11
jui

Quand le naturel revient au galop

Avis aux âmes sensibles.  Si tout ce qui touche à « pipi-caca » vous révulse ou vous empêche de dormir, ne lisez pas ce qui suit.  Je vous invite en effet à pénétrer dans le comble du sujet tabou, que personne n’ose jamais aborder car il est le symbole de l’anti glamour par excellence.  Ce post pourrait facilement heurter les plus jeunes lecteurs ainsi que les lecteurs très très pudiques, très très naïfs ou très très hypocrites.  Vous voilà avertis.
 
Je veux bien jurer fidélité à un homme pour les siècles des siècles, promettre de l’aimer et le chérir, dans la douleur et l’adversité, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, jusqu’à ce que la mort (ou le divorce par consentement mutuel) nous sépare.
 
(là je me dis : Anaïs t’as intérêt à garder ton anonymat ma poule, tu es grillée, désespérément grillée).
 
Mais il est une chose que je ne pourrai jamais jurer à un homme : ne pas pêter jusqu’à ce que la mort (ou le divorce pour cause déterminée) nous sépare.  Voilà, le mot est lâché, tout comme le vent, la flatulence, le gaz, la proute (allez-y prononcez ces mots à haute et intelligible voix, il ne sont pas vulgaires ni sales).
 
J’ai réalisé l’ampleur du problème il y a peu de temps, en visualisant un vieil extrait d’une émission de Christine Bravo (Frou Frou), où Thierry Lhermitte avouait « Oui je pête au lit, mais uniquement quand je suis seul ».  A voir la mine horrifiée de Christine et ses accolytes, on aurait dit qu’il avouait aller voir les prostituées chaque nuit lorsque sa femme s’absentait, voire qu’après les avoir « consommées », pour ne pas faire les choux gras de la presse, il les étranglait avec leur string et jetait leurs corps dans la Seine.  Et bien non, il avouait juste qu’il pêtait !  
 
Que celui qui n’a jamais pêté me lance la première capsule de charbon actif.  Parce que la question que je me pose c’est : qui peut réellement se vanter de ne JAMAIS pêter (à part le champion du monde du rôt – qui élimine tellement par le haut que le bas ne lui sert plus à rien) ?  
 
Personnellement, je n’ai pas envie de ressembler à un bonhomme Michelin (qui gonfle, gonfle, gonfle… et finira bien par exploser un jour où l’autre, éparpillant des bouts de chair et de cervelle dans un périmètre de 50 mètres autour de lui).  Oui je l’avoue, je le crie haut et fort, je balonne comme une baudruche à longueur de journée, le statut de Dame Michelin me pend au nez en permanence, et je ne suis pas psychologiquement prête à exploser.
 
J’ai tout essayé, le fameux charbon actif, les yahourts Actif-du-bas censés réguler tout ça (que nenni ma bonne Dame, d’ailleurs Actif-du-bas m’a remboursé mes 173 yahourts, ça sert à ça le « satisfait ou remboursé »).  J’ai également essayé de supprimer de mon régime les aliments à risque : mais outre les fameux haricots, il s’est avéré que je devais supprimer le lait et tout dérivé du lait, le pain, les pâtes, tous les féculents, les boissons gazeuses, les alcools, le chocolat, les œufs, les légumes et fruits, les viandes, les charcuteries, les gâteaux, les biscuits, les lasagnes, les pizzas, bref tout ce qui est gras et/ou sucré et/ou fermenté, ma bonne Dame ! J’avais en effet le ventre plat, je dirais même creux.  Mais c’est pas une vie… d’ailleurs c’est la mort qui me pendait au nez…
 
Cauet a trouvé une solution sympa pour les nuits des ballonnants : se déguiser en Nem.  Soit s’emballer bien serré dans sa couette, comme un nem.  Ce qui empêche tout éventuel vent de s’échapper, et permet un amortissement du bruit et une dissolution lente de l’odeur.  Moi je dis bravo Cauet.  Et j’utilise aussi la technique Nem pour vous écrire les soirs d’hiver.  Elle tient bien chaud, cette technique.
 
Pour terminer sur une note culturelle et rehausser un peu ce billet, connaissez-vous l’histoire de « la Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf » ? La voici.  

Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.  
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,  
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille  
Pour égaler l'animal en grosseur,  
Disant: "Regardez bien, ma soeur;  
Est-ce assez? dites-moi. N'y suis-je point encore?  
- Nenni. - M'y voici donc? - Point du tout. - M'y voilà?  
- Vous n'en approchez point." La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.  
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs;  
Tout petit prince a des ambassadeurs;  
Tout marquis veut avoir des pages.

