7
mar

Un mythe s'effondre...

... enfin pas pour moi.  Car ça, je le savais.  Mais j'ai cru, aussi, il y a quelques années, que les écrivains étaient richissimes.  Finalement, à moins de s'appeler Levy ou Musso, peu le sont.  Et quand on me dit "oh, tu écris des livres, tu es riche alors", je rigole bien.

Intéressant article paru sur Références : combien gagne un auteur

Derrière les droits d'auteur mirifiques d'un Marc Lévy, qui pèse 80,6 millions d'euros, Anna Gavalda (50,3 millions) ou Fred Vargas (33,6 millions d'euros) et les confortables « à valoir » (avance sur les ventes) d'une poignée d'auteurs « bankable », se cache la réalité souvent précaire du métier d'écrivain.


En réalité, la littérature ne nourrit pas souvent son homme. Si aucune étude ne recense le nombre d'auteurs en Belgique et leurs revenus, ils ne seraient qu'une vingtaine à vivre réellement de leurs œuvres. Rien de nouveau : Maupassant était bien journaliste au Gaulois, Chateaubriand secrétaire d'ambassade et Malarmé professeur d'anglais.

Plusieurs jobs pour survivre

Les monomaniaques qui se font un sang d'encre pour vivre de leur clavier cumulent des jobs paralittéraires : lecture publique, atelier d'écriture, chroniques dans la presse, intervention en milieu scolaire...

D'autres, et non des moindres, ne survivent que grâce à des petits boulots. Les plus chanceux cèdent leurs droits d'adaptation cinématographique (50/50 avec l'éditeur) ou obtiennent auprès des collectivités le statut d' « écrivain en résidence ». Installés six mois dans la maison d'un auteur célèbre, ils arrivent à toucher jusqu'à 1600€ mensuels pour produire leur œuvre.

Droits d'auteur

Ce sont les droits que lui rapportent les ventes de son livre. A chaque fois qu'il s'en vend un exemplaire, l'auteur touche un certain pourcentage, fixé par contrat, de son prix hors taxe. Ce pourcentage varie d'un éditeur à l'autre. En théorie, il est de 10% pour un roman, de 5% pour un beau livre, nettement plus onéreux.

Une maison financièrement respectable ne descendra pas au-dessous du seuil de 8% de droits d'auteur alors qu'un petit éditeur, sous prétexte qu'il est petit justement et n'a donc pas beaucoup d'argent, peut dégringoler à 3%, voire moins. Le code de bonne conduite éditoriale veut aussi que les droits augmentent avec les ventes : l'auteur perçoit entre 8% et 10% jusqu'à 10 000 à 15 000 exemplaires vendus, puis 12%, puis 14%.


L'auteur devra patienter avant de pouvoir toucher ses droits : ils ne lui seront versés que six mois après la clôture de l'exercice de l'année au cours de laquelle il a publié son livre. Si celui-ci est sorti en janvier 2010 par exemple, il lui faudra attendre juin 2011, au plus tôt, pour recevoir son chèque.

Les éditeurs traînent beaucoup des pieds quand il s'agit de payer et il n'est pas rare de devoir leur réclamer son dû. En proportion, on peut dire que la vente d'un livre peut rapporter jusqu'à 3 mois de salaire alors qu'il faut en moyenne une année pour écrire un livre.

Entre l'à-valoir et les ventes de son livre, l'auteur n'est même pas sûr, en définitive, de toucher le moindre euro de droits. Admettons que son livre soit vendu 20 euros HT ; s'il a reçu 2 000 euros d'avance, il doit dépasser les 1 000 exemplaires vendus avant de commence à engranger des sous.

Or, 1 000 exemplaires est aujourd'hui tout ce que peut espérer un premier roman...

L'à-valoir

Pour tenir financièrement le temps de toucher ses droits, l'auteur ne peut compter que sur ses réserves, ou sur un revenu annexe. Les bonnes maisons d'édition filent un petit coup de main en lui versant un à-valoir, une petite somme dont la moitié est remise lors de la signature du contrat, le reste lors de la livraison du manuscrit.

Attention, l'à-valoir n'est pas une subvention mais une avance sur les droits d'auteur, et l'éditeur la déduira de ces derniers au moment de les régler.


