2
jan

Des projets des projets des projets

Avec les fêtes, j’ai eu plein de congés.
 
Avec les fêtes, j’avais plein de projets :
 
- écrire un livre, reste juste à trouver le sujet (détail détail)
- faire ma vaisselle, passqu’elle est couverte de poils verts et qu’ils ont beau être assortis à la déco, c’est pas super, et puis ça colle
- ranger, aspirer, nettoyer, trier, jeter
- lire les vingt livres que j’ai reçus en prêt et toujours pas commencés, et vous en parler s’ils me plaisent
- m’occuper du rat, pour compenser toutes ses journées solitaires qu’il doit subir
- écrire des dizaines d’articles pour ce blog, histoire d’avoir du stock jusque fin 2008
 
Et keske j’ai fait à ce jour ?  J’ai regardé des films romantiques à haute portée intellectuelle à la TV et au ciné ( la Boum, la Boum 2, l’étudiante, Coup de foudre à Bollywood, Orgueil et préjugés, You’ve got mail, Il était une fois, Ce soir je dors chez toi, Ma vie n’est pas une comédie romantique...) et j’ai lu Sensuelle.  Je vous ai déjà parlé de Sensuelle, mais j’en reparle car c’est un tout nouveau mag (là je viens de finir le numéro 3), et puis c’est un véritable challenge de lancer un mag à cette époque virtuelle, et puis il est sympa comme tout ce mag, et puis il regorge d’articles intéressants, et puis la rédac’ chef est adorable, et c’est une denrée bien rare, les rédac’ chef adorables.  Alors voilà, achetez-le, lisez-le, offrez-le. Infos ici. (Comme convenu, rédac’ chef adorée, n’oublie pas mon chèque …)
 
C’est tout ce que j’ai fait ? me direz-vous.  Et oui.  Et oui.
 
Même pas honte.  Na.  La vaisselle poilue attendra.  Le rangement attendra.  Le blog attendra.
 
Finis les congés en plus.  Les prochains ?  En été.  Mais j’ai plein de projets déjà.

2
jan

Mon réveillon

Je sais ce que vous vous dites : mais pourquoi Anaïs ne nous raconte-t-elle pas son réveillon fou du nouvel an ?

Et bien pour une très bonne raison : y’a rien à raconter, c’était un réveillon sympa mais tout ce qu’il y a de plus normal.  Voire de plus banal.

Quel intérêt dès lors de vous raconter qu’on était une petite bande à fêter ça, tout simplement, champagne et succulents zak au saumon et boursin (pour l’haleine), raclette délicieuse et glace Vienetta dont je n’ai pas voulu (c’est un traumatisme de l’enfance, pour moi, la Vienetta, à force d’en avoir mangé quasi chaque dimanche, je ne peux plus la voir, la Vienetta, elle me provoque des angoisses la Vienetta, je me demande d’ailleurs comment en 2008 ça existe encore, la Vienetta).

Quel intérêt de vous raconter qu’on est ensuite partis danser dans une boîte qui nous proposait une soirée années 70/80/90, dans laquelle nous sommes arrivés à 23h57, juste au moment adéquat pour se souhaiter « la bonne année ».

Quel intérêt de vous raconter que nous avons procédé au décompte… 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… bonanéééééééé… réjouissances interrompues par l’explosion de fausses bouteilles de champagne remplies de confettis géants.  Joli tout plein.  Ambiance.  Folie.

Quel intérêt de vous raconter qu’au moment où nous nous tournions les uns vers les autres pour nous souhaiter tout le bonheur du monde pour 2008, nous avons remarqué que l’une d’entre nous (pas moi, c’est limite anormal, je le concède, ça aurait dû être moi, la chance aurait-elle décidé de me gâter en 2008 ?), se tenait le nez et nous regardait, effrayée suite au choc qu’elle venait de ressentir en recevant un morceau d’une de ces fameuses bouteilles à confettis en plein visage (à l’heure où je vous écris ces lignes, l’enquête est toujours en cours).  Que de son nez coulaient de longues trainées de sang.  Qu’un monstrueux hématome s’est ensuite formé, tandis que le sang coulait encore.  Qu’une entaille bien visible, bien nette, bien droite, se trouvait sur le haut de son nez, très proche de l’œil. Œil boursouflé par le choc et le sang qui s’accumulait d’ores et déjà sous la peau fragile de cette jeune fille (versons une larme, svp).

