18
sep

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Anaïs is back.  Anaïs is tired.  Anaïs is exhausted.

Je le savais que c’était plus de mon âge de faire ainsi les Wallos, à grands coups de godets de péket à tous les goûts.  Je l’avais bien dit je l’avais bien dit je l’avais bien dit (cf Schtroumpf à lunettes).

J’ai donc goûté le péket au vrai jus de fraises (absolument incontournable), puis le péket violette (absolument régressif), puis le zizi coin-coin (absolument léger), puis le péket spéculoos crème (absolument divin), ensuite le péket banane crème (absolument écoeurant, ensuite le péket cuberdon (absolument immonde, il goûte le sirop Actifed de mon enfance), puis, puis, puis…

Puis j’ai fermé les yeux un bref instant.

Je ne sais plus pourquoi, je ne sais plus comment, je ne sais même plus quand, mais à un moment, je me suis dit, à moins que je l’aie pensé, ou que quelqu’un me l’ait suggéré aux travers des brumes alcoolisées, bref je me suis dit « Ma petite Anaïs, ça va suffire maintenant.  Il te faut trouver un homme, un vrai.  Y’en a des centaines à disposition ce soir.  Sers-toi ».

Et je ne sais plus pourquoi ni comment ni quand, mais je me suis mise à donner des canards à tous les hommes qui passaient.  Et comme j’avais un petit carnet spécialement conçu pour noter quelques infos croustillantes à vous conter à mon retour, j’en ai fait usage, non pour conter, mais pour compter.  Je ne me souviens plus trop des tenants et aboutissants de cette soirée pelles, mais j’ai retrouvé, chiffonné au fond de ma poche, le papier sur lequel j’avais consciencieusement (si tant est que j’aie pu encore avoir conscience de quoi que ce soit) comptabilisé mes proies.

Résultat ?

IIII IIII IIII IIII IIII
Aaaaaargh.  My god, faites que ce soit un rêve.

Et j’ai rouvert les yeux.

Si vous, hommes, vous souvenez qu’aux Wallos 1998 à Namur, une dingue vous a littéralement sauté dessus pour vous embrasser, en vous susurrant « un petit kissou ? », par pitié, passez votre chemin.  Y’a prescription.

Quant à mes Wallos 2007, et bien je vous en parlerai … un autre jour…
Une photo de Bia-Bouquet 
WALLONIE

15
sep

Veuillez excuser cette interruption de programme...

…totalement dépendante de ma volonté.  En grand namuroise que je suis (et vous le savez, je sais que vous le savez), ce week-end est très particulier.

Je ne pourrai dès lors garantir la publication d’aucun message durant ces quelques jours.

Tout au plus, je vous promets de me traîner au PC demain afin de vous éditer la parution de 7Dimanche (mais comment vais-je me traîner jusqu’à la boulangerie, y’aurait pas un livreur dans la salle ?)

Bon, je pars tester le péket cuberdon, le péket spéculoos, le péket violette, le péket framboise, le péket poire, le péket anis, le péket citron, le péket hamburger, le péket barbapapa, le péket cabillaud, le péket crotte, le péket fiente de pigeon, le péket vomi, le pékcoma éthylique…

Dessin de Bob, que je remercie (même si ce Tshirt jaune couleur bataillon des Canaris ne me flatte pas le teint).  Rassurez-vous, je n'ai pas l'ego de ce personnage...

walpt

1
sep

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 7 - the come back – 16 juillet

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Gare du Nord.  Paris.

17h50.  Mon train est à 19h13.  Je suis en avance.  Très en avance.  Je me chope une place sur un banc dans une mini salle d’attente.  La lutte est perceptible, chacun veut son bout de banc, mais j’ai une place, j’y suis j’y reste.

J’ai faim, j’ai soif, j’ai chaud, je dois faire pipi (et je suis une grande râleuse devant l’éternel, je sais).  Le brouhaha est tel que je n’entends même plus Christophe me prouver qu’il est élu produit de l’année, c’est un scandale.

Séquence observation :

Une jeune fille dont la valise est saucissonnée dans du film plastique.  Etrange.  Cacherait-elle une bombe prête à exploser ?

La superbe voix SNCF me dit « ne laissez pas vos bagages sans surveillance, pour des raisons de sécurité, tout bagage laissé à l’abandon sera enlevé par la police ».  

Si cette jeune fille laisse sa valise plastifiée plus de trois secondes seules, je ne réponds plus de rien.  Parano, moi ?  Meuh non.

Un jeune homme travaille sur un joli PC tout d’argent revêtu.  Je prendrais bien le mien pour vous écrire tout ceci, au lieu de le griffonner sur mon carnet magique, mais j’ai peur qu’on ne me repère avec, qu’on me le vole, qu’on me l’arrache des mains.  Parano, moi ?  J’attendrai d’être dans le train, c’est plus sûr.