L'à valoir, une fois versé, est considéré comme acquis, il appartient définitivement à l'auteur ; l'éditeur ne peut pas lui en réclamer le remboursement si les ventes ne décollent pas et ne couvrent pas la somme qu'il a du débourser. Il en sera alors de sa poche, et c'est pourquoi les petites maisons d'éditions, économiquement fragiles, font généralement l'impasse sur l'à-valoir.

Vivre de sa plume

Ce n'est pas impossible, à condition de publier régulièrement, une fois par an, des livres dont il s'écoulera à coup sûr au moins 10 000 exemplaires. Et d'avoir un éditeur compréhensif, dont les généreux à-valoir compenseront les mois de disette entre deux chèques de droits d'auteurs.

Mais qui, aujourd'hui, peut être certain que son livre sera vendu à 10 000 exemplaires, ce qui est considéré comme un joli succès ? Le tirage moyen d'un livre est de moins de 8 000 exemplaires. Si on met de coté les best-sellers qui se vendent à des centaines de milliers d'exemplaires, le gros du peloton livre s'écoule entre 500 et 2000 exemplaires.

Aucun auteur, même le plus célèbre, le plus riche et le plus reconnu ne peut être assuré de vendre son prochain opus aussi bien que le précédent.

Ecrivain à tirage moyenA partir de 7800 exemplaires.
Droits d'auteur8 à 14%
Prix du livre moyen15€
Revenu annuelEnviron 11 500 €
  
Ecrivain (très petit tirage)Entre 300 et 700 exemplaires
Droits d'auteur4 à 10%
Prix moyen du livre15€
Revenu annuelEntre 450 et 1050€


Texte: Rafal Naczyk

2
mar

Quand on a l'esprit mal tourné...

Conversation entre Mostek et myself.

Moi (innocente comme l'agneau qui vient de naître) : "le problème c'est que je ne sais jamais si elle va être molle ou dure".

Elle (sourire en coin de celle qui a l'esprit mal tourné) : "moi elle est molle, et en plus ça pue, mais c'est mon seul plaisir de la journée, alors bon".

Et voilà comme une conversation totalement anodine se transforme, sans le vouloir, en une conversation à l'allure très "printanièro-érotique".

Que nenni... jugez plutôt :

Moi, ouvrant une barre de céréales péchée dans mon tiroir qui en est plein, datant d'époque différente et sans date de péremption : "le problème c'est que je ne sais jamais si elle va être molle ou dure".

Elle, épluchant sa banane, seul en-cas qu'elle s'autorise : "moi elle est molle, et en plus ça pue, mais c'est mon seul plaisir de la journée, alors bon".

Vous voyez, deux agneaux je vous dis.

C'est juste le soleil, les perce-neige, les crocus et les jonquilles qui nous travaillent un peu, mais si peu.

 

26
fév

Telle est prise qui croyait prendre

(ce billet a été écrit début janvier, d'où l'allusion aux soldes et à un train qui déraille, qui ne me serait pas venue à l'esprit après la catastrophe de Hal, bien sûr...)

Un jour comme les autres, à la caisse bondée d'un supermarché.

Devant moi, une femme comme toutes les autres, qui a fait ses courses et s'apprête à les payer.  Sauf que cette fois, sa carte ne fonctionne pas.  Elle a peut-être trop dépensé ce mois-ci, avec les soldes et tout.  Elle a peut-être atteint son plafond « négatif ».  Elle a peut-être une saisie sur salaire.  Elle a peut-être la surprise de voir sa carte bloquée par sa banque, comme je l'ai eu récemment, passque j'ai eu la super idée de vouloir transférer, de mon compte vue à mon compte épargne, 1000 eur, mais que j'ai tapé 10.000 au lieu de 1.000.  Il va de soi que lorsqu'un client tente de transférer 10.000 eur qui ne sont pas sur son compte sur un autre de ses comptes, c'est une grosse tentative de fraude, une méga escroquerie, qui nécessite le blocage de toutes ses cartes par sécurité.  Enfin soit, j'avais qu'à mieux compter mes zéros.

Bref, elle ne sait pas payer ses courses, elle n'a qu'un peu de monnaie (monnaye, comme on dit ici).

Alors, elle demande à la caissière de retirer un paquet d'articles, pour n'en garder que l'équivalent de la somme dont elle dispose en liquide.