 (La Fontaine)

Moi je refuse de crever comme une grenouille (quand bien même je rêve d’embrasser un crapaud/prince), donc j’assume, je suis une pêteuse devant l’éternel.  Ceux qui sont comme moi mais n’osent pas assumer peuvent me contacter et nous créerons les Pêteurs Anonymes.
 
Et pour la petite histoire inutile, cette fable est mon plus grand traumatisme.  J’ai dû l’apprendre par cœur pour l’école et jusqu’à la veille au soir je n’ai cessé de pleurer car elle refusait de rentrer, pas moyen. Et je pleurais, je pleurais (j’étais déjà une pleureuse à l’époque je sais j’assume aussi – c’est peut-être lié puisque quand on pleure à sanglots on avale de l’air… qu’il faut ensuite évacuer. Yes, je viens de trouver la source du problème). Ma mère m’a envoyée au lit et le lendemain je la connaissais, mais quelle angoisse mamma mia.  Voilà l’histoire inutile du jour.

Je terminerai sur ce dicton maison « qui balonne à midi, pête à minuit ».  Tiens toi le pour dit !
 
petspt

10
jui

Y’a du vent dans l’air…

Je me suis offert il y a déjà un petit temps ce que j’appelle un livre pour WC.  C’est un livre que je mets dans mon WC.  Logique.  Et que je lis lorsque je vais au WC.  Encore plus logique.  Vous comprendrez que je ne peux y laisser un thriller ou un roman, sous peine d’y passer mes après-midi, captivée que je serais par l’intrigue ou la romance.

Je mets dès lors dans mon WC des livres composés d’histoires courtes.

« Cœurs qui soupirent » (Amy Cameron, éditions Caractère) s’y prête parfaitement, car il s’agit d’un recueil d’histoires et de mésaventures de rendez-vous galants.  Ça vous rappelle quelque chose ?  A moi aussi.   Ce livre rassemble différents témoignages, apparemment écrits carrément par les personnes (souvent des femmes) ayant vécu ces mésaventures.  Ça s’appelle faire un livre sans se fouler.  Ça me donnerait bien l’idée de vous demander de m’adresser vos témoignages, que je publierais, histoire de me faire un fric de malade sur votre dos.  Hein que mon équipe de marketing en a, de bonnes idées ?

Ainsi, chaque fois que je vais au WC, savoir fréquemment vu la taille de ma vessie, je me lis une petite histoire.  

Celle d’hier m’a fait rire aux larmes, et m’a rappelé un billet que je vous ai écrit il y a un bail et que je n’ai pas encore osé publier, de peur de choquer : un billet sur les pets.   J’ose parler vibro, mais pas pets, cherchez l’erreur…  Je sais aussi que si je publie ce billet, je ne pourrai jamais proposer l’homme de ma vie (pour peu que je le rencontre un jour) de lire ce blog, ce serait trop cruel pour ma chaste personne.  Quoique… je prône l’honnêteté dans le couple, alors, il vaut peut-être mieux qu’il sache à quoi s’en tenir … Chais pas… J’hésite… Je me tâte.  On en reparlera ensemble lorsque je l’aurai trouvé, l’homme de ma vie.  

Revenons donc au témoignage qui m’a tant fait rire.  

Extraits.

L’histoire se passe lors d’un premier rendez-vous.  Elle a évité de prendre des pâtes, histoire de ne pas se tacher et de manger proprement, et a opté pour du pain de viande…

« Je suis en train de mourir.  Je meurs.  Je ne peux m’empêcher de péter.  Mais qu’ai-je donc ? (…)  Comme les pâtes sont proscrites, je commande donc la première chose que je vois sur le menu.  Le pain de viande.  Un pain de viande ballonnant et totalement imprévu.
Roger me parle de sa mère atteinte d’un cancer.  De la façon dont sa famille fait face à cette situation.  Je pète.  C’est comme si j’avais une locomotive emplie d’air dans les entrailles.  (…) Roger poursuit ‘elle est en rémission maintenant, alors nous ne pouvons qu’espérer que…’ Pfffft !  Un autre pet.  Mais d’où sort-il celui-là ?  Mais comment cela peut-il se produire aussi rapidement ?  Oh, merde.  J’en sens venir un énorme.  Je serre les fesses.

