5
oct

Histoire d’O(eufs)

Faut que je vous avoue un truc grave qui est en moi depuis toujours.  Enfin d'aussi loin que je me souvienne, comme on dit.  Quand je m'intéresse à un truc, ça devient obsessionnel.

Quand Titanic est sorti, et que je l'ai vu (quatre fois), je suis devenue obsessionnée par l'histoire du Titanic.  J'ai acheté des tas de livres sur le bateau et son destin malheureux.  Des beaux livres bien chers.  Que j'ai pieusement rangés dans ma bibliothèque.

Quand je me suis installée ici, j'avais envie de décorer.  J'ai donc acheté plein de livres sur la déco, le feng shui, le jardinage sur terrasse.  Que je n'ai jamais ouverts.

Mais à l'époque, ça n'envahissait pas trop ma vie.  Plutôt ma bibliothèque, disons.

Actuellement, c'est pire.

Récemment, j'écrivais un billet sur les dinosaures (ça fait plusieurs mois, mais bon, le terme « récent » est tellement relatif), durant ma pause déjeuner, au bureau.  En compagnie de Mostek.  Afin de vous trouver les noms de dinosaures, me voilà en train de surfer sur le net.  Et d'apprendre plein de trucs sur lesdites bestioles.  Et de vouloir les faire partager à Mostek, qui n'en avait que faire de la taille de tel dinosaure, de la période de vie de tel autre et des mœurs de tel troisième.  Mais moi je trouvais ça tellement passionnant.  Fort heureusement, maintenant, je sais me contenir.  Je ne me suis donc pas précipitée en librairie pour acheter tout ce qui parlait des tyranosaures et autres brontosaures.  J'ai encore lu quelques infos, me suis encore extasiée, ai encore saoulé Mostek, puis j'ai cessé.

Récemment encore, mais plus récemment que pour les dinosaures, mais tout de même pas si récemment que ça vu que c'était avant les vacances scolaires, j'ai vu un reportage passionnant sur les œufs.  Dingue ce qu'il y a à apprendre sur les œufs.  Ou plutôt sur la provenance des œufs.  Le reportage traitait des arnaques sur les marchés français, où on te vend un œuf de poules élevées en batterie comme un œuf de la ferme du coin, là, vous voyez, le gentil fermier qui a six poules dévouées.  L'arnaque totale.  Bon, en soi, un œuf est un œuf.  Peut-être.  Mais tout de même, c'est pas pour rien qu'ils ont inventé les codes.  Et c'est là que ça devient passionnant : les codes.

Et oui.  Car j'ai appris que sur chaque œuf, y'avait un numéro.  Ça date déjà, mais si mes souvenirs sont bons, 0 ça veut dire œuf de poule élevée en plein air (donc qui voit la couleur de l'herbe), 1 ça veut dire œuf de poule élevée au sol (donc qui voit pas l'herbe, mais qui peut se dégourdir les pattes), 2 ça veut dire œuf de poule élevée en batterie (donc serrée pire qu'une sardine, même que parfois ses pattes touchent pas le sol, même qu'elle déprime, la poule, qu'elle s'arrache les plumes et voit jamais le ciel ni la lumière naturelle).  Et là y'a une couille dans le potage, passque normalement y'a quatre possibilités et y m'en manque une, titchu.  Comme quoi un sujet hyper passionnant comme les codes sur les œufs n'est finalement pas resté gravé dans mon cerveau de poule alzheimerisée, c'est regrettable.

