25
nov

WE rangement DVD

Ce WE, j'ai pris de bonnes et énormes résolutions : j'allais me consacrer à un WE rangement DVD.

Nan, pas rangement de DVD.  Etonnament, mes DVD ne sont pas trop mal rangés.  En piles instables, mais qui ne se sont jamais effondrées.  Y'a un Dieu pour les DVD.

Comme ce WE s'annonçait froid, enneigé et plus solitaire que le plus solitaire des WE, j'ai décidé que j'allais ranger.

Oui.

Vous lisez bien : ranger.

C'est un miracle, je sais.

Mais quand se profile à l'horizon un WE où je ne verrai pas âme qui vive, à part un rat qui se prend pour une taupe et hiberne presque tout l'hiver, me reviennent à l'esprit des craintes Bridgetjonesiennes : moi, décédée le vendredi soir, retrouvée seulement mardi, après que mes collègues commencent à se rendre compte de mon absence inexpliquée et avertissent famille et police.  Moi, retrouvée à moitié dévorée par mon berger allemand.  Pire : à moitié dévorée au milieu du bordel intégral qui caractérise mon logement.  Non seulement je serais dans un état de décomposition avancée, mais en plus j'aurais le cheveu gras, après autant d'heures sans shampooing, et mon foutoir serait exposé au vu et au su de tous : experts, police, enquêteurs criminels, voisins et collègues avides de potins à mon égard.

Bon, c'est vrai, j'ai pas de berger allemand, mais on s'en fout.

Bref, ma décision fut vite prise.  Tant samedi que dimanche, la matinée entière serait consacrée au rangement de mes centaines de magazines non lus, au triage de paperasse en tout genre, au lavage de ma vaisselle verdasse et poilue et au tri des pyramides de linge qui meublent ma chambre.

Forte de cette résolution fabuleuse, j'ai filé au lit, vendredi soir, enthousiaste à l'idée du WE qui m'attendait.

Et j'ai dormi.

Comme par un fait exprès (destin, hasard, coïncidence, appelez cela comme vous voudrez), je me suis réveillée à 11h30.

Quel dommage, la matinée était déjà finie.  Le temps de me lever, de faire un détour pipi, de prendre un petit déj, on était l'après-midi.  Impossible donc de ranger nettoyer trier jeter comme prévu. 

Dommage !

Y'a un Dieu pour les bordéliques, semble-t-il.

Ne me blâmez pas, j'ai finalement rangé une partie de l'après-midi.  Passque quand on prend une bonne résolution, nonobstant les destin hasard coïncidence qui s'en mêlent, on s'y tient.

Et le « DVD » dans le titre, me direz-vous ?  Et bien c'est passqu'après le rangement, en récompense, je me suis offert les six épisodes, tous d'un coup, tant qu'à faire, d'Orgueil et Préjugés avec le bôôôôôôô Colin Firth.  Mmmmmmmmmmmmmmmmh. 

Ça a du bon les WE rangement DVD.

Et un dessin issu de Petit Bordel pour illustrer la situation (grave, mais pas désespérée).

rangement

24
nov

Opération espionnage par môman interposée

Ce vendredi, j'ai envoyé ma môman chez Papyrus pour une opération secrète en bonne et due forme.  James Bond en herbe, 007 en devenir, prenez-en de la graine.

Pour rappel, Papyrus, c'est la librairie namuroise qui a accepté d'avoir en stock « le savoir écrire », pour mes (éventuels) fans (en délire).  Passque chez Club ou chez Agora, zont pas cette collection.  Chais pas pourquoi mais c'est ainsi.  Et j'ai même pas tenté de les convaincre de l'utilité de cette collection indispensable au bonheur de toutes les filles (nan, chuis pas payée pour dire ça, mais je le dis quand même).  Club est tout sauf une librairie au sens premier du terme.  Les vendeuses ne font que vendre.  Pire, durant des mois, les livres de poche étaient classés par numéros... mais sans qu'une liste par titre et/ou auteur ne soit disponible, c'est dire la galère que c'était de trouver un livre.  Seul avantage : on peut y rester deux heures sans inquiéter les vendeuses, à feuilleter tous les ouvrages (non, j'ai pas dit les lire, c'est interdit, voyons voyons).  Quant à Agora, je ne le sentais pas.  J'avais envoyé un mail un jour pour avoir un renseignement sur un livre, jamais eu de réponse, bande d'impolis.  J'ai donc contacté Papyrus, librairie qui me semblait « pro », dévouée à sa clientèle et devant laquelle je passe régulièrement sans jamais oser y entrer (oui, chuis timide quand il s'agit de magasins ne faisant pas partie de chaînes impersonnelles ou les « bonjour au revoir merci je peux vous aider » sont désormais interdits par la loi).