Marc Lavoine me chante « Paris, Paris… ».  Il tombe à pic.

Deux jeunes touristes à chapeau noir jettent violemment leurs sacs au sol : un énorme sac à dos, un second sac tout aussi énorme, un étui plastifié allongé (contenant une bombe ?).  Ils jettent ensuite leurs deux carcasses sur les sacs, harassés qu’ils sont.  Ils s’endorment presque et ont l’air aussi désespérés que moi avec tous leurs bagages.

Entre Marc Lavoine et Anastasia, la voix SNCF me parle à nouveau « restez attentifs et vérifiez les panneaux ».  Aaaaaaaargh, glups, je n’ai pas entendu le début. Keskispass ?  Mon train est annulé ?  Je vais devoir loger sous les ponts de Paris, à la merci des SDF tueurs en série.  Parano, moi ?

Un top model semble en partance.  Elle est belle, mais belle, et mince, mais mince.  Moi je suis petite et grasse, c’est indéniable.  Demain, régime.

J’ai mal partout, je me sens comme une pauvre petite chose perdue.  Et l’heure qui n’avance pas.

Toujours Anastasia en fond sonore.  Left outside alone.  De circonstance.   Qui me rappelle une autre circonstance : moi, sur le pont d’un bateau, dansant seule.  Et si je réitérais l’expérience en pleine gare du Nord parisienne ?  A la une de la presse : « Une jeune belge internée d’urgence.  Il semble qu’elle ait perdu toute raison suite à un traumatisme sonore en gare du Nord ».

Dans la cahute à tickets SNCF, ils sont quatre, serrés comme des sardines.  Ça doit sentir le fauve en rut, là-bas.

Je ferme les yeux quelques instants…

Je rouvre les yeux.

Une femme enceinte passe, se tenant délicatement le ventre.  Une seconde femme enceinte à bide monstrueux passe ensuite, suivie d’une troisième habillée de vert pomme.  C’est quoi toutes ces femmes enceintes ?  Devrait y avoir un numerus clausus pour les femmes enceintes.

Une mamy entièrement rose se profile à l’horizon.  On dirait une grosse dragée, ou une barbapapa géante.  Tout est rose, même son turban, même son sac à main, même sa valise.  Son chignon trône tout en haut, bien blond.  Heureusement que le ridicule ne tue pas, ça ferait encore un cadavre dans mon chemin.

Je me tourne vers les « départ – departure – abfahrt ».  Le Train pour Dunkerke est annoncé.  Aaaaargh, je veux voir la mer, elle me manque tant.  Train pour Lille, je rêve d’un shopping.
Clermont, Compiègnes, Chantilly, j’ai faim.  Londres, my dear.  Mons – Charleroi Zuuud – Namur, ah c’est chez moi ça ma bonne dame.  Encore 25 minutes d’attente.

Là où je me trouve depuis une heure maintenant, c’est le jeu de la chaise musicale, toute le monde bouge, moi je stagne.  Ça va finir par intriguer les autorités à force.  Un malabar de la sécurité s’approche.  Zut, j’ai été repérée.  Il s’en va, ouf ouf ouf.  Cinq ados baragouinant une langue étrangère prennent place près de moi, suivies de deux vieilles peaux qui leur piquent les places.  L’une d’elle me tourne le dos.  Elle l’a couvert de grains de beauté, son dos.  L’un d’eux est en relief.  Il est monstrueux.  On dirait un énorme point noir qui ne demande qu’à jaillir de sa cachette.  Il m’hypnotise, je ne parviens plus à détacher mon regarde de lui, de crainte qu’il ne m’explose en plein visage.

Petit à petit, la fourmilière se vide.  Trois militaires armés jusqu’aux dents semblent chercher quelqu’un.  Moi ?  Sûr qu’après quasi deux heures sans bouger, j’ai dû être repérée.  Parano, moi ?

Un pigeon, puis deux.

Un employé au nettoyage s’approche pour récupérer ma bouteille vide et mon emballage de sandwich, que j’ai laissés par terre au pied de mon sac, dans l’attente du départ.  Je tente d’expliquer que j’avais bien l’intention de les jeter, après.  Qu’importe, il n’écoute pas, il est reparti.  Vive Paris et le mutisme de ses habitants.

Mon Thalys est enfin annoncé.  Je suis dans la dernière voiture, c’est une malédiction.  Jamais je ne parviendrai à me traîner jusque là, à hisser mes sacs, à m’installer dans le cagibi qui me sert de place.  Ma voisine est déjà installée.  Je la dérange et m’installe tant bien que mal.  Il n’y a plus de place pour mon gros sac, je l’enfonce en dessous des sièges.