(… elle file aux toilettes)
Dans la cabine, je suis comme une éolienne.  Je n’ai jamais rien vécu de tel.  J’aimerais mieux avoir une boulette de viande sur mon décolleté que d’avoir à subir les supplices d’un pain de viande.  Mais que vais-je faire ?  Je me rends bien compte que j’en ai pour toute la soirée avec ces gaz, alors je passe les dix minutes suivantes à me demander comment m’en sortir.
(elle retourne à table et prétexte un boulot urgent pour s’en aller.  Roger, compréhensif, la reconduit chez elle).
Dans la voiture, j’ai tellement peur qu’il s’imagine qu’il ne m’intéresse pas que même si j’ai l’impression que mon estomac va exploser, je me penche vers lui et je l’embrasse.  Sur les lèvres.  Ouf !  Notre premier baiser.  Et je n’ai que mes pets en tête.

Le seul fait d’écrire tout ceci me rend malade.  Comment un corps peut-il contenir une telle quantité de gaz ?  Je n’ai pas encore terminé.  C’est une vraie gaztastrophe ».

Un témoignage qui tombe à pic pour un livre pour WC, n’est-ce pas ?

Et bien, je ne sais pas pour vous, mais ça m’est déjà arrivé, ce genre de mésaventure.  

Second rendez-vous.  Je sais qu’il va se passer quelque chose.  C’est palpable.  Je stresse.  J’angoisse comme une dingue.  Je ne parviens pas à rester naturelle, car je pense au retour chez moi et à… à … à …  Inutile de vous faire un dessin.

Je mange peu, mais je ballonne tout de même.  Faut dire que je suis un ballon ambulant.  Je ballonne pour tout et rien.  Trop mangé, je ballonne.   Rien mangé, je ballonne.  Mangé trop gras, je ballonne.  Trop sec, je ballonne.  Trop sucré, je ballonne.  Trop acide, je ballonne.  Comme je le dis souvent, je fais une grossesse nerveuse bloquée à cinq mois, et ce depuis des années (l’addition gras du bide + ballonnement… n’essayez pas d’imaginer, c’est pathétique).

Nous voici chez moi.  Je ballonne tellement qu’un petit tour aux toilettes s’impose.  Sauf que mes toilettes, elles sont face au living.  Et que je suis convaincue que si le moindre pet s’échappe de mon postérieur, il entendra tout…  Va-t-en tenter de déballonner sans péter !  Un supplice.  Alors j’allume la radio.  Et je chante.  Et je pète.

Je réussis à éliminer une dizaine de pourcent de l’air contenu dans mon organisme, je rejoins donc mon Roméo pour une partie de bisouillage et plus si affinités.  Je vous passe les détails de nos langoureux baisers, empreints d’un romantisme fou, que mes ballonnements ne parviennent pas à détruire.  Mais le fait est là.  Je ballonne toujours.

Après une bonne demi-heure de bisouillage de plus en plus intense, il me plante là, pour aller « prendre l’air ».  

Ah bon.

Il a déjà besoin d’air ?  Etrange.

Je ne me pose aucune autre question, et je fonce aux toilettes, histoire de profiter de son absence pout tenter de déballonner encore un petit peu, tant qu’à faire.

Après une bonne dizaine de minutes, il revient et fait comme si de rien n’était.

La soirée… et la nuit… se poursuivent.  Superbe soirée.  Superbe nuit.  Malgré l’état de ma tuyauterie interne.

Quelques jours plus tard, il m’annonce que s’il a dû s’absenter précipitamment l’autre nuit, c’est parce qu’il était pris de ballonnements fulgurants et qu’il a préféré descendre dans la nature histoire de péter bien à son aise.

Comme quoi, avec un bon dialogue…

Bon promis, je publierai demain le tout premier billet écrit y’a des siècles des siècles amen, où je dévoilais tout tout tout sur les gaz, les prout, les pets et les vents.  Tant pis pour l’homme de ma vie.
 
petpt

8
jui

7mardi - Les humeurs d’Anaïs : un cap fatidique !

(billet paru dans 7dimanche le 29 juin)

Le moral n’est pas au beau fixe en ce mercredi soir alors, puisque le temps est, lui, au beau fixe, nous décidons, Mostek et moi, de nous offrir une glace surmontée de meringue italienne.  De quoi remonter même le moral d’un dépressif chronique en pleine rechute, je vous le dis.

Après avoir consciencieusement léché nos cuillers et nos coupes, nous léchons ensuite quelques vitrines avant de rentrer at home.

