10
jan

Meilleurs vœux, blablabli blablabla

J’ai récemment réalisé que pas mal de bloggueuses se plaignaient des vœux qu’elles recevaient, qui étaient totalement impersonnels.

L’ère du net et du GSM a facilité (ou compliqué, c’est selon) les choses, il faut le reconnaître.  Actuellement, on insère une petite image bien mignonne bien tendre dans un mail, on ajoute un petit « meilleurs vœux pour 2008 », on sélectionne l’intégralité de sa boîte mail, on clique sur « envoyez » et le tour est joué.  Emballé c’est pesé.  Et c’est gratuit.

Alternative non moins banale, on rédige une mini bafouille empreinte de neutralité « que 2008 vous apporte joie, bonheur, santé et prospérité », que l’on envoie, dès les douze coups de minuit (si du moins l’opérateur n’est pas over-saturé), à tous les contacts de son gsm.

Au mieux, les réponses sont du même acabit, au pire, on ne reçoit aucune réponse.

J’ai moi aussi été attirée par ce procédé facile, il y a quelques années.  Mais actuellement, c’est bien simple, je n’envoie plus mes vœux, ni par courrier, ni par mail, ni par SMS.  Je me contente de répondre aux vœux que je reçois, parce qu’il faut bien rester polie, tout de même.  Et puis parce que certains viennent de personnes sympas, il faut le reconnaître, même si elles sont pas foutues de personnaliser un peu leurs vœux.  Vous me direz que moi je fais pire, puisque je souhaite plus rien de bien à personne… mais est-ce réellement pire que d’envoyer la même tartine à 250 personnes ?

J’en suis arrivée à la conclusion que les vœux manquent cruellement de sincérité.  Ainsi, le premier jour où j’ai repris le travail, chaque client que j’avais en ligne me susurrait ses « meilleurs vœux, n’est-ce point, Médéééééme » au creux de l’oreille.  Par politesse (et puis passque je doute que Boss chéri apprécie une réponse de ma part du genre « keskeçapeutvousfoutre que mon année 2008 se passe bien, ça changerait quelque chose pour vous si je rendais l’âme, là, de suite ? »), je répondais « merci également Médééééééééééme (ou Môôôôôssieur)».

Mais que serait-il arrivé si j’avais répondu « je vous remercie, j’en ai bien besoin, si vous saviez ma bonne Dame, avec ma santé fragile, et tous ces dossiers qui m’insupportent (dont le vôtre), et puis vous savez, je n’ai toujours pas trouvé l’homme de ma vie, à mon âge c’est gravissime, alors si vous pouviez prier pour que 2008 me l’apporte, de même qu’une jolie augmentation de salaire passque bon c’est pas facile tous les jours vous savez dans le secteur qui m’occupe… ».  Glups.

En dehors de ces vœux standardisés, on trouve parfois de vrais petits bijoux.  Des trésors de gentillesse.  Qui méritent le détour.  Parmi tous ceux que vous m’avez envoyés, en commentaires ou par mail, j’ai choisi celui-ci, que je vous propose par extraits (avec l’autorisation de l’auteur, qui se reconnaîtra).  Parce que des vœux pareils, bien pensés, totalement en adéquation avec mon année 2007, ça ne peut pas laisser indifférente la bloggueuse que je suis.

« Meilleurs Voeux, pour la nouvelle année qui commence.

J'espère que tu trouveras l'amour cette année, brun ténébreux ou pas, et que ladite année sera remplie de bonheur et de petits instants tous plus réjouissants les uns que les autres.

J'espère aussi que ton magazine préféré dont je tairai le nom te remarquera enfin, ainsi que ton talent pour te proposer pourquoi pas une petite rubrique. J'espère aussi que tu auras toutes les écharpes dont tu rêves d'une certaine marque qui commence par S et que les lasagnes dont tu parles tant te plairont toujours voire plus. J'espère également que si cette année tu retournes faire une petite cure de thalasso que celle-ci se passera bien et que tu ne choisiras plus la chambre la plus miteuse parmi toutes celles disponibles. :-) Plus proche de nous, j'espère aussi que tu ne feras pas trop d'achats impulsifs de vêtements/bottes malgré les soldes qui viennent à peine de commencer. Pour terminer -o pression- j'espère que tu auras quelqu'un au moment de la date fatidique et horrible pour les célibataires du 14 Février et de sa Saint-Valentin! Qui sait?! Faut parfois croire au miracle.

Surtout, soigne toi bien. Repose toi bien. Retape toi bien. Motive toi en te disant que si tu es bientôt de nouveau sur pieds, tu pourras enfin faire les soldes de Namur, puis ensuite aller manger une bonne glace/gaufre au Villeroy ou chez Glace Mania, accompagnée d'un bon gros chocolat chaud. Pour ensuite reprendre de plus belle, faire encore quelques magasins et aller manger, en apothéose un bon petit plat chinois dans le tout petit restaurant (mais très bon) dans la galerie en face du Villeroy Club. »


Voilà des vœux comme je les aime.