Ma voisine tousse sans cesse, elle a une haleine de chacal en fin de vie.  J’appréhende une virulente attaque d’Ebola, comme dans le monstrueux film Alerte avec Dustin Hoffman.  Film qui m’a traumatisée à jamais.  Parano, moi ?  A Charleroi Zuuuuuuuuud, la malade m’abandonne, ouf, je respire.

Retour au bercail, je m’effondre dans mon canapé, je me rue sur mes cassettes, je kisse le rat adoré et j’allume mon pc chéri.

Les voyages forment la jeunesse… et font vachement vieillir, moi je vous le dis.

THE END

30
aoû

La vraie vie d’Anaïs Valente

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A 75 % (ou presque), vous avez choisi la passion (découvrir ma vraie vie pas passionnante du tout) plutôt que la raison (découvrir la fin de mon séjour parisien du 14 juillet).   Et comme le lecteur a toujours raison, voici donc…

La vraie vie d’Anaïs Valente

Connaissez-vous cette émission philosophique diffusée chaque dimanche sur Plug (j’imagine qu’elle doit bien passer quelque part en France aussi) : « la vraie vie d’Eve Angeli ».  Je n’ai vu que deux épisodes, mais cela m’a suffi pour cerner la chose.

Eve Angeli est une chanteuse française au QI de souris (et encore, je suis pas sympa pour la souris, mais soit).   Je vous jure qu’elle chante. Elle n’a eu qu’un succès, « avant de partir », ensuite elle est partie (waw admirez la bonne feinte) sur la mauvaise pente et n’a plus sorti que quinze best of (j’ignore encore comment faire un best of avec un seul succès, mais soit).  

Comme la gloire passée ne revenait pas, elle a participé à une passionnante émission de télé-réalité : la ferme célébrités (dont le nom aurait dû être « la ferme ex-célébrités », mais soit).  Pour l’occasion, elle est devenue blonde, et elle a très bien fait : elle montrait ainsi sa vraie nature.  Et par ailleurs, ça a dû lui rapporter un peu de soussous dans la popoche.

Comme la gloire passée ne revenait toujours pas, elle s’est lancée dans ce nouveau type de concept : « la vraie vie ».  Un concept qui doit également rapporter des soussous dans la popoche, à défaut de lui permettre de chanter sur une vraie scène avec un vrai public.  Mais quel est-il, ce concept ? Eve est filmée, avec son tendre compagnon au QI de rat (n’allez pas le répétez au mien, de rat, que j’ai osé le comparer au mec d’Eve Angeli, il risquerait de me faire la tronche durant six mois, voire plus).  Filmée en permanence.  Durant ses journées trépidantes.  On y apprend des choses extraordinaires.  Qu’elle a deux perroquets qui attirent les mites, qu’elle aspire quotidiennement (les mites, pas les perroquets).  Qu’elle se dit intelligente mais inculte (si elle est intelligente, moi je suis Einstein – par contre je suis sans doute aussi inculte qu’elle).  Qu’elle a deux chiens dont elle ramasse les crottes. Qu’elle se balade toute la journée en maillot pour profiter au maximum de sa piscine.  Que sa voiture et ben elle a deux phares, même qu’on dirait une tête de buffle.  Que sa maison de disques n’a pas renouvelé son contrat (là c’est un coup dur à faire pleurer dans les chaumières) et qu’elle en est réduite à chanter lors des foires au salami, à faire la photo de la pochette son futur succès dans son living et à enregistrer une chanson proposée par Michel (le compagnon à QI de rat).  Elle aurait voulu une chanson à texte, afin de montrer à son public (deux fans) qu’elle sait chanter « profonde ».  Mais bon, Michel, il veut pas compliquer les choses : faut pas qu’elle chante des phrases dont elle ne saisit pas le sens.  

Et bien moi je vais vous le dire, malgré ce qui précède, je l’aime bien Eve Angeli.  Elle respire la gentillesse et la candeur.  Elle rame comme une dingue pour se faire une petite place.  Elle ne fait pas souvent les bons choix, semble-t-il, car se faire filmer au moment précis où sa maison de disques la vire, ça la fout mal, très mal.  J’ai un soupçon de pitié pour elle, à voir tout ce qu’elle est capable de faire pour parvenir à son rêve : être chanteuse.   Parce qu’avoir un rêve, c’est grandiose dans une vie d’humain.  Parce que très peu d’entre nous ont un rêve qui les motive au quotidien.  Donc voilà, je l’aime bien, cette petite fille qui croit vivre dans un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, dans un monde où les requins qui l’entourent ont pour elle apparence de gentils bisounours.

