6
fév

J’ai testé « Groseille parmi les Le Quesnoy »

Vous le savez, j’ai participé il y a un petit temps à une soirée branchée namuroise. 
 
J’y traîne un pote de longue date, au moyen d’un chantage honteux et de la promesse qu’il y aura à boire et à manger, le tout gratuitement mon cher.  Nous n’arrivons pas à l’heure, histoire de ne pas faire office de premiers péquenots paumés dans une salle déserte.  Je suis allée consulter le site internet de l’opération, pour me faire une petite idée des membres, et j’ai frémi d’horreur : on dirait les anciens de l’école que j’ai fréquentée en mon jeune temps, les mêmes têtes, les mêmes look, quelques rides en plus.  « Sois forte Anaïs, tu vas t’en sortir ».
 
Nous n’arrivons pas premiers, ouf.  Après avoir traversé un long couloir, je décline mon identité à l’accueil, passque je fais partie des VIP my dear.  Mais pas les VIP Le Quesnoy, ceusses qui viennent d’un célèbre groupe de presse.  Moi chuis une VIP Groseille.  Les VIP Le Quesnoy, ils ont droit à des boissons offertes.  Les Groseille pas.  J’eus pu faire croire que je faisais partie de la team presse, mais j’aime pas mentir.  J’achète donc des tickets boissons pour mon pote et moi.  Les boissons sont annoncées à partir de 2 eur.  Pas cher.  Sauf qu’il est impossible d’acheter un seul jeton boisson.  C’est cinq minimum, ma bonne Dame, pas le choix.  Glups.  J’obtempère silencieusement, ici on est dans le grand monde.  On aura donc cinq boissons pour deux, pas une de plus.  Chuis pas crésus hein.
 
Nous pénétrons ensuite dans l’antre sacrée.  Ambiance chic gothique.  Un DJ mixe de la musique de djeuns.  Le site internet parle d’une ambiance années 80, j’imagine que ce sera après le repas.  Plusieurs groupuscules squattent déjà les tables noires où l’on se tient debout, sortes de cubes haut perchés (en d’autres termes pas des cubes, mais plutôt des rectangles en 3D, ça doit porter un nom mais lequel ?) décorés de bougeoirs noirs.  Noir c’est noir.  Une jolie déco.  Sobre.  Raffinée.  Des canapés noirs et des tables basses blanches décorent l’aire de repos, seconde pièce vouée à la restauration et au calme (relatif).  Des canapés et des tables de chez Ikéa… Oups, c’est cheap ça.  Indigne ?  Sans doute.  Question de budget ?  Sans doute.
 
Pour me donner une contenance, je lis la carte.  Waw y’a du champagne.  Waw c’est 4 jetons la flûte en plastique, soit 8 eur.  Pas cheap ça.  Nous nous contenterons d’un verre de vin blanc.  Eh oh, c’est moi qui régale, faut pas pousser.  Puis le blanc ça contient pas de bulles, donc je ne ballonnerai pas.  Et puis c’est alcoolisé, ça va neutraliser mes neurones et me faire passer une bonne soirée.
 
Je scrute la foule de plus en plus présente : sacs Vuitton, sacs Longchamps, costumes cravates, robes très classes, que du beau monde.  Oups, un homme à casquette et baskets, mais que fait-il là ?  Sans doute la même chose que moi. 
 
Un grand brun ténébreux s’approche de moi.  Youpie, je l’avais lu que ce type de soirées permettait de faire des rencontres agréables.  Il se penche jusqu’à mon oreille et me susurre « Mademoiselle » (bon point pour lui) « le buffet est servi ».  Raté.  Mais ça tombe bien, j’ai faim.  Et en entendant « buffet », mon estomac s’est réveillé et s’est mis à rêver (il rêve éveillé mon estomac, il est intelligent) caviar, saumon, homard, foie gras… On est dans le grand monde ici ma bonne Dame, le buffet promet d’être somptueux.
 