Donc chez Papyrus, zont immédiatement accepté d'avoir « le savoir écrire », mais ils m'ont aussi proposé, tant qu'à faire, d'avoir « la célib'attitude ».  Trop cool.

Sauf que, vu l'immense confiance en moi qui fait partie de mon caractère bien particulier, après coup, je me suis dit (regard horrifié, nœud à l'estomac) « Diantre, Anaïs, qu'as-tu été faire !  Obliger ces pauvres libraires à avoir ton livre.  Et s'ils ne le vendent pas ?  Ils vont te maudire te contacter hurler vociférer te passer un savon t'obliger à acheter le stock d'invendus faire une poupée vaudou à ton effigie te ridiculiser dans tout Namur etceteri etcetera. »

Argh argh argh keskejéfé keskejéfé keskejéfé keskejéfé.

J'ai donc un moment envisagé de passer sur place, bien rouge, bien bégayante, afin de faire un petit coucou timide signifiant « hellooooo c'est mwaaaaaaa, je viens voir si vous êtes contents d'avoir mes livres en stock si tout se passe bien si vous ne m'en voulez pas blablabli blablabla ».  Mais la crainte de devoir sortir en courant, sous une pluie de bouquins invendus, m'a retenue. 

J'ai donc choisi la victime parfaite : môman.

Prenant ma voix la plus mielleuse (chuis très douée pour utiliser la voix mielleuse larmoyante de celle qui va mourir si on ne fait pas ce qu'elle exige pitiéééééééé), j'ai supplié môman d'aller au plus vite acheter incognito un exemplaire du livre.  Histoire qu'au moins un soit vendu.  Que l'honneur soit sauf.  J'ai bien senti au ton de sa voix qu'elle pensait « keskejaifaitaubondieupouravoirunefilleaussichiante », mais elle s'est abstenue de tout commentaire et, devant l'urgence (et la pathologie mentale qui me menaçait), elle a obtempéré sans broncher.

J'ai envisagé de la suivre incognito, vêtue d'un pardessus, de lunettes de soleil et d'un chapeau noir, mais je me suis abstenue.  Je deviens adulte.

Donc elle a acheté mon livre.  Elle a même fait mieux : elle en a acheté deux.  Elle est géniale, hein, ma môman.  Ainsi, l'honneur est sauf.

Et puis, dans son compte-rendu fait le soir même par téléphone, elle m'a dit, en vrac, que d'après l'employée, depuis les articles dans la presse, on n'arrête pas de venir l'acheter (j'aime ma môman)  et que l'autre employée, celle de la caisse, lui a dit que le livre était super chouette et rigolo et tout et tout et tout et que c'était génial que des jeunes se lancent dans une telle aventure (j'adore ma môman).

J'étais donc sur mon petit nuage, jusqu'à ce que môman ajoute « oui, bon, Anaïs chérie, j'ai pas jugé utile de préciser que tu n'étais pas jeune » (je hais ma môman).

Par contre, j'ai pu remarquer qu'il y a quelque chose qui chipote tous ceusses qui m'en parlent, c'est ce titre « ... pour les filles ».  Que ce soit les journalistes, les lecteurs du blog qui me contactent par mail ou mes connaissances, tout le monde me pose la même question « mais pourquoi eske tu as fait un livre pour les filles, il convient pas aux garçons ce livre ? »

Alors voilà, j'ai trouvé la solution.  Voilà pour vous, les hommes, les mecs, les vrais, une couverture à imprimer, découper, et coller sur « le savoir écrire ».  Pour pouvoir le lire sans honte.  Durant la lecture, il vous suffira de remplacer « sac Prada » par « trousse à outils », « macaron » par « gigot d'agneau » et « charlotte au chocolat » par « choucroute garnie », et le tour est joué...  Il ne sera pas dit que je suis misandre, non mais.

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20
nov

Mon chez moi

 

Oui bon, ne rêvez pas, il n'est pas né le jour où je vous montrerai mon chez moi.

Passque mon chez moi est à moi.

Passque mon chez moi est un véritable foutoir non photographiable.

Passque mon chez moi n'a pas sa place sur internet.

Mais mon chez moi virtuel, ou plutôt le « chez moi » de Loulou, mon petit pet mauve à bois d'élan, il est temps que vous le découvriez.

Ce chez moi bâti à la sueur de mon front, ou plutôt de ma souris.

Ce chez moi qui a maintenant cinq pièces : salon (cosy, zavez vu le feu), salle à manger (avec du petit électro ma bonne Dame), bibliothèque (pleine de récompensez gagnées au prix d'un syndrome du canal carpien), chambre/salle-de-bains (j'adoooore cette pièce) et jardin (situé au premier étage, j'appelle ça un jardin suspendu, ça en jette). 

