24
jan

Rapide coucou en passant

Je viens de lire tous vos coms, merci.  Le récit détaillée de la journée suivra dès que j'aurai reçu les photos "officielles", avec un tas de rencontres, de trucs glamour et de macarons...
A demain, je file au lit, c'est fatiguant... de ne rien faire ... 

23
jan

Comment or not comment, that’s the question

On dit souvent « un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».  On devrait aussi dire « un seul être vous pourrit la vie et vos commentaires sont pollués ».  J’en ai fait les frais récemment.

Les plus futés d’entre vous auront sans doute remarqué que, depuis plusieurs mois, un troll publiait régulièrement des commentaires dignes de l’école maternelle (et encore, c’est faire insulte aux enfants de maternelle que de les comparer à ce monsieur).  Certains n’auront sans doute rien vu, parce que je veillais au grain (pour séparer le bon grain de l’ivraie).  J’avais dû, à une époque ancienne, bloquer quelques heures les commentaires du blog, afin d’éviter que pleuvent les insultes, ce que j’avais fait en douce, mal m’en avait pris : certaines lecteurs n’avaient pas apprécié et les mails pas sympas du tout avaient plu dans ma boîte (décidément, c’est un temps de saison).

Cette fois, j’ai décidé de tout vous essplicationner.  Tout.

La possibilité de modération des commentaires de Skynet approchant à grands pas, j’imagine que cet individu a dû être atteint de crises d’angoisse récurrentes à l’idée de ne plus pouvoir répandre son fiel à travers les blogs.  Passqu’il faut savoir que c’est son job à temps plein.

Cela m’a donc valu une avalanche de commentaires tous plus débiles les uns que les autres, sous un tas d’identités farfelues mais tellement décelables.  

C’était plus nin possip’ ma bonne Dame.

Alors j’ai réfléchi (si si, ça m’arrive) et je me suis dit « aux grands maux les grands remèdes, ma chtite Anaïs, soit tu te casses de chez Skynet pour aller sur une plateforme plus moderne en matière de commentaires, et tu emportes avec toi tes 1700 billets et 27685 commentaires (fastooooooooooooooche), soit tu intègres un nouvel interface de commentaires avec modération, en attendant que Skynet propose cette alternative ».

Hocus Pocus (façon de parler, car vous connaissez mes compétences en informatique, égales à mes compétences pour me dégotter un brun ténébreux), c’est fait.  Zavez donc maintenant une jolie fenêtre qui s’ouvre pour vous laisser lire les commentaires et ajouter le vôtre.  Faut donc accepter les popups sur mon blog, mais promis, y’aura pas de pub.  Ensuite, suffit de compléter et de cliquer pour l’envoi de vos mots doux.  En en plus, bande de petits gâtés, y’a même plus le captcha à insérer (ces lettres et chiffres parfois illisibles).  Seul détail insignifiant (mais si mais si, insignifiant) : vos commentaires ne seront pas immédiatement visibles, faudra juste que j’aille dire « ok », chose que je ferai, vous le savez, régulièrement, la maison ne reculant devant aucun sacrifice, pas même celui de passer deux heures par jour à scruter vos commentaires et à approuver leur publication.  Dévouement suprême.

Quoi qu’il en soit, plus jamais vos commentaires ne seront publiés en direct live de la mort qui tue.  Je sais, c’est dur.  Je comprends votre désarroi, votre stupeur, votre angoisse.  Allez pleurer un petit coup, me maudire un bon coup, puis revenez.  Reveneeeeeez.  Mon blog ne change pas, ou presque, moi non plus, c’est promis juré craché, n’en déplaise à certains, alors je vous implore de façon imploramment implorante : ne m’en voulez pas.  Et quand Skynet proposera l’option, j’ouvrirai à nouveau les commentaires « intégrés », et les 27685 commentaires postés depuis le 28 octobre 2006 réapparaîtront comme par magie, Hocus Pocus.

(PS : je vais republier les commentaires récents qui ont disparu sur le nouvel interface, histoire de vous répondre).

