10
mar

I'm back

De retour de mon escapade bruxelloise presque dans la nuit, j'émerge à peine, promis, je vous raconte cette virée à Radio Contact très bientôt, mais là chuis naze de chez naze, enrhubée, difficile de respirée RESPIRER (titchu, je vous le dis, chuis mal très mal), mal de tête, mal de bide... une loque humaine, et c'est limite insultant pour la loque...  Dans la journée donc (enfin plutôt dans la soirée), tout tout tout sur Julie et Pascal.

9
mar

Une journée à la foire du livre

Ce samedi, départ à l'aube (ah ben si, avant 11 heures un samedi, c'est l'aube), avec Rachel Colas (auteure namuroise dont les bébés sortiront en mars et mai, rien que ça) à la foire du livre.  En touriste, cela va de soi, passque y'a que les stars, ou presque, qui font des dédicaces à la foire du livre (j'ai tout de même retrouvé « la célib'attitude », en un seul exemplaire, tout perdu dans les milliers, que dis-je, les millions de livres présents sur les lieux).

Pour trouver les fameuses stars de la littérature, y'a qu'à suivre les files de foules en délire.  Mais nous n'en sommes pas là.

Nous sommes dans le train, en train de refaire le monde, de discuter lecture et écriture, d'échafauder des projets aussi grands que la Tour Eiffel et c'est que du bonheur.  Le trajet passe vite, et nous voilà dans le bus qui mène à Tour & Taxi.  C'est la première fois que je découvre la Foire du livre sur ce lieu.  J'ai pourtant été une fidèle de ce rendez-vous, à l'époque où j'étais haute comme trois pommes et qu'il avait lieu près de la gare du Nord déjà, mais ailleurs.  Chaque année, immanquablement, je sillonnais les couloirs encombrés et chauds de cette foire, qui me semblait bien plus grande alors.  Je me rappelle d'ailleurs de cette commotion qui m'avait attaquée lorsque, après avoir offert des places gratuites à des personnes faisant la file, j'ai couru, joyeuse comme un pinson ayant fait une bonne action, pour me vautrer, tête la première, sur la pierre bleue du seuil.  Aïe.  Ouille.  Patatras.  Et nausées à la clé.  Retour presqu'immédiat dans le giron maternel.  Qué souvenir.  J'ai ensuite boudé l'événement (sans doute un lien de cause à effet...). 

Arrivée à Tour & Taxi et premier tour d'horizon.  Ah ma bonne Dame, y'a du livre pour tous les goûts : des best sellers éparpillés dans tous les coins, des comptes d'auteur, de l'auto-édition sur le net, des stands uniquement destinés à la vente, des petites tables pour les auteurs venus dédicacer et même un énorme espace dédié à la Région Wallonne, enfin à son nouveau nom que j'ai oublié (ah oui, Service Public de Wallonie), espace totalement vide, gigantesque, sans aucun livre, juste un fonctionnaire endormi dans un coin (je dis ça je dis rien, mais quand on sait le prix du mètre carré d'emplacement, la Région Wallonne, pardon le Service Public Wallonie, a vraiment de l'argent à gaspiller).

12 heures 30, une table avec la photo de Guillaume (Musso) annonce sa venue à 14 heures.  Une petite file de fans s'est déjà formée.  Quel courage.

Plus loin une énoooooorme file.  My god, ça doit être une star internationale.  Nous scrutons attentivement, dans l'espoir de voir Brad Pitt venu dédicacer son premier roman.  En fait de star, le stand aux sandwiches, tout simplement.  Horreur et damnation une telle file pour des sandwiches hors de prix, c'est la joie.  Heureusement, nous n'avons pas faim.

Nous déambulons encore et encore entre les rangées de livre, tandis que le nombre de visiteurs augmente.

Tout d'un coup, une révélation : il fait faim.

Seconde révélation : trouver quelque chose à manger est aussi ardu qu'avoir un tête-à-tête romantique (ben quoi, c'est permis de rêver non ?) avec Guillaume.  Après de vaines recherches nous gagnons l'immense file repérée une heure plus tôt.  Je dévore une délicieuse quiche de la taille d'une pièce de deux euros, pour 4,5 eur, et j'avale une microscopique bouteille de coca light, pour 2 eur (note pour l'an prochain : emporter ses sandwiches et boissons), le tout perchée sur un pouf carré en skaï noir (15 poufs maximum pour l'ensemble des visiteurs, ben voyons, j'adore cette organisation extraordinaire).

