9
mai

Résumé d’un mois de presqu’absence…

Passque bon, y'a quand même des choses dont j'ai eu envie de vous parler durant ce mois d'avril :

De Welcome, ce superbe film avec Vincent Lindon et chaispasqui, mais un acteur formidable, sur les sans papiers, puis sur l'aide qui leur est apportée, envers et contre tout.  Surtout envers et contre tous.  Magnifique, prenant.  Un Vincent Lindon formidable.  Jamais larmoyant, mais toujours touchant.  A voir !

De Mathilda May et Pascal Légitimus au théâtre, délirant sur le célibat et les rencontres.  Si j'ai aimé ?  Aucune idée, je ne m'en souviens pas je dois dire (nan j'avais pas bu, j'avais la tête dans les nuages).

De cette émission sur les tueurs en série et les gens qui tentent de les comprendre.  Enfin pas les comprendre dans le sens les excuser.  Mais dans le sens comprendre leur mode de fonctionnement.  Effrayant.  Mais surtout de ce tueur en série américain sosie du Père Noël.  Bedonnant, longue barbe blanche, sourcils épais.  Encore plus effrayant.  Puis de ce tueur en série infirmier, allemand, qui, maintenant libre suite à vice de procédure ou quééékchose du genre, se passionne pour son nouveau job de ... Père Noël.  Ça va me poursuivre, tous ces tueurs en série Pères Noël, je comprends mieux pourquoi les mômes pleurent quand ils doivent aller sur leurs genoux.

De l'Accro du shopping, chouette film pas trop décevant par rapport au livre, même si un peu tiré par les cheveux.  L'actrice est hyper fraîche et fait oublier les imperfections du film.  J'ai bien ri et ça fait un bien fou.  Puis y'a même de l'amour.  Et beaucoup de dépenses, ça fait aussi un bien fou.

De Vie Privée Vie Publique sur la famille.  Avec le petit-fils de Zavatta, tellement meurtri de l'indifférence grand-paternelle et qui s'en sort grâce à son talent d'acteur.  Avec le fils de celuidontj'aioubliélenom mais qui fait des fêtes blanches, enfin qui faisait, jusqu'à son décès, qui a lui aussi vécu l'indifférence, paternelle cette fois.  Avec cette mère qui a cherché ses enfants pendant onze ans, pour les retrouver enfin, et être repoussée.  Elle s'appelle Martin, ça je m'en souviens, mais l'homme aux fêtes blanches, ça me revient pas.  Avec, enfin, cette fille d'un gérant d'entreprise français qui s'est récemment donné la mort suite au dépôt de bilan de sa boîte, et qui a récolté 200000 eur de dons pour sauver la boîte de son père, juste par amour.  Finalement, cette émission, c'était que ça : de l'amour.

De cette pièce de théâtre fabuleuse que j'ai vue jeudi dernier : « Bash latterday plays ».  Un moment formidable.  Trois histoires somme toute banales, mais contées d'une façon telle qu'elle captive.  Des faits divers sordides comme il en existe tant.  La mort et l'amour s'emmèlent.  La seconde histoire m'a scotchée.  Tant elle mélangeait la joie et l'horreur.  Fascinant.  Et cette musique ... sublime.  Je n'ai pas retrouvée l'originale... mais vous pouvez l'entendre ici :

 

Si cette pièce passe par chez vous : courez la voir.

De Coco avant Chanel, avec Benoît Poelvoorde parfait, et Audrey Tautou parfaite.  Une tranche de vie pas toujours joyeuse, mais à découvrir.  J'avais découvert la vie de Coco Chanel via un téléfilm diffusé récemment.  Je l'ai redécouverte via cette nouvelle version.

Du dernier (enfin je pense), film de Guillaume Depardieu, "Versailles", que j'ai trouvé plus sinistre que le plus sinistre des films.  Dommage, il me tentait ce film.  Le gamin y est fabuleux;  Guillaume aussi.  Mais trop sinistre.

Voili voilà...

