16
fév

J’ai testé « participation à une émission de télévision »

La semaine dernière, je reçois un mail m'invitant à participer à une émission de BFM, chaîne de la TNT, sur « internet et les rencontres amoureuses ».  Sujet super intéressant, vu mon expérience longue et passionnante de ce type de rencontres, mais également de par le principe : six internautes participent au débat via webcam.

Webcam ?  ça va pas la tête non ?  J'ai déjà accepté de montrer un bout de ma tronche sur papier journal, j'ai déjà accepté de faire entendre ma voix sensuelle à la radio, je vais pas en plus montrer ma tête toute floue (ben oui, les webcams, c'est toujours flou non ?). 

Ma première réaction : non.

Puis je réfléchis, et vu que j'aime les expériences inédites (vivre nue, me teindre la foufoune, passer à la TV...), j'accepte.

Sauf que j'ai pas de webcam moi.

Mais la fée BFM passe par là, et dès jeudi, je reçois un micro-casque et une magnifique petite webcam toute noire toute jolie.

Il ne me faut que 26 heures pour parvenir à installer le micro, la caméra, et les logiciels permettant à la France entière de me découvrir samedi soir, jour ô combien vénéré de la Saint-Trucmachin.

Samedi.  9 h.  Je commence ma journée par un long bain calmant (naaaaan, chuis pas nerveuse) dans lequel je me délecte du tome deux de Twilight, Tentation, que je finis par la même occasion (rhaaaaa, vite, le tome trois). 

10 h.  J'installe en tremblant mon matos sur la table, histoire d'avoir un mur blanc en fond (pas envie que les internautes découvrent mon bordel ambulant).

11 h.  Je m'ennuie, c'est quand que les techniciens me téléphonent ?  « Début d'après-midi », dit le mail.  Patience patience.

12 h.  Je mange.  Ça calmera mes nausées.  Naaan, chuis pas enceinte.  Naaan, chuis pas nerveuse non plus, juste un peu angoissée quoi. 

13 h.  Vu que mon portaaap' est sur la table, pas moyen de mater la moindre série en streaming.  Je décide de siester en attendant l'appel des techniciens.  Le temps passera plus vite.

14 h.  Pas moyen de siester, trop speed l'Anaïs, j'irais bien me maquiller pour être toute jolie à l'écran (on verra rien vu que les webcams rendent floues, je l'ai déjà dit, mais tant pis).  J'ose cependant pas quitter le téléphone des yeux, car zont dit « début d'après-midi ».  C'est quand « début d'après-midi » en France ?

16 h.  Un technicien à voix angélique m'appelle enfin.  J'adore les voix parisiennes, c'est définitif.  Les essais sont parfaits.  Tout est parfait.  Sauf qu'on n'a pas la même notion de « début d'après-midi » en France et en Gelbique, hein... Début d'après-midi, non mais... heureusement qu'il a une belle voix, je pardonne tout.

16h30.  Je me prépare, entre deux nausées, et je passe mon temps à voir la tronche que j'ai via webcam.  C'est pas joli-joli, je vous le dis.  Y a-t-il un chirurgien esthétique dans la salle ?  Un coiffeur ?  Un maquilleur ?  Un masque ?

17h30.  J'ai rendez-vous virtuel avec le présentateur de l'émission, les participants et les techniciens, pour les derniers réglages et les présentations.  Le tout dure 20 minutes, durant lesquelles je fais 50 allers-retours entre mes deux pc, pour rétablir sans cesse ma connexion.  Résultat des courses : rien entendu des conseils avisés pour l'émission, rien entendu des présentations des autres internautes qui participent (apparemment y'en a deux qui me « connaissent », mais j'ai entendu que des bribes de phrases).  Juste pu me présenter durant les 30 petites secondes de répit que m'a laissées mon pc que je hais de haine, c'est définitif.

18 h.  Une heure et toute la France me découvrira.  Argh, je veux mourir.  Je veux vomir. J'ai déménagé mon premier pc pour l'installer à côté du second, histoire d'être à proximité en cas de déconnexion intempestive et de ne plus avoir à faire des kilomètres.  Histoire aussi de pas être rouge écrevisse et échevelée devant la France entière, à force de courir si ma connexion fait encore des siennes.  Au passage, j'ai étouffé quarante jurons, fait tomber tout mon matos ainsi qu'une pile de magazines qui passait par là, jeté quatre CD au travers de la pièce dans un accès de colère et rangé toute mon living vu que la position de la webcam offre désormais une vue d'ensemble sur tout mon bordel, sacrebleu.