La caissière, revêche comme pas deux, pousse de grands soupirs, met les articles de côté, et demande à la pauvre dame de ressortir tous ce qu'elle garde des sacs, « passque je vais devoir tout repointer, hein, pas le choix, pffffffffffffffffffffffff (soupir aussi long qu'un jour sans chocolat blanc spéculoos) ».

Et elle repointe, et la cliente paie avec sa maigre monnaie.

Et c'est à moi.

J'étale mes courses sur le tapis roulant, je tends ma carte du magasin, et j'attends.

Notre revêche sorcière caissière se met au travail, et pointe mes articles.  Arrivée au dernier, elle pousse de hauts cris et sa caisse se met à dérailler, pire qu'un train de marchandises en 1810.  L'écran s'éteint, se rallume, affiche sans cesse la totalité de mes achats mais refuse de faire le moindre total, puis s'éteint à nouveau, se rallume... Le manège dure plusieurs minutes, durant lesquelles je suis d'une patience d'ange.  La caissière s'excuse, mais je la rassure d'un « vous n'en pouvez rien », compréhensif.  Je suis de bonne humeur, et l'idée de lui lancer un « vous allez devoir tout repointer, hein, pas le choix, pfffffffffffffffffffffff », ne m'effleure même pas.  C'est pourtant ce qu'elle fait, tout repointer, après avoir réinitialisé sa caisse. 

Je ressors le barda de mes sacs recyclables, et elle repointe.

Et la caisse replante.  Et ça continue encore et encore, c'est que le début d'accord d'accord.  L'écran s'éteint, se rallume, affiche puis n'affiche plus, enfin on a déjà connu ça.

Soudain, éclair d'ingéniosité, ma caissière, de plus en plus angoissée, tandis que je suis de plus en plus souriante (ceci sans rire, je suis toujours de bonne humeur à cet instant T, et cette mésaventure commence à m'amuser énormément, vu ce qui s'est passé juste avant), réalise que c'est un, et un seul, article, qui fait tout planter.

Elle décide alors de ne plus le scanner, mais d'encoder manuellement son prix.  Comble de tout cela, cet article est gratuit, mais pour valider le bon, elle doit le scanner au préalable.

Sauf que, pour recommencer la procédure, elle doit scanner à nouveau toutes mes courses.  Ah, ah, ah, keskon se marre.  D'autant que j'ai du surgelé, mais je suis d'un calme olympien, étonnamment.  La file derrière moi s'allonge, mais je n'en ai cure, car je ne suis pas responsable (quand je le suis, responsable, qu'on attend un prix, ou que je rouspète pour quelque chose, là, je suis stressée, rouge tomate et suintante, mais ici, je suis zen, archi-zen, comme les chaussettes de l'archiduchesse, qui elles sont sèches).

Et je ressors à nouveau mes courses des sacs recyclables, et miss caissière scanne à nouveau le tout SAUF un.  Et le miracle se produit.  Ça maaaaaaaaaaaaarche.

Je peux alors emballer une troisième fois mes courses, payer, et au revoir miss caissière, bonne journée.  Elle se confond encore en excuses, me remercie énormément pour ma patience et me gratifie, en remerciement éternel, d'un paquet de cachets auxquels je n'ai pas droit... afin que je puisse avoir de nouveaux articles cadeaux (et que j'ai perdu depuis, donc j'ai pas eu mes cadeaux gratuits, dommach')...  

Ah, keskon se marre aux caisses de supermarché, ma bonne Dame.

 

22
fév

Je ne suis pas la seule à avoir une imagination débordante...

Je pensais être la seule à m'imaginer des choses.  Des tas de choses.

A me dire, au cinéma "ne mets pas tes pieds sous le siège devant, si ça s'écroule, pied cassé, hôpital, béquilles pour aller bosser, difficile dans escaliers, boss chéri fâché, douleurs, kiné, vie gâchée durant des mois, bus à cloche pied, pas de place, autre jambe cassée et c'est reparti pour un tour..."

A surprendre un regard masculin posé sur moi et me dire "rho il est beau il me plait je vais lui plaire on se mariera et on aura beaucoup d'enfants, mon prince et moi, une belle maison pleine de fleurs et de petits zoisiaux qui nous aideront pour le ménage, comme dans Cendrillon et ooh ooh ce sera le bonheur".

Et bien, non, je ne suis pas la seule à avoir les neurones en folie à tout bout de champ...