Trop mangé.  Il eût mieux valu éviter le cornet de pâtes avant la glace, c’est indéniable.

Vraiment trop mangé.  Nous ballonnons comme le bonhomme Michelin au meilleur de sa forme.

Nous déambulons calmement dans le piétonnier namurois, lorsque soudain, un bruit.  Sourd.  Mat.  Je n’y prête pas attention.  Mais Mostek est morte de rire.  Je la regarde, étonnée.  Elle m’annonce avoir... émis une flatulence (je comprendrai que vous cessiez la lecture de ce billet, vu son sujet, mais ce serait dommage).  Nous rions.  Passque nous parlons de beaucoup de choses, dont nos problèmes intestinaux récurrents.  Mais nous ne faisons qu’en parler ... en temps normal...

Quelques instants plus tard, le lèche-vitrine continue.  J’ignore pourquoi, j’ignore comment, mais voilà que moi aussi j’émets un bruit sourd et maintenant devenu caractéristique.  Dramatique.  Pathétique.  Au tour de Mostek de pouvoir se moquer impunément de moi.  Et moi je ris. Je ris tant que j’échappe de très peu à la mort par contractions de diaphragme consécutives aux rires.

Voilà.  Nous avons passé un grand cap dans notre amitié.  Clair que péter ensemble, ça rapproche vachement, non ?  

Y’avait les sœurs de lait.  Y’avait les sœurs de sang.  Voici les sœurs de pets, à la vie à la mort.

Illu de Flo. 

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7
jui

Prout(e)

Un ou une ?  Moi je dis une proute, mais paraît que certains disent un prout.

Qu'importe !

L'essentiel est de les faire, non ?

J'ai écrit un billet y'a plus d'un an maintenant.  Puis un autre.  Et je les ai remisés au placard.  Dieu sait que ce thème est récurrent dans mes conversations.  Mais je n'ai jamais publié.  Il est temps que ça change.

Et puis hier, je parlais proutes avec une personne qui tient tout particulièrement à son anonymat, que je vais tenter, comme je le lui ai promis, de préserver par tous les moyens qui s'offrent à moi (promis Moustique, je ne dirai jamais que l'info vient de toi).  Donc nous devisions gaiement sur les flatulences sonores (parfois) et odorantes (presque toujours), lorsqu'elle m'apprit que, durant toutes ces années de mariage (oui, elle est plus jeune que moi, et oui, elle est plus mariée que moi, et plus maman aussi, plus mince, plus jolie, plus grande - mais son tour de cul est plus grand que le mien, rien n'est parfait en ce bas monde - comment, vous n'avez pas encore mesuré votre tour de cul ?  Voyons, quelle lacune, c'est un très bon sujet de conversation), donc, revenons à nous moutons de gaz carbonique, elle m'apprit qu'en des tas d'années de mariage, elle n'avait pété qu'une seule fois en présence de son tendre époux.  Une fois !  J'ai cru m'évanouir.  Une seule fois !  Et durant leur voyage de noces, diantre, ce qui laisse imaginer qu'il s'agissait d'un minuscule petit pet inattendu et sans doute insonore, voire inodore.  (Oups.  Ça m'a échappé mon cœur).  Depuis lors, rien.

Je sais maintenant pourquoi je suis célibataire.  Passque si j'avais été mariée depuis plusieurs années, et si j'avais dû me retenir durant toutes ces années, je serais morte et enterrée.  Enfin mes débris, car j'aurais explosé sous la pression.

Après cette conversation passionnante, je me suis tout de même demandé si j'étais un cas à part.

Je lance donc un sondage super intellectuel sur les flatulences, à voir en haut à droite, histoire de mieux vous cerner.  En fonction des résultats, j'envisagerai (pour moi, s’entend) une thérapie à base de charbon, de psychiatre ou de spécialiste du colon.

En attendant, afin d'exorciser mes pensées intestinales, je publierai enfin mes vieux billets puants, sans mauvais jeu de mots.  Oui, j'ose, au risque de me fourvoyer à tout jamais.  Au point où j’en suis...
 
Illu de Flo, qui a accepté de participer à l'intégralité de cette semaine spéciale, sois remerciée à tout jamais. 
pet1 (haha)pt

6
jui

Un vent de fraicheur...

Dès demain, une semaine spéciale "vent" sur ce blog, durant plusieurs jours.  Ça va souffler, je vous le dis.  En attendant, le sondage est déjà en ligne...