14 heures, Guillaume va arriver.  14 heures 15, Guillaume va arriver.  14 heures 20, Guillaume va arriver.  Le garde du corps-employé de sécurité surveille les lieux, du haut de ses deux mètres.  Guillaume arrive.  Il est petit.  Très classe dans son costume noir.  Souriant mais timide.  Brun et ténébreux.  Rhaaaaaaaaaaaaaa.  Je veux.  Les fans en délire attendent leur tour.  Nous le scrutons quelques minutes, occupé qu'il est à pondre timidement dédicace sur dédicace, puis nous partons.  Pas trop mon truc de faire la file deux heures pour récolter une signature rapide.  Moi je préfère un vrai tête-à-tête, une vraie discussion sur ses ouvrages, et lorsqu'il plongera ses yeux dans les miens, il ne saura plus me quitter.  Ben quoi, après tout, pourquoi pas ?  Tout est possible non ?  Cela va m'inspirer un texte je pense (j'ai envie d'écrire de courtes fictions sinistres et pas drôle du tout en ce moment, c'est grave docteur ?)

14 heures 30.  Rencontre avec Valérie (Nimal), et confirmation qu'elle est d'une gentillesse rare et d'une sympathie tout aussi rare.  Petite papote, rires et discussion rapide, car d'autres lecteurs attendent leur tour. 

14 heures 45.  Une autre file monstrueuse s'est formée, ce qui nous permet de repérer rapidement Amélie (Nothomb), tout en noir, élégante.  Et bavarde.  Je la pensais taciturne, point du tout, elle est adorable avec ses lecteurs.  Elle reçoit plein de cadeaux.  Elle bavarde beaucoup (bien plus que Guillaume).  Elle est dans son élément.

Ensuite, je découvre Philippe (Geluck), Eric-Emmanuel (Schmitt), Harlan (Coben), et Christophe (Bertschy) qui dessine des diablotins à tour de bras.  C'est mon grand regret, j'aurais adoré avoir un petit diablotin rien que pour moi.  Mon petit Nelson à moi.  Mais y'avait du monde, et nous manquions de temps.  Dommage, vraiment dommage.

Tant d'autres auteurs sont présents, mais seules les « stars » ont droit à une foule en délire. Ça me fiche un petit pincement au cœur, cette inégalité, mais c'est ainsi... c'est la vie.  Dur d'être à une table de dédicace sans personne qui attend une dédicace, très dur.

Pause jus de fraise puis petit détour pour entendre Apolline (Elter) présenter son livre, que je connais déjà puisque je l'ai lu.  Ensuite, mini séance shopping.  Je suis raisonnable, me contentant de « Les yeux jaunes des crocodiles », que j'ai envie de lire depuis un petit temps.  Je découvre « Oscar et la dame en rose », et décide qu'il sera ma prochaine lecture, tant sa quatrième me file la chair de poule.

Il est déjà temps de regagner Namur, non sans un long débat sur le film « Ne le dis à personne », que je sais tiré du premier livre d'Harlan Coben.  Je le sais je le sais je le sais.  Elle me croit pas, pensant qu'il s'agit d'un Musso, sacrilège.  Je propose de mettre 10000 euros en jeu. Elle refuse.  Dommage.  Vraiment dommage.  J'aurais aimé être riche de 10000 euros.

Retour chez moi, pour engloutir une pizza et soigner mon rhume qui va de mieux en mieux, à mon grand désespoir.  Fin de soirée au lit, en compagnie de centaines de mouchoirs.

(photos de Rachel)

foiredulivre09

23
fév

L’art du bain

Bon, c'est vrai, dans « les bons plans », j'énumère en long et en large les avantages de la douche (ça coûte peu, ça lave, contrairement au bain qui n'est qu'une macération de chair plus ou moins fraîche, ça retend les peaux, etceteri etcetera).

Mais de temps en temps, j'ai bien dit de temps en temps (passque l'eau, c'est de plus en plus précieux), un bon vrai bain brûlant, c'est que du bonheur.

Et c'est tout un art.

D'abord, il faut qu'il fasse noir, c'est mieux.  Ça permet d'installer quelques bougies bien romantiques pour une ambiance parfaite.

Ensuite, il faut de la musique.  Douce.  Pour ma part, une compil de morceaux de piano (La leçon de piano, Clair de lune, Amélie Poulain, Orgueil et Préjugés...) et de ma chérie Hana Pestle.

