26
oct

L’heure d’hiberner

Dimanche prochain, on passe à l’heure d’hiver.  Comme d’habitude, les questions vont fuser : « on dort une heure de plus ou de moins ? » « A 7 heures il sera 6 heures c’est bien ça ? » « Donc à mon avis on dort une heure de plus non ? »  « Mais il fera clair plus tard ou pas ? »  « A 19 heures il sera 18 heures, alors quoi, il fera noir déjà ou pas ? »

Ça fait trente et des ans que j’entends ça.  Et rebelote en été.  

Personne n’y comprend rien.  Personne.  Ou presque.  On comprend, mais chaque année c’est la même rengaine.  Comment assimiler à la fois qu’on recule d’une heure et que ce qu’on gagne en clarté le matin on le perd le soir.  Complexe.  Et sinistre.

Moi je trouve qu’en plus de l’heure d’hiver (enfin, à bien y réfléchir, je suis pour la suppression de l’heure d’hiver, mais j’ai pas encore mon mot à dire), on devrait adapter, au niveau professionnel, un horaire d’hiver.  Se lever avec le soleil (c’est plus respectueux de l’horloge interne), aller au bureau (en pantoufles) vers 10h.  Pauser à 11h avec un bon chocolat chaud.  Ingurgiter quelque chose qui tient au corps à midi.  Faire ensuite une petite sieste.  Reprendre le travail vers 14h et rentrer gentiment chez soi vers 15h, histoire de profiter encore un peu de la si rare clarté.  Petite soirée peinarde, gros dodo, et rebelote.

Plus j’y réfléchis, plus je me dis que c’est contre nature de devoir me lever à 6h, alors que même le rat dort encore, tout comme le coq du voisin (façon de parler, pas de coq en ville, juste des voisins… ce qui est parfois pire), quitter ma chaude demeure à 6h45 pour arriver dans un bureau tout sombre à 7h30 ma bonne Dame.  Le quitter à pas d’heure, lorsque le soleil, petit veinard, est déjà tombé dans les bras de Morphée, et rejoindre mon home sweet home pour m’écrouler comme une loque.

Et mon cycle de sommeil ?  Et mon cycle biologique ?  Qui le respecte.

Et puis je trouve qu’en été, l’horaire devrait également être adapté.  Pour profiter des longues soirées jusque tard dans la nuit, il est bon de pouvoir dormir au moins dix heures.  Je préconise le début du travail à 11h.  Repas léger vers midi.  Reprise rapide à 12h30, jusque 15h, histoire d’aller faire provision de soleil tout l’après-midi, manger des glaces, nager en piscine extérieure chauffée (chuis frileuse hein, pas vous ?), siroter un drink en terrasse.  Fermer les yeux et sentir la caresse de l’astre tant aimé.

Non décidément, plus j’y réfléchis, plus je me dis que je ne suis pas faite pour travailler… mais alors là pas du tout.

Et une illustration totalement de circonstance, de la talentueuse Delfine, que je remercie.
fee_niasse450

3
oct

Rendez-moi mon été !

Promenade en bord de Meuse.

Fait doux, mais à la fois frisquet.  Etrangeté belge, sans doute.  

Je croise un pêcheur et quelques promeneurs de chiens, rien d’autre.  Ça sent l’automne. Ça pue l’automne.

Deux femmes promènent deux caniches géants.  Pourquoi Dieu a-t-il inventé le caniche géant ?  N’avait-il pas déjà fait assez de mal en inventant le caniche normal ?  N’y a-t-il pas suffisamment d’horreurs sur terre (les guêpes, les scorpions, les lézards, les blondes taille 34) pour qu’il faille y ajouter le caniche géant ?  Soit.  Les voies du seigneur sont impénétrables.

Un banc.  Un peu de soleil.  Je m’assieds et je plonge dans une lecture passionnante (je vous en parlerai très prochainement).  Une coccinelle noire se promène sur le banc.  Je l’observe, puis je détourne mon attention.  Je songe que je devrais la déposer délicatement sur le bout de mon index, et la laisser s’envoler, car on dit qu’une coccinelle qui s’envole porte bonheur.  Entre-temps, elle a disparu.  Tant pis.  Pas de coccinelle, pas de bonheur.  

Elodie Frégé me dit que rien ne dure au-dessous de la ceinture.  Je chantonne, après avoir vérifié que personne n’est dans les parages.

Des glands jonchent le sol.  Je lève les yeux et repère un chêne, au feuillage déjà rougeoyant.  J’aime les glands.  Tout comme les marrons et les châtaignes.  Je trouve ça beau, tout simplement.  Ça sent l’automne, décidément.

La coccinelle réapparaît sur mon jean.  Je la fais monter sur ma main et je l’observe.  Elle a quatre points jaunes.  Quatre ans, pense-je, d’une voix enfantine.  Un point par an.  J’y ai longtemps cru.  Enfin quelques années, en tout cas.

Elle refuse de s’envoler et déambule difficilement sur mon avant-bras.  Elle semble ralentie par ma pilosité, qui n’est pourtant pas abondante.  En fin de vie, la coccinelle ?  Sans doute, fin de l’été oblige.

