26
jui

Ma nouvelle addiction

Etrangement, depuis que je vous ai parlé de mon addiction au Scrabble, ça m’est passé.  Navrée pour les parties laissées en plan, mais vraiment, tous ces mots, toutes ces lettres, ça me retourne le cœur.

Nan, maintenant, j’ai trouvé mieux : Bubble Town.

Comment, vous ne connaissez pas Bubble Town ?  C’est que vous ne connaissez pas cul-chèvre alors !  Passque Bubble Town est sur cul-chèvre, et c’est Mostek qui me l’a montré, of course.  Et qui m’a fait une formation accélérée, car en matière de jeux électroniques,  je suis pas très très douée, je l’avoue (et si je l’avoue pas, elle est cap de venir mettre un commentaire me dénonçant, donc tant qu’à faire, autant l’avouer).  

Ce jeu n’est pas un jeu de vitesse, et c’est l’essentiel pour moi, car quand je suis pressée par le temps, comme dans PacMan et ses abominables fantômes dévoreurs, je perds tous mes moyens.  Ici, on prend son temps pour faire des trios de bestioles, qui se désintègrent.  Et quand un trio désintégré soutient d’autres bêtes, elles s’en vont alimenter le lance-bestiole.  Dément non ?  Attention aux bêtes en bois qu’il faut éliminer.  Et aux pizzas volantes.  Mais pour vous aider, vous avez le viseur à l’occasion, et le désintégrateur aussi.  Le petit côté sadique, ce sont les nuages qui cachent les bestioles.  Mais bon.

Mais le plus drôle dans ce jeu, c’est qu’il y a le son.  Et quel son !

Des orgasmes.

Si. Je vous jure.  Lorsque plusieurs bébêtes ont été désintégrées, ça fait un aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah incroyable.

Et lorsque un paquet de bestioles tombent, y’a le ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih ahaaaa strident qui déchire les tympans.

Sans oublier le son de la bébête qui se réveille.  Ben oui, passque certains s’endorment, sans doute d’ennui face à ma lenteur.  Faut donc les réveiller en leur envoyant une bête similaire en pleine tronche.  Et ça fait un mawmaw à mourir de rire.  Ou bien un ouèèèè ?, suivi d’un reniflement dégueu.  Ou encore un mmmmmmmhuuuuuuuuu très féminin et sensuel.  Tout ça en fonction de la bestiole réveillée, of course.

Je vous l’assure, rien que pour le son, ce jeu vaut le déplacement.

Mais attention à la dépendance.  Pour ma part, je suis complètement accro, au point que j’ai joué jusque 1h30 du mat l’autre jour, et que Mostek, sur MSN, m’a contactée pour me dire « argh, je joue encore, c’est déconner ».

Je vous aurai prévenus !  Alors, prêts à me défier sur Bubble Town ?
bubble

16
jui

Opération tornade blanche

J'ai pris une super bonne résolution la semaine dernière, lors de mon WE passé totalement at home, souviendez-vous : ranger.

Nettoyer, balayer, astiquer... vous connaissez la chanson.

A la fin de ce long WE de trois jours cependant, l'affaire n'était pas totalement faite.  Bon, on voyait la place, mais rien de transcendant.  Rien à faire, lorsque je n’ai pas quelque chose qui m’oblige à ranger, sous peine de mort imminente, je trouve toujours mieux à faire : la seconde saison de Sex & the City, cuire des pâtes, regarder pousser mes ongles...

Or, j'ai une photographe qui vient ce lundi, et j’étais absente tout ce WE pour cause de papouillages, massages et autres glandages dans piscine.  L'heure était donc grave.  Grave au point que j'ai passé deux après-midi entières à terminer le rangement, trier, jeter, épousseter, aspirer et enfin laver.

Incroyable. Incredible.