Illu de MissBean, ayant pour but d’éviter que le lectorat ne déserte le blog en signe de rébellion.
toute-nue

21
jan

Escapade dans la cité ardente

Vous l’avez sans doute lu sur le blog d’Alex (dans mes liens cocorico, la toute première – grosse gâtée va !) : chuis allée à Liège.  Damned, le bout du monde pour la petite provinciale de la capitale de la Wallonie (c’est un bout de Belgique, je le précise pour les inculturés tels que moi).

Pour voir Christophe Willem.  

Et accessoirement, pour manger des macarons.

Pis aussi pour voir Alex.

Vous l’avez d’ailleurs déjà lu chez elle, mais je vous le raconte quand même, et si ça vous intéresse pas, tant pis, chuis ici chez moi.

J’ai donc pris le train pour la cité ardente, toute tremblante.  Je n’écris pas ça pour faire des vers (ardente – tremblante), c’est juste que ça fait un bail (plus de dix ans, un grooos bail) que j’ai plus mis les pieds là-bas en train, alors je tremble de descendre avant, ou après, voire pendant, ou bien de me trompeter de train.  Je tremble.

Jeudi.  16h.  Gare de Namur.  Je me dirige vers les guichets.  Vides (je veux dire pas de foule en délire qui veut acheter des billets, rien que des guichetiers souriants).  Une femme.  Un homme.  Brun.  Mais pas ténébreux.  Je m’approche.  Pas ténébreux du tout.  Mais je me dis que l’homme ne résistera pas à mon charme légendaire et me tendra mon billet avec un sourire béat d’admiration (et éventuellement carnassier).  Ben non.  Il est parvenu à tout faire sans ouvrir la bouche, sauf au moment de me dire le prix du billet.  C’est quand qu’on fait des formations à la politesse en gare de Namur, titchu ?  

Une fois munie de mon laissez-passer, je me dirige vers le quai, et j’attends mon train, comme des dizaines de personnes, dans le froid et la fumée de cigarette.  La joie des transports en commun, je connais, mais le train, je saurais plus, définitivement.  Le train arrive, j’apprends qu’il est scindé.  Ça y est.  J’angoisse.  J’ai horreur des trains scindés.  Comme une grosse débile, je demande à une passagère « c’est bien le train pour Liééééch ».  Elle répond par l’affirmative.  Un groupe de passagers sort à toute vitesse, se sont trompés.  Voilà le problème des trains scindés, on se trompe.  Chuis pas la seule grosse débile, na.

Je mets Christophe Willem dans mes oreilles (entre nous, je le mettrais bien aussi dans mon lit), histoire de me préparer au concert du soir (ne hurlez pas, billet suivra prochainement, j’attends juste que Christophe le lise au préalable – ben oui quoi c’est mieux non ?).  Je tente de lire.  Je tente.  Car une femme qui a décidé de s’installer en face de moi utilise son GSM comme si elle était chez elle « tu vois il a refusé d’aller travailler avec son oncle, sous prétexte qu’il n’était pas libre dimanche tu vois, il voulait pas prendre le train tu vois, et puis j’ai appelé son oncle tu vois, en fait c’était pour bosser tout le WE tu vois, alors ça va barder tu vois » (je vous la fais courte, car la conversation intégrale remplirait trois pages du blog), puis elle appelle son fils « je sais tout tu vois, ça va barder tu vois» (je vous la fais courte aussi, car c’était court, vu que fiston semble avoir raccroché presqu’immédiatement).  J’arrive plus à me concentrer, contrainte que je suis de relire chaque phrase deux fois.  A-t-on idée de régler ses comptes dans un train bondé, ma bonne Dame.  Le GSM, fléau du 21e siècle.