Donc moi je trouvais ça génial, cette histoire de code qui dit tout sur la vie de l'œuf qu'on va manger, d'autant que j'avais jamais remarqué, moi, qu'il y avait des codes explicatifs.  J'ai donc voulu vérifier, lors de mes courses, en compagnie de Mostek, toujours elle, la pauvre.  Et j'ai commencé à ouvrir toutes les boites d'œufs pour vérifier si l'appelation de la boîte (passque sur les boîtes, y'a écrit « élevées en plein air », « élevées au sol », mais y'a jamais écrit « élevées en batterie sans jamais voir la lumière du jour », ça va de soi), donc vérifier si l'appellation correspondait au code.  Et comparer les prix des différents œufs.  Et réaliser que les œufs 365, les moins chers, étaient élevés (enfin leurs mères poules hein, pas eux) au sol tandis que des œufs dans une belle boîte bien chère étaient élevés (enfin leurs mères poules,vous avez pigé maintenant... ) en batterie.  Passionnant.  Et moi de m'extasier, d'expliquer à Mostek, de dire que c'est dingue tout ça.  Et elle de se dire « mais keski m'a fourgué une collègue pareille, qui, non contente d'avoir un jour explosé un bocal de sauce tomate en plein Delhééééés (un billet fut écrit à l'époque, illustré par Flo d'ailleurs), va bientôt faire s'effondrer un rayon entier d'œufs à force de les tripatouiller. »

Voilà, mon drame : être obsédée par ce que j'apprends...

Y'a un psy dans la salle ?

PS : J'ai vérifié pour les codes (obsédée je vous dis) : j'avais oublié les bio !

Donc 0 = bio, 1 = plein air, 2 = sol, 3 = batterie. 

Trouvé un site passionnant sur le sujet : http://www.oeufs.org/consommer.php, je vous le conseille, y'a même une vidéo sur les élevages en batterie, qui prouve qu'un œuf n'est pas qu'un œuf, mais bel et bien l'enfant (ah ah ah) d'un être vivant.  Et franchement, ça fait peur, ce type d'élevage.  C'est cool parfois, d'être un consommateur vigilant.  Je dis pas que je vais ne manger que du bio, mais en tout cas les œufs de batterie, non merci.  Malheureusement c'est pareil pour les poulets qu'on mange, j'ai vu un autre reportage à faire dresser les plumes, oups, les poils, sur les bras, quelle vie ils ont !

 

29
sep

Série fée du logis 1 : deux mois sans capharnaüm

Passque je pense être habitée par un esprit maléfique, j'aborde en ce mardi annonciateur d'été indien (en fait j'en sais rien, j'écris mon billet en ce vendredi ensoleillé, en attendant Koh Lanta et Secret Story, donc j'extrapole sur la météo de lundi, tant pis), par une « série fée du logis ».  Passque je trouve que mon comportement est anormal en ce moment.

Je vous zesplik :

De une, j'ai des envies de cuisiner (billets suivront durant la semaine), mais des envies vraiment anormalement anormales, genre récurrentes, quotidiennes et harcelantes.

De deux, j'ai des envies de vivre dans un intérieur rangé.  J'ai pas dit nickel chrome hein, faut pas pousser, mais rangé.

C'est ce thème, le rangement, qui fait l'objet du billet du jour.

Tout a commencé le 31 juillet.  Le 31 juillet dernier, j'ai réalisé que la situation était grave.  Grave de chez grave.

Je suis bordélique, c'est indéniable.  Mais quand le bordel envahit tout, qu'il faut l'enjamber pour se coucher, que la salle-de-bains semble couverte de tapis plain gris alors qu'il s'agit juste de poussière scotchée au vinyle bleu, quand la vaisselle n'est pas verte mais couverte de champignons malodorants, quand y'a plus une fringue dans l'armoire (nan, c'est pas passqu'elles sont toutes à laver, j'ai de quoi m'habiller trois ans sans laver quoi que ce soit, acheteuse compulsive moi être, mais juste qu'elles sont toutes en-dehors de l'armoire), c'est là qu'en général je m'arrête et j'observe.  Puis je pleure.  Je pleure passqu'atteindre un tel état de bordel, c'est pas nin possip.  Et passque l'opération rangement semble inimaginable.  Insurmontable.

Pourtant, il a bien fallu.