Puis il faut une température adéquate de l'air.  Pas trop chaud, afin d'éviter de se transformer en homard trop cuit.  Je préconise 18 à 19 degrés pour l'air.  C'est bien suffisant, si l'on considère que l'eau atteint 38 degrés.

Enfin, mais c'est très important, il faut quelque chose dans l'eau.  Des huiles essentielles, de la crème de bain, une petite perle luisante ou que sais-je encore (qui a dit un canard vibrant ?)... pour ma part, j'opte pour quatre perles couleur et saveur grenadine « pétille-moi ».  D'abord, ça pétille, et c'est rigolo.  Ensuite, ça sent super bon, et c'est agréable.  Enfin, ça colore l'eau en rose et c'est joli.  Last but not least, ça a des effets sur l'organisme (vivifiant ou relaxant), et c'est tant mieux.  On dirait des bonbons en sucre, et l'écrin qui les contient est magnifique.

The cherry on the cake, c'est quand monsieur se déshabille, le regard gourmand (comme s'il allait dévorer une tarte aux cerises), et plonge dans ce bain, puis me masse, m'embrasse, m'enlace, me ..., me ... et me ... encore et encore et encore et encore.  Rhaaaaaaaaaaa.

Bon, je m'égare vraiment là.

C'était le bain.

A vous de préparer le vôtre, mais pour les perles « pétille-moi », c'est ici que ça se passe, chez Lilouplaisir.

Perles-de-Bain-Petille-Moi-de-Fun-Factory-Fruits-du-So_1316_2Perles-de-Bain-Petille-Moi-de-Fun-Factory-Fruits-du-So_1316_3

16
fév

J’ai testé « participation à une émission de télévision »

La semaine dernière, je reçois un mail m'invitant à participer à une émission de BFM, chaîne de la TNT, sur « internet et les rencontres amoureuses ».  Sujet super intéressant, vu mon expérience longue et passionnante de ce type de rencontres, mais également de par le principe : six internautes participent au débat via webcam.

Webcam ?  ça va pas la tête non ?  J'ai déjà accepté de montrer un bout de ma tronche sur papier journal, j'ai déjà accepté de faire entendre ma voix sensuelle à la radio, je vais pas en plus montrer ma tête toute floue (ben oui, les webcams, c'est toujours flou non ?). 

Ma première réaction : non.

Puis je réfléchis, et vu que j'aime les expériences inédites (vivre nue, me teindre la foufoune, passer à la TV...), j'accepte.

Sauf que j'ai pas de webcam moi.

Mais la fée BFM passe par là, et dès jeudi, je reçois un micro-casque et une magnifique petite webcam toute noire toute jolie.

Il ne me faut que 26 heures pour parvenir à installer le micro, la caméra, et les logiciels permettant à la France entière de me découvrir samedi soir, jour ô combien vénéré de la Saint-Trucmachin.

Samedi.  9 h.  Je commence ma journée par un long bain calmant (naaaaan, chuis pas nerveuse) dans lequel je me délecte du tome deux de Twilight, Tentation, que je finis par la même occasion (rhaaaaa, vite, le tome trois). 

10 h.  J'installe en tremblant mon matos sur la table, histoire d'avoir un mur blanc en fond (pas envie que les internautes découvrent mon bordel ambulant).

11 h.  Je m'ennuie, c'est quand que les techniciens me téléphonent ?  « Début d'après-midi », dit le mail.  Patience patience.

12 h.  Je mange.  Ça calmera mes nausées.  Naaan, chuis pas enceinte.  Naaan, chuis pas nerveuse non plus, juste un peu angoissée quoi. 

13 h.  Vu que mon portaaap' est sur la table, pas moyen de mater la moindre série en streaming.  Je décide de siester en attendant l'appel des techniciens.  Le temps passera plus vite.

14 h.  Pas moyen de siester, trop speed l'Anaïs, j'irais bien me maquiller pour être toute jolie à l'écran (on verra rien vu que les webcams rendent floues, je l'ai déjà dit, mais tant pis).  J'ose cependant pas quitter le téléphone des yeux, car zont dit « début d'après-midi ».  C'est quand « début d'après-midi » en France ?

16 h.  Un technicien à voix angélique m'appelle enfin.  J'adore les voix parisiennes, c'est définitif.  Les essais sont parfaits.  Tout est parfait.  Sauf qu'on n'a pas la même notion de « début d'après-midi » en France et en Gelbique, hein... Début d'après-midi, non mais... heureusement qu'il a une belle voix, je pardonne tout.