Mais le plus incroyable, c'est qu'après avoir fait ce que toute femme normalement constituée fait chaque vendredi matin (ou chaque samedi, si elle bosse, ou enfin chaque dimanche si elle bosse le samedi, enfin vous avez compris), j’étais vidée, exténuée, épuisée, éreintée.  Et encore, je n’avais pas été voir dans les coins ni chasser les moutons qui squattent sans doute mes dessous de meubles.  Je me suis contentée du strict nécessaire pour que ça ressemble à un intérieur presque normal.

Vidée !  Exténuée !  Epuisée !  Ereintée !  Je ne dois pas être normalement constituée, c’est maintenant clair et net.

Depuis cette séance de nettoyage (et depuis mon retour de WE, WE que je vous raconterai en long et en large dès demain) J'ère chez moi comme si j'étais ailleurs.  Tout ce vide.  Ce bureau dont je vois la couleur, qui n'est plus enseveli sous des tonnes de feuilles volantes coupées au hasard de mes lectures de magazines, c'est tellement étrange.  Bon, mon home sweet home ne ressemble toujours pas à un home sweet home de magazine, immaculé et sans vie.  Je serai toute ma vie une bordélique.  Mais disons que ça ressemble maintenant à un home sweet home de célibataire semi-bordélique.  Que quelqu’un qui ne me connaît pas dira « keske c’est bordélique chez Anaïs » tandis qu’une amie dira « my god tu as vachement rangé, on dirait presque un logement normal ».

Alors chuis contente.

Victoire.

Et encore une chtite illu de Titoun.

poussière+colo

13
jui

Bon courage ...

A tous les paraskevidékatriaphobes et triskaïdekaphobes.  Et n'oubliez pas de jouer au lotto et de vous mettre sous une table à 13h13 pour faire un voeu.

Et une illu pour vous annoncer le nouveau site du Sumoups.   Félicitations à l'heureux papa.

vendredi13

9
jui

J'ai testé un WE entièrement seule

Et quand je dis "testé", ce n'est pas un choix totalement délibéré, of course, puisque le WE s'annonçait de la sorte, tout simplement.  Je n'aurais pas dit non à un WE thalasso (ah ben non, c'est le WE prochain la thalasso, youpiiiiie), à un WE gastronomique là oùsqu'on mange du foie gras, à un WE à la mer à déguster des gauf' ou, mieux, à un WE à Wimereux, petite ville de France que j'aime.  Mais non, ma bonne Dame, il était écrit que je passerais mon WE toute seule.

Ils sont rares les WE où je ne vois absolument personne, je ne parle à personne, je ne partage un repas avec personne.

Rares.  Mais ça arrive.  C'est ça être célibataire... ou célib-à-terre.

Pour couronner le tout, j'ai pris congé vendredi, histoire de prolonger ce long WE solo.  Nan, je rigole, deux jours m'auraient suffi, mais j'ai pris de bonnes résolutions : terminer un projet en cours (contrainte et forcée, j'ai des impératifs), commencer un nouveau projet, avancer dans un troisième projet et puis surtout, surtout, surtout, ranger l'intégralité de mon home sweet home transformé en musée des horreurs ces derniers mois.  

Me voilà donc livrée à moi-même durant 72 heures.  Trois jours.  Trois nuits.

Récit...

Vendredi.

Grasse mat' jusque presque 10h.  Entrecoupée de réveils angoissés "il est quelle heure, il est quelle heure ?"  Je rêve que je range.  Je suis dans une maison pleine de chambres d'enfants, et je range.  Tout est pourtant bien rangé, ce qui me rassure.  Puis je me réveille et je constate l'ampleur des dégâts ici.  Je viendrais à mourir, là, de suite, mes héritiers n'en reviendraient pas d'un tel foutoir.  C'est plus nin possip'.  Deux pancakes au sirop d'érable, je me mets au taf.  