Quel intérêt de vous raconter que nous avons passé les trente premières minutes de l’année 2008 dans les WC de la discothèque, hésitant entre aller aux urgences, mettre de la glace, éponger ou tomber dans les pommes (c’est d’ailleurs surtout moi qui hésitais à tomber dans les pommes à la vue de ce sang qui n’était cependant pas le mien), oubliant tout des festivités.

Quel intérêt de vous raconter tout ça ?

Je vous le disais, rien à signaler pour ce réveillon, tout ce qu’il y a de plus banal et classique pour un réveillon.
champagne

27
déc

Tenue de soirée exigée 500000

Une fois n’est pas coutume, je vais jouer à la bloggueuse idéale, et parler chiffon...

Durant des années, savoir depuis l’âge où j’ai pu fêter le réveillon de nouvel an avec des copains et des copines, ce fut la même ritournelle, la même angoisse, à partir de début novembre : keske je vais mettre au réveillon.

Dès novembre donc, j’écumais les magasins durant des heures afin de trouver LA tenue idéale pour le réveillon qui se profilait à l’horizon : glamour, sexy, jolie, classe et noire.  Tenue que j’achetais souvent dans le courant du même mois.  Je passais ensuite tout mon mois de décembre à regretter mon achat, à chercher autre chose de plus glamour, plus sexy, plus joli, plus classe... et plus noir.  

Parfois, la veille du réveillon, je dénichais une troisième tenue, qu’il me fallait impérativement, question de vie ou de mort, bien sûr.

Et le jour J, je me trouvais moche dans tout.  Parfois je farfouillais dans la garde-robe de ma mère, histoire de lui chiper quelque chose.  Parfois je ressortais une vieillerie de ma propre garde-robe.  Parfois je mettais finalement une des tenues achetées quelques temps plus tôt, soudainement devenue potable, juste potable.

Et il faut l’avouer, je dois être atteinte du virus « goût de chiotte ».  En tout cas à certaines périodes de l’année.

J’ai ainsi, dans l’urgence pré-fêtes, acheté :

- Un chemisier en satin mauve criard, orné de boutonnières kitschissimes et d’épaulettes de catcheur ;
- Un autre chemisier d’un orange corail vomitif, passqu’y avait plus ma taille en beige ;
- une robe noire archi collante dans laquelle je n’entrerais plus la moitié de mon corps (à l’époque j’étais svelte, que voulez-vous) ;
- une seconde robe noire ;
- une troisième robe noire (plus on est de folles plus on rit) ;
- une superbe robe grise en satin qui m’allait à merveille, il faut l’avouer, sauf qu’elle me faisait un poitrail à la Pamela Anderson, ce dont je me suis rendue compte sur les photos, soit bien après le drame (depuis lors j’ai fait une grosse tache grasse sur la partie « moule seins » de la robe, lors du repas avec le Capitaine durant ma croisière, ce qui a rendu la robe inutilisable, m’a ridiculisée encore une autre soirée mais prouve que cette robe aura servi deux fois, alléluia) ;
- une magnifique mini robe d’un noir brunasse à col mao, tellement mini que j’ai eu honte toute la soirée et que j’ai dû la porter avec deux paires de bas l’une sur l’autre, histoire de cacher un maximum de mon anatomie (remarquez que cette robe, au moins, elle a servi à ce à quoi je la destinais, re-alléluia) ;
- une tonne de petits tops en velours de toutes les couleurs festives possibles et imaginables, mais le velours, je vous prie de me croire, c’est chaud et ça fait puer ;
- quatre jupes achetées suite à une bonne résolution, j’ai nommé « cette année je mets une jupe au réveillon ») et jamais mises, bien sûr ;
- les chaussures assorties auxdites jupes, jamais mises car trop serrantes, trop hauts talons et impossible à assortir à autre chose que ces @#pp !! de jupes.