Le 31 juillet.

Passque le lendemain, j'avais quelqu'un à loger ici (nan, pas un brun ténébreux, malheureusement).  Et quand quelqu'un loge, il faut le loger, le nourrir et aussi le laver.  Enfin façon de parler.  Mais il doit avoir accès à tout l'appartement.  Impossible de le laisser sur le pas de la porte comme je le fais avec le facteur, la concierge, la voisine et ma mère.  Impossible. 

Donc j'ai rangé.  Et rangé.  Et encore rangé.  L'enfer.  Puis nettoyé.  Et nettoyé.  Et encore nettoyé.  L'enfer, encore.  En fait, j'ai agi comme le fait le commun des mortels, chaque semaine en moyenne, voir plus.  Mais moi j'y arrive pas.  Je rêverais d'être maniaque, d'avoir le rangement dans les gênes.  Que ça coule de source.  Que ça aille de soi.  N'avoir qu'un manteau, une paire de shoes (à la rigueur deux, une par saison), quelques fringues, deux livres, un DVD (genre Pretty Woman, le seul le vrai).  Mais moi j'ai trois garde-robes pleines de vêtements (dont les trois quarts aussi démodés que ... ouf ben que les trucs démodés, avec des coloris à chier, des épaulettes de camionneurs et en plus dans un format dans lequel j'entrais quand j'étais ado, soit plate comme une sole limande), des dizaines de chaussures de toutes les couleurs, autant de livres qu'une bibliothèque et de DVD qu'une DVDthèque.  L'horreur.  Bref, chez moi, ça sera jamais comme dans les magazines de déco.

Mais après mon big rangement de l'année (du siècle ?), je me suis surprise à évoluer dans mon intérieur, un grand sourire aux lèvres.  C'était cool, cette cuisine dont je voyais l'évier, cette chambre où je ne trébuchais pas sur des piles de vêtements, cette salle-de-bains avec une baignoire brillante.  Le bonheur.  L'ordre à l'extérieur, ben ça aide à avoir de l'ordre à l'intérieur, je trouve.

J'ai donc décidé, en ce 1er août, que dorénavant, chez moi, il fera tout le temps « comme si un brun ténébreux pouvait débarquer dans ma vie, et dans ma chambre, à tout instant ». 

Et bien, plus de deux mois plus tard, j'ai tenu.  Bon, y'a bien quelques failles, du bordel qui tente de revenir, de la vaisselle qui tente de se poiler (néologisme - celui-là est pour toi Fanfan - signifiant se couvrir de poils), des fringues qui s'échappent de la garde-robes, mais je tiens.  C'est dur, mais je tiens.  Ranger, pour moi, c'est pas naturel, donc je dois me forcer, c'est pas un réflexe d'amener mon assiette sale et de la laver, ni de ranger mes fringues une fois lavées et séchées.

Mais je tiens.

Depuis deux mois.

Keske chuis fière.

13
aoû

Campagne d'affichage…

J'ai cru être mal réveillée ce matin, quand, déambulant dans les jolies villes de ma rue (oups, rues de ma ville, je suis encore mal réveillée, semble-t-il) à la recherche d'un bus daignant me transporter jusqu'au bagne au bureau, j'ai repéré une affichette collée sur un poteau d'éclairage (ça doit porter un autre nom que poteau d'éclairage, un nom bien scientifique, mais pas moyen de le retrouver) :

Vous aimez les blogs, ne manquez pas le mien... ... « cowboy trucmachin... »

Je n'ai pas retenu le nom du blog ni les indications supplémentaires, tellement j'en ai eu le souffle coupé.   Et puis l'afficheur fou aurait dû munir ses affichettes de petites languettes à découper, reprenant l'adresse de son blog... 

J'ai ensuite prêté attention à tout poteau qui croisait ma route... pour réaliser qu'ils étaient tous, ou presque, recouverts de ces affichettes...  Une invasion.  Une contamination. 

