18
avr

J'ai déménagé !

Savez-vous que sur l’échelle du stress, un déménagement occupe la troisième place, après le deuil et le divorce.  Pour moi, ça serait presque la première, tant je HAIS les déménagements.  D’ailleurs il faudra me passer sur le corps, me réduire en charpie, m’expulser en me tirant par les pieds pour me faire quitter mon home sweet home.  J’y suis j’y reste.

Mais j’ai déménagé au bureau.

Durant des années, j’ai occupé le sous-sol.  Oui, vous lisez, bien, oùsqu’il y a, en théorie, des colonies d’araignées, des familles de souris et des générations entières de bestioles dont je n’ose même pas imaginer la tête.

Mais bon, c’était une cave aménagée en bureau, malgré le manque de lumière et l’absence totale d’aération.

Y’a quelques années, je me suis retrouvée au rez-de-chaussée.  Vue sur jardin, plantes et chat pleurnichard avide de câlins (il me fend le cœur ce chat, qui vient tout le temps hurler derrière la porte-fenêtre – mais boss adoré déteste les chats et détesterait que je fasse entrer un chat, ça serait même limite faute grave immédiate).  Vue, également sur clients, mécontents, puants, suintants, peu souriants, blaguant ou râlant, au choix...

Il y a quelques semaines, enfin, j'ai quitté le rez pour rejoindre le premier étage.  

Une promotion ?  Pas vraiment.  Pas du tout même.  Mais on dira ça ainsi.  C'est plutôt le hasard d'une place qui s'est libérée près de Mostek et Moustique, et sur laquelle j'ai sauté comme (expression que j'ai lue sur un blog) la vérole sur le bas clergé (je me demande si j'ai bien mémorisé ladite expression).

Et depuis, il faut le reconnaître, je nage dans le bonheur.  Plus de clients mécontents puants suintants blaguant râlant peu souriants, mais deux collègues avec qui je partage des parties de fou rire (nous sommes devenues championnes dans l'art du fou rire, surtout la version stressée, sorte de rictus quasi invisible qui nous fait ensuite nous esclaffer en choeur), des parties de Scrabble, des parties de dégustation de crasses (j'ai bien dû prendre deux kilos) et des parties d'heures de travail bien agréables...

Y'a juste un petit problème.

Depuis que je bosse avec elles, je suis devenue d'une vulgarité crasse.  J'étais déjà adepte du mot puant à cinq lettres (savoir merde), mais j'ai élargi mon vocabulaire, et c'est leur faute, ou plutôt la faute au mimétisme.  A force de les entendre, je les singe... (un vrai zoo dans le bureau).

Alors j'ai proposé une grande réforme des gros mots, que nous tentons de mettre en pratique.

Nous ne dirons plus "bordel" mais "maison close".
Nous ne dirons plus "putain" mais "péripatéticienne".
Nous ne dirons plus "ça fait chier" mais "ça fait déféquer".
Nous ne dirons plus "merde" mais "déjection".
Nous ne dirons plus "ta gueule" mais "ton museau".
Nous ne dirons plus "salope" (et je ne vous dirai pas de qui nous parlons) mais "dévergondée".
Nous ne dirons plus "trouduc" (idem) mais "orifice anal".
Nous ne dirons plus "bordel de merde putain ça fait chier" mais "maison close de déjection péripatéticienne ça fait déféquer".  C'est long, mais c'est plus mieux.

Depuis quatre jours déjà, la réforme est lancée, et on y parviendra.  Seul problème, mais il ne durera pas, simple question d'habitude, chacune de ces nouvelles expressions nous fait hurler de rire, et certains clients ont déjà subi les conséquences de ces fou rires au téléphone...  Tant pis, mieux vaut une interlocutrice écroulée de rire qu'une interlocutrice revêche non ?

Ah on peut le dire : y a d'l'ambiance à l'étage Anaïs/Mostek/Moustique.