Vous le savez, mon laptop chéri adoré que j'aime d'amour est en panne depuis jeudi.  Enfin il est gravement malade, touché de plein fouet par la grippe H1N1 du laptop, j'ai nommé Worm Lsas Blaster Keylogger.

J'ai beaucoup pleuré sur la perte de mes données.  Puis j'ai beaucoup bossé pour récupérer mes données.  Mais le laptop était toujours mourant.  Ou mort.  Enfin presque.

Bien sûr, j'aurais pu attendre qu'une princesse charmante laptop vienne l'embrasser et le ramener à la vie, mais j'ignore si beaucoup de princesses laptop vivent à Namur.

Alors, quand une princesse charmante humaine lectrice du blog m'a procuré de l'aide, via son frère, pro de l'informatique, j'ai fait des petits bonds de joie et de soulagement.  Alléluia, qu'ils en soient éternellement, et plus loin encore, remerciés.

Ainsi donc (tautologie), lorsqu'on m'a demandé, vendredi et samedi, si mon laptop était réveillé, j'ai répondu que non, mais que pas de problème, no soucy, j'allais avoir de l'aide prochainement (alléluia, vous connaissez le topo). 

Mais les gens à l'imagination débordante n'étaient pas satisfaits.  Et ils n'eurent de cesse de vouloir en savoir plus sur cette aide qui me tombait du ciel.  Et moi d'expliciter, blog patati patata, lectrice patati patata, frère patati patata.

Et c'est là que leur imagination plus que débordante s'est mise en branle.

J'ai donc eu droit à tout un tas de scénarios tous plus rocambolesques les uns que les autres, dont je ne vous conterai que les deux plus surprenants, passque les autres sont tellement bateaux qu'il vaut mieux éviter, des fois que vous seriez en train de mastiquer quelque chose en lisant ceci, le risque d'étouffement consécutif à fou-rire étant trop important.  Mais deux scénarios (enfin scenarii), c'est déjà pas mal, histoire de vous donner une idée de la folie humaine :

"Méfie-toi petite Anaïs, c'est un drôle de hasard cet informaticien qui te tombe du ciel, si ça tombe c'est lui qui t'a envoyé le virus, histoire d'ensuite te rencontrer, fou d'amour qu'il est pour toi."  C'est clair que tout qui me voit sur Plug ne peut que tomber raide dingue de ma grosse tête de pomme, mon accent d'escargot namurois, rauque qui plus est (merci estomac refluant).  D'ailleurs je croule sous les propositions de mariage, alors par pitié, ne m'en envoyez plus, mon facteur me hait déjà et ma boîte mail explose au point que Yahoo ne veut plus de moi.  Je sais que vous m'aimez, et promis, si je parviens un jour à me cloner, y'en aura pour tout le monde.  Et puis tout le monde sait qu'en 2010, on n'envoie plus des fleurs, mais des virus, c'est plus "in".

Puis, ce fut l'apothéose de l'apothéose :

"Tout bien réfléchi, petite Anaïs, méfie-toi vraiment, passqu'à mon avis, c'est un tueur en série qui recrute ses victimes sur internet, en leur envoyant des virus, pour ensuite les attirer dans un traquenard et les couper en rondelles d'épaisseur égale, les congeler jusqu'à l'été et en faire un barbecue".  Oui, j'avoue, les rondelles et le barbecue, ça vient de moi, mais le reste, j'ai pas inventé, je le jure.  Et moi de répondre "Oui mais y'aura sa sœur".  "C'est encore pire et encore plus dangereux, une équipe entière de tueurs en série, encore plus plus plus risqué.  Comme Dutroux et sa femme.  Comme Fourniret et sa femme.  Donne l'adresse à toutes tes connaissances, histoire d'envoyer la police au plus vite si tu ne donnes plus signe de vie".

Keskon se marre hein, dans la vie de tous les jours.  Fou comme un événement somme toute anodin peut se transformer, via quelques troubles neuronaux, en un véritable roman.

Cependant, à l'heure où je vous publie ces lignes, je m'apprête à partir vers mon (cruel) destin.  Si ce blog reste vide plus de 48 heures, envoyez la police, passque finalement, je n'ai préviendu personne de l'endroit où je serai, petite inconsciente écervelée que je suis...

Allez, don't be shy, racontez-moi vos pires scénarios catastrophe...

 

17
fév

Je ne suis pas une femme comme les autres

Après un week-end, les conversations de bureau sont toujours passionnantes :

- comment ça va ?

- comme un lundi

- vivement vendredi

- oh bé oui

- passé un bon week-end

- oui et toi ?

- oui

Je résiste chaque fois à la tentation de dire « ça va pas du tout, passé un horrible week-end » pour tester les réactions.  Je parie que dans 99 % des cas, l'interlocuteur n'écoute pas la réponse, et ne réalise donc pas que, exceptionnellement, je ne réponds pas ce qu'il attend comme réponse.

Mais là n'est pas le sujet du billet, contrairement à ce que vous pourriez imaginer.

Le sujet, c'est que je ne suis pas une femme comme les autres, comme le dit si bien mon titre.

Ainsi, lundi, j'arrive au boulot.

Dialogue habituel.

- comment ça va ?

- comme un lundi

- vivement vendredi

- oh bé oui

- passé un bon week-end

Et là, je change un peu le dialogue, pour lancer une réplique d'une originalité folle (asseyez-vous, le choc peut être violent) :

- rho oui, trop court

Et la réponse surgit immédiatement :

- rho oui, à peine commencé qu'il est terminé, et on réalise qu'on a passé tout le week-end à frotter et nettoyer

Et là, mon cerveau est d'un coup tout tourneboulé, car il m'est impossible de répondre un truc classique comme « oh bé oui, à qui le dis-tu ».

Passque moi, j'ai pas passé mon week-end à nettoyer.  Ni frotter. Ni aspirer.  Ni rien de ce que font les femmes comme les autres.

Moi j'ai passé mon week-end :

A aller manger un bout dans un super petit resto namurois, Hémisphère Sud que ça s'appelle, un endroit que j'ai fréquenté durant toute mon adolescence, quand ça s'appelait encore Le Beffroi.  La déco a changé, grise et rose (quoique rose, c'était les cœurs, donc ça ne durera pas).  Les plats ont changé, maintenant ce sont des tapas (de mon jeune temps, je mangeais soit des fondus au parmesan, soit des cuisses de grenouille à l'ail).  Je vous conseille les tapas de pâtes, super jolis et bons.  Et puis la tortilla est géniale, de même que les ravioles au chèvre.  Un peu moins aimé la paëlla, trop sèche à mon goût, mais c'était peut-être un jour comme ça...  Vraiment, à tester, chouette endroit à Namur.

A aller dépenser mon argent en bijoux (parfois ce sont les fringues, parfois les chaussures, parfois ceci, parfois cela... c'est variable, of course, mais cette fois c'était les bijoux).

A aller prendre un verre sur une terrasse (chauffée) namuroise, avec les tas de degrés dont le Dieu Climat nous a gratifiés.  Morceau de bonheur, malgré la fumée de cigarette.

A bloguer.

A visiter le Bois du Cazier et à réaliser combien les conditions de travail était abominables, combien il faut toujours des drames dramatiquement dramatiques pour que les choses changent, et encore.

A écrire une nouvelle pleine de sang, de boyaux, de rate et de cerveau.

A manger du boudin (rien à voir avec l'activité qui précède).

A squatter mes toilettes (peut-être à voir avec l'activité qui précède).

A me la péter dans un endroit d'un snobisme fou (détails suivront).

A regarder la TV.

A prendre le train.

A manger des tapas (purée, je l'ai déjà dit, atteinte cérébrale indubitable).

A regarder des séries télé sur le PC.

A visiter le musée de la photographie de Charleroi et à m'extasier devant une photo de cochon et une de vache.  Rien à faire, les zanimos sont mes zamis.

A répéter un nouveau morceau au piano.  Mieux : à trouver les accords qui siéent à la musique.  Et j'ai réussi.  Bon, y'avait que deux accords, mais quand même, chuis fière comme un truand.

A bouquiner un thriller avec un tueur en série vilain pas beau qui fait super peur.

A faire du choco et du cake, ces trucs dont je vous ai donné la recette.

A lire mes mots clés.  A y réagir.

A faire la grasse matinée.

A ne rien faire.

A faire ce que j'aime.

Donc pas nettoyer, pas frotter, pas balayer, pas aspirer.

Rien de tout cela.

Non, vraiment, je ne suis pas une femme comme les autres.

Illu de Domie, qui révèle bien mon ressenti...

libre