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sep

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 7 - the come back – 16 juillet

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Gare du Nord.  Paris.

17h50.  Mon train est à 19h13.  Je suis en avance.  Très en avance.  Je me chope une place sur un banc dans une mini salle d’attente.  La lutte est perceptible, chacun veut son bout de banc, mais j’ai une place, j’y suis j’y reste.

J’ai faim, j’ai soif, j’ai chaud, je dois faire pipi (et je suis une grande râleuse devant l’éternel, je sais).  Le brouhaha est tel que je n’entends même plus Christophe me prouver qu’il est élu produit de l’année, c’est un scandale.

Séquence observation :

Une jeune fille dont la valise est saucissonnée dans du film plastique.  Etrange.  Cacherait-elle une bombe prête à exploser ?

La superbe voix SNCF me dit « ne laissez pas vos bagages sans surveillance, pour des raisons de sécurité, tout bagage laissé à l’abandon sera enlevé par la police ».  

Si cette jeune fille laisse sa valise plastifiée plus de trois secondes seules, je ne réponds plus de rien.  Parano, moi ?  Meuh non.

Un jeune homme travaille sur un joli PC tout d’argent revêtu.  Je prendrais bien le mien pour vous écrire tout ceci, au lieu de le griffonner sur mon carnet magique, mais j’ai peur qu’on ne me repère avec, qu’on me le vole, qu’on me l’arrache des mains.  Parano, moi ?  J’attendrai d’être dans le train, c’est plus sûr.

Marc Lavoine me chante « Paris, Paris… ».  Il tombe à pic.

Deux jeunes touristes à chapeau noir jettent violemment leurs sacs au sol : un énorme sac à dos, un second sac tout aussi énorme, un étui plastifié allongé (contenant une bombe ?).  Ils jettent ensuite leurs deux carcasses sur les sacs, harassés qu’ils sont.  Ils s’endorment presque et ont l’air aussi désespérés que moi avec tous leurs bagages.

Entre Marc Lavoine et Anastasia, la voix SNCF me parle à nouveau « restez attentifs et vérifiez les panneaux ».  Aaaaaaaargh, glups, je n’ai pas entendu le début. Keskispass ?  Mon train est annulé ?  Je vais devoir loger sous les ponts de Paris, à la merci des SDF tueurs en série.  Parano, moi ?

Un top model semble en partance.  Elle est belle, mais belle, et mince, mais mince.  Moi je suis petite et grasse, c’est indéniable.  Demain, régime.

J’ai mal partout, je me sens comme une pauvre petite chose perdue.  Et l’heure qui n’avance pas.

Toujours Anastasia en fond sonore.  Left outside alone.  De circonstance.   Qui me rappelle une autre circonstance : moi, sur le pont d’un bateau, dansant seule.  Et si je réitérais l’expérience en pleine gare du Nord parisienne ?  A la une de la presse : « Une jeune belge internée d’urgence.  Il semble qu’elle ait perdu toute raison suite à un traumatisme sonore en gare du Nord ».

Dans la cahute à tickets SNCF, ils sont quatre, serrés comme des sardines.  Ça doit sentir le fauve en rut, là-bas.

Je ferme les yeux quelques instants…

Je rouvre les yeux.

Une femme enceinte passe, se tenant délicatement le ventre.  Une seconde femme enceinte à bide monstrueux passe ensuite, suivie d’une troisième habillée de vert pomme.  C’est quoi toutes ces femmes enceintes ?  Devrait y avoir un numerus clausus pour les femmes enceintes.

Une mamy entièrement rose se profile à l’horizon.  On dirait une grosse dragée, ou une barbapapa géante.  Tout est rose, même son turban, même son sac à main, même sa valise.  Son chignon trône tout en haut, bien blond.  Heureusement que le ridicule ne tue pas, ça ferait encore un cadavre dans mon chemin.

Je me tourne vers les « départ – departure – abfahrt ».  Le Train pour Dunkerke est annoncé.  Aaaaargh, je veux voir la mer, elle me manque tant.  Train pour Lille, je rêve d’un shopping.
Clermont, Compiègnes, Chantilly, j’ai faim.  Londres, my dear.  Mons – Charleroi Zuuud – Namur, ah c’est chez moi ça ma bonne dame.  Encore 25 minutes d’attente.

