15
mai

LES ADDICTIONS D'ANAIS…

(Dans la série nostalgie Anaïs fait son nettoyage de printemps et publie ses vieux écrits, trois textes écrits sur mes addictions, pour une participation sur un site web dont j'ai oublié le nom, ça doit faire trois ans...)

Accro du shopping

Scénario : Le ciel est bleu, pas un nuage, la vie est belle, je suis belle, je suis la plus belle, c'est décidé !  Je m'en vais shoppinger.  Claquer du fric.  Faire valser les billets.  Faire voler la carte de crédit.  Vider la bourse.   J'ai lu que nous ne pouvons être tenus responsables des achats compulsifs que nous faisons.  C'est la faute à la dopamine.  Elle nous pousse à acheter pour assouvir un besoin de plaisir immédiat et éphémère.  Tant mieux.  Adieu culpabilité. 

Trois heures plus tard...

Je bondis de joie, je saute tel un cabri dans la prairie humide de rosée du matin, mes achats à la main, je jouis de ce bonheur qui m'anime.  Ces chaussures, ces fringues, ces livres, ces DVD, ces produits qui vont me rendre plus belle que belle.  L'extase à l'état pur.  Et patatras.  Je réalise que la guerre avec mon compte en banque est déclarée, que ma Visa va me faire la gueule trois mois durant, que je suis condamnée à ne m'alimenter que de pâtes sauce tomate jusqu'à la fin du mois et à déménager pour parvenir à stocker mes achats compulsifs.

Dieu sait pourtant que je suis stable, raisonnable, équilibrée, organisée, jeune, belle, fashion victim et propre sur moi, mais quand le Dieu shopping s'offre à moi, je ne peux définitivement y résister.

C'est grave docteur ?

 

Accro au chocolat

Bonjour, je m'appelle Anaïs et je viens de m'inscrire aux "dévoreurs de chocolat anonymes". 

Non, je ne suis plus une adolescente attardée vautrée sur son canapé et complètement accro au chocolat et ses ersatz.  Je suis une adulte équilibrée (ou presque), j'aime aimer, j'aime danser, j'aime rire, j'aime écrire, j'aime profiter de la vie, mais j'aime par-dessus tout manger du chocolat.  Et le mot est faible : j'adore dévorer du chocolat, je me repais d'engloutir du chocolat, je bave lorsque j'engouffre du chocolat, je jouis à chaque fois que mes papilles gustatives rencontrent du chocolat.  Manger du chocolat : un orgasme gustatif assuré.

Que la dépendance au chocolat soit due aux substances diaboliques qu'il renferme ou qu'elle soit simplement psychologie, générée par son goût divin, qu'importe.  Je m'en moque.  J'aime le chocolat.  C'est aussi simple que ça.

Sous toutes ses formes : le pain au chocolat du petit déjeuner accompagné d'un chocolat chaud (plus chocolat que chaud d'ailleurs), les barres chocolatées en veux-tu en voilà, le milk-shake chocolat et sa crêpe au chocolat chaud dégoulinant, les œufs de Pâques, les œufs de toute l'année farcis d'une surprise enfantine régressive, les biscuits recouverts d'un succulent glaçage à déguster morceau par morceau, la pâte à tartiner qui ne se mange qu'à la louche, j'en passe et des meilleurs... (NDLR là, j'ajouterais le blanc spéculoos, mon addiction actuelle).

Rien que de l'écrire, j'en bave.  Et je pars de ce pas acquérir un stock de victuailles plus chocolatées les unes que les autres.  Ne m'en veuillez pas, je ne peux plus résister...

Au secours !

 

Accro aux séries télé

Je suis raide dingue des séries télé.  En tous genres.  Raide dingue tout court dites-vous ?  Non, juste un peu ado attardée qui adore se repaître de la vie des autres, vibrer avec eux, aimer avec eux, rire avec eux.

Quand j'étais ado, j'étais folle des séries pour ados (c'est d'une logique implacable). 

Maintenant que j'en suis au stade de "l'adulescence", à savoir que je suis adulte, fraîche, moderne, que je bosse toute ma sacro-sainte semaine pour gagner ma croûte, mais que je suis néanmoins bloquée au stade mental de l'adolescence, je suis folle de toutes les séries, non seulement celle pour ados mais aussi toutes les autres.  Et quand je dis folle, le mot est faible.  C'est une véritable dépendance.  Si je n'ai pas mon quota hebdomadaire télévisuel, je craque, j'entre en crise de manque, je me rue chez le premier revendeur venu pour acheter ma dose (de DVD).