Afin de ne pas passer pour des goinfres, nous ne nous précipitons pas immédiatement audit buffet.  Nous attendons trente secondes, au péril de nos vies, car, avec le vin blanc, l’hypoglycémie menace.  Le buffet est… surprenant de sobriété : un plat de riz.  Servi dans de minuscules assiettes en carton.  A manger avec des baguettes, ça doit être une mode parisienne.  Ça me rappelle encore mon école d’antan, et son opération annuelle dite « bol de riz » : un bol plein de riz, un soupçon de sauce tomate, le tout vendu au profit d’une région du tiers-monde, Ethiopie, Soudan, Flandre, je ne sais plus trop.  Bon, ici, le riz est agrémenté de quelques grammes de poulet gras, de maïs orange (ça doit être l’ambiance tamisée qui leur donne cette couleur, à moins que ce ne soit la transgénie), et il est bon.  Très bon.  Frugal mais bon.  On a même deux sauces, quel luxe : la sauce à l’huître ou la sauce pour poule… j’hésite longuement.  Manger mes vingt-trois grammes de riz me prend plus d’une demi-heure, les baguettes, c’est pas ma tasse de thé, mais je me plie au jeu.  Et je bois du vin, ça noie mes doutes.
 
Nous entamons ensuite diverses conversations avec plusieurs personnes, d’où il résulte que toutes trouvent la soirée hypra géniale, méga sympa, hyper cool, et j’en passe au niveau superlatifs.  Un succès, ces soirées !   Des groupes de potes s’offrent des délires au champagne, dont les bouteilles sont gardées au frais dans de grands saladiers de chez Ikéa (c’est nin possip’, ils sont sponsorisés).
 
Nous nous installons à une table un peu isolée, d’où j’ai une méga vue sur la foule en délire qui commence à se trémousser sur la musique, dont le volume sonore s’est largement accru.  J’attends impatiemment la musique des années 80, afin d’entrer pleinement dans l’ambiance.  Love is gone, David Gueta.  J’attends.  Générique Star Ac.  J’attends.  Please don’t stop the music, Rhianna.  J’attends. Comme Sœur Anne, je ne vois rien venir.  Je ne danse donc pas mais continue mon périple observatoire.  Je ris énormément, avec mon pote.  La faute au vin blanc.  Je m’amuse.  J’observe.  Je ris.  En bonne Groseille, j’utilise mon dernier jeton pour un dernier verre de vin blanc, que je partage avec mon pote, en faisant délicatement couler la moitié du contenu de mon verre dans le sien, tandis que toute la foule qui nous entoure se gave de litres de champagne.  Je me sens Groseille de chez Groseille.  Mais j’assume. 
 
Nous décidons de partir avant le tirage au sort qui permettra à un petit veinard de gagner six bouteilles de champagne.  Tirage au sort effectué parmi les cartes de visite déposées à l’accueil.  J’ai déposé la mienne, rose glamour et toute chiffonnée, que j’ai retrouvée dans le fond d’un tiroir plein de miettes de croissant.  Si je gagne, sûr que je n’oserai pas aller chercher mon prix devant tous ces gens plus chic, plus riches, plus intelligents, à meilleure situation, meilleur job et meilleur statut social que moi.  Alors on s’en va.  No regrets. 
 
En partant, j’entends les premières notes d’un remix de « Pump up the jam », Technotronic.  Années 80 (ou 90, peu importe).  Dommage.  Ça j’aime. Trop tard.  Regrets.
 
Avant de rentrer faire dodo, on se prend une frite mayo au fritkok du coin.  Me voilà dans mon élément.  « Une frite et une fricadelle sauce andalouse siouplait ».
 
Verdict : j’ai passé une soirée géniale, mais rien à faire, je serai ad vitam une Groseille.  C’est grave docteur ?
 
Une illu d'Isacile pour représenter l'anti-groseille.
sac

26
jan

Une journée passionnante

Jeudi.

Me vlà donc partie vers la capitale belch’ pour rejoindre ensuite la capitale française, avec cinq autres bloggeurs belges, eux aussi invités par Buzzparadise pour le lancement de la nouvelle publicité Passionata.

Pour la petite histoire, Passionata, je connais depuis des années, c’est une marque à laquelle je trouve un bon rapport qualité/prix/glamour.  Clair que si j’avais d’énormes moyens, je fondrais pour du Chantelle, du Lejaby, ou autre, mais j’ai trouvé mon bonheur (et le bonheur de mon portefeuille) dans la collection à succès de Passionata, j’ai nommé le modèle Passio (à rayures et dentelle), que j’ai dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel (je sais, quand j’aime, je tombe dans l’exagération consumériste de la matérialiste que je suis).  C’était pour la petite histoire.