Il vous plaît le mon chez moi de mon Loulou ?

Et vous, savez un chez vous ?  Nan ?  Ben il est temps d'y remédier, vous allez sur facebook, vous deviendez mon ami ou mon amie, vous cliquez sur pet society et vous créez votre bestiole.  Addictif, jouissif, perte-de-temps-if.

J'adooooore !

Y'a une promo en ce moment, tout est dans mes amis et s'inscrit se voit offrir une belle pomme rouge (non empoisonnée) par bibi.

 

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14
nov

Londres - Day 3

Bon, ben je pense que je suis tombée dans un travers qui ne vous convient pas, et je le comprends : raconter ma vie sordide et mes WE outside Belgium.  Mes billets qui recueillent d'habitude un flot ininterrompu de commentaires (3) sombrent ici dans le néant commentatal (0 ou pire, si si, c'est possible).

J'ai donc décidé de ne plus perdre mon temps, ni le vôtre, à vous conter des choses inutiles.

Je ne vous raconterai dès lors pas que nous avons mangé un english breakfast à damner un saint après avoir causé avec nos hôtes, enfin apparus, de canibals ladybugs (coccinelles cannibales) et de tree whisperer (homme qui murmurait à l'oreille des arbres).

Je ne vous raconterai pas que nous avons croisé des parisiennes dans le métro, que j'ai immédiatement repérées grâce à leur chaussures incroyablement hautes, leur look incroyablement incroyable, leur voix incroyablement haut perchées (non mais j'hallucineuuuuh) et leurs sacs incroyablement moches mais chers (ça coûte combien un sac rose pétant Marc Jacobs ?).

Je ne vous raconterai pas notre visite à la Tour de Londres.

Je ne vous raconterai pas la fouille très typique que j'ai subie au retour, tirée au sort que je fus, avec déballage de tous mes bagages et palpation en bonne et due forme de mes petites culottes Passionnata, tout ça par un grand noir (de peau) ténébreux, après avoir obtenu mon ticket pour Bruxelles d'un brun ténébreux d'une beauté exaspérante.

Je n'ajouterai même pas de photos, tant qu'à faire.  Les photos n'intéressent en général que ceux qui les font.

Voilà, en ne vous racontant rien, j'ai pondu ce billet en trois minutes chrono, montre en main, au lieu de la demi-heure (voire l'heure) nécessaire à mes blablas.   

(Si ce billet semble émaner d'une blogueuse démotivée en passe de tout arrêter, c'est bel et bien le cas, j'aspire à deux mois, voire bien plus, sans pc et sans blog).

 

13
nov

Londres - Day 2

 

Samedi.  8 heures.  La sonnerie stridente du réveil me tire du sommeil.  Oùskechuis ?  Keskechfais ?  Ah oui, Londres.

Bonne douche chaude (je vous passe mes pérégrinations avec l'eau chaude qui n'est pas chaude et le tuyau de douche qui se plie dans tous les sens), puis direction la salle à manger, pour un petit déj que nous espérons english.

Que nenni.

Jus d'orange bon marché, croissants industriels, pains aux raisons au goût infâme, thé noir imbuvable, et aucune trace de nos hôtes.  Vive l'hospitalité anglaise.

Qu'importe, cela n'entamera pas notre bonne humeur (légendaire).

Nous partons vers Notting Hill, quartier rendu célèbre par le film éponyme (j'adore ce mot, éponyme, la première fois que je l'ai lu ou entendu, j'ignorais son sens, depuis lors, je le connais et j'aime le dire et l'écrire).  Je n'ai jamais visité ce quartier, et j'avoue que je me réjouis.  Un bonheur de courte durée, qui s'évanouit aussitôt que je vois la foule en délire.  Moi qui pensais me retrouver dans un petit quartier calme et typique, me voilà dans un haut lieu touristique infesté (façon de parler bien sûr) de français, de hollandais, de belges, et que sais-je encore.

Après une balade dans les rues animées, le marché et les boutiques (enfin plutôt un slalom qu'une balade), nous repérons le fameux « Travel book shop », qui a inspiré le film Notting Hill.  Une petite photo s'impose.  Etant donné qu'un quidam squatte devant la vitrine, son gsm en main, je décide d'aller lui demander de bouger de quelques centimètres.  Nan, ce n'est pas passqu'il est brun et ténébreux, au look typiquement english, que j'agis de la sorte, c'est juste pour la photo.  Je baragouine un bref « we have to make a picture ».  Grosse erreur.  L'english est aussi sympathique qu'une porte de grange (et encore, j'insulte la grange en disant ça), et se moque ouvertement de mon anglais par un « you HAVE to ?, you HAVE to ? (air moqueur inégalable et inégalé) »  Oui, bon, ça va, « we want to make a picture (enfoiré d'english de mes deux que je n'ai pas, tâche de parler français, alleye une fois, qu'on se marre, non d'une petite reine d'Angleterre de mauvais poil »  Trois heures plus tard, je rumine encore cette altercation débile avec cet enfoiré débile.  Nous entrons ensuite dans le magasin.  Le vendeur est du même acabit, et il semble ne plus supporter ces touristes qui n'entrent que pour s'imprégner, en vain, de l'ambiance du film.  Je commence à haïr les english, tiens.