Et puis, tout bien réfléchi, c’est peut-être la bonne solution.  Alors, en regardant un troisième épisode passionnant de « la vraie vie d’Eve Angeli », j’ai eu une idée. Je vais vous proposer un concept identique : « la vraie vie d’Anaïs Valente ».  Pour qu’enfin vous compreniez combien ma vie est trépidante, passionnante, originale et pleine de peps.  Vendredi : Anaïs se lève, se brosse les dents, prend une douche rapide, nourrit le rat, part bosser, bosse, bosse, bosse bosse, profite de sa pause dîner (déjeuner pour la France) avec collègues chéries (médisance, ragots, rouspétances et lamentations au programme), bosse, bosse, bosse, revient at home, avale en vitesse un souper frugal, se goinfre de brownies/glace/melo cakes en regardant Secret Story, zappe ensuite sur Newport Beach et finit en beauté avec Koh Lantah, va faire dodo avec Mister Vibro.  Samedi : Anaïs se lève, se brosse les dents, prend une douche rapide, nourrit le rat, traîne en pyjama et déjeune (pain au chocolat, jus de fraise, lait de soja cacaoté) en zieutant les derniers épisodes de Heroes sur cassette, somnole lourdement devant la TV, met à jour son blog, vérifie le nombre de lecteurs et d’où ils viennent, envoie quelques mails à Flair histoire de les supplier encore et toujours de lui proposer une chronique, écrit deux trois billets pour le blog, contacte ses dessinatrices adorées pour leur proposer une nouvelle idée saugrenue, fait pipi, se prépare une lasagne Farniente, trempe ses pieds dans une bassine d’eau froide pour supporter la chaleur (à défaut de piscine), va faire ses courses (un kilo de pâtes, un bocal de sauce, une bouteille de soda light, un paquet de biscuits, trois oranges, deux bananes), travaille quelques heures sur ses articles intellectuels (ressources humaines et management, ça fera bien de me voir bosser sur ça dans « Ma vraie vie »), se replonge dans son blog, ouvre un document blanc pour y écrire un best seller, réfléchit, referme le document blanc (ça sera pour plus tard), regarde l’île de la tentation, va se coucher avec Mister Vibro, éteint la lumière et ronfle un tantinet.  Fin de l’épisode.  

Pour une suite à la vraie vie d’Anaïs Valente, tapez 1, pour ne plus rien savoir d’Anaïs Valente et de sa vraie vie trépidante, tapez 2.

Pour tout savoir de la vraie vie d’Eve Angeli…

Illu de Flo, de la Flokoteam...

26
aoû

Mon sac du marché

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Profitant de cette semaine de congé, j’ai décidé de me la jouer bobonne : je suis allée faire mon marché.  Je saisis mon cabas (alias le joli sac de plage offert par Bibichette, qui a déjà pris ses marques dans mon intérieur) et c’est parti.

Y’a un monde fou sur le marché, à croire que personne ne bosse dans cette ville : des mémés pensionnées, des mères de famille nombreuses, des chiens et des stands à perte de vue.

Je veux un poulet rôti.  Chaque semaine, à l’aube, lorsque je vais bosser, je me délecte de ces effluves de poulet rôti.  Aujourd’hui, je vais le manger, mon poulet rôti.

J’ai trouvé ma nouvelle profession : je vais faire chômeuse professionnelle.  Parce que j’aime bien faire mon marché, rentrer paisiblement chez moi, sous un léger soleil, préparer mon petit repas sous le regard intrigué du rat qui ne s’en est toujours pas remis et qui craint de se voir transformé en Remy et de devoir vivre sur ma tête à me guider dans mes périgrinations cuisinesques (il a dû voir Ratatouille durant la nuit), déguster gentiment le fruit de mes efforts et m’endormir devant Amour, Gloire et Beauté, à moins que ce ne soit Les Feux de l’Amour, meuh non je rigole, je ne suis pas tombée si bas (« pas encore », ricaneront certains).

J’ai aimé cette petite journée pantouflarde, uniquement entrecoupée par quelques visites à ma boîte mail et quelques travaux d’écriture (indispensable à mon équilibre psy).

Voici dès lors le contenu de mon sac de marché :
Un poulet rôti version célibataire (c’est un nain ce poulet, le nanisme existe-t-il dans la famille des poulets ?)
Un ravier de champignon à cuire
Un concombre à éplucher (my god, en suis-je encore capable ?)
Un ravier de fraises comme dessert
Le Ciné Revue, tradition oblige

Vive mon home sweet home.

Et une illustration prêtée par Cyberbv, que je remercie infiniment (elle est dans mes liens d’artiiiisssss’ à C pour cyber - faut tout vous dire ma parole).
marche