Me vlà donc en route à la gare de Namur, avec en tête l’heure de départ du train… Mauvaise heure, vu que, pensant être bien en avance, j’entends avec horreur et stupéfaction l’appel au micro de miss SNCB qui annonce le départ imminent de mon train qu’est censé partir dans dix minutes.  Vous suivez ?  Je gamberge quelques secondes, le temps que l’information parvienne à mon neurone (le second n’étant pas encore réveillé) et je cours comme une puce après un chien (je sais une puce, ça saute, mais j’ai pas d’autre idée, là, tout de suite) pour attraper mon train, de justesse.

Une fois arrivée en gare de Midi, je réalise à quel point je suis dénuée de tout sens de l’orientation.  Je me retrouve, par un vilain hasard, dans une partie de la gare que je ne connais point.  J’appelle à la rescousse la big boss de Léonetlola, qui avait eu la super idée de me communiquer son numéro, et après deux sms et deux appels, je parviens enfin à retrouver l’équipe au complet, prête pour le départ (ne manquait donc que moi, je commence vraiment bien ma journée).

Le trajet en train se passe très bien, le transfert en taxi également (première fois dans un taxi parisien, ma bonne Dame, d’habitude chuis adepte du métro, enfin adepte, pas trop le choix dirons-nous).  Arrivée un peu avant midi au resto pour retrouver les 48 autres bloggeurs venus de toute l’Europe : des Italiens, des Allemands, des Hollandais, des Espagnols, des Anglais et, bien sûr, des Français.  Un échantillonnage très représentatif : on trouve en effet de tout au niveau look et style, au niveau langue, au niveau sexe (et oui, même les hommes vont pouvoir se rincer l’œil), ainsi qu’au niveau poids (les bloggeuses françaises ne mangeraient-elles que de la salade verte, elles ont toutes une ligne d’enfer, que je leur envie – promis, demain, je commence un régime, il ne sera pas dit qu’Anaïs est un tas ; un thon oui, mais pas un tas).

Après avoir fait connaissance avec quelques personnes, dont les organisatrices hyper sympas (non, je ne flatte pas, elles le sont, sympas, simples et souriantes – et puis stressées par l’ampleur de la chose, 54 bloggeurs affamés), Vicky, Charline et Acia ; dont aussi TheBrunette, bloggeuse ô combien mignonne et souriante qui nous vient du Sud (mais qui n’en a pas l’accent, en ex-parisienne qu’elle est, et qui parle vite, mais vite – là je réalise que je suis namuroiiiiiise) ; dont enfin Pénélope Bagieu, dessinatrice de mon adorée Pénélope Jolicoeur, (oui, je me la pète, j’ai rencontré Pénélope Bagieu, mais pourquoi diable n’ai-je pas emporté son livre pour la supplier de me faire une dédicace, biesse fille que je suis).

Ensuite, place au show.  Rien que la découverte du (si petit) Crazy Horse vaut le déplacement.  Un lieu mythique, du champagne, des plateaux entiers de macarons (j’ai frôlé la syncope en voyant ça), des mignardises à damner un saint (mini tartelettes citron ou chocolat, cônes en chocolat blanc, sablés à la crème, mini pommes d’amour – meuh non je veux pas vous faire saliver, voyons, comme si c’était mon genre de faire ça).  Le show est magnifique, mais un peu court, trop court.  Les filles sont belles, et la question que je me pose est la suivante : pourquoi ce string Passionata, que j’ai moi aussi, fait-il si joli sur les danseuses, alors que sur moi, il fait effet « muffin » ou « saucisson dans son filet », hein, dites-moi ? les kilos ma petite Anaïs, juste les kilos.  Demain, je commence un régime.  

La musique est superbe (Badabim badaboum).  La nouvelle publicité est magnifique : une histoire passionnée entre une femme (belle) et un cheval (tout en transparence), le feu et la glace, la passion et la déraison.  A découvrir bientôt sur nos écrans.  Pari gagné : Passionata a revêtu une image bien plus glamour qu’auparavant, pour, je cite « que la femme ait toujours trente ans » (ça me va).  Après le show, nous quittons les lieux, non sans que j’emporte deux macarons sur mon passage, que je dévore avec bonheur, même pas honte (et si j’avais pris un tupperware, j’aurais pu faire des stocks, sacrebleu – qui a dit que ça ne se faisait pas ?).