L'avantage de toute cette agitation est que j'ai oublié de stresser.  Chuis zen de chez zen.

18h50.  Je m'installe à mon poste, prête.  Devant moi, un petit aide-mémoire, des fois qu'on me demanderait « mes expériences les plus foireuses les plus chouettes les sites que je fréquente depuis quand j'y suis une anecdote croustillante mon avis sur les sites web les risques les points positifs la différence avec la vraie vie et que sais-je encore ».

18h51.  Je me connecte.

18h52.  J'ai pas de retour son dans mon micro-casque magique pas magique du tout en ce moment.

18h53.  J'ai pas de retour image, ma connexion se coupe toutes les dix secondes.  Je veux mourir, je veux un technicien là de suite chez moi, parisien brun et ténébreux.

18h54.  Toujours ni son ni image, j'ignore ce qui se passe à Paris, je mets BFM sur le net, histoire de voir si l'émission a commencé.  Elle a pas commencé.

18h55.  J'envoie un mail désespéré à BFM.  Je veux mourir.  Je veux me téléporter à Paris.

18h56.  Ni son ni image.  Tout est foutu.  Je meurs, un 14 février, paix à mon âme.

18h57.  Je réalise que je suis finalement sauvée par la technique.  Toute la France ne verra pas ma tronche de cake.  C'est mon destin.  Adieu heure de gloire.  Adieu file d'acheteurs motivés devant la Fnac.  Adieu paparazzis devant chez moi.

18h58.  J'ai faim.

18h59.  L'émission va commencer.  Sans moi.

19h00.  L'émission commence.  Sans moi.

19h01.  Mon technicien à voix d'ange m'appelle pour me confirmer que tout contact est perdu avec bibi, que les relations internet France-Gelbique sont foireuses, que je peux rien voir ni entendre, qu'ils ont pris quelqu'un d'autre en urgence pour me remplacer et que la France entière ne me découvrira pas ce soir.  Tout espoir est perdu.

19h02. Je me réjouis d'avoir échappé aux bégaiements chroniques que j'aurais offerts aux français et aux internautes, Je me réjouis que ma tronche décoiffée reste anonyme, je me réjouis d'avoir une jolie webcam toute noire au-dessus de mon pc et un casque-micro, qui ne m'auront servi à rien mais qu'importe, et je me réjouis de partir une heure plus tôt que prévu chez un couple d'amis, pour un repas anti-Saint-Valentin.

19h05.  Je me réjouis plus, car je réalise que la France m'a posé un lapin...

19h10. ... mais je profite d'un repas fabuleux : un « spécial lapin ».  Terrine (et non pâté, maintenant je sais la différence, oui ma bonne Dame) de lapin, brochette de lapin, lapin aux pruneaux.  Seul le dessert, le premier sabayon de ma si courte existence (divin ce sabayon à l'orange), ne contient pas de lapin.  Je me régale, c'est digne d'un resto étoilé, voire mieux encore.  Oui, mieux encore.  Et j'apprends plein de choses : comment conjuguer moudre, comment conjuguer gésir, que Benidorm s'appelle Benidorm, ce qu'est une tartiflette déstructurée (vous le savez, vous, ce qu'est une tartiflette déstructurée ? c'est un sorbet oignon, une crème aux lardons, des patates blanches en solo, le tout bien séparé, beurkitude intégrale), que la cuisine moléculaire, c'est que de la cuisine moléculaire tout bien réfléchi, que certains restos namurois ont des étoiles au Michelin (qui m'invite ?), et des tas de trucs que je ne peux vous énumérer, ce serait trop long.

Une magnifique soirée, je remercie encore mes hôtes pour leur accueil et ce repas, rhaaaaaaaaaaaa, ce repas, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...

Et si vous me dites que conjuguer moudre et gésir a peu d'importance de nos jours, je vous demande, moi, comment, dans ce cas, pouvoir dire que « la terrine de lapin moulu gisait sur l'assiette transparente. »  Hein, comment le dire ?  Ah, vous voyez que chaque chose a son importance.  Et que la conjugaison a son importance.  Non mais !

Ben je vous le dis, en conclusion, j'ai passé une très chouette journée de Saint-Jelediraipoint.  Na.

Et vous, chouette journée de Saint-Trucmachin ?