Mon dernier coup de folie en date : Prison Break.  Trois épisodes chaque mercredi.  Le nirvana à coup sûr.  Chaque mercredi, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je me prépare psychologiquement à ce moment de béatitude qui m'attend.  Plus l'heure de diffusion approche, plus je frémis d'impatience.  Mais, ô rage ô désespoir, tout a une fin.  Depuis, je souffre d'un terrible vide dans ma vie, au point de tenter de trouver des bribes d'épisodes sur le net, tel la cigale cherchant de quoi manger une fois la bise venue.

Si une des séries ne passe pas encore à la TV, je squatte chez l'un ou l'autre détenant le sacro saint sésame permettant l'accès aux dernières saisons de mes séries vénérées : le décodeur BeTV.  En cas d'absence, je les soudoie, je les supplie de m'enregistrer les épisodes tant attendus.  Au besoin, j'exerce un chantage crapuleux. 

Je suis diabolique... et séries addict.

 

(Oufti, comme c'est périmé tout ça, Prison Break, saison 1, j'ai l'impression de relire des trucs écrits y'a des années... ah ben oui, écrits y'a des années, c'est le cas.  Ça me fait tout drôle de relire ça, car c'était caché, tapi au fond d'un document word, et je le relis après des années, je le redécouvre...)

 

5
mai

Quand des filles s’organisent…

Et quand je dis « filles », pour une fois, je ne m'inclus pas.  J'ai opté, sur ce coup-là, pour une retraite sécurisée, admirant l'organisation de loin, n'intervenant jamais, à la fois amusée et exaspérée que j'étais...

De mon temps, voyez-vous, quand on devait s'organiser, y'avait que le téléphone.  Et c'était facturé à la minute, donc on s'organisait vite (enfin ça, c'est vite dit, vu le nombre de fois où ma mère a surgi durant une de mes conversations pour me faire des signes furieux ou me dire « héééééé, Anaïs, pas deux heures hein », mais soit, on oublie, on va dire que c'était rapide) :

 

Organisation pour un départ à la capitale, version 1989 :

Début de l'appel, vendredi, 19 h 03

« - allo...

- coucou, on s'organise comment pour demain ?

- oh ben, on part à 16 heures, je passe te prendre ?

- ok, j'avertis les deux autres filles, à demain.

- à demain bisous. »

Fin de l'appel, vendredi, 19h07

Mais en 2010, on a beaucoup plus de moyens de communication, grâce aux mails, aux gsm et aux sms, hormis la ligne fixe, donc s'organiser est bien plus simple, jugez plutôt avec ce tout petit résumé des mails échangés.

(pour garantir l'anonymat des protagonistes, les noms ont bien sûr été supprimés)

 

Organisation pour un départ à la capitale, version 2010 :

Echanges de mails entre Miss 1 et Miss 2, Miss 3 et Miss 4, savoir moi :

Lundi 19 avril 2010, 17h52
Salut les filles,
comment on s'arrange pour samedi ?

(une question simple de Miss 1, concise et claire)


Lun 19 avril 2010, 20 h 43 min 12 s
Re : Coucou
Moi je sais partir vers 16h15 samedi, pas avant...

(une réponse simple de Miss 2, concise et claire)


Vendredi 23 avril 2010, 12h56

Re : Re : Qui prend sa voiture? 

par contre, faudrait se donner rdv en ville, ça sera plus simple

(c'est là que le dialogue de sourds commence vraiment, avec des questions sans réponse... et des réponses sans question)


Fri, 23 Apr 2010 05:59:42 -0700
Re : Re : Re : Moi je sais être à Namur à 16h30, ca vous arrange si on part à cette heure là ?

On ne laisserait pas plutôt les voitures près de chez Anaïs ?

(premier changement d'heure - sous-question en matière de véhicule)


Vendredi 23 avril 2010, 13h21

Re : Re : Re : Re : Coucou,
pour la tuture, la mienne sera au garage ...
 
(intervention unique de Miss 3, qui ne fait pas avancer le schmilblik d'un iota)

Ven 23 avril 2010, 19 h 07 min 23 s
Re : Re : Re : Re : Re : recoucou

N'importe tu habites où toi? on peut se garer chez toi aussi, moi c'est kif

(ne jamais utiliser l'expression « n'importe », elle brouille les pistes)


Vendredi 23 avril 2010, 21h22

Re : Re : Re : Re : Re : Re : Moi, j'habite lààààààà.  on peut se donner rdv chez Anaïs, pas de problème... mais je pense qu'on aurait peut-être tout intérêt à s'attendre en ville.