J’arrive dans la nouvelle-mais-en-travaux-gare-des-Guillemins, j’admire l’architecture de cette nouvelle gare (entre nous, je préfère la mienne, en pierre de France et tout, mais ça sera sympa pour les liégeois, pourront faire du ski en hiver sur le toit de leur new gare) et je suis embarquée par Alex (comment, vous ne connaissez pas Alex ?  Ah ben si, ça m’étonnait – et si par hasard vous avez un doute, son blog est dans mes liens à gauche, premier lien Cocoricooooooooo – et pour les paresseux, suffit de cliquer ici) pour une soirée sympa : papote, rire, quiches (dans l’assiette hein, pas nous), enfants et concert, jus de pomme et dodo.

Le lendemain, j’émerge pour me gaver de croissants, puis nous vlà parties vers le centre ville, histoire de découvrir les impasses de Liège.  J’adore j’adhère.  Ça fait village, en pleine ville.  Trop beau.  Et puis toutes ces cahutes à vierge, c’est particulier.  Et puis y’a des bornes incendie, c’est chouette aussi (billet suivra, c’était la révélation du jour).  

Découverte de la pâtisserie de Jean-Philippe Darcis, dont je vous parlerai prochainement, car ça mérite un billet entier (c’est fou le nombre de billets engendrés par cette petite escapade liégeoise), dégustation de pâtes, promenade sous la pluie (elle dit que c’est ma faute mais c’est même pas vrai, na).  Séance photos, car Alex est une photographe talentueuse et je l’ai suppliée de faire des photos de moi, qui serviront à illustrer mes best sellers lorsque je les aurai écrits.  Re-promenade sous la pluie, puis train pour retour maison, munie de mes précieux macarons (n’insistez pas, vous ne saurez rien aujourd’hui).

A peine rentrée, je découvre les photos qu’Alex a faites de moi.  Malheureusement, son talent ne suffit pas à me rendre photogénique.  Au vu du résultat catastrophique (comment Dieu peut-il engendrer des créatures si monstrueuses, telles la guêpe, le crapaud, l’alligator ou l’Anaïs, hein, comment ?), je prends illico rendez-vous chez la coiffeuse pour le lendemain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, histoire de limiter tant que faire se peut les dégâts.

Puis je mange mes macarons.

(Merci Alex pour ton accueil et tout et tout, c’était trop chouette et tout et tout, on remettra ça et tout et tout, t’es mon double en plus liégeois, plus blond, plus joli).

Et un petit dessin de Miss Trop.
bagages

12
jan

The new technologies

Et bien voilà.

C’est fait.

Je suis définitivement une (jeune) femme moderne et in.  « Geek », comme on dit sur les blogs influents.

Si si (j’entends vos rires gras et moqueurs).  Je vous l’assure.

Mieux vaut tard que jamais, j’ai pris la lourde décision d’être à la pointe du progrès :

Je suis sur Facebook.

Siiiiiiiiiiiiiiiii.

Et j’ai créé mon Netvibes.

Ausiiiiiiiiiiiiiiii.

Vous n’en croyez pas vos mirettes hein, les petites zamis ?  Anaïs qui connaît le sens des mots Facebook et Netvibes.

Comment se fesse se fait-ce ?

Pour Facebook, c’est la faute à la longue attente dans le cabinet de Miss Docteur, durant laquelle j’ai lu tous les Public, Closer, et autres torchons qui me tombaient sous la main.  C’est là que j’ai appris que toutes les stars étaient sur Facebook, et qu’elles avaient des milliers d’amis.  Et que Facebook c’est fabuleux.  Alors j’ai voulu jouer ma star.  Et je me suis inscrite.  Et j’ai huit amis.  Maintenant que je suis inscrite et que j’ai des amis, je ne sais plus quoi en faire, de mes huit amis.  Impression d’être le Petit Prince face au renard qui lui dit « s’il te plaît, apprivoise-moi ».  Facebook, ça sert à rien, si je ne m’abuse.  Même pas drôle.