Pour ne pas me voir à la télévision parler des rencontres sur le net, cliquez ici...

ou ici

 

4
fév

Week-end théâtral – acte 2

Dimanche, début d'après-midi.  J'apprends que je suis invitée pour aller voir, enfin surtout entendre, Tina Arena, dans mon magnifique théâtre namurois.  Hein qu'il est magnifique mon théâtre ?  Le plus beau de tous les théâtres du mondeuh, c'est celui, qui se situe dans ma ville (à chanter, of course, sur l'air du « plus beau de tous les tangos du mondeuh »).

Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie.

De Tina, je ne connais qu'une chanson « aller plous haut, aller plous haaaaaaaaaaaaaaaauuuuuuut ».  Mais je suis sûre que j'aimerai les autres, passque j'aime sa voix et son petit accent très typique, que je prends pour un accent italien (ben oui quoi, elle s'appelle Tina Arena), alors que c'est en fait, paraît-il, un accent australien.

Et je ne suis pas déçue, elle a une voix extraordinaire, son répertoire est à la fois tendre et fort, calme et dynamique.  Elle se donne et se déhanche.  Elle aime la Belgique et ses « bonsoir Namour, ça va Namour, merci Namour », me font mourir de rire.

Je ris puis je pleure en entendant « je m'appelle Badgad », chais pas pourquoi, mais cette chanson me met toujours la larme à l'œil...

Puis y'a « aimer jusqu'à l'impossible », et le magnifique duo « I want to spend my lifetime loving you », et le superbe « s'il m'est donné », écrit avec Patrick Fiori.  Finalement, j'en connaissais plusieurs, de ses chansons...

Et puis on est presque deux heures plus tard et c'est fini.

Notre petite bande monte ensuite à la « cafeteria » (ça porte un autre nom, plus chic, mais il ne me revient pas) du théâtre, magnifique salle où nous attendons Tina, des fois qu'elle passerait faire un petit coucou.

La voilà, toute frêle et fluette.  Nous quittons les lieux en la saluant au passage.  Elle est pas contente, la Tina, passqu'une de la bande a envisagé un bref instant de faire une photo avec son portable.  Un très bref instant, vu le regard glacial et le « Madaaaaame, keske vous faites ? » que Tina lui lance.  Oulah keskelle est pas contente du tout du tout du tout.  Bien moins souriante que sur scène.  ça jette un sacré froid sur l'assemblée.  Bon ok, le droit à l'image, la peur de la première ride, le souci de tout contrôler, je comprends, mais ça peut être dit plus gentiment, non ? 

Nous quittons donc définitivement le théâtre, encore abasourdies.

Je rentre chez moi, déçue de cette fin de spectacle plutôt glaciale.

Et un petit souvenir, un :

Je m'appelle Bagdad

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad

Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

3
fév

Week-end théâtral – acte 1

Ce week-end, je suis allée voir une pièce de théâtre, mais pas au théâtre.

Puis je suis allée au théâtre, mais pas pour une pièce de théâtre.

Acte 1 : « self-service » au Grand Manège

J'adore le grand manège, endroit immense et pourtant chaleureux, car « abîmé ».  Lieu conservé à grand renfort de pétitions, il y a plusieurs années déjà.  Lieu qu'il aurait été dramatique de détruire au profit de la promotion immobilière.  Enfin soit, vous vous en moquez, ô non namurois, et je vous comprends.

Retour à nos moutons.

S'il y a bien une chose que je déteste, c'est arriver à la fin d'un livre, d'un film, d'une pièce ou de quoi que ce soit en n'ayant rien compris.  Et comme chuis très blonde à l'intérieur de la boîte crânienne, ça m'arrive plus souvent que vous ne l'imaginez.

Samedi, donc, durant 2 heures 10 minutes très exactement, j'ai zieuté une pièce de théâtre, et durant 2 heures 10 minutes très exactement, je me suis dit « accroche-toi, le dénouement va arriver, et là, tu comprendras enfin l'astuce, le subterfuge de la chose.  Un peu comme dans Sixième sens, où la dernière minute termine le puzzle avec un brio inégalé.

Mais samedi, la salle est devenue obscure, les acteurs sont venus faire leurs petites courbettes sous nos applaudissements, et j'avais toujours rien pigé.  Nada.  Niente.  Que dalle.

Fort heureusement, un brun ténébreux à chevelure soyeuse et bouclée squattait un siège proche du mien, ce qui m'a permis un rinçage d'œil en bonne et due forme durant 2 heures 10 minutes, c'est déjà ça.

Sinon, c'était la catastrophe nationale :

- les sièges en rotin synthétique (oui bon, si c'est synthétique, c'est pas du rotin, je sais) quadrillaient douloureusement mon postérieur

- une odeur d'alcool tenace me donnait la gerbe (même le brun ténébreux se cachait le nez de son si choli mouchoir en tissu)

- il faisait frisquet (et quand j'ai froid, c'est que la température avoisine les quelques degrés à peine)

- et, last but not least, la pièce était incompréhensible !