C’est ainsi que, depuis des lustres, ma garde-robe est squattée par plusieurs dizaines de tenues monstrueusement monstrueuses, mises au maximum une fois, mais dans la plupart des cas jamais, mais dont je ne parviens pas à me débarrasser.  Valeur sentimentale, vous avez dit valeur sentimentale ?

Alors c’est décidé, cette année ça sera simple et cheap : une jolie blouse super vieille (deux ans, imaginez la honte intersidérale de mettre une blouse vieille de deux ans déjà portée à maintes reprises), un jean et des bottes.  Basta.

Une illu de Domie, représentant l’élégance nouvel antesque jamais atteinte par bibi...
 
robe

26
déc

Elle aime un tout petit peu bien la Noël

Psssssst, vous là.  Oui, vous.  Approchez.  C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.

Et voilà, l’Anaïs, elle est reviendue de ses agapes.  N’allez pas le lui répéter, mais je la soupçonne d’avoir pris deux kilos.  Ça ma bonne Dame (j’aime faire usage de ses expressions débiles), quand on abuse d’alcool pour passer plus facilement le cap noëllesque… faut en subir les conséquences dans le grrrras du bide et des fesses.

Elle est donc reviendue et elle semble plus calme, c’est nin trop tôt.  Passque bon, vous, vous êtes passés en vitesse sur le blog (si, en vitesse, les stats le disent, et vous zétiez pas nombreux, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est désertique en ce moment), vous avez vu qu’elle aimait pas Noël, mais moi j’en ai entendu pendant un paquet de jours : et qu’elle déteste ça, et qu’elle a plus envie d’y aller, et qu’elle a pas envie non plus de rester seule, et qu’elle veut un mec, et qu’elle veut pas recevoir de cadeaux, et que si elle reçoit des cadeaux elle les fait bouffer aux autres invités, et qu’elle refuse de faire les magasins, de voir les décorrrrations, d’entendre la musique, et qu’elle a pas envie de s’habiller joliment ni de se maquiller, et qu’elle a pas faim, et qu’elle veut voir personne, et que sa vie n’est qu’un gâteau de m… dont elle dévore une tranche chaque jour, et patati et patata.  Un enfer.  Pour peu, j’aurais demandé l’asile politique auprès des rrrrats d’égout.

Et puis elle est partie.  Ouf trois fois ouf : LA PAIX !

Et elle est rentrée toute joviale à plus d’une heure du mat.  Pour peu, elle chantait Petit Papa Noël en faisant une farrrrandolle toute seule.  J’ai donc tenté de lire ce qu’elle scribouillait sur le clavier de son portaaap’ et d’entendre ce qu’elle marmonnait entre ses dents.  En résumé, ce  ne fut pas le fiasco qu’elle craignait, elle n’a pas subi les questions habituelles rrrrapport à son célibat qui dure qui dure qui dure, elle a bien mangé (même si ça manquait de saumon fumé, mais j’ai pas trop bien compris pourquoi, ça doit être une private joke), elle a pu dire aux invités qu’elle aimait pas Noël sans se faire lyncher, semble même qu’ils aient compris que c’est pas jojo pour tout le monde, les fêtes, elle a beaucoup ri, elle a reçu un grand écran plat pour son PC, histoire de vous écrire plein de choses sans ruiner ses pauvres yeux déjà bien entamés, et puis elle a eu la larme à l’œil quand sa chtite boutchoute de filleule lui a tendu sa petite carte de vœux home made, sur laquelle étaient inscrits les mots suivants, sans aucune faute d’orthogrrrraphe, excusez du peu (elle a l’intelligence de sa marraine la chtite) : « Marraine, coucou, comment va l’écrivaine ? (semble que la petiote soit au courant des activités secrètes de l’Anaïs).  Je suis contente que tu sois à cette table car c’est vraiment sympa d’être avec toi.  On passe de bons moments en ta compagnie.  C’est justement pour ça que je t’adore.  Pour ce Noël, je te souhaite de rester pareille à la fantastique marraine que je connais.  Je te souhaite aussi du succès pour tes écrits.  Reste toujours souriante et qui sait, un jour, tu trouverrrras peut-être l’âme sœur (elle a bien cerné, la petite, que la rencontre de l’âme sœur, c’était « un jour » et « peut-être », soit qu’à l’âge canonique de l’Anaïs, tout espoir était presque perdu, et qu’elle serrrra pour toujours une marraine célibattante)».  Bon, clair que l’Anaïs, avec tout le pétillant alcoolisé qu’elle avait dans le corps, elle aurait même pleuré en entendant un « tu reprends du foie grrrras ? » ou un « jolies tes boucles d’oreilles ».  Mais moi je vous le dis, chuis qu’un rrrrat, mais ça me met la larme à l’œil aussi, tant de gentillesse, surtout qu’entre nous, l’Anaïs, elle est pas une si bonne marraine que ça, foi de rrrrat.  