16h30.  Je me prépare, entre deux nausées, et je passe mon temps à voir la tronche que j'ai via webcam.  C'est pas joli-joli, je vous le dis.  Y a-t-il un chirurgien esthétique dans la salle ?  Un coiffeur ?  Un maquilleur ?  Un masque ?

17h30.  J'ai rendez-vous virtuel avec le présentateur de l'émission, les participants et les techniciens, pour les derniers réglages et les présentations.  Le tout dure 20 minutes, durant lesquelles je fais 50 allers-retours entre mes deux pc, pour rétablir sans cesse ma connexion.  Résultat des courses : rien entendu des conseils avisés pour l'émission, rien entendu des présentations des autres internautes qui participent (apparemment y'en a deux qui me « connaissent », mais j'ai entendu que des bribes de phrases).  Juste pu me présenter durant les 30 petites secondes de répit que m'a laissées mon pc que je hais de haine, c'est définitif.

18 h.  Une heure et toute la France me découvrira.  Argh, je veux mourir.  Je veux vomir. J'ai déménagé mon premier pc pour l'installer à côté du second, histoire d'être à proximité en cas de déconnexion intempestive et de ne plus avoir à faire des kilomètres.  Histoire aussi de pas être rouge écrevisse et échevelée devant la France entière, à force de courir si ma connexion fait encore des siennes.  Au passage, j'ai étouffé quarante jurons, fait tomber tout mon matos ainsi qu'une pile de magazines qui passait par là, jeté quatre CD au travers de la pièce dans un accès de colère et rangé toute mon living vu que la position de la webcam offre désormais une vue d'ensemble sur tout mon bordel, sacrebleu.

L'avantage de toute cette agitation est que j'ai oublié de stresser.  Chuis zen de chez zen.

18h50.  Je m'installe à mon poste, prête.  Devant moi, un petit aide-mémoire, des fois qu'on me demanderait « mes expériences les plus foireuses les plus chouettes les sites que je fréquente depuis quand j'y suis une anecdote croustillante mon avis sur les sites web les risques les points positifs la différence avec la vraie vie et que sais-je encore ».

18h51.  Je me connecte.

18h52.  J'ai pas de retour son dans mon micro-casque magique pas magique du tout en ce moment.

18h53.  J'ai pas de retour image, ma connexion se coupe toutes les dix secondes.  Je veux mourir, je veux un technicien là de suite chez moi, parisien brun et ténébreux.

18h54.  Toujours ni son ni image, j'ignore ce qui se passe à Paris, je mets BFM sur le net, histoire de voir si l'émission a commencé.  Elle a pas commencé.

18h55.  J'envoie un mail désespéré à BFM.  Je veux mourir.  Je veux me téléporter à Paris.

18h56.  Ni son ni image.  Tout est foutu.  Je meurs, un 14 février, paix à mon âme.

18h57.  Je réalise que je suis finalement sauvée par la technique.  Toute la France ne verra pas ma tronche de cake.  C'est mon destin.  Adieu heure de gloire.  Adieu file d'acheteurs motivés devant la Fnac.  Adieu paparazzis devant chez moi.

18h58.  J'ai faim.

18h59.  L'émission va commencer.  Sans moi.

19h00.  L'émission commence.  Sans moi.

19h01.  Mon technicien à voix d'ange m'appelle pour me confirmer que tout contact est perdu avec bibi, que les relations internet France-Gelbique sont foireuses, que je peux rien voir ni entendre, qu'ils ont pris quelqu'un d'autre en urgence pour me remplacer et que la France entière ne me découvrira pas ce soir.  Tout espoir est perdu.

19h02. Je me réjouis d'avoir échappé aux bégaiements chroniques que j'aurais offerts aux français et aux internautes, Je me réjouis que ma tronche décoiffée reste anonyme, je me réjouis d'avoir une jolie webcam toute noire au-dessus de mon pc et un casque-micro, qui ne m'auront servi à rien mais qu'importe, et je me réjouis de partir une heure plus tôt que prévu chez un couple d'amis, pour un repas anti-Saint-Valentin.

19h05.  Je me réjouis plus, car je réalise que la France m'a posé un lapin...