Au fait… meilleurs vœux à tous !

8
jan

Je suis une chieuse

Je l’admets, ce n’est nullement une révélation pour vous.

Ce que vous ignorez peut-être, c’est que ce sujet, savoir celui des crottes (ben oui quoi, faut bien appeler un chat un chat, et un caca un caca), est le préféré du troisième âge.  Question du matin en maison de repos « alors, zavez fait ? ».  Question de midi « toujours pas fait ? ».  Question du soir « encore un effort, zallez faire, suffit de le vouloir ».

Paraît que chez nos petits vieux chéris, ça tourne à l’obsession.  Ils ne parlent que de ça.  Ils ne pensent qu’à ça.  Ils ne rêvent que de ça.  

Alors la question que je me pose en ce moment est la suivante : suis-je déjà en train de basculer vers le troisième âge, et d’y entraîner la pauvre jeune Mostèk ?  Passqu’en ce moment, on ne parle plus que de ça : nos problèmes intestinaux !

 Je sais je sais.  Vous auriez aimé que je vous fasse un petit billet plus glamour, où je parlerais de nos discussions interminables sur les hommes, sur les parfums, sur les produits de maquillage, sur les fringues ou sur les endroits branchés de la capitale de la Wallonie.

Et bien non.  Désolée.  Je ne vais pas inventer pour vos doux yeux.  Vous auriez voulu ?  Tant pis.

Au bureau, à la pause café (où je ne bois pas de café mais c’est une autre histoire), et sur MSN le soir, c’est devenu notre seul sujet de conversation.  Et quand je dis le seul, c’est bel et bien le seul.  Je vous passe les détails sans importance.  Et puis bon, ce blog n’est pas réservé aux moins de 18 ans, alors sait-on jamais qu’un enfant passerait par là.  Mais ça devient limite angoissant, cette manie de ne plus penser qu’à ça.  J’en arrive à me demander si je n’aurais pas un gros problème de santé (qui a dit « de santé mentale, Anaïs, de santé mentale » ?).  

Et puis j’ai compris.  Le pourquoi du comment de cette passion récente.  Grâce à ce blog.  Plus particulièrement grâce à une lectrice de ce blog.  Qui a réagi à mes billets « je crampe ».  Discrètement.  Par mail.  Pour m’indiquer les effets secondaires du magnésium…  

Vous aurez compris, et moi aussi, d’où vient cette obsession actuelle : pas d’une grave maladie, pas d’une régression au stade anal.  Juste du magnésium.  Pas besoin de vous faire un dessin….

Si ?

Vous voulez un dessin ?

Allez, c’est bien passque c’est vous, dessin de Vidalinda.
wc

4
jan

Sa première fois

Ce soir, c’est le soir du sacrifice.

Pas de Star Ac pour moi (ô magnéto de mon cœur qui bat pour toi la chamade, fais bien ton job, enregistre sans parasites, sans bande qui s’emmêle, par pitié).

Je me sacrifie pour une amie.  Passque c’est sa première fois.  Et vous en conviendrez, la première fois, ça compte.  C’est sans doute celle qui compte le plus, d’ailleurs.  Et ça mérite de rater la Star Ac.  Ça mérite de braver le froid, le blizzard, malgré ma fièvre, mon nez en chou-fleur plein de tumeurs et ma gorge couleur tomate (je fais dans les métaphores légumes en ce moment). Ça mérite de faire ma cosette tremblotante à l’arrêt du bus pour aller la soutenir dans ce moment qui va transcender sa vie.  Dans quelques années, elle m’en remerciera.

J’ai dit que je serais là pour sa première fois.  Je serai là.

D’ailleurs je file.

Et vous, votre première fois, c’était comment ??  Première fois de quoi ? Ben n’importe, on a tous des premières fois… racontez-moi, je lirai à mon retour.

Zou j’y vais.

 

J’ai tout de même deux remarques à vous faire, passque chuis bien déçue, de vous, ô lecteurs vénérés quotidiennement :

  1. vous pourriez faire semblant de vous inquiéter de ma petite santé, j’ai tout de même un pied dans la tombe, avec cette crève qui porte bien son nom, et l’autre pied relié à un dos en compote depuis des mois malgré des séances de kiné répétitives, alors vous pourriez faire semblant de vous inquiéter quoi (ne fût-ce que si je meurs, vous zaurez plus rien à lire – là je remarque une lueur d’intérêt dans vos pupilles, bande d’ingrats)…
  2. vous pourriez aussi faire semblant de trouver ça incroyablement incroyable que je devienne, là, d’un coup, une star intergalactique, une écrivaine célébrissime, dont la gloire n’a d’égal que le talent, mais si mais si, ne sois pas modeste Anaïs,… oui, vous pourriez faire semblant.

Faites semblant, quoi, allez, par pitié !