(et ça continue encore et encore...)

 

Sam 24 avril 2010, 8 h 47 min 27 s

Re : Re : Re : Re : Re : Re : Re : Recoucou,

Et si on partait de lààààààààà plutôt ? ce serait plus simple et au moins suis sûre d'être à l'heure sans les embouteillages.

Ce serait pas mieux ? Et comme ça on est vraiment à l'entrée de l'autoroute.

Si jamais, envoyez-moi sms pour me dire quoi car je ne saurai plus consulter mes mails today,

Ca va si on s'attend à 16h45 - 17h ?

(Re-changement d'heure, et ça se corse, car plus d'accès à boîte mail...)

 

Sam 24 avril 2010, 10 h 23

Re : Re : Re : Re : Re : Re : Re : Re : pour moi, ça va...

(Euh, ça va quoi ? Quoi ?  Quoi ?   Et si on récapépétait tout depuis le début...)

 

Et là, je vous ai passé le détail de tout le reste de l'organisation : qui imprime les papiers nécessaires, les fringues qu'on portera, qui prend un appareil photo / des sparadraps / un CD pour la voiture / un vibromasseur pour passer le temps..., la bouffe qu'on emportera, le temps qu'il fera... oui, bon j'exagère un peu, mais c'est pour que vous compreniez bien quoi, hein, et pour scénariser un peu mieux la scène.

Vous imaginez, si au lieu de les laisser causer à deux, on avait causé par mail à quatre Miss ensemble, ajoutant au passage des objections ou des suggestions aussi diverses que variées...  De quoi écrire un roman en quatre volumes, un par Miss...

A ce moment-là, on n'en est bien sûr encore nulle part, l'heure du départ n'est pas fixée, ni le lieu du départ.  Et plus d'accès aux mails.  Bref, tout ça pour rien...  Alors, on se téléphone...

 

Appels téléphoniques, samedi 24 avril, entre 14h03 et 14h25 :

- premier appel de Miss 3 à Miss 2, pour avoir des détails sur tout ce blabla par mail

- appel de Miss 3 à Miss 4 alias moi, pour répéter la conversation avec Miss 2 et trouver une solution niveau endroit du départ, afin de gagner du temps

- appel de Miss 4 donc moi à Miss 1 pour répéter les deux conversations qui précèdent et proposer la solution envisagée, qui ne convient pas, discussion pour une autre solution

- appel de Miss 4 à Miss 3 pour répéter les trois conversations et proposer la nouvelle solution

- appel de Miss 3 à Miss 2 pour tout répéter et tout proposer

- appel de Miss 3 à Miss 4 pour répéter, bafouiller, pleurnicher, déprimer et confirmer les directives définitives.

 

Et voilà, tout est réglé comme du papier à musique.  Finger in the noze.

 

Mais après tout ça, et si on allait plutôt se coucher, au lieu d'aller au Télévie, c'est épuisant non, toute cette organisation... ou alors, je dis ça je dis rien, si on allait manger des pizzas tomates scampis basilic au Don Antonio ?

bavarde2

 

29
avr

Le Télévie 2010

Ce samedi, c'était la big méga soirée Télévie, et comme depuis quatre ans, j'ai offert mon aide au call center.

Mais cette année, j'étais hyper pas motivée, je dois le dire.

Je l'avoue, aussi motivée qu'un escargot lorsqu'il doit faire une randonnée de trente centimètres.

D'abord, passque c'était pas à Namur, comme les trois premières années. 

Ensuite, passque la soirée avec les stars était à un autre endroit que le call center.

Enfin, passqu'il y avait du super soleil.

Et puis, aussi, passque je suis d'une fadeur extrême en ce moment, aussi fade qu'un escargot lorsqu'il doit faire une rando... enfin vous avez pigé.

Le départ pour la capitale était prévu vers 16 heures, et jusque là, j'ai glandé sur un transat en lisant et en fantasmant sur une pizza tomates fraîches scampis basilic du Don Antonio, un resto tout près de Namur.  J'aurais donné cher pour rester chez moi et déguster cette pizza, avec un grand verre de coca light, sur ma chtite terrasse.