 

28
avr

Quand Mostek prend le bus

L'autre jour, Mostek m'a annoncé, de l'air désespéré de l'ours polaire face à la fonte des glaces, que le lendemain, elle devrait vivre une épreuve monstrueusement monstrueuse : voyager en Mercedes avec chauffeur, savoir en bus.

Evénement du siècle.  Drame incommensurable.  Morceau de vie inenvisageable.

Prendre le bus !

Moi, morte de rire, j'étais ravie de la voir se liquéfier de désespoir et d'angoisse, au point de décider de prendre le bus avec moi, soit bien plus tôt que son heure habituelle de départ en voiture, passque la miss n'osait pas voyager seule.

Jouissance extrême (oui, chuis sadique parfois - souvent).

Le jour venu, je l'avais tellement exhortée à être d'une ponctualité exemplaire (« je te préviens, le bus n'attend pas et moi non plus je t'attendrai pas, sois à l'heure sinon je pars sans toi, tu te débrouilleras ») qu'elle squattait le hall de mon immeuble alors que j'étais encore à la salle de bains, à peine sortie de ma douche.  Elle avait si peur de déranger qu'elle n'osait même pas sonner, c'est dire.

En sortant, je la découvre donc, telle une cosette ou une petite marchande d'allumettes, m'attendant sagement.

Commence alors notre périple jusqu'à l'arrêt du bus.

Moi, je connais mon itinéraire par cœur : j'avance jusque là, je traverse là et pas là, je change de trottoir à cet endroit précis, j'évite un feu en passant par là... Elle me suit docilement, chaussée de chaussures de marche et non de hauts talons.  La miss s'est préparée pour un marathon, je vous le dis.

Je l'ai briefée, à sa demande, sur le fonctionnement du bus : prix du ticket, pas de grosses coupures, correspondance gratuite, dis bien bonjour, assieds-toi pour pas tomber (non, là, j'invente, faut bien rire un peu).  Elle m'interroge « je dois dire 'un ticket Monsieur' ou 'une place Monsieur' ? »  Je lui réponds « une place Monsieur ».  Le bus arrive.  Elle monte et demande « un ticket Monsieur ».  Tchu, elle retient pas ses leçons, la Mostek.

Une fois dans le bus, j'abandonne pour un jour ma place habituelle de célibataire, pour l'entraîner vers les places pour duo.  Je la fais asseoir.  Ben oui quoi, certains chauffeurs sont tellement violents de nos jours, je voudrais pas qu'elle se casse une patte moi.

Arrivées à la gare, nous décidons de nous organiser un petit déj pour le bureau.  Sus aux pains au chocolat.  Dans la boulangerie, on dirait que Mostek découvre les gourmandises et la vie.  J'ai déjà commandé et payé mon giga pain au chocolat qu'elle en est encore à admirer toutes ces bonnes choses, à s'extasier sur les en-cas salés, à baver devant les boissons... Un petit rappel à l'ordre s'impose : la correspondance n'attend pas.

Second bus.  Même topo, siège pour deux.  En entrant, Mostek demande confirmation au chauffeur de la gratuité de sa correspondance.  Purée, je sers à quoi moi ?  Elles servent à quoi mes explications ?  Grisée par cette expérience digne d'un voyage dans la quatrième dimension, elle décide d'entamer son pain au chocolat.  Tandis qu'elle le dévore, je lui désigne d'un mouvement de nez (oui, je sais bouger mon nez, enfin presque) l'affichette qui indique « je ne mange pas et je ne bois pas dans le bus »).  Sagement, elle range son petit déj.

L'expérience touche déjà à sa fin.  Nous arrivons à proximité du bureau et parcourons les quelques dizaines de mètres qui nous en séparent.  Le passage pour piétons avec véhicules fous pas foutus de s'arrêter ressemble au Tornado de Walibi. 

Mostek est contente : elle a pris le bus.  Sans doute pour la dernière fois de sa vie, c'est clair et net.

Mais elle a aimé.  Et moi aussi.  Ce petit changement de mes habitudes matinales était comme un vent de fraîcheur.