Là où je me trouve depuis une heure maintenant, c’est le jeu de la chaise musicale, toute le monde bouge, moi je stagne.  Ça va finir par intriguer les autorités à force.  Un malabar de la sécurité s’approche.  Zut, j’ai été repérée.  Il s’en va, ouf ouf ouf.  Cinq ados baragouinant une langue étrangère prennent place près de moi, suivies de deux vieilles peaux qui leur piquent les places.  L’une d’elle me tourne le dos.  Elle l’a couvert de grains de beauté, son dos.  L’un d’eux est en relief.  Il est monstrueux.  On dirait un énorme point noir qui ne demande qu’à jaillir de sa cachette.  Il m’hypnotise, je ne parviens plus à détacher mon regarde de lui, de crainte qu’il ne m’explose en plein visage.

Petit à petit, la fourmilière se vide.  Trois militaires armés jusqu’aux dents semblent chercher quelqu’un.  Moi ?  Sûr qu’après quasi deux heures sans bouger, j’ai dû être repérée.  Parano, moi ?

Un pigeon, puis deux.

Un employé au nettoyage s’approche pour récupérer ma bouteille vide et mon emballage de sandwich, que j’ai laissés par terre au pied de mon sac, dans l’attente du départ.  Je tente d’expliquer que j’avais bien l’intention de les jeter, après.  Qu’importe, il n’écoute pas, il est reparti.  Vive Paris et le mutisme de ses habitants.

Mon Thalys est enfin annoncé.  Je suis dans la dernière voiture, c’est une malédiction.  Jamais je ne parviendrai à me traîner jusque là, à hisser mes sacs, à m’installer dans le cagibi qui me sert de place.  Ma voisine est déjà installée.  Je la dérange et m’installe tant bien que mal.  Il n’y a plus de place pour mon gros sac, je l’enfonce en dessous des sièges.

Ma voisine tousse sans cesse, elle a une haleine de chacal en fin de vie.  J’appréhende une virulente attaque d’Ebola, comme dans le monstrueux film Alerte avec Dustin Hoffman.  Film qui m’a traumatisée à jamais.  Parano, moi ?  A Charleroi Zuuuuuuuuud, la malade m’abandonne, ouf, je respire.

Retour au bercail, je m’effondre dans mon canapé, je me rue sur mes cassettes, je kisse le rat adoré et j’allume mon pc chéri.

Les voyages forment la jeunesse… et font vachement vieillir, moi je vous le dis.

THE END

30
aoû

La vraie vie d’Anaïs Valente

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A 75 % (ou presque), vous avez choisi la passion (découvrir ma vraie vie pas passionnante du tout) plutôt que la raison (découvrir la fin de mon séjour parisien du 14 juillet).   Et comme le lecteur a toujours raison, voici donc…

La vraie vie d’Anaïs Valente

Connaissez-vous cette émission philosophique diffusée chaque dimanche sur Plug (j’imagine qu’elle doit bien passer quelque part en France aussi) : « la vraie vie d’Eve Angeli ».  Je n’ai vu que deux épisodes, mais cela m’a suffi pour cerner la chose.

Eve Angeli est une chanteuse française au QI de souris (et encore, je suis pas sympa pour la souris, mais soit).   Je vous jure qu’elle chante. Elle n’a eu qu’un succès, « avant de partir », ensuite elle est partie (waw admirez la bonne feinte) sur la mauvaise pente et n’a plus sorti que quinze best of (j’ignore encore comment faire un best of avec un seul succès, mais soit).  

Comme la gloire passée ne revenait pas, elle a participé à une passionnante émission de télé-réalité : la ferme célébrités (dont le nom aurait dû être « la ferme ex-célébrités », mais soit).  Pour l’occasion, elle est devenue blonde, et elle a très bien fait : elle montrait ainsi sa vraie nature.  Et par ailleurs, ça a dû lui rapporter un peu de soussous dans la popoche.