Donc je voulais pas y aller (à ce diner - euh, chais plus qui chantait ça, Renan Luce ?).  Mais elle m'ont forcée, j'ai pas eu le choix.  Elles m'ont culpabilisée : le devoir nous attendait, alors nous sommes parties, à quatre, au Télévie.  Y'avait Mostek.  Y'avait Moustique.  Y'avait Fanfan.  Et y'avait Bibi.

Et c'est parti mon kiki.

Nous arrivons dans les locaux de RTL, locaux que je connais déjà, pour avoir été au Good Morning avec Julie Taton, souvenez-vous.  Malheureusement, les super places près du studio sont prises, et nous sommes reléguées dans un petit local sinistre où personne ne viendra bien sûr nous rendre visite, les stars de RTL étant bien souvent aussi sympathiques avec les bénévoles qu'un chat l'est avec une souris, c'est de notoriété publique.

D'entrée de jeu, j ai prévenu mes comparses : si vous avez une jolie voix masculine, vous demander si être brun, si être ténébreux, si être célibataire.  Si trois oui, vous demander numéro de téléphone.  Passqu'un brun ténébreux célibataire qui fait un don au Télévie, ça ne peut être que quelqu'un de formidable.

A la fin de la soirée, devinez combien de numéros j'ai récoltés ?  ZERO.  Je les soupçonne d'avoir gardé tous les bruns ténébreux pour elles, les garces.

Depuis ma première expérience du Télévie, durant laquelle une partie des bénévoles notaient sur des papiers les coordonnées et le montant des dons, papiers qui étaient ensuite apportés à d'autres bénévoles qui encodaient, tout s'est modernisé : l'encodage se fait directement par les téléphonistes, ce qui évite les erreurs de numéros de compte, et accélère le processus.  Par contre, ça n'a nullement amélioré la qualité des communications, toujours médiocres et inaudibles, avec le bruit.  Et moi, moins je pige, puis je me rapproche de mon pavé numérique, comme si ça allait augmenter le son.  Oui, la bénévole toute courbée sur son pavé, c'est mouaaaaa...

C'est tellement moderne que j'ai envie de tenter une expérience « Bonsoir, vous êtes en communication avec le répondeur automatique du Télévie, veuillez prononcer à haute et intelligible voix le montant de votre don - vous avez décidé de donner ... euros - si la somme est correcte, tapez 1, si elle n'est pas correcte, tapez 2 ».  Avec toutes les nuances possibles, genre prétendre que la personne a donné 1000 eur et, quand elle tape 2, dire « merci pour votre don de 1000 eur, il sera débité dès demain de votre compte bancaire ».  Oooooh, comme c'eût été amusant.  Mais j'ai pas osé.  L'an prochain, peut-être ?

Mes compagnes de la soirée ne rêvent que d'une chose, croiser Thomas Angora, enfin presque.  Et moi, avec un pareil nom, j'ai bien envie, moi aussi, de le croiser, le câliner, le caresser...  En plus, faut avouer, après l'avoir vu passer en vitesse, on en mangerait, du Thomas Angora.  Par contre, niveau sympathie, c'est plutôt un goût amer qu'il laisserait en bouche, le Thomas.  Aussi sympa que Zeccacaca, c'est dire...

La plus sympa, c'est indéniablement Maria Del Rio, dans sa magnifique petite robe jaune qui met sa beauté en valeur.  Mignonne, souriante, et adorable.  J'en profite pour lui glisser que je l'écoute chaque matin (bon, elle s'en fout, mais j'ai envie de le dire, passque je l'aime bien, Maria).  Après une petite séance photo, je m'en vais en la saluant d'un « à lundi ».  Un bref instant, son regard vacille (elle doit se dire « mince alors, je la vois samedi, mais c'est qui cette jeune et jolie demoiselle déjà ? »), puis elle pige.  Lundi, à l'antenne, elle remerciera tous ceux qui se sont manifestés auprès d'elle.  Adorable je vous dis.  Et jolie.  Bon, à la radio, on s'en moque, mais tout de même.

A côté de nous s'installe une inconnue, bénévole elle aussi.  Le bénévolat, c'est super.  La générosité aussi.  Mais parfois, ça foire. Et avec notre inconnue, ça foire.  Déjà, elle hurle au téléphone, elle hurle après avoir raccroché, elle hurle, au point que je suis obligée de la faire taire d'un agressif « silence », passque, même en collant mon nez au pavé numérique, j'entends vraiment plus rien, nondidju.  Mais ça, c'est un moindre mal.  Le pire, c'est qu'elle n'a pas compris qu'une fois le don encodé, il faut le valider.  Ce n'est que lorsque Moustique le lui fera remarquer qu'elle validera.  Trop tard pour de nombreux dons.  Sans compter les comptes qu'elle encode mal, qui restent en rouge, signal d'alarme, mais tant pis, elle annule tout et adieu les petits dons.  Sans compter les gens au nez desquels elle raccroche, après avoir fait répéter quinze fois les infos.  Tout cet argent qui n'arrivera pas, ça me met vraiment en colère.  Finalement, c'est pas évident, d'être bénévole au Télévie... Enfin pas évident pour tout le monde.

C'est pas tout ça, mais il fait faim, d'un coup.  Nous nous rendons donc à la cafeteria.  Tout de go, on nous annonce qu'il n'y a pas de sandwiches au surimi, malgré ce qu'indique le panneau « sandwiches : fromage, jambon cuit, jambon cru, surimi, thon, crabe ».  Rho, ben pas grave hein, on va prendre au crabe alors.  Ah ah ah ah ah.  Et quatre sandwiches crabe, quatre.  Je vous le disais, pas évident d'être bénévole au Télévie.  Mais keskon rit.  Mon sadisme me pousse à insister « sérieux, surimi, vous avez pas, rho, comme c'est dommage, tant pis alors, je prendrai crabe, ça vous avez ? »  Un crabe qui goûte étonnamment le... surimi, of course.

Nous tentons de sortir de la cafeteria avec nos sandwiches, mais un bénévole nous l'interdit.  Peu importe, nous avons repéré une autre cafeteria, ailleurs, où nous nous ruons pour obtenir d'autres sandwiches.  Mais le vilain bénévole, que nous surnommerons Popol, car ça rime, nous a repérées.  Il vient nous engueuler.  Nos sandwiches sont cachés, ouf, trois fois ouf.  Il n'est cependant pas satisfait et alerte son supérieur, qui vient nous engueuler, bis repetitas.  Sandwiches toujours cachés, ouf, trois fous ouf.  Popol, c'est vraiment une raccusette « popole » hein, tchu. 

Au niveau des appels, rien à vous signaler, quelques jolies voix masculines, mais j'ose pas demander leur téléphone, comptant, mal m'en prend, sur le dynamisme de mes comparses.  Pas d'insultes cette année, pas de « j'emmerde Télévie », une charmante dame qui veut un pin's (et moi qui lui dis que ça fait des années que les pin's ont disparu du Télévie, sacrilège, grossière erreur), quelques vieilles dames toutes gentilles qui appellent, rappellent et rappellent encore, oubliant qui leur numéro de compte, qui leurs lunettes, qui leur mémoire, des tas d'erreurs à corriger, des tas de personnes donnant, selon elles, peu, à rassurer, car chaque don compte, des tas de remerciements à recevoir, des tas d'encouragement...  Quelques demandes de paiement par Visa, également.  J'envisage un bref instant de demander les chiffres, la date d'expiration et le code de sécurité, car j'ai justement une commande Amazon sur le feu... mais non, Anaïs être honnête, Anaïs être totalement honnête (durant le Télévie hein, en dehors de ça, je ne garantis rien).

Et à la fin de la soirée, la recherche de l'abominable Mathias des neiges (le participant de Secret Story), alias musclor de tout sauf du cerveau, qui fait totalement fantasmer Moustique.  Moi je le trouve immonde, préférant l'antipathique Angora.  Et puis aussi le beau journaliste ou employé de RTL qui appelle l'ascenseur, contre la porte vitrée duquel je suis vautrée, me faisant sursauter au passage.  Rha oui, il était meugnon.  Mais voilà Mathias-musclor. Séance photo.  Puis voilà Maria, tout sourire, j'en ai déjà parlé. 

Et puis, c'est fini, quasi 8 millions d'euros, il est plus d'une heure du mat, le sommeil nous attend.

Satisfaction du devoir accompli.  Beaucoup ri.  Bien mangé nos sandwiches au crabe, mais dommage qu'il n'y avait pas de surimi.

Et puis... toujours cette envie de pizza tomates fraîches scampis basilic du Don Antonio.

Photos : Maria, le belaaaaaatre et l'ascenseur transparent avec le direct derrière

Add. de vendredi : oups, j'ai oublié de vous dire qu'on a vu Nolwenn Leroy : belle comme un coeur...

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26
avr

La poule et l’œuf

 

Nan, rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger une réflexion sur lequel est venu en premier, de la poule ou de l'œuf.

Juste vous dire qu'il y a peu, j'ai découvert les poules.

Oooh, je connais les poules hein, bien sûr.  Enfin surtout les poulets... rôtis, à la broche, au curry, en dips, dans les bouchées à la reine...

Mais les poules, les vraies, je connaissais finalement très peu.

Jusqu'à ce que j'aille rendre visite à une amie, qui vient de s'installer à la campagne.  Pas la rase campagne, non, mais par rapport à moi, la campagne.

D'autant qu'elle y vit avec un chat, un lapin, des chèvres, des canards et ... des poules.

Et c'est à ce moment que j'ai vraiment observé une poule.  Une poule vivante.

Avez-vous déjà observé une poule ?

De prime abord, l'animal me semblait antipathique.  J'ai un peu peur des volatiles au sol, je l'avoue.  Ceux qui volent aussi, surtout quand ils font des proutes mouillées au-dessus de ma tête.  Mais ceux au sol, c'est pire.  Déjà, ils sont plus gros.  Et puis ils attaquent.  Siiiii, ils attaquent, surtout les oies, ces garces sans cœur.  Et les poules, ça n'a pas une belle tête, il faut le reconnaître.  Ce petit bec.  Ces trucs rouges un peu partout, qui pendouillent.  Je vais peut-être vous choquer, mais cette peau molle et flasque, ça me fait penser à ... rhooo, non, je ne peux l'avouer, sauf si vous insister... non, je ne peux, c'est indécent... zavez qu'à deviner.  Allez, ça ne vous rappelle rien ?  Songez à un corps humain.  Un corps mâle... Bon, changeons de sujet.

Donc, la tête de la poule, j'aime pas.  Et que dire de ses pattes.  Des pattes de canard, c'est joli, palmé, esthétique.  Mais des pattes de poule, c'est crochu, avec des griffes au bout (enfin dans le genre), et tout fripé, et puis ça sert à la magie noire, les pattes de poule.  Donc, les pattes de poule, j'aime pas.

Mais en voyant vivre une poule, j'ai décidé que finalement, j'aimais les poules.  Plus précisément en voyant déambuler une poule.  Avez-vous déjà vu courir une poule ?  Non ?  Vous devriez !  Fou-rire garanti.  Une poule qui court, c'est extraordinaire.  Elle se dandine, faisant balancer son cul de matrone mexicaine, ou espagnole, ou africaine (pourquoi j'imagine les culs rebondis uniquement là-bas, moi ?) de gauche à droite, puis de droite à gauche, balançant sa tête au même rythme.

Oh oui, j'ai pris un pied d'enfer en regardant la poule de mon amie se balader dans son jardin.  Même qu'elle n'en revenait pas de voir ma joie.  Pas la  poule, mon amie.

En plus, elle a plusieurs sortes de poules : des « classiques », grosses, rousses, à crête rouge, et des plus petites, d'une variété dont j'ai oublié le nom (me demande si elles viennent pas d'Angleterre), avec des plumes plein les pattes, ce qui les rend jolies, les pattes.  Et aussi de toutes petites poules, adorables.

Mais toutes ont un point commun : elles se dandinent d'une façon incroyable.

Et toutes ont un autre point commun : elles pondent.

Et j'ai eu le plaisir de déguster le produit de ces « accouchements » (oui, paraît que c'est la même souffrance, j'ai d'ailleurs lu un jour que quelqu'un avait inventé la péridurale pour poule, je vous le jure, c'est véridique, mais je doute que ça ait eu du succès).

Car j'ai reçu six œufs.  Des gros et des petits, en fonction du format du bestiau.

Et là, làààààààààààààààà, c'est quelque chose d'extraordinaire, de manger des œufs de vraies poules, de vrais œufs.  Si extraordinaire que je vous le raconterai demain, tant qu'à faire.

poule2poule2poule2poule2

23
avr

La stagiaire

Ce titre sonne comme un roman chick lit, ne trouvez-vous pas ?  L'histoire d'une jolie stagiaire blonde et pétillante, qui rencontre un homme d'affaires pour qui elle travaille.  Il est si hautain de prime abord qu'elle n'ose pas lui parler.  Puis, petit à petit, il la remarque.  Et ça se termine en big mariage entre l'homme d'affaires richissime et séduisant et la stagiaire.