A qui le tour ?  Qui vent tenter cette expérience folle en ma compagnie ?

16
mar

Julie, Pascal et moi

Le réveil sonne à 5 heures du mat (est-ce bien utile de le préciser, comme si j'allais me lever à 5 heures du soir) en ce lundi 9 mars très très froid.  Je me traîne à la salle de bains pour mettre le chauffage puis replonge sous la couette encore chaude.

5 heures 30.  Il est temps de m'extirper du lit et de plonger (à force de plonger, je vais devenir championne de natation ma bonne dame) sous la douche.  Pas de Good Morning ce matin, trop tôt, ça me change.  Je tente de me rendre présentable, passque la radio, actuellement, c'est aussi de la télé, et qu'on verra un peu ma tête à la télé ce matin, sacrebleu. 

6 heures.  Départ vers la capitale.  Yeux encore collés par la nuit, malgré le maquillage. Cheveux hirsutes malgré la brosse.  Cœur battant malgré... malgré rien.  La radio diffuse le programme de Contact, mais toujours sans Julie ni Pascal, il est trop tôt encore.

La circulation est fluide et, nous qui craignions des bouchons, nous voilà arrivées à 7h15 chez Contact.  Oh oh.  Fort heureusement, nous perdons un bon quart d'heure à trouver le parking dit « Caméléon », selon Julie.  Qui s'avère finalement être le parking du bâtiment RTL/Contact and co, tout simplement.  Bingo.  Après deux tours du quartier, voire trois, c'est assez flou dans mon souvenir, nous trouvons une place.

7 heures 30.  Arrivée inside.  Installation dans les fauteuils de l'accueil, en attendant mon tour, non sans un passage éclair aux... commodités (paraît que c'est le terme « poli » pour toilettes), stress oblige.  Il est bel et bien là le stress, j'aime pô parler moi, et j'aime pô parler en direct à la radio moi.  Je préfère écrire moi, c'est bien connu.  Et puis rencontrer Julie Taton, quand même, c'est pas n'importe qui.  Et Pascal, c'est pas n'importe qui.  Je pressens une énorme sympathie, mais je stresse encore et encore et encore.

Sur de grands écrans, les programmes de RTL, qui diffuse Bel RTL, et de PLUG, qui diffuse Contact.  Aaaaaaaaaaaargh, c'est qui tout ce monde dans le studio de Contact ?  J'étais pas supposée être seule avec Pascal et Julie, moi ?  Faux espoir lorsque mon accompagnatrice et amie me prétend avoir aperçu Christophe Willem (un bref instant, j'ai cru que mon cœur allait s'arrêter), en fait plutôt Frank Dubosc (je vous assure, les écrans sont grands, mais nous sommes myopes, ceci explique cela). 

8 heures.  J'attends toujours.  Surgit Julien, qui m'avoue m'avoir oubliée.  On est peu de choses ma bonne dame.  Il nous emmène dans une petite salle d'attente, remplie de boissons et de croissants.  Je me jette sur un pain au chocolat, le stress ça donne faim.  Nous partageons un jus d'orange, car il n'y a qu'un seul verre.

 

8 heures 10.  Je suis invitée à rejoindre le studio.  Julien me présente à Julie, tout sourire, à Fanny Jandrain, toute douce, à Elie Semoun (ah ah ah, non, la bonne blague, c'est Frank Dubosc), à Pascal, hyper accueillant également.  Tous me font la bise sauf Monsieur Dubosc.

Je me hisse sur la chaise qui m'est destinée (keske c'est haut), avoue mon stress intense, discute un peu avec Julie et observe les lieux.  Le plateau est plus petit qu'il n'en a l'air, comme toujours.  Julie est en face de moi, rassurante, souriante, naturelle et adorable.  Cela confirme l'idée que j'en avais : une jeune femme belle comme un cœur (que j'avais croisée au Télévie, très maquillée pour la circonstance, et que je trouve d'autant plus belle « au naturel » - me vient en tête l'expression bateau « comme le thon », ah ah ah quel humour fou Anaïs, mais cette expression ne lui sied absolument pas, n'est pas Miss Belgique qui veut), d'une simplicité rare dans ce milieu et qui ne se prend absolument pas la tête.  Que du bonheur. 