2
jan

Des projets des projets des projets

Avec les fêtes, j’ai eu plein de congés.
 
Avec les fêtes, j’avais plein de projets :
 
- écrire un livre, reste juste à trouver le sujet (détail détail)
- faire ma vaisselle, passqu’elle est couverte de poils verts et qu’ils ont beau être assortis à la déco, c’est pas super, et puis ça colle
- ranger, aspirer, nettoyer, trier, jeter
- lire les vingt livres que j’ai reçus en prêt et toujours pas commencés, et vous en parler s’ils me plaisent
- m’occuper du rat, pour compenser toutes ses journées solitaires qu’il doit subir
- écrire des dizaines d’articles pour ce blog, histoire d’avoir du stock jusque fin 2008
 
Et keske j’ai fait à ce jour ?  J’ai regardé des films romantiques à haute portée intellectuelle à la TV et au ciné ( la Boum, la Boum 2, l’étudiante, Coup de foudre à Bollywood, Orgueil et préjugés, You’ve got mail, Il était une fois, Ce soir je dors chez toi, Ma vie n’est pas une comédie romantique...) et j’ai lu Sensuelle.  Je vous ai déjà parlé de Sensuelle, mais j’en reparle car c’est un tout nouveau mag (là je viens de finir le numéro 3), et puis c’est un véritable challenge de lancer un mag à cette époque virtuelle, et puis il est sympa comme tout ce mag, et puis il regorge d’articles intéressants, et puis la rédac’ chef est adorable, et c’est une denrée bien rare, les rédac’ chef adorables.  Alors voilà, achetez-le, lisez-le, offrez-le. Infos ici. (Comme convenu, rédac’ chef adorée, n’oublie pas mon chèque …)
 
C’est tout ce que j’ai fait ? me direz-vous.  Et oui.  Et oui.
 
Même pas honte.  Na.  La vaisselle poilue attendra.  Le rangement attendra.  Le blog attendra.
 
Finis les congés en plus.  Les prochains ?  En été.  Mais j’ai plein de projets déjà.

2
jan

Mon réveillon

Je sais ce que vous vous dites : mais pourquoi Anaïs ne nous raconte-t-elle pas son réveillon fou du nouvel an ?

Et bien pour une très bonne raison : y’a rien à raconter, c’était un réveillon sympa mais tout ce qu’il y a de plus normal.  Voire de plus banal.

Quel intérêt dès lors de vous raconter qu’on était une petite bande à fêter ça, tout simplement, champagne et succulents zak au saumon et boursin (pour l’haleine), raclette délicieuse et glace Vienetta dont je n’ai pas voulu (c’est un traumatisme de l’enfance, pour moi, la Vienetta, à force d’en avoir mangé quasi chaque dimanche, je ne peux plus la voir, la Vienetta, elle me provoque des angoisses la Vienetta, je me demande d’ailleurs comment en 2008 ça existe encore, la Vienetta).

Quel intérêt de vous raconter qu’on est ensuite partis danser dans une boîte qui nous proposait une soirée années 70/80/90, dans laquelle nous sommes arrivés à 23h57, juste au moment adéquat pour se souhaiter « la bonne année ».

Quel intérêt de vous raconter que nous avons procédé au décompte… 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… bonanéééééééé… réjouissances interrompues par l’explosion de fausses bouteilles de champagne remplies de confettis géants.  Joli tout plein.  Ambiance.  Folie.

Quel intérêt de vous raconter qu’au moment où nous nous tournions les uns vers les autres pour nous souhaiter tout le bonheur du monde pour 2008, nous avons remarqué que l’une d’entre nous (pas moi, c’est limite anormal, je le concède, ça aurait dû être moi, la chance aurait-elle décidé de me gâter en 2008 ?), se tenait le nez et nous regardait, effrayée suite au choc qu’elle venait de ressentir en recevant un morceau d’une de ces fameuses bouteilles à confettis en plein visage (à l’heure où je vous écris ces lignes, l’enquête est toujours en cours).  Que de son nez coulaient de longues trainées de sang.  Qu’un monstrueux hématome s’est ensuite formé, tandis que le sang coulait encore.  Qu’une entaille bien visible, bien nette, bien droite, se trouvait sur le haut de son nez, très proche de l’œil. Œil boursouflé par le choc et le sang qui s’accumulait d’ores et déjà sous la peau fragile de cette jeune fille (versons une larme, svp).

Quel intérêt de vous raconter que nous avons passé les trente premières minutes de l’année 2008 dans les WC de la discothèque, hésitant entre aller aux urgences, mettre de la glace, éponger ou tomber dans les pommes (c’est d’ailleurs surtout moi qui hésitais à tomber dans les pommes à la vue de ce sang qui n’était cependant pas le mien), oubliant tout des festivités.

Quel intérêt de vous raconter tout ça ?

Je vous le disais, rien à signaler pour ce réveillon, tout ce qu’il y a de plus banal et classique pour un réveillon.
champagne