Comme la gloire passée ne revenait toujours pas, elle s’est lancée dans ce nouveau type de concept : « la vraie vie ».  Un concept qui doit également rapporter des soussous dans la popoche, à défaut de lui permettre de chanter sur une vraie scène avec un vrai public.  Mais quel est-il, ce concept ? Eve est filmée, avec son tendre compagnon au QI de rat (n’allez pas le répétez au mien, de rat, que j’ai osé le comparer au mec d’Eve Angeli, il risquerait de me faire la tronche durant six mois, voire plus).  Filmée en permanence.  Durant ses journées trépidantes.  On y apprend des choses extraordinaires.  Qu’elle a deux perroquets qui attirent les mites, qu’elle aspire quotidiennement (les mites, pas les perroquets).  Qu’elle se dit intelligente mais inculte (si elle est intelligente, moi je suis Einstein – par contre je suis sans doute aussi inculte qu’elle).  Qu’elle a deux chiens dont elle ramasse les crottes. Qu’elle se balade toute la journée en maillot pour profiter au maximum de sa piscine.  Que sa voiture et ben elle a deux phares, même qu’on dirait une tête de buffle.  Que sa maison de disques n’a pas renouvelé son contrat (là c’est un coup dur à faire pleurer dans les chaumières) et qu’elle en est réduite à chanter lors des foires au salami, à faire la photo de la pochette son futur succès dans son living et à enregistrer une chanson proposée par Michel (le compagnon à QI de rat).  Elle aurait voulu une chanson à texte, afin de montrer à son public (deux fans) qu’elle sait chanter « profonde ».  Mais bon, Michel, il veut pas compliquer les choses : faut pas qu’elle chante des phrases dont elle ne saisit pas le sens.  

Et bien moi je vais vous le dire, malgré ce qui précède, je l’aime bien Eve Angeli.  Elle respire la gentillesse et la candeur.  Elle rame comme une dingue pour se faire une petite place.  Elle ne fait pas souvent les bons choix, semble-t-il, car se faire filmer au moment précis où sa maison de disques la vire, ça la fout mal, très mal.  J’ai un soupçon de pitié pour elle, à voir tout ce qu’elle est capable de faire pour parvenir à son rêve : être chanteuse.   Parce qu’avoir un rêve, c’est grandiose dans une vie d’humain.  Parce que très peu d’entre nous ont un rêve qui les motive au quotidien.  Donc voilà, je l’aime bien, cette petite fille qui croit vivre dans un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, dans un monde où les requins qui l’entourent ont pour elle apparence de gentils bisounours.

Et puis, tout bien réfléchi, c’est peut-être la bonne solution.  Alors, en regardant un troisième épisode passionnant de « la vraie vie d’Eve Angeli », j’ai eu une idée. Je vais vous proposer un concept identique : « la vraie vie d’Anaïs Valente ».  Pour qu’enfin vous compreniez combien ma vie est trépidante, passionnante, originale et pleine de peps.  Vendredi : Anaïs se lève, se brosse les dents, prend une douche rapide, nourrit le rat, part bosser, bosse, bosse, bosse bosse, profite de sa pause dîner (déjeuner pour la France) avec collègues chéries (médisance, ragots, rouspétances et lamentations au programme), bosse, bosse, bosse, revient at home, avale en vitesse un souper frugal, se goinfre de brownies/glace/melo cakes en regardant Secret Story, zappe ensuite sur Newport Beach et finit en beauté avec Koh Lantah, va faire dodo avec Mister Vibro.  Samedi : Anaïs se lève, se brosse les dents, prend une douche rapide, nourrit le rat, traîne en pyjama et déjeune (pain au chocolat, jus de fraise, lait de soja cacaoté) en zieutant les derniers épisodes de Heroes sur cassette, somnole lourdement devant la TV, met à jour son blog, vérifie le nombre de lecteurs et d’où ils viennent, envoie quelques mails à Flair histoire de les supplier encore et toujours de lui proposer une chronique, écrit deux trois billets pour le blog, contacte ses dessinatrices adorées pour leur proposer une nouvelle idée saugrenue, fait pipi, se prépare une lasagne Farniente, trempe ses pieds dans une bassine d’eau froide pour supporter la chaleur (à défaut de piscine), va faire ses courses (un kilo de pâtes, un bocal de sauce, une bouteille de soda light, un paquet de biscuits, trois oranges, deux bananes), travaille quelques heures sur ses articles intellectuels (ressources humaines et management, ça fera bien de me voir bosser sur ça dans « Ma vraie vie »), se replonge dans son blog, ouvre un document blanc pour y écrire un best seller, réfléchit, referme le document blanc (ça sera pour plus tard), regarde l’île de la tentation, va se coucher avec Mister Vibro, éteint la lumière et ronfle un tantinet.  Fin de l’épisode.  