Direction Ladurée, sur les Champs (ça le fait non, de dire « les Champs », comme si c’était mon QG).  La foule est dense, le magasin est plein de touristes et de parisiens (on fait vite la différence).  Après une longue fille, je fais remplir trois boites de ces petites choses dont je vous rebats les oreilles depuis une semaine : des macarons.  Une grosse boîte pour Moustique-ex-pétasse, deux petites pour moi et Mostèk.  Huit macarons à déguster avec volupté : caramel au beurre salé, pétales de rose, cassis-violette, framboise, citron, fleur d’oranger, griottes et j’ai-oublié.  Ignorant que le parfum spéculoos est disponible, j’oublie d’en prendre un.  Clair que je m’en mordrai les doigts, les avant-bras et les bras jusqu’à ma mort (ou jusqu’à mon prochain voyage à Paris).

« Et quand l’heure du départ fut proche » (je sais, la concordance des temps n’est pas respectée dans cette phrase, je cite juste un bout du Petit Prince, voilà tout, j’aime citer le Petit Prince), un taxi nous attend pour nous conduire à la gare du Nord, direction… le Nord.  Notre taximan (les belges étant répartis dans deux véhicules) semble atteint de flemmite aigue, et nous saoule durant vingt minutes sur son incapacité à arriver à la gare avant le départ de notre Thalys, qu’on n’a qu’à prendre le RER, et vas-y qu’il traîne exprès dans les ruelles, qu’il scrute sans cesse sa carte du RER, qu’il râle et râle encore.  Zen comme je suis, vous me connaissez, je sens des sueurs froides dégouliner dans mon dos, « eskil va se taire et conduire vite et bien ».  En désespoir de cause, exaspérées, nous lui enjoignons de nous larguer à une station de métro, ce qu’il fait avec joie.  Commence alors la (seconde) course folle pour attraper le train : métro, couloirs bondés, escaliers, courir, toujours courir… Nous arrivons en nage, à peine une petite minute avant le départ pour la Gelbique. Ouf.  J’ai (encore) gambergé sur ce coup là.  Dans le train, nous retrouvons le second groupe, qui a embarqué, bien plus tard que nous, dans un taxi conduit par un taximan motivé et dévoué, qui les a conduits à bon port.  Ô vie injuste et cruelle.  Ô chauffeur de taxi haï.

Le retour au pays se passe calmement, juste une dernière petite course folle pour attraper mon bus.  A la longue, on s’habitue.

Retour au bercail sous une pluie de saison, et, immédiatement, gros dodo.  Les macarons attendront.

Enfin, ils attendront peu, puisque ce soir, dégustation desdits si jolis macarons en compagnie de Mostèk et de ses macarons à elle, devant Marie-Antoinette.  Luxe, calme et volupté au programme.

Le régime ?  ben ça sera pour demain, je vous l’ai dit auparavant.  Demain.  Toujours demain.  Demain est un autre jour…

Je n’aurai qu’un mot à dire pour résumer cette journée : Badabim badaboum (oups ça en fait deux, mais qu’importe).

(Pour écouter Badabim badaboum)
passionnata

24
jan

Rapide coucou en passant

Je viens de lire tous vos coms, merci.  Le récit détaillée de la journée suivra dès que j'aurai reçu les photos "officielles", avec un tas de rencontres, de trucs glamour et de macarons...
A demain, je file au lit, c'est fatiguant... de ne rien faire ... 

23
jan

Comment or not comment, that’s the question

On dit souvent « un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».  On devrait aussi dire « un seul être vous pourrit la vie et vos commentaires sont pollués ».  J’en ai fait les frais récemment.

Les plus futés d’entre vous auront sans doute remarqué que, depuis plusieurs mois, un troll publiait régulièrement des commentaires dignes de l’école maternelle (et encore, c’est faire insulte aux enfants de maternelle que de les comparer à ce monsieur).  Certains n’auront sans doute rien vu, parce que je veillais au grain (pour séparer le bon grain de l’ivraie).  J’avais dû, à une époque ancienne, bloquer quelques heures les commentaires du blog, afin d’éviter que pleuvent les insultes, ce que j’avais fait en douce, mal m’en avait pris : certaines lecteurs n’avaient pas apprécié et les mails pas sympas du tout avaient plu dans ma boîte (décidément, c’est un temps de saison).

Cette fois, j’ai décidé de tout vous essplicationner.  Tout.

La possibilité de modération des commentaires de Skynet approchant à grands pas, j’imagine que cet individu a dû être atteint de crises d’angoisse récurrentes à l’idée de ne plus pouvoir répandre son fiel à travers les blogs.  Passqu’il faut savoir que c’est son job à temps plein.