Dans toute la ville !

Incroyable.

Quelle passion il doit avoir pour son blog, pour passer ses nuits (car j'imagine qu'il fait ça la nuit, passqu'afficher sans autorisation, ça serait pas punissable non ?) à coller ses petites mots doux partout partout... Et si ça tombe, toute la Gelbique en est envahie ! 

L'idée est finalement originale, même si je n'aurais pas l'énergie de la mettre en pratique pour moi (quoique je pourrais demander à mon équipe de la Marketing Anaïs SA de s'y coller... - seuls les fidèles comprendront l'allusion, pour les autres, faites une recherche sur Marketing, vous comprendrez aussi).

Par contre, j'ai eu, il y a quelques mois, une autre idée... aussi saugrenue, vous vous en doutez... en découvrant ceci :

En 1992, 25.000 canards en plastique (non vibrants) ont sombré au large des côtes américaines.  1/3 d'entre eux sont partis vers le Nord.   Les canards sont encore intacts, et se sont dirigés lentement, très lentement, vers les côtes anglaises.  A noter que la firme qui les a fabriqués offre 50 livres (la monnaie, pas des bouquins, bande d'ignares) à qui en retrouve un...  Si vous passez vos vacances à la côte belge, scrutez l'horizon. 

Tout ça pour dire que moi aussi j'ai tenté cette expérience.  Avec l'aide de quelques sympathiques internautes lecteurs de mon blog (très peu d'ailleurs, beaucoup de ceux que j'ai contactés n'ayant même pas daigné répondre à ma demande - ça me sidère encore chaque matin au saut du lit, cette impolitesse totale qui veut qu'on ne réponde pas aux gentilles demandes des blogueuses - vilains pas beaux qu'ils sont, ils se reconnaîtront, je l'espère), donc avec l'aide des gentils beaux internautes, j'ai diffusé un mail promotionnel qui disait en substance « visitez le blog d'Anaïs et parlez-en : elle est belle elle est drôle elle est moderne elle devrait être remboursée par la sécu ». 

C'était censé changer un chouia des mails habituels « enlarge your penis » « buy Viagra » « aidez-nous à retrouver le Titanic disparu en mer au siècle dernier » « n'ouvrez aucune annexe de vos mails sous peine de voir votre pc exploser » « diffusez l'avis de disparition de Unetelle, disparue en 1487, aujourd'hui âgée de ... faites le compte ». 

L'expérience était, bien sûr, de voir si, comme les canards en plastique, le mail me reviendrait un jour, via un processus de chaîne qui ne s'arrête jamais et fait le tour du globe plusieurs fois par jour.

Et bien j'ai le plaisir de vous annoncer qu'à ce jour... je n'ai toujours rien reçu.  Le bide intégral.

Ma chaîne a dû se perdre dans quelques boîtes mails d'internautes qui n'ont pas fait suivre.  Point barre.

The end.

Expérience sociologique interrompue.

Sniffitude intégrale : les internautes préfèrent relayer des infos débiles sur Nokia qui offre des GSM ou Bill Gates qui offre 1 dollar par mail envoyé, plutôt qu'une info tellement importante comme l'existence de mon blog.

Maigre consolation : je vais aller à la mer tenter de trouver un canard décoloré, histoire de gagner 50 livres.  Et si j'y trouve un pigeon voyageur, ou à défaut une mouette rieuse voyageuse, je l'équiperai de l'adresse de mon blog, histoire de voir si les techniques classiques s'avèrent plus utiles.

18
jui

Un appel…

(Voilà un billet qui date de Mathusalem, vu que Fanfan est reviendue en Gelbique depuis belle lurette, mais je l'ai extrait de mon stock de 130 pages de billets, voilà à quoi sert ce stock, à combler les jours où je suis fade de chez fade, busy de chez busy, voire les deux... bonne lecture.)

L'autre soir, mon téléphone a sonné.  Ce qui relève de l'exploit, car je me demande jour après jour après jour pourquoi j'ai une ligne fixe, puisque les seuls appels que je reçois émanent de sociétés qui veulent me vendre du vin, un canapé en cuir (du moins si j'ai un mari, ce qui n'est pas le choix donc je m'en débarrasse illico presto) ou des abonnements téléphoniques.

Quand il a sonné donc, j'ai pensé que c'était Fanfan, ma cop expatriée de l'autre côté de la petite flaque (mais qui revient bientôt).  Passque c'est la seule et unique personne qui me téléphone (pleurez pas, on le sait que je suis une petite chose seule et abandonnée).

J'ai donc décroché, prête à murmurer un « hello my dear » (enfin un « allo », mais in english ça le fait).

Et j'ai entendu une voix grave me dire « Madame Valente » ?

A moins que Fanfan ait abusé d'hormones mâles (par voie orale s'entend - enfin je me demande si cette expression exprime totalement le fond de ma pensée qui est « via médicaments »), ce n'était pas elle.

C'était un homme.  Avec une voix d'homme. (cf la Boum 2).

Qui voulait me fourguer un abonnement pour un magazine... auquel je suis abonnée.  Ouf, trois fois ouf, j'allais pouvoir m'en débarrasser facilement.  Pour ne pas le citer, il s'agit du Vif l'Express.  Ne vous écroulez pas de rire en m'imaginant lisant ce magazine, moi, Anaïs, la déneuronée fan de séries télé, de films romantico-débiles et de magazines pour filles.  Chuis abonnée pour mon boulot.  Pas mon vrai boulot.  Mais mon second boulot, oùsque je rédige des newsletters consommation chaque semaine.  Comment, vous êtes pas abonnés à mes newsletters qui vous apprennent plein de choses en matière de consommation ? Paaaaas bieeeeeen.  Je vous en parlerai un jour si ça vous tente, passque j'avais prévu un billet pour vous en parler, mais je l'ai jamais publié, comme d'hab...

Bref, j'ignore pour quelle raison, j'ai commencé à m'empêtrer dans des explications complexes pour justifier que mon abonnement ne me parvenait pas chez moi mais au bureau, parce que ma boîte était trop étroite, passque mes vilains voisins me volent mon courrier, passque mon employeur me paie cet abonnement, mais pas boss chéri, un autre employeur, pour les articles « sérieux » que j'écris et patati et patata.

Et plus je parlais, plus je m'emberlificotais dans mon phrasé.  Plus ça passionnait mon vendeur qui ne pouvait rien me vendre.

Il a alors voulu savoir ce que j'écrivais et tout et tout.  Et en détails ma bonne dame.

Comme dans un élan de solitude extrême qui pousse la patiente à se confier à son psy, j'ai tout déballé : la création du blog, les chroniques, les livres, les articles « sérieux », les articles pour les consommateurs (ces deux types d'articles n'étant bien sûr pas publiés sur ce blog, mais bien sur un site « sérieux »), toutes les jolies choses qui me sont arrivées, le plaisir d'écrire et ainsi de suite durant un temps fou fou fou.

Keskon a causé lui et moi.

Passqu'ensuite ce fut son tour : son site, sa passion, les propositions qu'il a reçues, ses craintes, ses espoirs.

On a beaucoup parlé, on a échangé des conseils, on s'est congratulés rapport à nos projets super géniaux.

Puis on a raccroché.

Et à ce moment-là, j'ai réalisé ...

J'ai réalisé qu'il avait toutes mes coordonnées, puisqu'il m'avait téléphoné.

Vlà que j'avais confié tout mon blabla Anaïssien à un total inconnu qui avait mes coordonnées réelles.

Diantre, Anaïs, quand donc vas-tu t'offrir un nouveau neurone ?

 

9
mai

Résumé d’un mois de presqu’absence…

Passque bon, y'a quand même des choses dont j'ai eu envie de vous parler durant ce mois d'avril :

De Welcome, ce superbe film avec Vincent Lindon et chaispasqui, mais un acteur formidable, sur les sans papiers, puis sur l'aide qui leur est apportée, envers et contre tout.  Surtout envers et contre tous.  Magnifique, prenant.  Un Vincent Lindon formidable.  Jamais larmoyant, mais toujours touchant.  A voir !

De Mathilda May et Pascal Légitimus au théâtre, délirant sur le célibat et les rencontres.  Si j'ai aimé ?  Aucune idée, je ne m'en souviens pas je dois dire (nan j'avais pas bu, j'avais la tête dans les nuages).

De cette émission sur les tueurs en série et les gens qui tentent de les comprendre.  Enfin pas les comprendre dans le sens les excuser.  Mais dans le sens comprendre leur mode de fonctionnement.  Effrayant.  Mais surtout de ce tueur en série américain sosie du Père Noël.  Bedonnant, longue barbe blanche, sourcils épais.  Encore plus effrayant.  Puis de ce tueur en série infirmier, allemand, qui, maintenant libre suite à vice de procédure ou quééékchose du genre, se passionne pour son nouveau job de ... Père Noël.  Ça va me poursuivre, tous ces tueurs en série Pères Noël, je comprends mieux pourquoi les mômes pleurent quand ils doivent aller sur leurs genoux.

De l'Accro du shopping, chouette film pas trop décevant par rapport au livre, même si un peu tiré par les cheveux.  L'actrice est hyper fraîche et fait oublier les imperfections du film.  J'ai bien ri et ça fait un bien fou.  Puis y'a même de l'amour.  Et beaucoup de dépenses, ça fait aussi un bien fou.

De Vie Privée Vie Publique sur la famille.  Avec le petit-fils de Zavatta, tellement meurtri de l'indifférence grand-paternelle et qui s'en sort grâce à son talent d'acteur.  Avec le fils de celuidontj'aioubliélenom mais qui fait des fêtes blanches, enfin qui faisait, jusqu'à son décès, qui a lui aussi vécu l'indifférence, paternelle cette fois.  Avec cette mère qui a cherché ses enfants pendant onze ans, pour les retrouver enfin, et être repoussée.  Elle s'appelle Martin, ça je m'en souviens, mais l'homme aux fêtes blanches, ça me revient pas.  Avec, enfin, cette fille d'un gérant d'entreprise français qui s'est récemment donné la mort suite au dépôt de bilan de sa boîte, et qui a récolté 200000 eur de dons pour sauver la boîte de son père, juste par amour.  Finalement, cette émission, c'était que ça : de l'amour.

De cette pièce de théâtre fabuleuse que j'ai vue jeudi dernier : « Bash latterday plays ».  Un moment formidable.  Trois histoires somme toute banales, mais contées d'une façon telle qu'elle captive.  Des faits divers sordides comme il en existe tant.  La mort et l'amour s'emmèlent.  La seconde histoire m'a scotchée.  Tant elle mélangeait la joie et l'horreur.  Fascinant.  Et cette musique ... sublime.  Je n'ai pas retrouvée l'originale... mais vous pouvez l'entendre ici :

 

Si cette pièce passe par chez vous : courez la voir.

De Coco avant Chanel, avec Benoît Poelvoorde parfait, et Audrey Tautou parfaite.  Une tranche de vie pas toujours joyeuse, mais à découvrir.  J'avais découvert la vie de Coco Chanel via un téléfilm diffusé récemment.  Je l'ai redécouverte via cette nouvelle version.

Du dernier (enfin je pense), film de Guillaume Depardieu, "Versailles", que j'ai trouvé plus sinistre que le plus sinistre des films.  Dommage, il me tentait ce film.  Le gamin y est fabuleux;  Guillaume aussi.  Mais trop sinistre.

Voili voilà...