Ensuite, passage à London Dunjon.  Un truc d'horreur horriblement horrible.  J'ai dû abuser de substances toxiques la veille, pour avoir accepté ET le London Eye, ET le London Dunjon.  Deux heures dans le noir presque total, au milieu d'une reconstitution de Londres à la grande époque, celle de Jack l'éventreur, celle de l'incendie de 1666, celle du barbier assassin et de son épouse fan de tourtes à l'humain, et j'en passe.  J'échappe tout de même à la chute libre finale, passque j'ai un alibi : elle est interdite à ceusses qui souffrent du dos.  Alléluia, merci mon Dieu.

Ensuite, détente à Covent Garden, où nous découvrons des trucs démentiels, livrés pèle mêle : un groupe de violonistes enjoués ravit la foule, sous le regard d'un petit enfant qui tente en vain de leur apporter une pièce, qui tombe, tombe et tombe encore, sans qu'il parvienne à la ramasser, because ses gants (adorable) ; les « grow a... », petits personnages à faire grandir dans l'eau (je m'offre la poupée vaudou, le crapaud à transformer en homme et le baiser à lui donner ensuite, mais le choix est vaste : nouveau mari, nouveau boss, homme idéal... à mourir de rire, je les veux tous), « build a bear », sorte de maternité pour peluches qui permet de choisir, emplir de mousse, habiller, nommer et baptiser son ours en peluche (adorable bis).

La scène qui suit est à mourir de rire, mais elle ne fera sans doute rire que les protagonistes (et même, pas tous les protagonistes).  Folle envie de pâtes, nous nous ruons à Picadilly, dans le Pasta Hut (pas très english, I know).  Affamées, nous commandons deux lasagnes.  Qui arrivent avec deux pains à l'ail (un pour chaque).  Ma cop' a très faim, elle se recommande deux pains à l'ail.  Sauf que c'est par quatre, et que moi je n'en veux pas.  Discussion, tergiversation, décision : elle en prend quatre.  L'attente commence.  La lasagne refroidit.  Et moi j'ai une folle envie de rire, au vu du comique de la situation.  Fanfan s'agit de plus en plus, au fur et à mesure que sa lasagne sèche et que je dévore la mienne.  Elle voit passer des pains à l'ail sous ses yeux, mais rien pour elle.  Au bout d'un quart d'heure, à bout de nerfs, elle réclame au serveur.  C'est là que c'est à mourir de rire : cet enfoiré (décidément, y'a que ça à Londres ce jour) avait compris qu'elle n'en voulait plus.  Allez, vous pouvez rire maintenant.  Riez, je vous l'ordonne.  Fanfan termine sa lasagne glacée, et nous demandons l'addition.  Après une courte réflexion, nous ne laissons pas de pourboire : no garlic bread, no tip.  Et vlà que l'enfoiré, que dis-je, l'enflure, nous jette presque la monnaie au visage, nous gratifiant d'un « meeerci bôcou » typiquement english par l'accent, typiquement agressif pour cette journée « I hate english people ».  Je hais les english, c'est définitif.

Retour au métro, où Mickey nous fait une petite sérénade : et que je sorte de mon trou pour trouver à manger, et que je rentre, et que je sorte, et que je rentre, et que je sorte...  Cette bestiole est affamée.  Fanfan sacrifie un bout de son cookie, qu'elle lance à la bestiole (le rat sera fier de moi, aider ainsi son prochain, ou presque).  Le métro arrive, l'animal s'enfuit.  Nous montons à regret dans la rame, qui démarre au moment même où Mickey sort de son trou et, en une fraction de seconde, s'empare du cookie et le ramène, sans aucun doute, à Minnie et aux enfants.  Bingo.  Sourire radieux aux lèvres, nous regagnons le bed & breakfast. 

En chemin, j'admire les grandes feuilles d'arbre aux couleurs automnales qui jonchent le sol.  Superbe.  « Superbement glissant », me rétorque Fanfan-la-rabat-joie.

Mini papote, lecture d'Orgueil et préjugés (la fin approche) et gros gros gros dodo.

Quelques photos made by Fanfan : notre future double maison de Notting Hill, rue colorée (trop de monde), rue déserte (que du bonheur), Travel book shop (sans l'enfoiré) et la maison de mes rêves.

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