Pour Netvibes, c’est la faute aux robots espions sur mon blog, qui me disent d’où viennent mes visiteurs.  Beaucoup de mes visiteurs viennent de Netvibes.  Kekseksa ?  A force de voir Netvibes apparaître et réapparaître, j’ai été voir ce que c’était.  Et j’ai vu.  J’ai pas de suite comprendu, of course.  Mais en lisant, en commentaires, sur les blogs « aaaah j’adore ton blog, je te mets dans mon Netvibes », à force de visiter le site Netvibes, j’ai fini par tilter.  Je n’ai pas immédiatement compris l’utilité de la chose : à quoi bon rassembler les blogs que j’aime puisqu’il suffit de cliquer dans les liens que j’ai mis dans ce but sur mon blog ?  Mais à force d’aller inutilement sur des blogs non mis à jour (paaas bien), j’ai finalement comprendu l’intérêt de Netvibes : d’un seul coup d’œil, découvrir si mes blogs favoris ont été mis à jour récemment.  Donc j’ai créé mon Netvibes.  Et réalisé qu’en plus des blogs, je pouvais y découvrir mes mails, mon profil Facebook, et même le temps qu’il fait sur mon chtit pays.  Quéééééén progrès, ma bonne Dame.

Elle est pas belle la vie ?

Allez, avouez, zêtes fiers de moi, hein une fois ?

11
jan

Je l'ai eu

Je l’ai eu.  Enfin.  Il était temps.  Ça fait plus d’un an que j’avais des vues sur lui.  Que je tentais de l’apercevoir chaque fois que c’était possible.  Sans discrétion.  Me contorsionnant au besoin.  Parfois en vain.  Souvent en vain, je l’admets.  Il me le fallait.  Je le voulais.

Mais rien à faire.

Inaccessible.

Depuis plus d’un an.

Même ma mère, comprenant l’importance de la chose, y a mis du sien pour m’aider à l’avoir.  Elle a participé, bien qu’elle sache que ce n’est pas mon fort, l’intervention d’autrui dans ce genre de chose. Elle y a mis tout son cœur, toute sa persévérance, j’en suis convaincue.  En vain.  Pas moyen.  Il résistait à toute tentative d’approche.

Rien à faire.

Toujours inaccessible.

J’en rêvais pourtant.  J’en fantasmais nuit et jour.  Je le voulais.  Il me le fallait.  Ça virait à l’obsession.  Chaque nuit, j’y pensais.  Le matin, en me levant, j’y pensais.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais à partir du moment où j’ai conscience qu’une chose est inaccessible, il me la faut.  Absolument.  Ça devient une question de vie ou de mort.

Alors, cette semaine, j’ai pris ma décision.  J’allais tenter le tout pour le tout.  Quitte à me faire du mal.  Je devais être fixée.

J’ai longuement réfléchi pour adopter la stratégie adéquate.  Ne soyez pas mesquins, je sais réfléchir quand il le faut.

Je ne voulais pas foncer sans cogiter un minimum au préalable, prendre une décision que j’aurais pu regretter.  D’autant que le froisser m’aurait causé beaucoup de gêne.

Une fois pesé le pour et le contre, j’ai attaqué.  J’ai pris le taureau par les cornes.  Adieu complexes.  Vive la prise de risque.

Je l’ai abordé en douceur.  Mais avec fermeté.  Il était temps que je sois enfin fixée.

Et je l’ai eu.  J’ai pris mon courage à deux mains.

Et j’ai tout misé sur lui.

Hier.

Assez tard dans la nuit.  

Et je l’ai eu…

Ce point noir qui me narguait depuis plus d’un an.  

Oui ma bonne Dame.  Plus d’un an.  Parce qu’il s’était logé à l’endroit précis de mon dos totalement inaccessible, tant par le haut que par le bas.  Tant par la droite que par la gauche.  Le lâche.  Le sadique.  J’ai tout tenté en vain, au risque de me provoquer tendinites et élongation.  Même ma mère a tenté d’intervenir.  Mais il est reviendu.  Et hier soir, je réessaie, avec toute la conviction nécessaire, et bingo, je l’ai eu.  Je n’ai rien vu.  Rien sentu.  Mais il n’est plus là, tout simplement.

S’il revient, vous serez les premiers informés, promis.