Pour une suite à la vraie vie d’Anaïs Valente, tapez 1, pour ne plus rien savoir d’Anaïs Valente et de sa vraie vie trépidante, tapez 2.

Pour tout savoir de la vraie vie d’Eve Angeli…

Illu de Flo, de la Flokoteam...

26
aoû

Mon sac du marché

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Profitant de cette semaine de congé, j’ai décidé de me la jouer bobonne : je suis allée faire mon marché.  Je saisis mon cabas (alias le joli sac de plage offert par Bibichette, qui a déjà pris ses marques dans mon intérieur) et c’est parti.

Y’a un monde fou sur le marché, à croire que personne ne bosse dans cette ville : des mémés pensionnées, des mères de famille nombreuses, des chiens et des stands à perte de vue.

Je veux un poulet rôti.  Chaque semaine, à l’aube, lorsque je vais bosser, je me délecte de ces effluves de poulet rôti.  Aujourd’hui, je vais le manger, mon poulet rôti.

J’ai trouvé ma nouvelle profession : je vais faire chômeuse professionnelle.  Parce que j’aime bien faire mon marché, rentrer paisiblement chez moi, sous un léger soleil, préparer mon petit repas sous le regard intrigué du rat qui ne s’en est toujours pas remis et qui craint de se voir transformé en Remy et de devoir vivre sur ma tête à me guider dans mes périgrinations cuisinesques (il a dû voir Ratatouille durant la nuit), déguster gentiment le fruit de mes efforts et m’endormir devant Amour, Gloire et Beauté, à moins que ce ne soit Les Feux de l’Amour, meuh non je rigole, je ne suis pas tombée si bas (« pas encore », ricaneront certains).

J’ai aimé cette petite journée pantouflarde, uniquement entrecoupée par quelques visites à ma boîte mail et quelques travaux d’écriture (indispensable à mon équilibre psy).

Voici dès lors le contenu de mon sac de marché :
Un poulet rôti version célibataire (c’est un nain ce poulet, le nanisme existe-t-il dans la famille des poulets ?)
Un ravier de champignon à cuire
Un concombre à éplucher (my god, en suis-je encore capable ?)
Un ravier de fraises comme dessert
Le Ciné Revue, tradition oblige

Vive mon home sweet home.

Et une illustration prêtée par Cyberbv, que je remercie infiniment (elle est dans mes liens d’artiiiisssss’ à C pour cyber - faut tout vous dire ma parole).
marche

25
aoû

Une bloggueuse sachant blogguer est une bonne bloggueuse

Je me dois de l’avouer, je suis une mauvaise bloggueuse.  Je n’ai aucune des caractéristiques de la bloggueuse type.

La bloggueuse type est parisienne, ou à défaut française.  Moi je vis dans un bled paumé de Gelbique, et j’ai la Meuse en guise de Seine.

La bloggueuse type est fashion victim.  Elle suit les collections au jour le jour.  Elle assiste aux défilés parisiens.  Elle connaît les dernières tendances.  Moi je réalise à peine avec horreur, stupeur et tremblements (sans allusion à une célèbre écrivaine belge dont je ne citerai pas le nom, oh et puis si je le cite, ça attirera les chercheurs Google : Amélie Nothomb), que les bottes ne seront bientôt plus à la mode, remplacées par les bottillons, qui me donnent une allure de poule : grosses pattes, mollets de coq.

La bloggueuse type a une penderie gigantesque, qu’elle nourrit quotidiennement.  Elle montre chaque matin à ses lecteurs ses achats de la veille, de grandes marques, mais souvent achetés à prix d’ami (147 eur au lieu de 398, affaire du siècle).  Ma penderie à moi, elle menace de faire une indigestion chaque fois que je l’ouvre, et de me régurgiter des pulls dévorés par les mites depuis onze ans au bas mot ou des fringues jamais portées car achetées sur un coup de folie (genre pantalon orange style bonhomme Michelin, cache-cœur à papillons verts ou bottes vert sapin impossibles à assortir).  De plus, j’ai rien à me mettre, donc rien à vous montrer. 

La bloggueuse type va à l’institut chaque semaine.  Elle connaît toutes les nouveautés.  Sa coupe ticket de métro est parfaite.  Ses poils sont anéantis.  Son maquillage est permanent et elle permanente ses cils.  Moi je ne confierais pour rien au monde mon intimité à une esthéticienne grande blonde et taille 34, car au-dessus de mon intimité, y’a mon bide, et mon bide, je le montre à personne sauf au rat.  Mes cils sont petits et raides et je n’ai fait qu’une permanente dans ma vie, de cheveux, ce fut un fiasco et je me souviens encore des rires de mes compagnons de classe.

La bloggueuse type se tartine de crèmes Dior, Chanel ou d’autres grandes marques dont j’ignore même le nom.  Quand la situation devient grave, savoir quand elles passent le cap fatidique de 24 ans (à partir de 25, la ride s’installe) elles se font botoxer.  Moi j’oublie chaque soir de me tartiner de Nivéa à 12 eur.

La bloggueuse type est à la pointe du progrès.  Elle a un GSM dernier cri, auquel est attaché un truc de GSM (Mako m’a dit comment ça s’appelait mais j’ai déjà oublié) criblé de Zwarovski (ou, mieux, de diamants).  Elle a un Ipod qui tient dans une boucle d’oreille.  Moi, je dois recharger mon GSM tous les jours, c’est ça le problème avec les vieux modèles Nokia qui pèsent 510 grammes.  Je n’ai qu’un lecteur MP3 tout griffé tout moche.

La bloggueuse type a un sac Vuitton ou Chloé, qu’elle s’est offert avec son salaire de journaliste et qu’elle revendra dans trois mois sur Ebay.  Moi je viens de m’offrir un joli sac Esprit à 49 eur et je l’adorerai encore trois ans au bas mot.

La bloggueuse type adore faire des billets sur les produits de beauté, les gloss, les crèmes miracles, les parfums, les mascaras qui recourbent tellement les cils que ça finit par faire des cicatrices sur les paupières…   Moi j’ai beau me dire chaque matin, allez, tu vas trouver un sujet bien femme, bien glam’.  Rien.  J’ai que des idées sur le monstre du loch ness, les séries télés ou des sondages à la noix qui n’ont aucun succès. 

La bloggueuse type a en tête le synopsis d’un bouquin génial, drôle et tout.  Moi je ne parviens pas à disserter sur un sujet durant plus d’un billet.  Pas moyen d’avoir un fil conducteur, une ligne directrice, une histoire quoi.

La bloggueuse type est belle, blonde et grande, et puis mince, et puis elle marche sur des échasses, et puis voilà. 

Et puis na.

Chuis une bloggueuse contre nature.  Mais je promets de m’améliorer.  Choisissez un sujet bien fashion, bien in, je promets juré craché de le traiter.  Voici venue l’ère du blog à la carte (après le billet au choix – tout prochainement sur vos écrans).  A vos claviers.

Merci à Benjamin Lacombe qui m’a si gentiment autorisée à illustrer mon billet avec ce dessin tellement représentatif de celle que je suis…  Vous découvrirez ses œuvres ici.

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19
aoû

Votre série de l’été – Anaïs à Paris – épisode 6 – j’ai vu la Tour Eiffel – I saw the Eiffel Tower ! – 16 juillet

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Et franchement, je suis super déçue.  Elle m’a semblée bien plus petite que dans mon souvenir.  Vraiment petite, mais jolie, colorée, originale.  Tellement petite, seulement.  Par contre, je trouve fabuleux que le coq wallon se trouve juste à côté, quel vibrant hommage à mon plat pays.  Merci la France, je n’en attendais pas moins de toi.  J’en suis tout émue.  Merci la France, du fond du cœur et des boyaux.

En guise de remerciement, je te chante ton hymne national : « ô France, ô mère patriiiiie… le jour de goire est arrivé… Sarko, la loi, la liberté. »

Vous voulez des photos ?  Voici des photos.