Harlequin, me voilà.

Et bien que nenni.

La stagiaire, enfin les stagiaires, c'est pas du roman, c'est la réalité du boulot.  Moi qui fêterai ce 26 avril mes... quinze ans d'ancienneté (rhaaaaaaaaaaaaaa, je veux mourir et me réincarner en adolescente boutonneuse), je ne vous dis pas le nombre de stagiaires que j'ai déjà connus dans ma courte (sic) carrière professionnelle.  D'ailleurs, je suis atteinte de l'oubliestagiairite aigüe, la plupart du temps, car me souvenir de toutes et tous relève de l'exploit.  Et régulièrement, avec Mostek, c'est le grand débat pour se souvenir de qui était là l'an passé, l'année d'avant, celle d'encore avant et ainsi de suite.  Les négociations vont bon train, car moi je crois cela, Mostek ceci, et nous essayons, par tous moyens, de retrouver des moments clés prouvant la présence d'untel ou unetelle telle ou telle année.  L'intérêt ?  Ben aucun, juste tenter de remettre de l'ordre dans nos neurones alzheimeriens.

Et je vous jure qu'en quinze ans, on a eu de tout, du sympa, du hautain, du bosseur, du paresseux, du marrant, du croque-mort... ça mériterait un billet, mais je suis tenue au secret professionnel... quoique...

Cette année, notre stagiaire est jolie, blonde et pétillante, comme dans un roman Harlequin.  Elle est rigolote. Elle aime les séries télé.  Elle bosse super bien.  Bref, elle serait parfaite, si ce n'était son âge totalement indécent : 19 ans (enfin 20 depuis quelques jours, y'a une justice en ce bas monde).

Et dans le monde des stagiaires, tout se sait.  Ainsi, celle de l'an passé avait deviné que j'étais Anaïs Valente, apparemment par hasard, en lisant un billet sur mon blog, qui lui a rappelé un épisode du bureau.  Une de ses amies avait d'ailleurs acheté « La célib'attitude » totalement par hasard, j'adore ce genre de hasard, c'est à mourir de rire.  Bref, elle s'est empressée de dire à la stagiaire de cette année qui j'étais.  Adieu mon anonymat auquel je m'accroche désespérément, comme un naufragé à une bouée percée qui, indubitablement, se vide de sa substance, savoir de son air.  Mon anonymat, c'est du passé, clair et net. 

Notre petite jolie blonde pétillante stagiaire - remettez-moi ça dans le bon ordre (et jeune aussi, oui, bon, ça va) sait donc que j'écris des bêtises sur internet.  Et l'autre jour, on en discutait un peu entre collègues, surtout de ma propension actuelle à adoooorer écrire du morbide de chez morbide.  Oui, j'écris du morbide, mais je ne le publie pas trop ici.  Je lui ai donc fait lire mon billet « 5 minutes »  et puis celui « d'un regard ».

Rien que du banal, quoi.  Mais j'ai eu une envie de parler d'un autre truc que j'ai écrit, bien sanglant.  Un truc lu par personne à ce jour, bien caché dans un tiroir de mon ordinateur pour un projet top secret que j'ai (j'ai cinquante projets top secret qui n'aboutiront sans doute jamais, mais c'est pô grave hein, le jour où je serai aussi célèbre que Guillaume, on les ressortira de leurs tiroirs).  J'en ai parlé et parlé et parlé.  Et ça a attisé sa curiosité, of course. 

Alors, elle m'a fait son petit regard de jeune jolie espiègle stagiaire blonde, et j'ai décidé de lui faire lire, en exclusivité mondiale et même ailleurs ce texte morbide et sanglant. 

Quant à vous, ô lecteurs vénérés, vous aurez juste droit à un tout petit minuscule extrait, na :

« Elle ne bouge plus depuis deux minutes déjà, mais il frappe encore et encore ».

PS : Si vous le demandez gentiment, et si je vous connais depuis vraiment très très loooooooooongteeeeeeeeeeeeeeemps, je peux réfléchir à l'éventualité éventuelle de vous l'envoyer par mail.  Je sais, je suis formidaaaable.

PS2 : Question du jour : peut-on faire confiance aux jeunes jolies stagiaires blondes ?  Angoisse angoisse...