Alors, rien que pour ça, ben l’Anaïs, elle aurait rrrraté ce réveillon pour rien au monde.

Mais bon, elle est rrrravie que ce soit terminé.  Faut pas zexagérer.  Maintenant sus au nouvel an…
noel

23
déc

Un réveillon avant l'heure

Une invitation à souper chez mes voisins, avec d'autres voisins.

Ça s’annonce comme une petite soirée peinarde, sans besoin de se déplacer à Outsiplou-les-bains-de-pieds, c'est le pied.  Je vais bien manger, boire un peu, et m’amuser calmement.  Le voisinage est peuplé de gens adorables et sérieux.  Qui se couchent tôt, qui regardent les séries télé, qui ont une petite vie rangée et calme.  Des chtites familles heureuses, somme toute.

La soirée commence : apéro avec kilos de zakouskis.  J’ai faim.  Pourtant, je le promets, je n’ai pas fait la diète en prévision de la soirée.  Mais j’ai faim.  Une faim rapidement comblée par le plat principal : une fondue.  Je m’empiffre de viande, de salade succulente (je ne comprendrai jamais comment la salade de ma voisine est si extra, tendre et croquante à la fois, peuplée de bouts d’oeufs que je découvre tels des trésors enfuis et arrosée d’une mayonnaise goûteuse – un bonheur).

Alors que l’heure du dessert est venue, les enfants mettent un peu de musique et c'est parti mon kiki.  Comme ça, sans l'avoir nullement prémédité, nous voilà en train de danser dans le salon.  Les femmes, rien que les femmes, bien sûr.  Tandis que les hommes nous mitraillent de leurs appareils photo numériques (ne rêvez pas, j’ai tous les clichés mais il faudra virusser mon PC pour espérer les voir), nous nous déhanchons sur des tubes actuels ou anciens.  Un délire.  Après une petite démonstration de jump (la musique à la mode, on en apprend tous les jours ma bonne Dame), voilà le cours de danse celte.  Et ça j’adore.  Je suis nulle mais j’adore.  Alors, sur un célèbre morceau de Riverdance, je m’essaie à la danse celte.  Un quasi fiasco.  Quasi, car je parviens à retenir six pas, et j’en suis fière.  Très fière.

Epuisées, nous nous ruons ensuite sur le dessert, lorsque surgit l’idée des chippendales.  Non, ne me regardez pas ainsi, ce n’est pas moi qui en ai parlé la première, je le jure.  Mais j’ai approuvé lorsque la voisine (l’autre) a proposé de visionner un extrait trèèèèèèèèèès craquant, entre femmes, rien qu’entre femmes.

Et nous voilà parties pour un second délire.  Y’a du blond nabot, mais y’a aussi du brun ténébreux aux yeux océan.  Fantasme, quand tu nous tiens.

Epuisée par tant d’émotions, je regagne mes pénates.

L'avantage de ce type de soirée, c'est qu'on peut mettre la musique à fond sans risquer de déranger les voisins… qu’on peut rire à gorge déployée sans avoir la police qui débarque pour tapage nocturne... puisque les voisins… c'est nous !

Voilà une soirée incroyable.  J’ai adoré.  Car ça sentait le réveillon, ça avait tout l’air d’un réveillon, c’était gai comme un réveillon, c’était fou comme un réveillon, sans être un réveillon.  Ce n’était pas l’ambiance forcée, programmée au calendrier, obligée.  C’était juste une fête entre amis couplée à un délire sacrément délirant.
 
Illu de Bob.
ananais2