8 heures 15.  Je suis annoncée en direct et je lance un « bonjour » qui part dans les aigus, tellement je suis anxieuse (on me rapportera d'ailleurs que l'assistant de Frank Dubosc n'a pas manqué de se moquer de moi dans les couloirs, vilain assistant pas beau).  Je réponds à quelques questions, conversation entre tous les participants, interventions de Frank Dubosc, qui conseille à une auditrice qui veut le rencontrer d'appliquer mon principe de résistance à l'achat impulsif : réfléchir sept jours.  L'ambiance est sympa comme tout et on rit pas mal.

8 heures 30.  Frank Dubosc nous quitte.  Quelques minutes hors antenne.  Un monde fou dans le studio, qui discute de tout et de rien, et surtout de vie privée ou des invités.  J'apprends des infos top secret défense sur les protagonistes.  Nan, je dirai rien, vous savez que je suis une tombe à ce niveau-là et que seules les écharpes Strelli peuvent me faire avouer.

Entre 8 heures 30 et 9 heures, je quitte le studio pour aller me sustenter un peu et raconter ce début d'émission à mon accompagnatrice.  Surexcitée, l'Anaïs.

9 heures 05.  Reprise.  Nous avons, avec Julie et Pascal, discuté du bouquin hors antenne durant les minutes qui précèdent et décidé les sujets qui seront abordés : le lave-vaisselle, les courses, l'électricité et l'eau, puis les dix commandements de l'économe, cités en fin d'ouvrage.  Pas très glamour, mais Julie ajoute cette petite touche d'humour bien nécessaire, vu que moi je suis toujours tétanisée sur ma chaise.  Je deviens la reine du « tout à fait », seule expression qui semble sortir de ma bouche, ou presque.  Pascal parle de nos jolies jambes, à montrer sans retenue.  Je m'amuse.  Je suis stressée, mais je m'amuse, et je resterais bien dans le studio plus longtemps, maintenant que je suis dans le bain.

9 heures 25.  Adieu adieu.  Bisous bisous.  Merci merci.  Petite papote sur Namur avec Julie, entre namuroises, on se comprend.  Elle est tellement cool, Julie, que je resterais bien encore à discuter.  Mais elle a du boulot, elle, alors je me sauve à regrets.

Je rejoins mon amie pour une folle virée à la Foire du Livre et à City 2, une petite bouffe, de folles dépenses, puis une folle virée à Liège, de folles dépenses et une petite bouffe (on ne change pas une équipe qui gagne).

1 heures du matin.  Je rentre chez moi, épuisée, et enclenche la cassette vidéo de l'émission.  J'y découvre, avec un sourire banane aux lèvres, Julie feuilletant mon livre, les invités, moi entrant dans le studio, m'installant sur la chaise si haute, discutant à bâtons rompus avec Julie et Pascal, attendant sagement sur le siège de Pascal, quittant les lieux et y revenant, prenant des notes, quittant les lieux en bavardant avec Julie, et surtout, horreur et damnation, moi répondant aux questions, bégayant et avec mon accent namurois à couper au couteau.  Qué souvenir ma bonne dame.  Quéén aventure.  Qué drame qu'Anaïs à la radio.  Mais qué chouette expérience.

Je retiendrai le sourire, le naturel et la gentillesse de Pascal et Julie, sans oublier Julien of course, et surtout qu'une émission de radio, c'est, outre une bonne dose d'humour et de spontanéité, une organisation sans faille, une équipe soudée, un planning organisé à la seconde près et une ambiance toujours, mais toujours toujours, souriante.  Voilà le secret d'une émission réussie.  Ça m'a l'air tellement spontané de la part des animateurs, et à la fois tellement organisé parfaitement, que j'en suis encore toute admiratrice.  Quel boulot.  Clair que dorénavant, le matin, entre 6 heures 30 et 7 heures, je n'écouterai plus jamais le Good Morning comme auparavant.