19h10. ... mais je profite d'un repas fabuleux : un « spécial lapin ».  Terrine (et non pâté, maintenant je sais la différence, oui ma bonne Dame) de lapin, brochette de lapin, lapin aux pruneaux.  Seul le dessert, le premier sabayon de ma si courte existence (divin ce sabayon à l'orange), ne contient pas de lapin.  Je me régale, c'est digne d'un resto étoilé, voire mieux encore.  Oui, mieux encore.  Et j'apprends plein de choses : comment conjuguer moudre, comment conjuguer gésir, que Benidorm s'appelle Benidorm, ce qu'est une tartiflette déstructurée (vous le savez, vous, ce qu'est une tartiflette déstructurée ? c'est un sorbet oignon, une crème aux lardons, des patates blanches en solo, le tout bien séparé, beurkitude intégrale), que la cuisine moléculaire, c'est que de la cuisine moléculaire tout bien réfléchi, que certains restos namurois ont des étoiles au Michelin (qui m'invite ?), et des tas de trucs que je ne peux vous énumérer, ce serait trop long.

Une magnifique soirée, je remercie encore mes hôtes pour leur accueil et ce repas, rhaaaaaaaaaaaa, ce repas, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...

Et si vous me dites que conjuguer moudre et gésir a peu d'importance de nos jours, je vous demande, moi, comment, dans ce cas, pouvoir dire que « la terrine de lapin moulu gisait sur l'assiette transparente. »  Hein, comment le dire ?  Ah, vous voyez que chaque chose a son importance.  Et que la conjugaison a son importance.  Non mais !

Ben je vous le dis, en conclusion, j'ai passé une très chouette journée de Saint-Jelediraipoint.  Na.

Et vous, chouette journée de Saint-Trucmachin ?

Pour ne pas me voir à la télévision parler des rencontres sur le net, cliquez ici...

ou ici

 

4
fév

Week-end théâtral – acte 2

Dimanche, début d'après-midi.  J'apprends que je suis invitée pour aller voir, enfin surtout entendre, Tina Arena, dans mon magnifique théâtre namurois.  Hein qu'il est magnifique mon théâtre ?  Le plus beau de tous les théâtres du mondeuh, c'est celui, qui se situe dans ma ville (à chanter, of course, sur l'air du « plus beau de tous les tangos du mondeuh »).

Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie.

De Tina, je ne connais qu'une chanson « aller plous haut, aller plous haaaaaaaaaaaaaaaauuuuuuut ».  Mais je suis sûre que j'aimerai les autres, passque j'aime sa voix et son petit accent très typique, que je prends pour un accent italien (ben oui quoi, elle s'appelle Tina Arena), alors que c'est en fait, paraît-il, un accent australien.

Et je ne suis pas déçue, elle a une voix extraordinaire, son répertoire est à la fois tendre et fort, calme et dynamique.  Elle se donne et se déhanche.  Elle aime la Belgique et ses « bonsoir Namour, ça va Namour, merci Namour », me font mourir de rire.

Je ris puis je pleure en entendant « je m'appelle Badgad », chais pas pourquoi, mais cette chanson me met toujours la larme à l'œil...

Puis y'a « aimer jusqu'à l'impossible », et le magnifique duo « I want to spend my lifetime loving you », et le superbe « s'il m'est donné », écrit avec Patrick Fiori.  Finalement, j'en connaissais plusieurs, de ses chansons...

Et puis on est presque deux heures plus tard et c'est fini.

Notre petite bande monte ensuite à la « cafeteria » (ça porte un autre nom, plus chic, mais il ne me revient pas) du théâtre, magnifique salle où nous attendons Tina, des fois qu'elle passerait faire un petit coucou.

La voilà, toute frêle et fluette.  Nous quittons les lieux en la saluant au passage.  Elle est pas contente, la Tina, passqu'une de la bande a envisagé un bref instant de faire une photo avec son portable.  Un très bref instant, vu le regard glacial et le « Madaaaaame, keske vous faites ? » que Tina lui lance.  Oulah keskelle est pas contente du tout du tout du tout.  Bien moins souriante que sur scène.  ça jette un sacré froid sur l'assemblée.  Bon ok, le droit à l'image, la peur de la première ride, le souci de tout contrôler, je comprends, mais ça peut être dit plus gentiment, non ? 

Nous quittons donc définitivement le théâtre, encore abasourdies.

Je rentre chez moi, déçue de cette fin de spectacle plutôt glaciale.

Et un petit souvenir, un :

Je m'appelle Bagdad

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad

Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée