dois de l’avouer, je suis une mauvaise bloggueuse.  Je n’ai aucune des caractéristiques de la bloggueuse type.

La bloggueuse type est parisienne, ou à défaut française.  Moi je vis dans un bled paumé de Gelbique, et j’ai la Meuse en guise de Seine.

La bloggueuse type est fashion victim.  Elle suit les collections au jour le jour.  Elle assiste aux défilés parisiens.  Elle connaît les dernières tendances.  Moi je réalise à peine avec horreur, stupeur et tremblements (sans allusion à une célèbre écrivaine belge dont je ne citerai pas le nom, oh et puis si je le cite, ça attirera les chercheurs Google : Amélie Nothomb), que les bottes ne seront bientôt plus à la mode, remplacées par les bottillons, qui me donnent une allure de poule : grosses pattes, mollets de coq.

La bloggueuse type a une penderie gigantesque, qu’elle nourrit quotidiennement.  Elle montre chaque matin à ses lecteurs ses achats de la veille, de grandes marques, mais souvent achetés à prix d’ami (147 eur au lieu de 398, affaire du siècle).  Ma penderie à moi, elle menace de faire une indigestion chaque fois que je l’ouvre, et de me régurgiter des pulls dévorés par les mites depuis onze ans au bas mot ou des fringues jamais portées car achetées sur un coup de folie (genre pantalon orange style bonhomme Michelin, cache-cœur à papillons verts ou bottes vert sapin impossibles à assortir).  De plus, j’ai rien à me mettre, donc rien à vous montrer. 

La bloggueuse type va à l’institut chaque semaine.  Elle connaît toutes les nouveautés.  Sa coupe ticket de métro est parfaite.  Ses poils sont anéantis.  Son maquillage est permanent et elle permanente ses cils.  Moi je ne confierais pour rien au monde mon intimité à une esthéticienne grande blonde et taille 34, car au-dessus de mon intimité, y’a mon bide, et mon bide, je le montre à personne sauf au rat.  Mes cils sont petits et raides et je n’ai fait qu’une permanente dans ma vie, de cheveux, ce fut un fiasco et je me souviens encore des rires de mes compagnons de classe.

La bloggueuse type se tartine de crèmes Dior, Chanel ou d’autres grandes marques dont j’ignore même le nom.  Quand la situation devient grave, savoir quand elles passent le cap fatidique de 24 ans (à partir de 25, la ride s’installe) elles se font botoxer.  Moi j’oublie chaque soir de me tartiner de Nivéa à 12 eur.

La bloggueuse type est à la pointe du progrès.  Elle a un GSM dernier cri, auquel est attaché un truc de GSM (Mako m’a dit comment ça s’appelait mais j’ai déjà oublié) criblé de Zwarovski (ou, mieux, de diamants).  Elle a un Ipod qui tient dans une boucle d’oreille.  Moi, je dois recharger mon GSM tous les jours, c’est ça le problème avec les vieux modèles Nokia qui pèsent 510 grammes.  Je n’ai qu’un lecteur MP3 tout griffé tout moche.

La bloggueuse type a un sac Vuitton ou Chloé, qu’elle s’est offert avec son salaire de journaliste et qu’elle revendra dans trois mois sur Ebay.  Moi je viens de m’offrir un joli sac Esprit à 49 eur et je l’adorerai encore trois ans au bas mot.

La bloggueuse type adore faire des billets sur les produits de beauté, les gloss, les crèmes miracles, les parfums, les mascaras qui recourbent tellement les cils que ça finit par faire des cicatrices sur les paupières…   Moi j’ai beau me dire chaque matin, allez, tu vas trouver un sujet bien femme, bien glam’.  Rien.  J’ai que des idées sur le monstre du loch ness, les séries télés ou des sondages à la noix qui n’ont aucun succès. 

La bloggueuse type a en tête le synopsis d’un bouquin génial, drôle et tout.  Moi je ne parviens pas à disserter sur un sujet durant plus d’un billet.  Pas moyen d’avoir un fil conducteur, une ligne directrice, une histoire quoi.

La bloggueuse type est belle, blonde et grande, et puis mince, et puis elle marche sur des échasses, et puis voilà. 

Et puis na.

Chuis une bloggueuse contre nature.  Mais je promets de m’améliorer.  Choisissez un sujet bien fashion, bien in, je promets juré craché de le traiter.  Voici venue l’ère du blog à la carte (après le billet au choix – tout prochainement sur vos écrans).  A vos claviers.

Merci à Benjamin Lacombe qui m’a si gentiment autorisée à illustrer mon billet avec ce dessin tellement représentatif de celle que je suis…  Vous découvrirez ses œuvres ici.

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19
aoû

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 6 – j’ai vu la Tour Eiffel – I saw the Eiffel Tower ! – 16 juillet

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Et franchement, je suis super déçue.  Elle m’a semblée bien plus petite que dans mon souvenir.  Vraiment petite, mais jolie, colorée, originale.  Tellement petite, seulement.  Par contre, je trouve fabuleux que le coq wallon se trouve juste à côté, quel vibrant hommage à mon plat pays.  Merci la France, je n’en attendais pas moins de toi.  J’en suis tout émue.  Merci la France, du fond du cœur et des boyaux.

En guise de remerciement, je te chante ton hymne national : « ô France, ô mère patriiiiie… le jour de goire est arrivé… Sarko, la loi, la liberté. »

Vous voulez des photos ?  Voici des photos.

13
aoû

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 5 – séance shopping – 16 juillet

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Me voilà dans la ville de la mode et de la haute couture par excellence.  Oserais-je me ruer dans la boutique Strelli histoire de m’offrir une écharpe de Paris ?  Non.  Oserais-je visiter les boutiques Chanel, Prada, Dior et autre Gucci ?  Je crains d’être refoulée à l’entrée, telle Julia Roberts dans un rôle de Pretty Woman à qui de sordides vendeuses avaient refusé de vendre quoi que ce soit.  Je ne subirai pas cet affront.  Na.

Je me retrouve donc au « Bon Marché » qui, comme son nom ne l’indique pas, regorge d’articles de luxe pas bon marché du tout du tout du tout.

Je repère immédiatement un rayon entier de sacs Prada.  J’avance, telle une chatte prête à se ruer sur le moindre rat qui passe par là.  Mon œil se fait brillant.  Mon poil se fait doux (façon de parler, je n’ai pas encore décidé de refuser purement et simplement l’épilation, mais j’y songe).  Mes oreilles sont dressées.  Ça y est.  J’ai touché un sac Prada.  Ma vie ne sera plus jamais la même.  Pourtant, je ne les trouve même pas jolis, ces sacs, je préférerais m’offrir ce petit sac argenté que j’ai dévoré des yeux aux Galeries Lafayette (150 eur seulement, à vot’ bon cœur M’ssieurs Dames).  Je n’ose demander le prix du sac que j’ai touché, imaginant déjà les gros titres dans la presse people « la célébrissime bloggueuse Anaïs est décédée hier d’une crise cardiaque foudroyante.  Elle shoppingait calmement à Paris depuis quelques heures lorsqu’elle s’est effondrée.  Les secours ont rapidement été avertis, mais rien n’a pu être fait pour la ramener à la vie.  Par testament, elle a fait don de son blog à la science ».

Je m’éloigne rapidement du rayon Prada, histoire de ne pas faire chauffer la carte bancaire, d’autant que ma possibilité de découvert est largement inférieure au prix d’un sac Prada… enfin j’imagine.

Je déambule dans les rayons, Sonia Rykiel, Chloé… et j’en passe, louchant sur les robes de couturiers exposées par ci par là, les parfums capiteux et les sous-vêtements qu’on aurait peur d’enfiler.  

J’entre ensuite dans la maison de Hansel et Gretel : la grande épicerie de Paris du Bon Marché.  Un rêve éveillé : des sirops de barbapapa, de violette, des confitures à tout, des macarons colorés qui me font saliver, des chocolats luxueux, des truffes (la vraie, la truffe de forêt vénérée par les cochons ou les chiens pisteurs, pas la bête truffe en chocolat), des yaourts au nougat, et même du sirop de Liège et des langues de chat de Geluck (bande de faux belges).  Le magasin du bonheur.  Hors de prix, bien sûr.  

Je me mets à fantasmer : un jour, je viendrai à Paris tous les mois faire mon shopping à la grande épicerie de Paris du Bon Marché, je rangerai mes modestes achats dans un cabas Prada…  Un jour.

Je quitte ce lieu de perdition pour visiter quelques friperies plus abordables.  Les vendeuses sont hautaines.  Elles ignorent l’usage des mots « bonjour » et « au revoir ».  C’est peut-être tout bonnement une habitude typiquement belge, de dire ces petits mots magiques.  Je repère une blouse, j’ose demander son prix (10 eur) je l’essaie, je l’aime.  Je passe à la caisse.  Oups, elle est passée à 15 eur.  C’est la technique du marchandage inversé, qui dit mieux ?  Vexée, je n’achète pas, na. (quelle parisienne veut bien aller me la rechercher ma blouse, je me meurs sans ma blouse, je veux ma blouse, pitié rendez-moi ma blouse).

En rue, je croise le regard d’un vieil homme à collier de barbe blanc et à face écrasée, style bouledogue.  Il se rend au pressing, dans sa grosse voiture.  Il ressemble étrangement à ce célèbre français dont j’ai oublié le nom.  Soudain, je réalise que je suis à Paris.  Il s’agit bien de ce célèbre français dont j’ai oublié le nom.  

Cette séance shopping me fut tout de même profitable… voici en exclusivité mondiale mon sac de courses parisiennes…

De gauche à droite :
-    l’intégralité des magazines féminins français petit format, tellement moins chers que dans mon chtit pays
-    le carnet de gribouillages pour les adultes qui s’ennuient au bureau (à mourir de rire, parce que tant qu’à mourir, autant le faire au bureau, ça rapportera sans doute une bonne prime pour mes héritiers)
-    trois DVD romantiques à souhait : Prête-moi ta main, The holiday et Hors de prix
-    trois fleurs de douche multicolores et quelques couverts anti-griffe pour cuisiner, le tout en provenance d’Ikéa (je sais, faut le faire, aller chez Ikéa durant un séjour parisien)
-    un top blanc offert avec le DVD The holiday (d’ailleurs y’a ‘The holiday’ écrit dessus)
-    une jolie blouse achetée chez Kookai (passqu’en Belgique on n’a plus de magasin Kookai, enfin en tout cas pas dans ma ville, sniffitude absolue
-    la BD Valentine, hilarante, sorte de pastiche des magazines féminins (c’est le tome trois, je cherche depuis lors désespérément les tomes 1 et 2)
-    le Tshirt Sonia Rykiel offert gracieusement avec un magazine, taille 30, impossible à enfiler (soit les françaises sont filiformes, mais ça ne m’a pas marquée, soit il a rétréci avant lavage, bisque bisque rage – je me console en me disant que ça fera bien dans ma garde-robe, du Sonia Rykiel)
-    deux jolis sacs du Bon marché, histoire de me la péter dans ma petite ville et d’y fourguer tout ce dont j’ai besoin pour aller bosser : mon casse-croûte, mes magazines, mon lecteur MP3, mon déo, mon bouquin, mes médocs, mon parapluie, ma crème solaire (vive la Belgique), mon gilet…
-    « et ce machin vert tout en haut ? » me direz-vous.  C’est le treillis trouvé (enfin « trouvé » n’est peut-être pas le mot adéquat, vu qu’il m’a coûté bonbon) dans un magasin de jardinage (ça va je sais, on n’est pas à Paris pour écumer les magasins de jardinage, mais j’en cherchais depuis des lustres, de ce treillis qui me permet de m’isoler sur ma terrasse, à l’abri de tous regards ou paparazzi).

Voilà, c’est fini…

(NB : c’est Albert Jacquard, le ratatiné à collier).

Add. de 22h32 : j’ai oublié le livre « le français à l’école primaire », trouvé en brocante, passqu’on a toujours besoin de s’améliorer, et surtout, vu l’ancienneté de l’ouvrage, pour voir quelles phrases ils utilisent pour instruire les gamins : « accordez «’j’ai utilis… mon sex toy hier »

 

paris