Pour l'occasion, je ressors un CD plus écouté depuis presque dix ans, que j'avais acheté par amour.  J'achète souvent des CD par amour.  Enfin, "souvent", tout est relatif.  Lorsque je suis amoureuse, ce qui est somme tout relativement rare.  J'ai ainsi découvert Depeche Mode par amour, y'a un grand bail.  Et The Cranberries, par amour, y'a un petit bail.

Donc j'écoute Cranberries.  Zombie.  Je hurle en vaissellant (nouveau verbe censé rendre l'opération vaisselle plus attrayante).  No need to argue.  Je dois m'asseoir.  J'avais oublié cette chanson.  No need to argue.  Dieu sait pourtant combien de fois je l'ai écoutée, en boucle, inlassablement, repeat, repeat, repeat, repeat, repeat...  Cette chanson, j'avais à l'époque décidé qu'elle serait parfaite pour un enterrement.  Ne me demandez pas la raison, j'adore sélectionner des chansons pour les enterrements, et les écouter en prévision.  C'est sordide ?  C'est morbide ?  Peut-être, mais pour ma part, ça exorcise.  Mais ça n'empêche rien. La mort est viendue, et la chanson n'est pas passée.  Mais jusqu'à ma mort à moi, la mienne rien qu'à moi, cette chanson sera associée à mes ancêtres qui me manquent tant et tant.  

Le soir venu, je m'offre un petit film romantique en DVD, un spaghetti et des macarons.  Satisfaite de ma journée moi y'en a être.  

Samedi.

J'écoute la BOF de Sex & the City pour me booster, mais je suis bien moins motivée qu'hier.  Résolution : ranger durant l'entièreté du CD.  Au troisième morceau, j'abandonne.  Je me mets au PC et je bosse trois bonnes heures.  Durant une petite sieste, je rêve que je m'apprête à manger une pizza Docteur Oetker suivie d'une glace Haagen Dasz praliné & cream.  Je rêve aussi que j'ai un amoureux.  Je me réveille.  Cruauté de la vie : ni pizza dans mon frigo, ni glace dans mon congélo, ni amoureux dans mon lit.  Je me remets au travail et je range enfin quinze culottes et treize chaussettes orphelines.  Point-barre.  Pas motivée.

Ensuite, grande idée, fabuleuse idée, sublime idée : regarder tous les épisodes de Sex & the City.  Qui a dit que tout prétexte était bon pour échapper au rangement ?

J'ai envie d'aller au cinéma, au resto, de voir du monde.  Jamais contente.  Quand j'ai des trucs prévus, je rêve d'une soirée tranquille.  Et quand je glande chez moi, j'ai envie de sortir.  Contradiction faite femme, c'est moi...

Dimanche.

Petit sortie pour aller chercher mon 7dimanche.  Pancakes au sirop d'érable à nouveau.  Un chtit épisode de Sex & the City, saison 2 (même pas honte d'avoir maté toute la saison 1 la veille).  Une lessive.  Une sieste au soleil.  Une correction de texte.  Quelques billets pour ce blog.  Un dimanche sinistre.  Puis un dimanche de fête des pères.  J'aime pas la fête des pères.  Les dimanches de fête des pères, j'ai envie de redevenir une toute petite fille.  Toute toute petite.  Mais ça n'arrivera pas.  Alors je m'installe dehors, au soleil, et je lis "Shoe addict", un livre génial dont je vous parlerai bientôt.  

Zieutant mon programme télé, j'apprends que l'adaptation en télésuite de "Où es-tu", de Marc Lévy, passe le soir sur RTL.  Ce livre, je l'ai lu un vendredi 13 juin.  Un chouette vendredi 13.  Un des plus chouettes vendredi 13 de ma vie d'ailleurs.  Et vendredi, on sera le 13 juin.  Et ce soir je vais regarder "Où es-tu".  Sympathique clin d'œil du destin.

Je tchatte sur le net, je tente Meetic, pour changer.  Je tchatte sur MSN, y'a pas foule.  Et un RV de planifié, un.  Je bosse encore un peu, j'avais prévu d'écrire des dizaines de billets pour le blog, je n'en aurai écrit que quatre.  