Mais au fait, j’y pense où est l’été ?   Qu’a-t-il fait en juin, juillet et août ?  Est-il parti en vacances ?  A l’autre bout du monde ?  En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’il a boudé.

Moi j’ai pas eu mon été.  J’ai pas râlé à longueur de journées sur la canicule.  J’ai pas pestellé sur ce climat belge qui ne nous offre jamais un juste milieu, mais nous nargue avec un temps soit caillant, soit torride.  J’ai pas subi les odeurs monstrueuses et vomitives de transpiration dans le bus.  J’ai pas eu les fesses collées au siège en skaï du même bus.  J’ai pas fait vrombir mon ventilateur devant mon transat, ni somnolé jusqu’au coucher du soleil, éclairée par la lueur d’une bougie anti-moustiques.  D’ailleurs, des moustiques, j’en ai pas vu un seul, pas entendu un seul jouer à l’avion autour de mon visage en pleine nuit.

Non, j’ai pas eu mon été.

L’avantage de tout ça, c’est que je peux enfin remettre mon écharpe Strelli pour aller bosser, chaque matin, et me la péter grave de chez grave.  Allez quoi, Olivier, un petit geste pour la Marketing Anaïs SA, une chtite douzaine d’écharpe, une pour chacune d’entre nous quoi, ça te fera des retombées sidéralement sidérantes… Allez Olivier, t’es d’ac ?
 
Et un petit dessin du Sumoups, un, créé par DePa. 
ete

28
sep

Scandaleusement riche...

Ce soir, je serai scandaleusement riche, fabuleusement riche... alors je vais d'ores et déjà faire mon shopping...  Bonne journée à tous...

18
sep

Coin coin coin coin coin Coin coin coin coin coin Coin coin coin coin coin Coin coin coin coin coin Coin coin coin coin coin Coin coin coin coin coin

Anaïs is back.  Anaïs is tired.  Anaïs is exhausted.

Je le savais que c’était plus de mon âge de faire ainsi les Wallos, à grands coups de godets de péket à tous les goûts.  Je l’avais bien dit je l’avais bien dit je l’avais bien dit (cf Schtroumpf à lunettes).

J’ai donc goûté le péket au vrai jus de fraises (absolument incontournable), puis le péket violette (absolument régressif), puis le zizi coin-coin (absolument léger), puis le péket spéculoos crème (absolument divin), ensuite le péket banane crème (absolument écoeurant, ensuite le péket cuberdon (absolument immonde, il goûte le sirop Actifed de mon enfance), puis, puis, puis…

Puis j’ai fermé les yeux un bref instant.

Je ne sais plus pourquoi, je ne sais plus comment, je ne sais même plus quand, mais à un moment, je me suis dit, à moins que je l’aie pensé, ou que quelqu’un me l’ait suggéré aux travers des brumes alcoolisées, bref je me suis dit « Ma petite Anaïs, ça va suffire maintenant.  Il te faut trouver un homme, un vrai.  Y’en a des centaines à disposition ce soir.  Sers-toi ».

Et je ne sais plus pourquoi ni comment ni quand, mais je me suis mise à donner des canards à tous les hommes qui passaient.  Et comme j’avais un petit carnet spécialement conçu pour noter quelques infos croustillantes à vous conter à mon retour, j’en ai fait usage, non pour conter, mais pour compter.  Je ne me souviens plus trop des tenants et aboutissants de cette soirée pelles, mais j’ai retrouvé, chiffonné au fond de ma poche, le papier sur lequel j’avais consciencieusement (si tant est que j’aie pu encore avoir conscience de quoi que ce soit) comptabilisé mes proies.

Résultat ?

IIII IIII IIII IIII IIII
Aaaaaargh.  My god, faites que ce soit un rêve.

Et j’ai rouvert les yeux.

Si vous, hommes, vous souvenez qu’aux Wallos 1998 à Namur, une dingue vous a littéralement sauté dessus pour vous embrasser, en vous susurrant « un petit kissou ? », par pitié, passez votre chemin.  Y’a prescription.

Quant à mes Wallos 2007, et bien je vous en parlerai … un autre jour…
Une photo de Bia-Bouquet 
WALLONIE

15
sep

Veuillez excuser cette interruption de programme...

…totalement dépendante de ma volonté.  En grand namuroise que je suis (et vous le savez, je sais que vous le savez), ce week-end est très particulier.

Je ne pourrai dès lors garantir la publication d’aucun message durant ces quelques jours.

Tout au plus, je vous promets de me traîner au PC demain afin de vous éditer la parution de 7Dimanche (mais comment vais-je me traîner jusqu’à la boulangerie, y’aurait pas un livreur dans la salle ?)

Bon, je pars tester le péket cuberdon, le péket spéculoos, le péket violette, le péket framboise, le péket poire, le péket anis, le péket citron, le péket hamburger, le péket barbapapa, le péket cabillaud, le péket crotte, le péket fiente de pigeon, le péket vomi, le pékcoma éthylique…

Dessin de Bob, que je remercie (même si ce Tshirt jaune couleur bataillon des Canaris ne me flatte pas le teint).  Rassurez-vous, je n'ai pas l'ego de ce personnage...

walpt