10
mar

I'm back

De retour de mon escapade bruxelloise presque dans la nuit, j'émerge à peine, promis, je vous raconte cette virée à Radio Contact très bientôt, mais là chuis naze de chez naze, enrhubée, difficile de respirée RESPIRER (titchu, je vous le dis, chuis mal très mal), mal de tête, mal de bide... une loque humaine, et c'est limite insultant pour la loque...  Dans la journée donc (enfin plutôt dans la soirée), tout tout tout sur Julie et Pascal.

9
mar

Une journée à la foire du livre

Ce samedi, départ à l'aube (ah ben si, avant 11 heures un samedi, c'est l'aube), avec Rachel Colas (auteure namuroise dont les bébés sortiront en mars et mai, rien que ça) à la foire du livre.  En touriste, cela va de soi, passque y'a que les stars, ou presque, qui font des dédicaces à la foire du livre (j'ai tout de même retrouvé « la célib'attitude », en un seul exemplaire, tout perdu dans les milliers, que dis-je, les millions de livres présents sur les lieux).

Pour trouver les fameuses stars de la littérature, y'a qu'à suivre les files de foules en délire.  Mais nous n'en sommes pas là.

Nous sommes dans le train, en train de refaire le monde, de discuter lecture et écriture, d'échafauder des projets aussi grands que la Tour Eiffel et c'est que du bonheur.  Le trajet passe vite, et nous voilà dans le bus qui mène à Tour & Taxi.  C'est la première fois que je découvre la Foire du livre sur ce lieu.  J'ai pourtant été une fidèle de ce rendez-vous, à l'époque où j'étais haute comme trois pommes et qu'il avait lieu près de la gare du Nord déjà, mais ailleurs.  Chaque année, immanquablement, je sillonnais les couloirs encombrés et chauds de cette foire, qui me semblait bien plus grande alors.  Je me rappelle d'ailleurs de cette commotion qui m'avait attaquée lorsque, après avoir offert des places gratuites à des personnes faisant la file, j'ai couru, joyeuse comme un pinson ayant fait une bonne action, pour me vautrer, tête la première, sur la pierre bleue du seuil.  Aïe.  Ouille.  Patatras.  Et nausées à la clé.  Retour presqu'immédiat dans le giron maternel.  Qué souvenir.  J'ai ensuite boudé l'événement (sans doute un lien de cause à effet...). 

Arrivée à Tour & Taxi et premier tour d'horizon.  Ah ma bonne Dame, y'a du livre pour tous les goûts : des best sellers éparpillés dans tous les coins, des comptes d'auteur, de l'auto-édition sur le net, des stands uniquement destinés à la vente, des petites tables pour les auteurs venus dédicacer et même un énorme espace dédié à la Région Wallonne, enfin à son nouveau nom que j'ai oublié (ah oui, Service Public de Wallonie), espace totalement vide, gigantesque, sans aucun livre, juste un fonctionnaire endormi dans un coin (je dis ça je dis rien, mais quand on sait le prix du mètre carré d'emplacement, la Région Wallonne, pardon le Service Public Wallonie, a vraiment de l'argent à gaspiller).

12 heures 30, une table avec la photo de Guillaume (Musso) annonce sa venue à 14 heures.  Une petite file de fans s'est déjà formée.  Quel courage.

Plus loin une énoooooorme file.  My god, ça doit être une star internationale.  Nous scrutons attentivement, dans l'espoir de voir Brad Pitt venu dédicacer son premier roman.  En fait de star, le stand aux sandwiches, tout simplement.  Horreur et damnation une telle file pour des sandwiches hors de prix, c'est la joie.  Heureusement, nous n'avons pas faim.

Nous déambulons encore et encore entre les rangées de livre, tandis que le nombre de visiteurs augmente.

Tout d'un coup, une révélation : il fait faim.