Enfin incompréhensible pour moi, s'entend.

L'histoire ?  Une famille réunie en huis clos autour du « cercueil » d'une jumelle défunte, écrasée par son banc solaire qui s'est refermé sur sa carcasse encore dorée (j'extrapole, pour la dorure, pas pour l'écrasement).  L'autre jumelle, la mère, la tante, et une étrangère dont on ignore tout, partagent avec nous quelques journées de leur existence, derrière une vitre.  Oui, la pièce se joue derrière une vitre. 

Que vous dire de plus ?  Ben rien.  Durant 2 heures 10 minutes, les personnages s'interrogent, se lamentent, se rappellent la soirée ayant précédé le décès, dans une maison qui semble possédée.  Le tout entrecoupé d'une chanson récurrente (superbement chantée d'ailleurs), aux paroles toujours identiques, mais à l'air changeant à chaque fois.  Des paroles en anglais contant l'histoire d'une femme abandonnée qui, obsédée par l'odeur qu'a laissée son ex sur elle, se coupe les pieds, les mollets, les jambes... pour se défaire de l'odeur.  Elle y parvient... en mourant.

Au final... je n'ai pu qu'échafauder des hypothèses :

- ce n'était qu'un rêve de la jumelle, toujours vivante

- la défunte n'avait pas de famille, donc pas de sœur jumelle, nous n'assistons qu'à son délire pré-suicide

- c'est un remake de L'écume des jours, avec un immeuble qui s'autodétruit, symbole de la destruction d'un être

- y'a rien à comprendre, c'est de l'art moderne

- ...

Si quelqu'un a vu cette pièce et l'a comprise, une explication serait bienvenue.  Mon neurone vous en sera éternellement reconnaissant.

Acte 2 demain.

22
jan

Le dinosaure et le cinéma

Je me dois de rétablir la vérité quant à la présence du dinosaure au bureau.  Il ne s'agit nullement, comme Fanfan l'a suggéré, de mon boss chéri (ça va pas la tête non, mon boss il n'a ni l'âge ni la forme d'un dino), mais d'une grosse machine à travaux située en rue, dont j'ignore le nom et la forme exacte, qui fait des bruits intermittents insupportables et semblables à la marche d'un énoooooorme dinosaure.

Voilà tout.

Tant que j'y suis, demain journée cinéma ici, avec quelques critiques de films... et deux places à gagner, concours pour les françaises cette fois.

 

9
jan

Ressuscité…

 

J'ignore pour combien de temps, mais mon portable adoré chéri que j'aime d'amour fou a renaqui (warf warf warf, chuis douée en conjugaison) de ses cendres.

J'ai donc annulé la réparation, ce qui me vaut le plaisir d'avoir bossé tout l'après-midi sur des chroniques, des livres à relire, des articles déprimant sur la crise et quelques billets pour ce blog.

Par contre, il m'est arrivé quelque chose d'étrange et angoissant hier.

Vous le savez, si du moins vous m'avez lue hier, au moment de la panne, j'ai vécu un problème de tension, papillons dans yeux, mal de tête et j'en passe.

Durant ce problème qui n'a duré qu'un petit quart d'heure, j'ai vécu une expérience traumatisante, jugez plutôt.

Tant sur les blogs, sur les commentaires jalonnant le mien, sur le dernier épisode VO sous-titrée des Frères Scott, je n'ai plus rien su lire.

Oui vous lisez bien (profitez de cette chance).

Je voyais les lettres.

Je voyais les mots.

Je voyais les phrases.

Mais l'ensemble m'apparaissait comme incohérent.

Je ne parvenais pas à assembler le tout pour en comprendre le sens.

Je ne parvenais d'ailleurs pas, en matière de sous-titres, à lire suffisamment rapidement pour comprendre.

Et j'avais beau me concentrer sur chaque mot, impossible de comprendre la phrase.

Je ne vous dis pas la panique totale.

Angoisse monstrueuse.

Moi, seule, chez moi, incapable de décrypter du français. 

C'est passé après quelques minutes, un peu après que les papillons aient disparu.

Mais quelle trouille.

Déjà vécu ça, ô lecteurs ?

Dois-je m'inquiéter passer une IRM une radio un scanner voir un psy me jeter à la Meuse attendre patiemment la dégradation de mes cellules grises ?