Et mon rangement, me direz-vous ?  Oups... tout est relatif non ?  Nous dirons donc que, toutes proportions gardées, j'ai bien avancé.  Mais que, vu de l'extérieur, on n'en voit pas la trace, tant le bazar est encore apparent.  Tout est relatif, disais-je.

Voilà, c'était un WE entièrement seule.  Je bénis le ciel de n'être pas morte d'une rupture d'anévrisme jeudi soir.  Comme le disait Bridget, on aurait retrouvé mon cadavre en putréfaction à demi-dévoré par le rat, dans un bordel innommable.  Merci mon Dieu.

Et une illu de Marie qui colle parfaitement à mon WE...
super-feignasse!

14
mai

Une petite place comme tant d’autres

place

Je suis sur cette petite place.  J’attends le bus. 

Une petite place ensoleillée.  Un village.  Je me crois dans le Sud de la France.

La librairie est fermée.  Ses tenanciers doivent siester.  Il est 15 heures.  Sud de la France, je vous dis.

Un petit chemin ne mène nulle part, semble-t-il.  Petit chemin lumineux, bruits d’oiseaux.  Odeurs d’enfance. 

Au loin, je distingue un cimetière.  J’adore les cimetières.  J’ai pourtant très peur de la mort, mais j’aime les cimetières, surtout quand le soleil brille.  Il en émane, étrangement, comme une joie contenue.  Et aujourd’hui, le soleil brille.

A côté du cimetière, une petite école.  Complexité de la vie, le cimetière à côté de l’école.  C’est ça, la vie.

Je prendrais bien le bus suivant, histoire de m’imprégner de l’ambiance, mais j’ai peur d’être repérée.  « Môssieur le gendarme, y’a une femme bizarre qui squatte la place depuis deux heures, elle gribouille des tas de trucs dans un agenda, elle est à côté de la banque, je me demande si elle ne prépare pas un mauvais coup ».  Je préfère éviter.

Je continue mon observation.

Une maison est en rénovation.  Ces nouveaux châssis anthracites, travaillés, aux formes particulières, ont dû coûter une fortune.  C’est beau.

En face, une fenêtre à guillotine est à demi ouverte.  Un voilage tente de s’en échapper, pris par la brise.

Le petit café de la place s’appelle « Café de la place ».  Logique.  Tellement logique.

Une statue de je ne sais pas qui et je n’ai pas le courage de bouger trône au centre, entourée de fleurs rouges.  Divers drapeaux flottent au vent léger.  Belge.  Wallon.  Européen.

Une moto passe.  Moto noire.  Motard jaune.  On dirait une grosse abeille.  D’ailleurs, l’engin fait un bruit d’abeille.  J’imagine une tapette géante, pour exterminer cet empêcheur de rêvasser en rond.

Ça me manque, une petite place de village, avec son église.  Celle-ci ne ressemble pas à ce que j’attends d’une place de village.  Elle est archi design, trop.  J’aime le design pour les maisons, pas pour les églises.

Les oiseaux s’en donnent à cœur joie.

Une cabine téléphonique.  Tiens, ça existe encore ?  A l’ère du GSM pour tous.

C’est l’heure de la sortie, les parents se pressent vers l’école.

Une voiture passe, une tête d’enfant en dépasse, par le toit ouvrant.  Il est debout.  Parents inconscients.  Mon neurone scénario catastrophe se met à travailler comme un fou. 

Une fillette me dit bonjour.  J’en suis presque étonnée.

Mon bus arrive. 

A ce moment, je remarque une toute petite plaque commerciale, à côté du « café de la Place »… elle indique « coiffure Anaïs ».  Dire que j’ai failli ne pas la voir.

Il est tard, faut que je rentre chez moi (Brel).

Photos noir et blanc de nuages.  Photo couleur d'Oli.
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