Et une petite illu de Marguerite, mettant en vedette mes collègues préférées.
mosteakpt

17
avr

Bonne fête

Aux chouchoutées, aux débordées, aux gâtées, aux exploitées, aux en congé, aux sous-payées, aux adorées, aux fatiguées, aux vénérées, aux énervées, aux fêtées, aux oubliées… dont je fais chaque année partie...

Bonne fête à toutes les secrétaires !

 

16
avr

Vous avez du mouron à vous faire pour l’avenir de ce blog

Je sais même pas si c’est français, mouron.  J’étais persuadée que « nin bramin » était wallon, alors que je l’ai entendu dans les Ch’tis.  Alors j’en perds mon latin.  Et j’ignore l’origine du mot mouron.

Mais vous avez du mouron à vous faire.

Car je deviens obsédée par les mots.  Que dis-je, obsessionnée !

Tout ça c’est la faute à Superlolo

Un jour, innocemment, elle m’a envoyé une invitation à jouer au Scrabble sur Facebook, le site qui sert à rien du tout qu’à faire perdre son temps aux gens.  Moi j’aime pas le Scrabble.  Et j’aime pas Facebook.  Mais je suis sur Facebook et j’ai accepté l’invitation à jouer au Scrabble.

Ce fut ma perte.

Oh, cette partie commencée avec Superlolo y’aura bientôt un mois (deux ?) n’est toujours pas terminée.

Mais j’en ai, depuis lors, entamé et terminé des dizaines avec Mostek et je suis devenue complètement accro.

Au Scrabble !

C’est dire si je suis tombée bien bas.  Pourtant je ne m’ennuie pas, j’ai des tas de trucs à écrire, des billets entamés jamais terminés, des idées en tête pour ceci ou cela.  Mais rien à faire.  Je préfère jouer au Scrabble que vous écrire des billets.  J’ai découvert le plaisir de placer des mots cochon, la joie de faire beaucoup de points, beaucoup beaucoup, la jouissance de gagner une partie, et puis comment placer les W, X, Z et Y, qui donnent beaucoup de points mais aussi beaucoup de fil à retordre…

Accro je vous dis !

Au point que l’autre soir, ayant mis à jour toutes mes parties, et en l’absence de Mostek, j’ai ressenti soudain ce grand manque, cette envie pressante, ce besoin vital de jouer.  Alors j’ai entamé des parties avec des inconnus.

Je vais mal, je le sais.  Y a-t-il un thérapeute spécialisé dans le sevrage Scrabble dans la salle ?  Un groupe de Scrabbleurs anonymes dans ma région ?

Et s’il n’y a pas de thérapeute, ni de groupe de soutien, mais des volontaires pour jouer avec moi, chuis Anaïs Valente (quel scoop) sur Facebook…

3
avr

Chuis marraine !

Oui, bon, c’est pas nouveau vous me direz…  Zavez déjà lu quelques posts rapport à ma chtite filleule.

Mais chuis marraine d’un bestiau à quatre pattes.  A grandes zoreilles qui pendouillent (enfin une seule actuellement).  Un rongeur.  Un lapin. Tout petit rikiki et pas très kosto. 

Le baptême a déjà eu lieu, hier, en allant chez le véto.  Mais c’est moi qui fus baptisée, si vous voyez le topo…

Gus, qu’il s’appelle.  (Ouiiiiiii comme la grosse souris dans Cendrillon, celle qui tente à un moment de stocker tant et tant de grains de maïs que tous les grains sont projetés dans toute la pièce – j’adore Gus, passque j’adore Cendrillon). 

Un chtit lapin adorable mais pas en super forme (vive les ventes d’animaux dans les magasins d’animaux incapables de vendre des animaux sains).

Alors on va bien se concentrer pour que Gus se remette vite de tout ça.  Passqu’il est tout gentil, tout câlin et tout petit avec ses 500 grammes oreilles comprises.