Cela m’a donc valu une avalanche de commentaires tous plus débiles les uns que les autres, sous un tas d’identités farfelues mais tellement décelables.  

C’était plus nin possip’ ma bonne Dame.

Alors j’ai réfléchi (si si, ça m’arrive) et je me suis dit « aux grands maux les grands remèdes, ma chtite Anaïs, soit tu te casses de chez Skynet pour aller sur une plateforme plus moderne en matière de commentaires, et tu emportes avec toi tes 1700 billets et 27685 commentaires (fastooooooooooooooche), soit tu intègres un nouvel interface de commentaires avec modération, en attendant que Skynet propose cette alternative ».

Hocus Pocus (façon de parler, car vous connaissez mes compétences en informatique, égales à mes compétences pour me dégotter un brun ténébreux), c’est fait.  Zavez donc maintenant une jolie fenêtre qui s’ouvre pour vous laisser lire les commentaires et ajouter le vôtre.  Faut donc accepter les popups sur mon blog, mais promis, y’aura pas de pub.  Ensuite, suffit de compléter et de cliquer pour l’envoi de vos mots doux.  En en plus, bande de petits gâtés, y’a même plus le captcha à insérer (ces lettres et chiffres parfois illisibles).  Seul détail insignifiant (mais si mais si, insignifiant) : vos commentaires ne seront pas immédiatement visibles, faudra juste que j’aille dire « ok », chose que je ferai, vous le savez, régulièrement, la maison ne reculant devant aucun sacrifice, pas même celui de passer deux heures par jour à scruter vos commentaires et à approuver leur publication.  Dévouement suprême.

Quoi qu’il en soit, plus jamais vos commentaires ne seront publiés en direct live de la mort qui tue.  Je sais, c’est dur.  Je comprends votre désarroi, votre stupeur, votre angoisse.  Allez pleurer un petit coup, me maudire un bon coup, puis revenez.  Reveneeeeeez.  Mon blog ne change pas, ou presque, moi non plus, c’est promis juré craché, n’en déplaise à certains, alors je vous implore de façon imploramment implorante : ne m’en voulez pas.  Et quand Skynet proposera l’option, j’ouvrirai à nouveau les commentaires « intégrés », et les 27685 commentaires postés depuis le 28 octobre 2006 réapparaîtront comme par magie, Hocus Pocus.

(PS : je vais republier les commentaires récents qui ont disparu sur le nouvel interface, histoire de vous répondre).

Illu de MissBean, ayant pour but d’éviter que le lectorat ne déserte le blog en signe de rébellion.
toute-nue

21
jan

Escapade dans la cité ardente

Vous l’avez sans doute lu sur le blog d’Alex (dans mes liens cocorico, la toute première – grosse gâtée va !) : chuis allée à Liège.  Damned, le bout du monde pour la petite provinciale de la capitale de la Wallonie (c’est un bout de Belgique, je le précise pour les inculturés tels que moi).

Pour voir Christophe Willem.  

Et accessoirement, pour manger des macarons.

Pis aussi pour voir Alex.

Vous l’avez d’ailleurs déjà lu chez elle, mais je vous le raconte quand même, et si ça vous intéresse pas, tant pis, chuis ici chez moi.

J’ai donc pris le train pour la cité ardente, toute tremblante.  Je n’écris pas ça pour faire des vers (ardente – tremblante), c’est juste que ça fait un bail (plus de dix ans, un grooos bail) que j’ai plus mis les pieds là-bas en train, alors je tremble de descendre avant, ou après, voire pendant, ou bien de me trompeter de train.  Je tremble.

Jeudi.  16h.  Gare de Namur.  Je me dirige vers les guichets.  Vides (je veux dire pas de foule en délire qui veut acheter des billets, rien que des guichetiers souriants).  Une femme.  Un homme.  Brun.  Mais pas ténébreux.  Je m’approche.  Pas ténébreux du tout.  Mais je me dis que l’homme ne résistera pas à mon charme légendaire et me tendra mon billet avec un sourire béat d’admiration (et éventuellement carnassier).  Ben non.  Il est parvenu à tout faire sans ouvrir la bouche, sauf au moment de me dire le prix du billet.  C’est quand qu’on fait des formations à la politesse en gare de Namur, titchu ?  