Seconde révélation : trouver quelque chose à manger est aussi ardu qu'avoir un tête-à-tête romantique (ben quoi, c'est permis de rêver non ?) avec Guillaume.  Après de vaines recherches nous gagnons l'immense file repérée une heure plus tôt.  Je dévore une délicieuse quiche de la taille d'une pièce de deux euros, pour 4,5 eur, et j'avale une microscopique bouteille de coca light, pour 2 eur (note pour l'an prochain : emporter ses sandwiches et boissons), le tout perchée sur un pouf carré en skaï noir (15 poufs maximum pour l'ensemble des visiteurs, ben voyons, j'adore cette organisation extraordinaire).

14 heures, Guillaume va arriver.  14 heures 15, Guillaume va arriver.  14 heures 20, Guillaume va arriver.  Le garde du corps-employé de sécurité surveille les lieux, du haut de ses deux mètres.  Guillaume arrive.  Il est petit.  Très classe dans son costume noir.  Souriant mais timide.  Brun et ténébreux.  Rhaaaaaaaaaaaaaa.  Je veux.  Les fans en délire attendent leur tour.  Nous le scrutons quelques minutes, occupé qu'il est à pondre timidement dédicace sur dédicace, puis nous partons.  Pas trop mon truc de faire la file deux heures pour récolter une signature rapide.  Moi je préfère un vrai tête-à-tête, une vraie discussion sur ses ouvrages, et lorsqu'il plongera ses yeux dans les miens, il ne saura plus me quitter.  Ben quoi, après tout, pourquoi pas ?  Tout est possible non ?  Cela va m'inspirer un texte je pense (j'ai envie d'écrire de courtes fictions sinistres et pas drôle du tout en ce moment, c'est grave docteur ?)

14 heures 30.  Rencontre avec Valérie (Nimal), et confirmation qu'elle est d'une gentillesse rare et d'une sympathie tout aussi rare.  Petite papote, rires et discussion rapide, car d'autres lecteurs attendent leur tour. 

14 heures 45.  Une autre file monstrueuse s'est formée, ce qui nous permet de repérer rapidement Amélie (Nothomb), tout en noir, élégante.  Et bavarde.  Je la pensais taciturne, point du tout, elle est adorable avec ses lecteurs.  Elle reçoit plein de cadeaux.  Elle bavarde beaucoup (bien plus que Guillaume).  Elle est dans son élément.

Ensuite, je découvre Philippe (Geluck), Eric-Emmanuel (Schmitt), Harlan (Coben), et Christophe (Bertschy) qui dessine des diablotins à tour de bras.  C'est mon grand regret, j'aurais adoré avoir un petit diablotin rien que pour moi.  Mon petit Nelson à moi.  Mais y'avait du monde, et nous manquions de temps.  Dommage, vraiment dommage.

Tant d'autres auteurs sont présents, mais seules les « stars » ont droit à une foule en délire. Ça me fiche un petit pincement au cœur, cette inégalité, mais c'est ainsi... c'est la vie.  Dur d'être à une table de dédicace sans personne qui attend une dédicace, très dur.

Pause jus de fraise puis petit détour pour entendre Apolline (Elter) présenter son livre, que je connais déjà puisque je l'ai lu.  Ensuite, mini séance shopping.  Je suis raisonnable, me contentant de « Les yeux jaunes des crocodiles », que j'ai envie de lire depuis un petit temps.  Je découvre « Oscar et la dame en rose », et décide qu'il sera ma prochaine lecture, tant sa quatrième me file la chair de poule.

Il est déjà temps de regagner Namur, non sans un long débat sur le film « Ne le dis à personne », que je sais tiré du premier livre d'Harlan Coben.  Je le sais je le sais je le sais.  Elle me croit pas, pensant qu'il s'agit d'un Musso, sacrilège.  Je propose de mettre 10000 euros en jeu. Elle refuse.  Dommage.  Vraiment dommage.  J'aurais aimé être riche de 10000 euros.

Retour chez moi, pour engloutir une pizza et soigner mon rhume qui va de mieux en mieux, à mon grand désespoir.  Fin de soirée au lit, en compagnie de centaines de mouchoirs.

(photos de Rachel)

foiredulivre09