Je peux compter sur vous ?  Une bougie pour Gus ?

Au fait, sa proprio (pour ne pas dire sa « maman », tant elle gagatise), c’est Mostek.

Et si revoir Cendrillon vous tente… allez zieuter ici (j’ai trouvé l’intégrale en cherchant la prononciation de Gus, dans mes souvenirs ça se disait « Gues » - nan pas Guess comme la marque, Gues, avec un E prononcé E, mais non, c’est bien Gus, avec un U prononcé U, de Gustave.)

Une Illu de Domie, encore de circonstance, Pâques étant tout proche...

Add. du 7/4 : le bestiau va mieux, on a cru un moment que le pire lui pendait au nez, dans tous les sens du terme (myxomatose), mais finalement c'est juste un coryza.  Sa mère en est gaga, ça vaudrait plusieurs billets...

paques

27
mar

Sous mon lit…

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« Tat’Anaïs, keski ya sous ton lit king size ? » (à chanter sur l’air de Tata Yoyo, keski ya sous ton grand chapeau – Annie Cordy).

Cette question me fut posée sur le blog.  

Lorsque je vivais encore en famille, j’avais un petit lit.  Et une petite chambrette.  Aux armoires pleines à craquer.  Alors, sous mon lit, c’était la caverne d’Ali Baba : des emballages de bonbons (j’ai toujours été fan de sucreries), des assiettes poilues (quand je mangeais dans ma chambre, je cachais les assiettes sous le lit), des piles poussiéreuses de Flair (à l’époque je les gardais tous), et mon trousseau.  Mon trousseau ?  Et oui, contre toute attente, dès que j’ai eu l’âge d’envisager de quitter le nid, j’ai commencé à me constituer un trousseau.  Des essuies éponges, une batterie de cuisine (que celui qui ose rire se prépare à recevoir cinq doigts boudinés dans la figure), des tupperwares, et puis des araignées, de la poussière, des cheveux longs, des mouchoirs en boule.  Un brol indéfinissable.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui ça va mieux.  Enfin pas vraiment mieux.  Disons que j’ai simplement plus d’espace pour stocker.  Je répartis mieux les piles de magazines, je laisse les assiettes poilues à la cuisine, et j’ai des cheveux plus courts.  

Voyons voir ce que j’ai sous mon lit, à l’heure actuelle…

- deux boîtes métalliques remplies de sacs en plastique style Delhaize version qui tue la planète et qu’on doit bien culpabiliser, stockés depuis des années, et pliés selon une méthode brevetée qui permet un gain de place considérable (technique disponible sur demande, envoyez une enveloppe timbrée pour la réponse).  Ceux qui se sont moqués de mon comportement de fourmi durant des années sont bien dépourvus maintenant que la crise écologique est venue.  J’ai des sacs pour les prochaines années, eux pas.
- une plaque en pseudo émail.  Très jolie.  J’avais oublié que j’avais acheté ça.
- un Marie-Claire de… je sais pas lire l’année, il est couvert d’une couche épaisse de poussière (si je recevais un cent par grain de poussière trouvé ici, je serais multimilliardaire)
- deux autres Marie-Claire de 2005
- un Gala de 2004 (ouf comme les infos doivent y être périmées)
- un Ciné Revue de janvier 2004
- les publicités Krefel, Euro Center, Blokker et H&M de juin 2005
- un Flair de 2003 (record battu)
- une pince à cheveux (du temps oùsque j’avais de longs cheveux)
- trois mouchoirs en boule

Finalement, j’ai bien progressé par rapport à mon jeune temps…  Si si !

Illu de Flo (vous voyez j'avais du stock, tant en matière de billets que d'illus)
 
N'oubliez pas d'aller lire le billet de la Sudinette et celui d'Angie et aussi celui d'Amandine.
Vous pouvez aussi découvrir tous les textes sur le blog (attention majorité en néerlandais) 
 
souslelitpt