Une fois munie de mon laissez-passer, je me dirige vers le quai, et j’attends mon train, comme des dizaines de personnes, dans le froid et la fumée de cigarette.  La joie des transports en commun, je connais, mais le train, je saurais plus, définitivement.  Le train arrive, j’apprends qu’il est scindé.  Ça y est.  J’angoisse.  J’ai horreur des trains scindés.  Comme une grosse débile, je demande à une passagère « c’est bien le train pour Liééééch ».  Elle répond par l’affirmative.  Un groupe de passagers sort à toute vitesse, se sont trompés.  Voilà le problème des trains scindés, on se trompe.  Chuis pas la seule grosse débile, na.

Je mets Christophe Willem dans mes oreilles (entre nous, je le mettrais bien aussi dans mon lit), histoire de me préparer au concert du soir (ne hurlez pas, billet suivra prochainement, j’attends juste que Christophe le lise au préalable – ben oui quoi c’est mieux non ?).  Je tente de lire.  Je tente.  Car une femme qui a décidé de s’installer en face de moi utilise son GSM comme si elle était chez elle « tu vois il a refusé d’aller travailler avec son oncle, sous prétexte qu’il n’était pas libre dimanche tu vois, il voulait pas prendre le train tu vois, et puis j’ai appelé son oncle tu vois, en fait c’était pour bosser tout le WE tu vois, alors ça va barder tu vois » (je vous la fais courte, car la conversation intégrale remplirait trois pages du blog), puis elle appelle son fils « je sais tout tu vois, ça va barder tu vois» (je vous la fais courte aussi, car c’était court, vu que fiston semble avoir raccroché presqu’immédiatement).  J’arrive plus à me concentrer, contrainte que je suis de relire chaque phrase deux fois.  A-t-on idée de régler ses comptes dans un train bondé, ma bonne Dame.  Le GSM, fléau du 21e siècle.

J’arrive dans la nouvelle-mais-en-travaux-gare-des-Guillemins, j’admire l’architecture de cette nouvelle gare (entre nous, je préfère la mienne, en pierre de France et tout, mais ça sera sympa pour les liégeois, pourront faire du ski en hiver sur le toit de leur new gare) et je suis embarquée par Alex (comment, vous ne connaissez pas Alex ?  Ah ben si, ça m’étonnait – et si par hasard vous avez un doute, son blog est dans mes liens à gauche, premier lien Cocoricooooooooo – et pour les paresseux, suffit de cliquer ici) pour une soirée sympa : papote, rire, quiches (dans l’assiette hein, pas nous), enfants et concert, jus de pomme et dodo.

Le lendemain, j’émerge pour me gaver de croissants, puis nous vlà parties vers le centre ville, histoire de découvrir les impasses de Liège.  J’adore j’adhère.  Ça fait village, en pleine ville.  Trop beau.  Et puis toutes ces cahutes à vierge, c’est particulier.  Et puis y’a des bornes incendie, c’est chouette aussi (billet suivra, c’était la révélation du jour).  

Découverte de la pâtisserie de Jean-Philippe Darcis, dont je vous parlerai prochainement, car ça mérite un billet entier (c’est fou le nombre de billets engendrés par cette petite escapade liégeoise), dégustation de pâtes, promenade sous la pluie (elle dit que c’est ma faute mais c’est même pas vrai, na).  Séance photos, car Alex est une photographe talentueuse et je l’ai suppliée de faire des photos de moi, qui serviront à illustrer mes best sellers lorsque je les aurai écrits.  Re-promenade sous la pluie, puis train pour retour maison, munie de mes précieux macarons (n’insistez pas, vous ne saurez rien aujourd’hui).

A peine rentrée, je découvre les photos qu’Alex a faites de moi.  Malheureusement, son talent ne suffit pas à me rendre photogénique.  Au vu du résultat catastrophique (comment Dieu peut-il engendrer des créatures si monstrueuses, telles la guêpe, le crapaud, l’alligator ou l’Anaïs, hein, comment ?), je prends illico rendez-vous chez la coiffeuse pour le lendemain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, histoire de limiter tant que faire se peut les dégâts.

Puis je mange mes macarons.

(Merci Alex pour ton accueil et tout et tout, c’était trop chouette et tout et tout, on remettra ça et tout et tout, t’es mon double en plus liégeois, plus blond, plus joli).

Et un petit dessin de Miss Trop.
bagages